25/09/2015

L'Auvergne J4, mercredi 16 septembre 2015, suite !

DSC01861.JPG301 kilomètres alors qu'Issoire est distante de 30 km de Clermont-Ferrand, autant dire qu'on allait nous en faire voir, des routes auvergnates !
Arrivé au -1 où étaient rangées les motos, si celle de Didier et la mienne étaient là où nous les avions laissées la veille, il n'y avait par contre pas de trace de la Deauville de François ni de la DL650 d'Henri. Ils avaient pris la route bien avant nous qui sommes toujours dans les derniers à partir ... mais comme quelqu'un a dit "Les derniers seront les premiers", je ne vois pas pourquoi se presser finalement !
Un peu de mal à nous extraire de la ville ce matin là : je n'étais pas encore trop bien réveillé, ni la Tiger d'ailleurs, qui a calé au feu rouge au moins une fois. Il faut dire que l'attaque de l'embrayage est tellement courte qu'il faut être très précis sur les gaz en les ouvrant au moment opportun et ... pas trop tard :-)
Ainsi donc, nous avons quitté la ville pour emprunter des petites routes bucoliques jusqu'à arriver une cinquantaine de kilomètres plus loin à Saint-Nectaire qui n'est pas qu'un fromage AOP (appellation d'origine protégée) mais aussi un village avec "le-haut" et "le-bas" planté d'une splendide église romane du XIIème siècle (après Jésus-Christ, cela va sans l'écrire !). Bien que de petite taille, elle tente de rivaliser avec les plus grandes cathédrales par la richesse de ces chapiteaux notamment, certains conservant leurs couleurs d'origine (?) et recèle un trésor à un euro ...
Je n'ai jamais compris de quoi il s'agissait et prie l'un ou l'autre d'éclairer ma lanterne à ce sujet !
Encore une petite chute à déplorer semble-t-il, une des drôles de dames qui roulait en Versys je crois, mais rien de bien méchant heureusement. On avait rejoint François à ce moment là et on est reparti ensemble ...
Pas pour longtemps car lorsqu'on s'est arrêté, 31.3 km plus tard, pour admirer l'un des nombreux panoramas que nous offrait le Parc des Volcans d'Auvergne dans les Monts Dore, on n'était de nouveau que Didier et moi. J'ai souvenir d'un vent très violent à cet endroit, au point que mon ingénieux copain s'était longuement appliqué pour mettre sa TDM dans le bon axe pour éviter qu'elle tombe. Bien lui en pris car, un peu plus loin sur le parking, on a entendu un grand "Ohhh" lorsque la lourde RT d'un des couples de motard s'est couchée sur le flanc. Cela dit, ces motos sont tellement larges qu'elles ne se couchent finalement qu'à moitié et qu'il est donc relativement aisé de les remettre sur roues : merci au flat-twin qui se révèle facile et se relève facilement, jouant en même temps le rôle de béquille ;-)
Je viens de me rappeler que si "on a perdu François" c'est parce qu'en réalité, après Saint-Nectaire, il est allé saluer une de ses tantes qui habite dans la région. Voilà pourquoi lorsque nous sommes arrivés au sanctuaire de Vassivière , altitude +/- 1300 mètres, il n'était pas avec nous. Pour arriver là, Didier avait pris la tête et il roulait "comme un malade" : il aurait voulu semer Henri qu'il ne s'y serait pas pris autrement ...
J'ai aussi remarqué qu'il freinait beaucoup avant les virages ... mais sans doute était-ce parce qu'il y arrivait trop vite ! Si on roule à un train de sénateur, il n'y a en effet aucune raison de freiner avant de négocier un tournant, ça paraît logique et ceci explique peut-être aussi cela !!
DSC01888.JPGAu sanctuaire, avec l'heure qui avançait, on a finalement décidé de s'inquiéter de savoir ce qu'il y avait à la carte.
Lorsque nous avons questionné la charmante dame qui tenait la ... cantine, il s'est avéré qu'il ne restait plus grand chose à se mettre sous la dent creuse. Alors que je commandais une belle assiette auvergnate, "un plat d'homme" comme l'indiqua la blonde de service, les chochottes qui m'accompagnaient ont opté pour une espèce de "muffin" à la tome et un bout de tarte aux myrtilles, les 2 s'étant révélés sans saveur, inodores, incolores et pour tout dire, insipides ce qui était loin d'être le cas de la manne céleste que j'avais reçue ;-))
Jacques (lunettes rondes, toque blanche), qui s'était joint à nous pour le repas, j'allais oublier "Merci Seigneur", est redescendu avec nous jusqu'au moment où, trompé par son GPS, il s'est arrêté et a fait demi-tour sans raison, les voies du Garmin étant définitivement plus impénétrables que celles du Grand Prêtre Souverain !!
On a traversé un tas de petits villages, reliés par un tas de petites routes, plus étroites les unes que les autres et on a vu ainsi Besse-et-Saint-Anastasie, Saint-Pierre-Colamine, Saint-Diéry, Saurier, Valbeleix, Compains, Saint-Alyre-ès-Montagne, Mazoires, Ardes et ... Rentières. Là j'ai failli marquer l'arrêt pour proposer à Didier qu'on s'en trouve chacun une, jeune et jolie, blonde aux yeux bleus et à forte poitrine, qu'on les épouse, qu'on laisse tout derrière nous et qu'on coule nos derniers jours heureux là-bas, loin de tout ...
Direction Boudes via Saint-Hérent et arrivée à Dauzat-sur-Vodable où le Tripy affichait la silhouette d'une église et d'un oeil, signe qu'on était ... "prié" de s'arrêter et de zieuter !!
Nous avons rangé les motos en bas du promontoire rocheux et avons entamé la montée à pied. A gauche deux dames en train de deviser. Je questionne : "L'église est bien là, oui ?" Elles me rassurent et je rajoute : "Faut pas aller jusqu'au ciel, hein ?". Je passe sous une ficelle tendue en travers de la route et, quelques hectomètres plus haut, elle est effectivement là avec un cimetière comme parterre. La vue y est imprenable : quelle chance ils ont ceux qui reposent là en paix. Ce doit être un plaisir de venir les saluer, on se rapproche en même temps de l'Intemporel !!
Je croise Henri qui est accompagné de son nouvel ami Roland, en DL aussi. Il ne nous attendra à nouveau pas mais cela aussi, ça devient une (saine) habitude ...
Au moment de redescendre, je rejoins un groupe de motards dont celui qui roule en YAMAHA R1 est presque allongé par terre tant il n'en peut plus d'arpenter d'aussi petites routes avec son bolide plutôt pensé pour le circuit ...
Je lui dis que chez Cap Moto c'est (presque) toujours comme ça et au moment où je lui demande s'il n'avait pas des amis dans le groupe qui l'avait prévenu, il a répondu : "Je croyais !!"
Imaginez-vous qu'il a hésité entre une ...Varadero et la bête qu'il avait là : rien à voir pourtant, n'est-il pas ???
Bon après ça, j'ai comme un doute, je ne sais plus très bien, j'ai la mémoire qui flanche mais ...
Il me semble qu'on a fait un arrêt à Champeix pour boire un coup. Sur la place une fête foraine s'installait et nous avons dû nous frayer un passage entre les baraques pour parquer la Tiger et la TDM à vue. On s'est installé au soleil, à la terrasse d'un café qui s'appelait "La Couze toujours", un truc comme ça, la "Couze" étant une rivière qui coule en Auvergne. On a commandé deux Perrier menthe et on a échangé quelques mots avec un gars accompagné de son grand chien auquel le tenancier avait amené une écuelle pleine d'eau ...
Un mono-volume était en défaut de stationnement, une dépanneuse était là pour l'enlever mais le passage était trop étroit pour qu'elle procède. 4 ou 5 flics (au moins !) étaient là à palabrer avec les forains, le dépanneur et quelques riverains sans qu'on sache où était le conducteur du véhicule apparemment. Finalement le dépanneur est parti et le monospace est resté là !! Que de forces monopolisées pour RIEN et qui c'est qui paie tout ça, hein ??
30 bornes plus tard nous atteignions Issoire, sans histoire et garions nos motos dans le parking de l'hôtel " Le Pariou ", probablement le meilleur hôtel parmi ceux que nous avons fréquentés, n'est-ce pas Paul ???
Douche, mise en charge des Tripy, descente au bar et passage dans la salle de restaurant : petit speech de la chef, Patricia, qui nous accueille à bras ouverts ...
Très bon repas arrosé d'un vin du cru offert par Henri.
Long speech de Pierre-Yves qui nous présente la journée du lendemain et le "Cap Moto Trophy", un jeu de débrouille et d'orientation amusant : 220 km d'après le programme, largement sous-estimé d'après moi mais ... je ne suis pas le seul ... mais ... on en reparlera ;-))
Il fallait bien lancer le "Trophy" (3 jeux au programme) et Pierre-Yves nous expliqua la première épreuve qui consistait à rejoindre la ville de Billom à prononcer Billon (comme millions ou billions voyez ?) en faisant LE MOINS DE KILOMETRES POSSIBLES) tout en passant par Busséol et son château ET en évitant de reprendre 2x le même chemin ainsi que la D229 !!!!
Autant dire que les plus "joueurs" ont sorti les Tom Tom, Garmin, sextants, boussoles, stylos, surligneurs, petits rapporteurs et tutti quanti pour élaborer ce fameux trajet.
Avant ça, nous nous étions amusés à essayer de faire des petits bateaux, des chapeaux et des cocottes en papier avec les feuilles de menu mais là, ça devenait autrement plus sérieux !!
Pendant que François compulsait la carte, je notais ses instructions et les patelins qu'il fallait traverser.
Après vérification, merde, nous constatons que nous avons oublié le crochet par Busséol et de refaire le tracé sans noter quoi que ce soit cette fois : autant dire que ça me jouera des tours le lendemain car j'ai roulé "de mémoire" et, comme elle est pleine de trous et de méandres, ça l'a pas fait comme on dit mais ... on en reparlera !!
De retour en chambre, Pierre s'est à son tour penché sur la carte pendant que je "viberais" avec ma tendre et consultais les dernières news ...
Nuit encore relativement agitée, la faute au vin (que mes boyaux ne supportent pas trop bien en général) et à ces foutues couettes toujours BEAUCOUP trop lourdes pour la saison malgré qu'on dormait la fenêtre ouverte. Finalement on se découvre et au petit matin on a froid et c'est comme ça qu'on chope la crève ... ou pas !!
Bonne nuit et à demain !!

