09/10/2011

R.A.T. ('Rain All Time ?) BAILLEUX du 9 octobre 2011

rat bailleuxCette fois je ne tournerai pas autour du pot, Arrow ou Akrapovic Adieu , c'est vous qui voyez, je dévoilerai direk les photos de cette mémorable balade, mémorable ne fusse que parce que j'y étais ;-)) mais aussi et, avouons-le, surtout, parce que c'était la dernière de l'année pour le RAT BAILLEUX !!!
Passons sur mes hésitations à m'y rendre, hésitations qui n'étaient pas dues qu'à une météo de chiottes, mais également au fait que la soirée de samedi s'est prolongée jusqu'à plus de 2 heures du matin et que, alors que nous étions 8 à table dont une ascète (?), nous avons éclusé 2 bouteilles de mousseux et 4 bouteilles de vin. A six heures du mat' je me levais pour avaler un Alca Seltzer.
N'empêche, Laurence et Eric, via Facebook, m'ont doublement motivé pour me joindre à la balade.
Je me suis pointé à la boutique à 9h05 et "tout le monde" était déjà là : étant donné que je ne connais pas les prénoms de chacun, sachez qu'il y avait là 2 Tiger 955i, 2 Street Triple, 1 Sprint 955 ST et une splendide Tiger 800 blanche !! Six motos pour 9 participants, dont 3 courageuses donzelles qu'on ne félicitera jamais assez de suivre ainsi, à la culotte, leurs motards de compagnons, par monts et par vaux, contre vents et marées !!!
Finalement, et contrairement à ce qui était annoncé, nous n'avons pas fait la route de "la guerre de la vache". Je suis allé voir ce que c'était que cette "guerre de la vache" et bien il s'agit d'une sombre histoire qui a mis des villages à feu et à sang pendant deux ans pour une vache volée. Pensez, un bovidé aussi placide à l'origine d'une hécatombe, ça paraît invraisemblable, mais il faut croire que pendant le Moyen Âge, tout était prétexte à se taper sur la gueule ...
Aux yeux de certains, le parcours semblait également trop "convenu" et mille fois foulé.
Eric, dont la moindre des qualités n'est pas son sens de l'improvisation, a concocté un autre road-book, dont il a fait la reconnaissance avec Grégoire, l'autre tête pensante du groupe.
On a mis un "certain temps" pour décoller : on était bien chez Claude & Françoise, dans leur chaud-room, avec comme toujours un tas de mignardises et de café pour nous accueillir. Finalement on n'a levé le camp qu'à 10 heures et on a bu le coup offert par la maison qu'il était déjà 11h30, à Hon-Hergies dans les Jardins des Pêcheurs.
On a parlé voyages et il a été notamment question de la route cinquante-seize, ben ouais, on est en France, on s'adapte, on est des caméléons nous les braves belges. Il a aussi été question des "Tridays" en Autriche ...
Les projets foisonnent et c'est bien !!
On a à nouveau enfilé les plastiques ... Oui, j'oubliais, la pluie nous a accompagné quasi tout du long mais finalement jamais trop drue et en fin d'après-midi elle s'est même faite très discrète : il n'a pas plus "comme vache qui pisse" sinon on lui aurait déclaré la guerre ... mais cela est une autre histoire ;-)))
On quitte donc Hon-Hergies pour l'étape suivante : Maroilles et l'estaminet "Les Caves de l'Abbaye". Au lieu d'y aller par la voie la plus rapide, COMME JE L'AURAIS VOULU ;-))), on a continué à tournicoter en évitant comme la peste toute route qui aurait dépassé les 3 mètres de large. A un moment, à cause d'un motocross qui se tenait à Roisin, on a dû prendre une déviation, par une "route" plus étroite encore que toutes les autres, creusée de belles ornières, elles-mêmes parsemées de nids-de-poule, le tout nappé d'un coulis de boue en son milieu ... Quelques mètres plus tard, sans doute par faute d'attention, mes Pirelli Scorpion Trail m'ont mené "tout droit" dans ce coulis et je dois dire que je me suis retrouvé dans l'ornière de gauche un peu par miracle ... Grégoire en rit encore, lui qui m'a dépassé par la droite juste après cet épisode qui m'est un peu resté en travers ;-)
On est arrivés à Maroilles vers 13h45 par là, on a fait le tour du magasin , une vraie caverne d'Alch'ti Baba, et on s'est installés sur des bancs, autour d'une longue table. On a bien bu (apéritifs, bières ambrées), bien mangé (flamiches pour tous, campagnarde ou paysanne suivant affinités), puis petits et grands cafés pour certains ... Pour ce qui est des flamiches on a presque tous eu les yeux plus gros que le ventre et, personnellement, je ne suis pas arrivé au bout : c'est assez rare pour être souligné !
Faut vous dire, Monsieur, que c'est un plat qu'on peut sans hésitation qualifier de roboratif comme dirait Eric, un autre Eric, un français avec lequel nous roulons parfois et qui nous a très gentiment hébergés mes potes et moi à quelques occasions lorsque nous passions dans sa région ...
Frédéric a pris congé de nous au sortir de l'estaminet. Au moment de repartir, la Tiger fluo de "Tonton" s'est une fois encore fait prier : j'ai été obligé de lui mettre les deux mains sur la croupe, à deux reprises, pour la pousser et ainsi aider au démarrage. Il y a certainement quelque chose à faire qui touche à quelque chose de mécanique ;-)
On a recommencé à tournicoter, toujours sur des routes étroites et sympathiques, mais il fallait une attention de tous les instants, la faute à la pluie et à la visibilité réduite (buée intermittente, pluie dégoulinante) bien entendu mais aussi aux routes maculées (nan, c'est pas grossier !!) par les divers travaux automnaux des champs.
On est revenus par la Vallée de la Thure, en voiture, puis la Vallée du Samson en camion ...
Mais nan, c'est juste pour la rime car il parait que je suis un poète, l'Emile Verhaeren des motards blogueurs comme dit Tonton !
Hestrud, puis La Thure donc, puis Cousolre et puis ravitaillement pour les motos à petites vessies. On s'est quittés à la station Esso, bien connue d'Henri qui a vécu non loin de là pendant ... des lustres !
J'ai pris la direction de Beaumont, puis au rond-point j'ai bifurqué à gauche. Normalement, si j'ai bien compris, Augustin aurait dû me suivre mais il a continué tout droit ...
J'ai traversé Lobbes et puis j'ai embrayé sur le R3 où j'ai poussé une petite pointe de vitesse : faudra quand même un jour emprunter une autoroute teutonne pour pousser une VRAIE pointe ne fusse que pour vérifier si le top-case ne s'envole pas !
Très très agréable journée !! Evidemment quelques rayons de soleil n'auraient rien gâché mais aujourd'hui il a plutôt brillé par son absence : on ne s'en plaindra pas et l'humeur, elle, était au beau fixe !!
Reste à fixer une date pour ... ce que vous savez, on n'en dira pas plus des fois que, n'est-ce pas ?
Bonne semaine à toutes et tous !!!!!!!!

21:16 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : rat bailleux