21:35 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : auvergne2015

23/09/2015

L'Auvergne J4, mercredi 16 septembre 2015

Les G.O.'s de Cap Moto
N'en font-ils pas
Parfois
Un peu de trop ?
Alors que 30 bornes séparent
Clermont-Ferrand d'Issoire
Le road-book en comporte
Trois-cent une de porte à porte !!
Cela dit, je ne m'en plaindrai pas
Car j'étais là pour bouffer du kilomètre
Et pas pour faire les cent pas
Dans ma chambrette !!
Voici les photos de ce 4ème jour.
Tout d'abord petit-déjeuner au 6ème étage de l'Hôtel des Puys avec vue imprenable sur le buffet bien garni et sur les toits de Clermont-Ferrand : le ciel est dégagé et on ne va pas tarder à en faire autant !!

19:54 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : auvergne2015

22/09/2015

L'Auvergne J3, mardi 15 septembre 2015

DSC01985.JPGJe reviens un instant sur l'histoire des freins si vous voulez bien ...
J'étais en délicatesse avec eux parce que figurez-vous que je n'avais plus de frein arrière. Chaque fois que j'effleurais la pédale, ça faisait un couinement qui me faisait mal aux oreillettes et aux ventricules en même temps qu'aux oreilles. Et de fait, vérification faite à Châtillon avec Pierre-Yves, force fut de constater qu'il n'y avait plus de garnitures !!
Alors tout motard un peu sportif, mais surtout ignorant de la chose, vous dira que le frein arrière ne sert à rien ou presque et il est évident que l'essentiel du freinage se fait sur l'avant pour des raisons purement physiques de transfert de masses. Reste qu'en situation délicate, quand la route est piégeuse, entendez qu'elle manque d'adhérence, le fait de mettre un petit coup sur l'arrière en même temps que sur l'avant permet de mieux "asseoir" la machine. C'est une des raisons pour laquelle j'étais moins franc à l'abord de virages et que j'anticipais d'avantage, voyez ?
La veille au soir, on avait convenu avec François d'aller jusqu'à Aubière, dans la périphérie de Clermont-Ferrand, moi chez le concessionnaire Triumph pour acheter des plaquettes que Pierre-Yves s'était fort aimablement proposé de monter, François pour un problème de "ratatouillage" de la Deauville dès qu'elle circulait sous la pluie et sur des routes trempées ...
Ce long préambule pour expliquer les premières photos de ce 3ème jour .
Au programme, il y avait "L'Aventure Michelin" suivie d'une boucle de 187 km baptisée "La Route des Puys".
Mais il fallait avant tout qu'on file à Aubière pour nos problèmes mécaniques respectifs ...
Encore heureux que François avait reconnu le trajet sur carte avant de partir car, une fois encore, le Tripy fut incapable de nous guider, le message "destination impossible à trouver" s'affichant systématiquement à chaque tentative que j'effectuais au fur et à mesure qu'on avançait sur le trajet. Ce n'est qu'à un jet de clé de 13 qu'il a ENFIN montré la voie même si ça n'était plus très utile car, en plus, la faculté d'indiquer le N° dans l'avenue n'étant pas disponible, il a fallu y aller à tâtons en le cherchant et en guettant les enseignes : pas top le Tripy dans ces conditions, c'est sûr !!
Que soit, on y arrive quand même après quelques tours et demi-tours sur l'Avenue Cournon.
Pendant que je me dépiaute, François, beaucoup plus rapide que moi à la détente, pénètre dans la concession. Quand j'y entre à mon tour, j'entends que le gars au comptoir explique à François qu'il lui est matériellement impossible de s'occuper de sa Deauville avant jeudi au plus tôt, sans savoir par ailleurs s'il aura la solution à son problème, etc ...
Au moment où mon tour vient, il vérifie s'il a les plaquettes en stock et confirme qu'il peut les monter tout de suite. Sur l'entre-fait, François demande où se trouve la concession HONDA et s'en va en me disant que ça risquait d'être long et qu'il comprendrait très bien qu'une fois les plaquettes changées, je retourne directement sur Clermont pour la visite du site Michelin ...
Avec le gars de chez TRIUMPH on a discuté de la version "LOW" de la TIGER, une version dont les débattements de suspension ont été réduits de 40 mm sur l'avant et de 7 mm sur l'arrière et dont le dessin de selle a été revu, histoire d'en faire "l'adventure" la plus basse du marché. Voyez d'ailleurs l'article que lui consacre Moto-Net justement aujourd'hui ... Quand je lui ai dit que ça pourrait très probablement être "ma prochaine" il m'a judicieusement fait remarquer que si j'en sortais avec la version "normale" il valait mieux m'y tenir car le jour où je déciderais de revendre la "LOW" je n'aurais que des amateurs de petite taille. Pas con, le mec !!
Cette intervention ne m'aura coûté que 34,81 €, pièces, main-d'oeuvre, court essai et TVA 20% comprises : une toute bonne surprise. Vu la rapidité de l'intervention, j'ai décidé d'aller retrouver François 2 ronds-points plus loin.
Pendant qu'il attendait patiemment qu'on jette un oeil à la Deauville, j'ai fait un tour dans le magasin DAFY juste à côté. J'y ai croisé Marc MARQUEZ, plus petit que nature, et je me suis souvenu qu'Henri avait demandé qu'on lui achète une bombe de graisse pour chaîne. Il y avait une promo : à l'achat de 2 bombes ça faisait dans les 30% de réduction. Autant dire que j'en ai profité !! Retour près de François qui désespère un peu mais qui insiste en suivant partout le chef de garage ;-)) Finalement un mécano est désigné et il rentre la machine dans son atelier. Anglais le mécano, un gars prénommé Mick ou Nick je sais plus. Ils ont baragouiné des trucs dans la langue de Shaskespeare, puis le gars a ressorti la Deauville en disant qu'il avait serré/desserré le capuchon de bougie et badigeonné le tout de WD-40 et que ça devrait normalement aller. Quand François a demandé combien il devait et malgré son insistance, il a dit que c'était bon comme ça . François qui est plus honnête que le plus honnête des gars honnêtes que je connaisse, c'est dire s'il est honnête ^^ est retourné dans la concession pour demander ... combien il devait. Quand il est revenu, Mick ou Nick était parti essayer une autre bécane sinon il lui aurait donné un "pourboire", c'est sûr. Il s'est d'ailleurs promis qu'il repasserait le lendemain pour le lui remettre !!
DSC01839.JPGAvec tout ça il était plus de 10h30 et c'est vers 11 heures que nous sommes arrivés à L'Aventure Michelin . Pas de temps imparti pour la visite mais comme écrit sur le descriptif de notre trip l'histoire du pneu, l'évolution des techniques, la création des cartes et ses permanentes actualisations, les divers services offerts aux automobilistes depuis 120 ans, les courses automobiles, l'histoire de cette célèbre famille ... tout cela nécessitait dans les 2 heures de visite, libre et enrichissante !!
Et de fait, c'est vers 12h45 que nous nous sommes retrouvés sur l'immense parking. Nous avons envoyé un SMS à Pierre qui était toujours à l'intérieur. Il a répondu "Déjà ??" et nous a rejoints rapidement.
Guidés par François, avec Pierre et Didier nous sommes allés jusqu'au restaurant du volcan de Lemptégy à Saint-Ours .
J'y ai mangé un tripou de bonne facture accompagné de frites et d'un soda. Pierre avait commandé la même chose mais avec la prise de sang qu'il trimballe, dans le rouge partout, et une crise de goutte dont il a encore le souvenir douloureux, il a eu un remord et s'est rabattu sur une salade auvergnate, à peine plus diététique à mon avis ...
DSC01851.JPGAu moment de repartir, le temps n'étant pas trop au beau, Pierre décidait de rentrer alors que François se tâtait juste un peu et envisageait un petit bout de chemin avec Didier et moi qui étions par contre fermement décidés à abattre les quelque 160 kilomètres du road-book qui restaient à parcourir et qui promettaient de belles vues panoramiques !!
On était un peu à cours de carburant et alors qu'une station service était annoncée au rond-point 3 kilomètres plus loin, elle n'y était en fait PAS : la station comme l'essence se sont probablement volatilisées ! Il a fallu attendre 20 bornes de plus pour remplir les réservoirs et soulager les esprits. Entretemps, François avait rebroussé chemin et nous nous sommes retrouvés Didier et moi, seuls, comme à l'habitude finalement !!
On a roulé comme ça dans les 100 kilomètres avec un arrêt sur un parking entre Les Ancizes et Saint-Priest-des-Champs pour profiter d'un beau panorama puis à Manzat où nous avons une fois encore "violé" une propriété privée pour prendre quelques photos d'un lac aux eaux tranquilles plutôt que de marcher jusqu'au Gour de Tazenat comme proposé dans le programme ...
22 kilomètres plus loin, nous sommes arrivés à Volvic où nous avons un peu tourné en rond jusqu'à la source pour constater qu'il n'y avait rien autour ! Pas de bar, pas de restaurant, pas de Casino comme à Spa, rien, nada, bernique !! Même pas la possibilité de déguster cette eau presque miraculeuse : "Un volcan s'éteint, un être s'éveille" comme disait le slogan mais à en croire un local, que nous avons rencontré au "Bar des volcans", intarissable quand il s'est agit de nous parler de sa ville, y a tout qui s'éteint à Volvic, la ville se meurt, la faute à Danone qui possède Volvic et à son maire qui est un mou, mou ... On a dû s'arracher sinon on serait encore là à l'écouter, ce brave homme !
Il restait 50 bornes pour rentrer à l'hôtel ... Quand on est passé par Chamalières , ce patelin a sonné à mes oreilles comme un nom connu. Vérification faite à l'instant, il semblerait que Valéry GISCARD D'ESTAING en fut le maire en soixante-quatorze ou en septante-quatre, un doute subsiste auprès des historiens ... et ce serait du balcon de la mairie qu'il aurait déclaré son intention de se présenter à la candidature de Président de la République ! Sauf erreur, à l'heure où je vous parle, son fils Louis, serait toujours maire de cette petite bourgade riante ...
A l'apéro, j'ai offert ... la bombe de graisse pour chaîne à Henri pour lui montrer que, moi aussi, je pouvais être gentil et généreux à mes heures : c'était une façon de lui rendre la pareille suite au buff qu'il m'avait offert l'avant-veille.
Le soir, avec Pierre et Henri, nous avons fait une bien longue promenade dans le centre de la ville, jusqu'à la place de Jaude illuminée de milles feux.
Dans la mesure où nous repartions sur Issoire le lendemain, de retour à l'hôtel j'ai commencé à empaqueter mes frusques pour ne pas me faire trop attendre le matin ...
Tablette, "Viber" avec madame ^^, coup d'oeil aux nouveaux articles sur "GP Inside" et ... dodo à la revoyure !!

PS : attention, demain soir visite chez belle-maman et jeudi soir visite chez un ami qui déménage sur Welkenraedt, le compte-rendu risque d'être "gelé" jusque vendredi ...

21:31 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : auvergne2015

21/09/2015

L'Auvergne J2, lundi 14 septembre 2015

auvergne2015Voici en entrée les photos du deuxième jour de ce périple qui nous voyait partir d'Avallon pour rejoindre CLERMONT-FERRAND après 381 km si l'on en croit le descriptif transmis par nos G.O.'s.
Petit-déjeuner pris en compagnie de Pierre dans la seconde salle de l'hôtel, loin du brouhaha et des conversations qui allaient déjà bon train dans la salle principale. Suis bavard certes mais "pas trop du matin", il me faut un ... certain temps, pour mettre toutes les lettres de l'alphabet ensemble, voyez ?
Nous sommes partis avec de bonnes intentions puisque nous étions tous les 4 au départ avec Pierre, Henri et François.
Ce dernier m'invita à rouler devant en me prévenant au passage que si je roulais "trop vite" il ne suivrait pas.
Cette phrase mérite un petit retour en arrière.
La veille au soir, à l'apéro, Henri lâcha une de ses petites phrases assassines dont il a le secret ...
Il s'était retrouvé derrière moi lors de notre 1ère étape et constata que "je freinais beaucoup et souvent avant les virages" ! Que lui ne freinait pratiquement pas et que patati et que patata ... Ce n'est pas trop le truc à dire concernant le pilotage d'un "copain", non ? Jamais, je crois, en 15 ans je ne me suis plaint OUVERTEMENT de la manière dont l'un ou l'autre se trainait devant moi, l'éternel suiveur frustré !! Et pourtant Dieu sait que j'aurais pu le faire en maintes occasions.
Du coup, échaudé par ses propos, j'avais prévenu les autres QUE JE NE FREINERAIS PLUS, d'où la réflexion de François au départ de cette 2ème étape, voyez ?
Et donc, on n'avait pas fait 3 ou 4 bornes, j'étais au cul d'une camionnette qui s'engageait dans une série de lacets annoncés par le panneau marqué d'un "Z qui veut dire ViraZes", que j'ai mis un gros coup de gaz et que je n'ai plus revu mes copains avant ... longtemps !!
A un moment, j'ai rejoins un trio de motards qui roulaient à un très bon rythme, au point que j'avais du mal à le tenir, surtout dans les petites routes piégeuses serpentant dans les sous bois, routes tantôt sèches parce qu'en plein soleil, tantôt humides et noyées dans l'ombre, des conditions que je n'apprécie pas outre mesure !!
A un moment, parfait pour le timing, un bar est apparu à nos yeux au sommet d'une colline qui offrait un joli panorama sur le lac et ses berges sablonneuses. C'est l'endroit que choisirent mes nouveaux compagnons de route pour marquer l'arrêt.
Une fois les casques ôtés, je reconnus Philippe (que j'ai rencontré à Beuvardes avec sa femme Virginie), Georges (avec lequel j'étais revenu de Forêt Noire) et Noëlle (que je venais de quitter après le Touring Day à Forest).
La tenancière a sorti la serpillère le torchon pour essuyer la table et quelques chaises et nous nous sommes installés en terrasse malgré un vent très fort, au point qu'à un moment il emporta un des parasols qui finit sa course en contrebas dans le potager ...
Plus tard, François passa et ne me vit pas, puis plus tard encore ce fut le tour d'Henri et de Pierre qui, eux, s'arrêtèrent.
C'est là aussi que nous avons taillé une bavette avec un horticulteur spécialisé en sapins qui nous expliqua son métier avec passion : quand je lui ai demandé si je pouvais le prendre en photo, il accepta et me dit qu'elle deviendrait un "collector" ;-) A la réflexion, on finit tous par sentir un peu le sapin ...
Plus loin, arrêt prolongé le long du Canal du Nivernais et son Echelle des 16 écluses . C'est là que j'ai juste eu le temps d'enfiler les plastiques pendant qu'une grosse averse accompagnée de grêlons s'abattait sur nos casques. Alors que Noëlle, Georges et Philippe s'abritaient sous les arbres, je fis demi-tour dans l'herbe, cherchant les emmerdes et l'embourbement, pour repartir de plus belle.
J'ai rejoins Pierre qui avait continué son petit bonhomme de chemin sans désemparer (comme la tortue de la fable) et nous avons roulé de concert jusqu'à atteindre Chevagnes au WP 52 du road-book. Alors qu'il fallait prendre à gauche vers Dompierre , je tapai un oeil à droite et vis une terrasse, des chaises et une enseigne "Restaurant Le Cheval Blanc".
A priori nous étions partis pour un repas léger mais quand on a vu que le menu 4 services était à 13 €, on s'est laissé tenter. Entrée buffet ... à volonté : j'avoue qu'à ce stade, si j'avais été raisonnable, j'étais déjà rassasié. Que dire alors quand le plat qui débordait de frites est arrivé !! Autant dire qu'on a sorti le joker pour le fromage qu'on a zappé pour passer directement au dessert : un cône pour moi (un cornetto en français) et une tartelette au fruit pour Pierre.
Quand je suis sorti pour prendre l'appareil photo j'ai vu 2 couples sur 2 motos avec une plaque "IRE" et quand j'ai dit que nous étions là en juillet, un des gars m'a demandé "Did you get wet ?"
Au moment de payer, lorsqu'on a dit qu'on continuait jusque Clermont-Ferrand, la serveuse nous a dit dans un joli sourire qu'on avait vu le plus beau et qu'il était inutile d'aller plus loin. Pierre, Don Giovanni De La Moto, lâcha : "En effet, surtout après vous avoir vue !"
C'est vrai qu'à la réflexion, même "l'arrière-pays" aurait mérité qu'on s'y attarde ;-))))
Trente kilomètres plus loin, nous sommes montés au Puy Saint-Ambroise d'où nous avions une vue splendide sur la vallée qui s'étendait à perpète. Nous y avons retrouvé là notre druide Pierre-Yves, solitaire, assis sur un banc et qui finissait son pic-nic après avoir fait une longue marche sur les nombreux GR qui découpent le plateau en tous sens.
Longue route ensuite passant par Lapalisse, Saint-Prix, Saint-Christophe (CUSSET), Isserpent, Châtel-Montagne, Le Mayet-de-Montagne, Dieu-Que-la-Montagne-est-Belle, Ferrières-sur-Sichon, La Chauprillade, Pont-de-Dore, Couleau jusqu'à atteindre RAVEL et son château. Vu que je roulais depuis plus de 120 kilomètres et, vu aussi, qu'il était proposé de faire un crochet par le château, je me suis enfoncé dans les ruelles de la ville jusqu'à le dénicher, perché tout en haut et ... inaccessible via le parking fermé. Jusqu'au-boutiste jusqu'au bout ;-), j'ai découvert un chemin en pierraille que j'ai franchi à pied jusqu'à une palissade au travers de laquelle j'ai glissé le SONY pour tirer quelques clichés volés, façon pas parasite mais presque ;-))
Il ne me restait alors plus qu'une trentaine de kilomètres à parcourir pour rejoindre Clermont-Ferrand et l'Hôtel de Puys planté en plein centre ville sur la Place Delille. Les indications étaient tellement claires que le road-book m'a mené jusqu'à la porte du parking sans que j'hésite une fraction de seconde : juste parfait quoi, non mais allo !!
A l'eau quoi : ben oui, passage sous la douche !!
Déballage intégral du top-case vu qu'on passait 2 nuits dans cet hôtel ...
Puis, apéro, souper, vin(s) compris s'il-vous-plait (!!), et ... projection privée du Moto GP de Misano Adriatico grâce à mon abonnement à MotoGP.com, au matériel fourni par Pierre-Yves et à l'écran gracieusement prêté par l'hôtel.
Podium totalement inédit avec certes Marc MARQUEZ sur la plus haute marche mais Bradley SMITH sur la deuxième et Scott REDDING sur la dernière : celui qui a trouvé le tiercé dans l'ordre est sans doute devenu scandaleusement riche !
Avec la chute de LORENZO et la 5ème place de ROSSI, celui-ci possède maintenant 23 points d'avance sur son coéquipier au classement alors qu'il reste 5 grands prix à disputer et pour être disputés ils seront disputés ^^ c'est sûr !
Il ne nous restait plus qu'à replier le tout et aller nous coucher en remerciant une fois encore les G.O. pour la logistique et le dévouement sans borne, que dis-je 1000 bornes voire plus encore !!

19:42 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : auvergne2015

20/09/2015

L'Auvergne J1, dimanche 13 septembre 2015

auvergne2015Entre charentaise, si je démarre ce compte-rendu c'est bien que j'en suis revenu sain et sauf, voyez ?
Plus d'inquiétude à avoir donc, vous voilà rassurés !!
Quelques chiffres pour commencer :
- 48.035 km au compteur de la Tiger;
- 2.547 km pour ce qui concerne le voyage en Auvergne;
- 41 heures 44 à dos de moto soit +/- 6 heures par jour
- conso moyenne 5 litres/100 km
- vitesse moyenne : 63,6 km/h ce qui avec les routes "à la Cap Moto" représente presqu'un exploit me semble-t-il ;-)
Pour ce premier jour, il fallait d'abord rallier WANLIN et sa station service.
Si je m'étais uniquement appuyé sur le Tripy, je n'y serais jamais arrivé. J'entends déjà d'ici les mauvaises langues dire que si je ne suis pas foutu de me rendre à WANLIN, faut s'arrêter là et ne pas pousser le bouchon plus loin.
A ceux-là je répondrai derechef que
primo : c'est un jugement pour le moins hâtif et j'aurais mille exemples à énumérer pour leur faire comprendre leur erreur (mais là j'ai pas le temps, sorry !)
twingo : ça sert à quoi un GPS si on doit d'abord compulser une carte pour savoir où on va ?
et tripot : euh ... y a pas de tripot !
Heureusement donc que, la veille, j'avais consulté le site incontournable pour connaître la distance et le temps qui me seraient nécessaires pour rejoindre le point de départ : merci Michelin et sa copine Micheline !
Je suis passé à la station Esso Express pour faire le plein d'essence puis à la station Q8 pour faire l'appoint d'air, bien moins chère même si bien plus vitale que l'essence, curieux n'est-il pas ? Pas de bol, le gonfleur soufflait dans le vide, 3 kilos c'était sans doute trop pour lui sitôt le matin et, comme je n'étais pas à l'avance, j'ai décidé de faire l'impasse sur ce point de la check-list et suis monté sur l'autoroute sans plus tarder !
Je vérifiais régulièrement si le Tripy s'y retrouvait dans ce dédale d'échangeurs et autres voies rapides et ce n'est qu'une fois passé NAMUR et avoir embranché la E411 en direction du LUXEMBOURG qu'il a daigné activer les quelques neurones qu'il contient dans sa mystérieuse boîte parallélépipédique, affichant ENFIN les boules et flèches habituelles et les kilomètres restant à parcourir ... Reste que c'est plutôt bizarre ce "retard à l'allumage", non ?? Le ciel était certes très couvert mais ceci explique-t-il cela ? N'aurait-il pas pu se frayer un chemin vers les satellites ad hoc via ... le trou dans la couche d'ozone par exemple, hein ??
Je suis arrivé à 8h37 environ à la station service où j'ai retrouvé François qui était là avant tout le monde puisqu'il n'y avait encore PERSONNE quand il est arrivé à 8h09 approximativement.
On a échangé quelques mots avec les têtes connues et on a pris la route vers 9h14'30" ...
On avait fixé rendez-vous à Pierre (Gull) et Henri au McDo de BAR-LE-DUC aux alentours de midi, ceux-ci ayant préféré descendre via Couvin, Rocroi, Charleville-Mézières, Stenay et Verdun.
Avant d'aller plus loin, voici les photos du jour, au nombre de 29.
Le road-book Cap Moto, lui, prenait la direction de Wellin, Gedinne, Gembes, Graide, Naomé, Merny, Carlsbourg, Rochehaut, Bouillon, Florenville, Stenay (où nous aurions pu retrouver nos amis mais c'était plus hasardeux qu'un long point de chute comme celui prévu pour le repas de midi), puis Verdun, Charny-sur-Meuse et BAR-LE-DUC donc ;-)
Rien de particulier à signaler pour ces 133,2 km parcourus si ce n'est que François, qui a roulé devant tout du long, tenait un bon rythme sur sa HONDA Deauville fraîchement acquise et qu'il semblait déjà prendre plaisir à la balancer de virages en virages, esquissant des petits mouvements de corps pour l'aider à s'y inscrire ...
Nous sommes arrivés au McDonald's une petite demi-heure avant nos acolytes et nous ne les avons donc pas attendus pour manger : un double oignons pour François, un double bacon pour moi, des frites pour tout le monde et un soda suivi plus tard par un café, le tout pour 9,50 €, ce n'est pas donné mais c'est le prix à payer pour manger ... vite !
Quand ils sont arrivés, Pierre et Henri se sont installés à une table voisine (4 gabarits comme les nôtres ne tiennent pas sur une table "normale" et Henri m'a fait la surprise de m'offrir, pour mon anniversaire, un "buff" de marque TRIUMPH en disant "Tu vois, je sais aussi être gentil et ... je ne l'ai jamais porté". Ces deux précisions étaient-elles bien nécessaires, là est la question car, du coup, j'ai eu un double doute ;-)
Tiens, à propos de "buff", voyez un peu ce petit film très instructif au moment de le manipuler. Il sera sans doute nécessaire, aux cerfs-volants, de le visionner au ralenti ;-) Après, pour les spécialistes, il y a aussi le buff bourguignon, le buff mironton et le buff strogonoff mais on n'est pas là pour parler popote (au feu) !!
On est parti de Bar-le-Duc et on a roulé ainsi jusque CHÂTILLON-SUR-SEINE quelque 150 bornes plus loin. Il était 15h30 lorsque nous nous sommes arrêtés au Café de la Porte de Paris pour étancher nos soifs. Nous préférons toujours nous installer en terrasse (sauf lorsqu'il fait dégueulasse) mais il n'y avait plus de place, hélas ! Nous avons aussi raté le Moto GP alors qu'on aurait pu peut-être faire en sorte de se retrouver devant un café à l'heure du départ de la course mais ... il n'en fut point ainsi, tant pis !
Nous avons repris la route via MONTBARD, TOUILLON pour atteindre l'Abbaye de Fontenay vers 17H00. Nous l'avions déjà vue ... en d'autres temps mais cela valait la peine de s'y arrêter à nouveau pour fixer quelques images supplémentaires et compléter ainsi l'album du jour. A ce moment là, nous n'étions plus que François et moi, les autres ayant préféré zapper l'abbaye.
Le temps commençait sérieusement à se gâter : les nuages se faisaient menaçants en même temps que le vent se levait de plus en plus. Il ne fallait plus tortiller pour gagner l'Hôtel Vauban à AVALLON .
C'est ce que nous avons fait et c'est sans trainer que nous avons parcouru les derniers 50 kilomètres qui nous en séparaient. Sauf erreur, nous avons toutefois dû enfiler les plastiques pour éviter d'arriver tremper comme des grenouilles et jusqu'aux ... oreilles ^^
Au passage, nous avons vu une moto par terre mais comme il y avait déjà attroupement et que la police et une ambulance étaient déjà sur place, nous avons préféré laisser faire les professionnels.
Plus tard, à l'hôtel, nous avons appris qu'un automobiliste distrait avait embouti la moto d'une des rares motardes qui roulent dans le groupe. Accompagnée de son mari, sur GS, ils ont finalement décidé, contraints et forcés, de renoncer au voyage alors que, sauf erreur, c'était le premier qu'ils entreprenaient ensemble, chacun sur sa monture ...
Aux dernières nouvelles, ce n'est toutefois pas bien grave : elle s'en tire avec de fortes contusions au genou. La moto également n'a pas trop souffert, il suffit de voir les photos que j'ai discrètement prises ... D'après Pierre-Yves, c'est grâce à son gilet airbag qu'elle n'a pas eu plus de bobos : à méditer assurément au moment de choisir entre un pot Arrows ou un gilet airbag !!! Tiens, Claude, le tien est toujours à vendre ??
Nous avons pris le repas du soir au restaurant "Le Relais des Gourmets", à 50 mètres de l'hôtel et ce fût très bon : un buffet d'entrées, un plat bien assaisonné et une énorme part de vacherin en dessert, le tout arrosé par un vin du cru pas dégueu, que demander de plus ?
Comme à chaque fois, avec Pierre nous séparions bien les lits et il installait son appareil respiratoire CPAP à l'aide de clous et de ficelles : sans ça, il est victime d'apnées à répétition et ronfle comme un moteur de paquebot ...
Coup d'oeil aux choses de la vie via la tablette SAMSUNG, conversations écrites via "VIBER" avec ma douce moitié et dodo bien mérité après 540 bornes abattues à vitesse soutenue.

21:58 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : auvergne2015

11/09/2015

L'Auvergne ... préparatifs !

The show must go on ...
C'est ainsi que, la veille du "Touring Day" à Forest, nous avions reçu toutes les infos utiles pour notre voyage en Auvergne du 13 au 19 septembre ...
Charentaise à propos de ce Touring Day : alors que les grands moyens avaient été sortis (des photographes, un drone et paraît-il même un sous-marin dans la Zenne toute proche !!), on a eu aucun retour d'images de cet évènement presqu'aussi important que celui qui avait vu l'homme fouler la lune du pied en 1969, année érotique ... soit-disant !!
Il n'est pas trop tard, mais ça commence doucettement à bien faire même si je n'en voudrai absolument à personne si rien ne filtre, à huile, à café ou à particulesh !
Et donc, dimanche, le rendez-vous est fixé à +/- 8h30 à Wanlin. Voilà qui suppose que je quitte la maison à 7h30 et que je me lève une heure plus tôt, histoire de ne pas trop stresser et de prendre le temps de faire ... ce qui restera à faire avant de décoller. Autant dire que la nuit sera aussi courte qu'agitée !!
Petit aperçu de ce qui nous attend ?
Jour 1 : Wanlin - Avallon (443 km) avec passage quasi obligé par l'abbaye de Fontenay
Jour 2 : Avalon - Clermont-Ferrand (381 km) avec traversée du Morvan
Jour 3 : la route des Puys (187 km)
Jour 4 : Clermont-Ferrand - Issoire (301 km alors que ces 2 villes sont distantes de 30 bornes ^^)
Jour 5 : "Cap Moto Trophy" (+/- 220 km) : un jeu de débrouille et d'orientation amusant nous attend. Autant dire que je ne pars pas gagnant ;-)
Jour 6 : Issoire - Avallon (344 km) avec traversée de la Saône et Loire puis de la Bourgogne
Jour 7 : Avallon - Bouillon (374 km)
On est autour de 2.250 km sans compter les étapes jusque Wanlin à l'aller et au retour de Bouillon, de quoi satisfaire l'appétit des gros rouleurs que nous sommes !!
A ce stade rien n'est prêt ou presque. J'ai juste chargé les road-books dans les entrailles du Tripy, imprimé le descriptif papier du voyage ainsi que les road-books boules et flèches juste pour user de l'encre et quand on voit le prix des cartouches c'est vraiment de l'inconscience (!!)
J'ai aussi changé de top-case : j'ai décidé de prendre le gros (55litres) afin d'être "à l'aise" plutôt que de calculer au plus juste avec le top de 33 litres ... Avec 22 litres de plus, il y a de quoi assouvir sa soif, non ?
Enfin, J'ai été acheter un nouveau pantalon de pluie car l'ancien prenait l'eau. Et à priori, on va en avoir besoin, dès dimanche d'ailleurs, car on annonce une météo plutôt pluvieuse et ... plus tard pluvieuse aussi !!
A ce stade, en Auvergne, il pourrait faire beau sauf s'il ne fait pas beau, oh oh oh !!

23:29 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : auvergne2015

08/09/2015

Neila

NEILA.jpgElle nous a quittés ce lundi, 7 septembre.
Elle participait régulièrement aux activités et aux voyages organisés par Cap Moto.
Elle pilotait un scooter 400 puis elle est passée à la moto avec une HONDA NC 700 dont elle était fière.
Je n'ai échangé que quelques mots avec elle, au hasard des arrêts mais une fille qui n'est pas passagère ne passe jamais inaperçue au sein d'un groupe de poilus ...
Elle souriait tout le temps.
La maladie l'a emportée.
Toute mes condoléances à toutes celles et ceux qui l'ont connue, de près ou de loin.
Bien triste nouvelle.

Paul lui consacre un bel album sur le site ...

00:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

07/09/2015

Touring Day Forest ...Forest !

DSC01609.JPGC'est la suite ...
J'oubliais de dire qu'emporté par le mouvement, à force de zigzaguer entre les plots, les cônes, les bidons et les camions, j'ai fini par heurter le rétro d'un de ceux-ci avec le mien, à droite : et quelques griffes de plus !
Comme quoi, il ne faut J-A-M-A-I-S se laisser emporter par le mouvement !!
Exercices terminés, rassemblement autour de Pierre-Yves qui nous donne le feu vert pour rejoindre les bâtiments de TS où une boisson nous est offerte et où il est possible de se restaurer petitement ;-)
Avant de rejoindre le "restaurant", nous avons trainé sur le parking pour admirer les quelques "oldtimers" qui étaient stationnées là. François s'est dirigé vers sa DEAUVILLE dont nous avons plusieurs fois fait le tour pour la détailler et c'est là qu'il a sorti un livre d'une des valises latérales intégrées : c'était MON CADEAU d'anniversaire : le "Haynes service & repair manual" de la "TRIUMPH Tiger 800 '10 to '14" ou, comment démonter et remonter entièrement sa monture sans qu'aucun boulon ne manque ou ne traine après les 2 opérations ;-))
Alors, la mécanique pour moi, jusque là, c'était du chinois, maintenant c'est devenu de l'anglais. Croyez le OU PAS, c'est depuis lors devenu mon livre de chevet !! Je dois dire que je m'endors bien plus vite maintenant ;-))
En tout cas, grand MERCI à François, définitivement le plus attentionné de la bande d'égoïstes sans foi ni loi, ni vous ni moi, que je fréquente maintenant depuis 15 ans avec des fortunes diverses ;-)
A noter, pour ne choquer personne, que je me considère comme l'un des plus égoïstes du lot !
On fait la queue "AU BAR" et j'arrive pile poil quand le gars derrière les comptoirs est occupé à "reconstituer" une grande vasque de "mojito" sans alcool, une reconstitution historique dans le sens où elle dure des plombes au point que certains impatients rebroussent chemin. Perso, j'attends, stoïque, non mais !! Quand c'est mon tour je commande en plus un hamburger "al gusto" dont la base est connue sauf à y ajouter des oignons ou pas et une sauce au choix et qu'on peut agrémenter "al gusto" de diverses crudités, fromage, etc.
Cela valait la peine d'attendre car autant le mojito que le hamburger étaient excellents, soif et faim aidant sans doute ...
Repas fait, il restait à faire un petit tour dans les locaux de Touring qui donnait à voir quelques belles machines d'exception ainsi que des pans de l'histoire de cette glorieuse institution. On nous a offert un petit cadeau, comme à chaque manifestation : un sac jaune fluo qu'on peut porter en bandoulière avec, à l'intérieur dedans, un "tour de cou" à la gloire des sponsors, un porte-mines et quelques prospectus ...
Hommages et remerciements à Mme Martine MAHIEU, coordinatrice de ce bel évènement et retour sur le parking où l'on s'interroge sur la suite du programme : alors qu'est-ce tu fais ta, et ta, qu'est-ce tu fais ta, et ta, etc ...
François n'avait pas prévu de faire la balade et il a donc tenu parole, comme toujours.
Pierre (Gull) était fatigué et souffrait de la main gauche, l'embrayage de la 800 ST étant apparemment insupportablement dur. Grand gaillard mais petite nature finalement, je me trompe ?
Claude qui s'était pourtant inscrit parait-il, n'a pas fait acte de présence, les absents ayant toujours tort et le torturé, n'est-ce pas ?
Restait Didier qui se proposait de faire le road-book jusqu'au château de Gaasbeek et puis de rentrer à la maison dans la mesure où il devait faire son bagage pour descendre le lendemain matin en Provence-Côte d'Azur sur sa classieuse monture !!
Perso, je savais pas trop quoi. Gaasbeek bien sûr et après ... on verrait !!
On est donc parti "en tandem", lui devant parce qu'il connaissait la région, moi derrière parce que je ne la connaissais pas ! On a fait, quoi, 18 kilomètres et on est passé outre du château. A un "T", il a questionné une commissaire vêtue de rouge fluo. Il m'a traduit ses propos en me disant qu'il y avait une course cycliste "Paris-Bruxelles", que le château était derrière nous et il m'a salué en me disant qu'on se séparait là, quelque part.
Inutile de dire que j'ai poussé plus loin les investigations. Emprunter le road-book sur à peine 18 kilomètres, autant ne pas le faire. J'ai donc continué à suivre les indications très précises du Tripy !!
Si au début c'était plutôt navrant avec des traversées de villages en "... ingen", en "... beek" et en "...kel" avec des limitations permanentes à 50 et à 70 et des casse-vitesses en pagaille, ça s'est amélioré petit à petit, au point de devenir plaisant, voire jouissif au moment d'aborder des petites routes à chèvres, au milieu de nulle part, seul contre tous, voyez, avec un parfum d'aventure à peine voilé, et des pavés !!!
Finalement, j'en étais +/- aux 2/3 de la balade quand la météo a commencé à se dégrader d'avantage et plutôt que de remonter sur Bruxelles, arrivé à Chièvres, j'ai cherché l'autoroute et je suis rentré à la maison où j'arrivai à 18h15 par là ...
Belle journée en tout cas et aucun regret d'y avoir participé !!
Merci à Touring, Merci à Cap Moto et Merci à François !

22:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

05/09/2015

Touring Day Forest ...

DSC01606(1).JPGLe lien vers l'album du jour


Et donc, je vous dois un petit compte-rendu de cette journée ...
A vrai dire, elle ne m'emballait pas outre mesure et j'avoue que sans le SMS de Pierre qui me confirmait qu'il m'attendait chez lui à 9h00 pour le départ, j'aurais peut-être fait l'impasse même si, moralement, je me faisais un devoir d'y aller vu que j'avais promis à Martine, Claude, Didier et François de m'y rendre. Le temps était pour le moins maussade en plus ...
Et donc, après un crochet chez le pompiste, j'étais chez Pierre à 9h01'57" environ.
On n'a pas tortillé, on est monté sur l'autoroute en direction de Bruxelles et on a prit la sortie 18 pour se retrouver quelques hectomètres plus loin devant les locaux de Touring. Martine nous a indiqué la "piste de formation" située après le pont et on y est reparti. Didier était là avec d'autres. Etant donné que les groupes ont été constitués équitablement, nous n'avons pas fait les ateliers ensemble avec Pierre et lui.
Le premier "Voir et être vu" nous a permis de nous rendre compte que l'automobiliste, enfermé dans sa bulle, ne voyait finalement pas grand chose autour de lui tellement il y a des angles morts, derrière, latéralement et même de 3/4 avant : autant d'endroits où il vaut mieux ne pas se placer si on veut être vu !! Les G.O.'s avaient placé quelques motos autour de deux voitures et nous ont fait asseoir à tour de rôle à l'intérieur, pour constater "de visu" qu'on ne voyait rien : utile et instructif même si, avec l'expérience, on commence à savoir où se positionner sur la route pour être vu.
Accessoirement, une moto aux couleurs claires et un équipement idoine ne gâchent rien. Il y a moyen de faire son marché à ce niveau sans pour autant se transformer en ... camion de pompier me semble-t-il, le reste étant une question de goût et de couleur, bien entendu !!
Le deuxième atelier, consistait à travailler son freinage en cas d'urgence.
Expression légèrement galvaudée dans la mesure où nous savions très bien où et quand nous devions freiner n'est-ce pas : on devait prendre de la vitesse (mais pas trop) et freiner aux cônes verts. Rien de sorcier en fait. Sauf que ça ne s'improvise pas car la manière, la posture sur la moto et le regard sont importants pour freiner en ligne, sereinement et efficacement. Je ne vais pas vous faire le cours ici mais sachez qu'il est recommandé d'attaquer d'abord et légèrement avec le frein arrière, puis saisir le levier de frein avec l'index, puis le majeur, puis l'annulaire et enfin l'auriculaire histoire de ne pas attaquer trop violemment et que la fourche ne s'enfonce trop vite, tout ça en serrant fermement le réservoir entre les genoux, en ne tendant pas les bras et en regardant la ligne d'horizon !!! Plus facile à dire qu'à faire même si, après quelques essais, ça marche plutôt bien !!! Si je ne m'abuse, j'ai quand même remarqué comme un défaut au niveau de la pédale de frein, j'ai l'impression que l'ABS intervient quasi en permanence. Il me semble avoir remarqué le phénomène dès ma première sortie après l'entretien des 40.000 km. Va falloir que j'en touche un mot à mon concessionnaire ...
Dernier "atelier", la maniabilité . Avec Amby, on a d'abord fait le parcours à pied et ça semblait presqu'un jeu d'enfant. Une fois en selle, ça n'a pas été aussi simple. On a beau avoir dans les 160.000 km d'expérience dans les roues, ce n'est pas tous les jours qu'on zigzague au ralenti entre des cônes, des bidons et des camions disposés à la va-comme-je-te-pousse ;-))
J'ai renversé quelques cônes, j'ai failli caler car dans ces conditions il faut bien jongler avec l'embrayage, "mettre du gaz" ne servant strictement à rien, au contraire ! Le plus dur a été de démarrer d'un stop, le guidon en butée pour se glisser entre deux rangées de cônes situés très à gauche ou très à droite !! Autant dire qu'on n'est pas des plus fiers quand l'instructeur se dirige vers vous et vous sermonne en vous (ré)expliquant le pourquoi du comment du qu'est-ce donc !!
Si au départ des exercices on avait plutôt froid, au fur et à mesure, le soleil aidant, on transpirait sous les scaphandres !
Quand la cloche a sonné, j'avoue que j'étais bien content que ça se termine.
D'autant qu'à ce moment-là, j'ai pu rejoindre mes amis Pierre, Didier et François, ce dernier étant arrivé entretemps, pour un peu partager l'expérience qu'on venait de vire d'une part et le repas qui nous attendait d'autre part...
(Entre charentaises, merci à François pour la photo qui illustre le présent propos.)

A suivre ;-)

23:00 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

30/08/2015

Silverstone, le monde est Silverstone ...

valentino-rossi_gallery_full_top_lg.jpgGrand-prix vu en différé cet après-midi ...
Jusqu'au bout, j'ai eu "le palpitant" !! Comment vous dire ...
D'abord j'ai cru que LORENZO allait encore frapper un grand coup de marteau.
Puis, j'ai cru que MARQUEZ allait à un moment ou à un autre avaler le "Dottore" tant il lui collait à l'échappement ou, pire, qu'il allait l'emmener avec lui dans le bac à graviers ...
Puis, c'est l'ineffable PETRUCCI avec sa "vieille" GP14 qui est revenu sur ROSSI comme un hydravion ^^
Enfin, Valentino a remis du gaz dans les 2 derniers tours pour ... rassurer tous ceux qui commençaient à douter !!!
Un énorme Chichirichì avec un podium 100% italien, ce qui ne gâche rien dès lors qu'on a un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, de ce sang qui coule dans les veines !!
Mentions spéciales à :
-Danilo PETRUCCI qui finit 2ème dans des conditions difficiles et sur la veille Ducati GP14;
-Andrea DOVIZIOSO qui monte à nouveau sur le podium après une belle baston avec Danilo;
-Scott REDDING qui termine 6ème et 1er britannique, juste devant Bradley SMITH alors que Cal CRUTCHLOW a été sorti par son jeune "équipier" Jack MILLER dans un manoeuvre à la PEDROSA contre HAYDEN en 2006 ...
-Alvaro BAUTISTA qui entre dans le top 10 avec une Aprilia qui progresse indéniablement même si les conditions étaient particulières ce week-end.
A noter la chute de Marc MARQUEZ dont la couronne mondiale s'éloigne de plus en plus même si, mathématiquement, il est toujours dans la course au titre, titre que revendique plus que jamais un Valentino ROSSI au sommet de son art aujourd'hui et qui arrivera chez lui, à Misano, en tête du championnat !!

PS1 : "chichirichi" se prononce "Kikiriki" et équivaut, vous l'aurez compris, au "cocorico" que les français auront poussé à l'arrivée de la course en Moto2 ;-)
PS2 : j'oubliais de souligner la splendide 5ème place de Livio LOI en Moto3 !! Parti de la 28ème position, il termine aux basques de Fabio QUARTARARO. Avec sa victoire lors du dernier grand prix, le voilà 13ème au classement général !!

23:56 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

28/08/2015

Citation ...

YAMAHA TRICKER.jpg A force de vendre les chocolats de Pâques en février et les cartables en juin, faut pas s'étonner d'avoir une météo de Toussaint en août.
Sans analyser la "profondeur" de cette sentence, disons qu'elle était défendable jusqu'à hier tant la météo était automnale. Demandez aux milliers de feuilles, mortes bien trop tôt ...
Cette intro pour rebondir sur un sujet plus raccord avec ce blog dont l'épicentre est ce que vous savez !
Comme pour aller dans le sens de la citation ci-tationdessus, notre Didier n'a pas su attendre la Saint-Nicolas pour s'offrir un nouveau jouet. Sans doute nostalgique de sa paire d'XT 250 qu'il a vendue(s) il y a quelque temps, c'est en passant chez son concessionnaire qu'il a flashé sur une YAMAHA XG250 Tricker qui était en dépôt-vente dans le show-room.
Si vous ne savez pas ce que c'est, voyez la photo, elle parle d'elle-même.
Sur Moto-Station, on l'a qualifiée à l'époque de "Trial bourgeois" : voyez l'essai ICI
Voilà un jouet intéressant : 118 kgs, 21 chevaux qui ne demandent qu'à lever la roue avant, un freinage calibré qui ne demande qu'à lever la roue arrière, de quoi cabrer l'engin et lancer des ruades :-))
Y a plus qu'à lui souhaiter de prendre bien du plaisir !!

Attention, à ne rater sous aucun prétexte : week-end de courses à Silverstone !!
And don't forget : "Left is right, right is wrong !!"

13:25 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

24/08/2015

Il n'y a pas si longtemps ...

Circuit 3 - 018.JPGCe jour d'hui, à Beuvardes, il y en a quelques uns qui se sont payé du bon temps et peut-être ont-ils fait DES BONS TEMPS sur le Circuit des Ecuyers en compagnie des moniteurs de Cap Moto ... L'an dernier, nous avions eu du BEAU temps en avril alors qu'en août l'évènement s'était déroulé sous la pluie.
Autant dire que, qu'elle qu'a été la météo, j'aurais aimé être de la "partie de roues à terre"!!
J'y étais en avril : on ne peut pas être partout et tout le temps :-)

Petite note pour "Ce jour d'hui", expression vieillie s'il en est, mais qu'on entend encore dans les alcôves :
"Il songeait au bain qu’il allait prendre ; rien ne le reposait mieux des soucis du jour qu’un bon bain ; en prévision de quoi il n’avait pas goûté ce jourd’hui, estimant qu’il n’est prudent d’entrer dans l’eau, fût-elle tiède, qu’avec un estomac non chargé." — (André Gide, Les Faux-monnayeurs, 1925)


Le circuit,
Le cirque non !!


21:50 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

19/08/2015

Devrons-nous attendre ...

... le 13 septembre pour la prochaine "activité motocycliste" ?
Hein ??
Parce que :
- les 23, 24 et 25 août il y a "Les journées de détente mécanique", autrement dit "La Champagne, aller-retour, avec journée du lundi sur le Circuit des Ecuyers", journées organisées par CAP MOTO.
Perso, j'y ai déjà participé deux fois, en avril 2014 et 2015, avec l'ami Gull, et je peux vous dire que ça vaut V-R-A-I-M-E-N-T le déplacement. Si je ne me retenais pas, j'y retournerais, mais quelque chose me retient, une force invisible que je côtoie tous les jours ;-))
- le 7 septembre, il y a aussi cette invitation lancée par Performance Bike qui suggère de participer à une journée sur le Circuit de Mettet, encadrée par la Mertens School, pour la modique somme de 99 € sans les frais d'assurance et le repas de midi. Là aussi, j'invite tous ceux qui n'ont jamais mis leurs roues sur un circuit et qui ont quand même un petit penchant pour ... le pencher à moto, d'au moins s'y essayer une fois. Comme disait un amateur de motos italiennes, le circuit goûtes-y !! Guzzi, Guzzi ... Tenté je suis mais si le petit diable à ma gauche me titille grave, le petit ange qui lui fait face m'incite à la retenue : "Tu imagines s'il t'arrive un pépin ? Une chute, même bénigne qui mettrait la Tiger "H.S." pour quelques temps ?? Quid de ton voyage en Auvergne 6 jours plus tard seulement, mmmhhh ??? Regarde François, il est bien embêté avec ça, non ????"
Bien que tout le monde sait que ces choses-là n'arrivent qu'aux autres, il est évident qu'un jour elles vous arrivent aussi !
Donc, pas de circuit le 7, d'autant que c'est un lundi et le lundi, je travaille moi !
- le samedi 5 septembre , veille du 6 n'est-ce-pas, il y a cette journée organisée par Touring qui se passe à FOREST (1190) et qui consiste en des ateliers (Voir et être vu - Freinage - Maniabilité) suivis par une balade au road-book de 161 km entre Forest (BXL) et Forest (Hainaut, Pays des Collines).
A savoir aussi que les moniteurs seront ceux qui entourent généralement les évènements organisés par Cap Moto ...
Cerise sur le gâteau, s'inscrire ne coûte rien alors qu'il est possible d'y prendre un repas pour une somme modique !
J'ai bien envie de m'y inscrire ! J'ai le bulletin devant les yeux. On peut cocher 1, 2 ou les 3 ateliers ainsi que les heures auxquelles on veut y participer sans oublier de cocher la balade ...
Cela se passe au départ du "Touring Training Center", Boulevard de la 2ème Armée Britannique 625 à 1190 BRUXELLES.
Je verrais les choses ainsi : 10h15, atelier "Voir et être vu", 11h15 "Freinage", 12h15 "Maniabilité", 13h15 Miam Miam sur place, puis départ pour la balade en Forest ;-))
Quelqu'un pour m'accompagner si je me décidais ??

23:33 Écrit par Alberto | Commentaires (10)

18/08/2015

Herpigny Motors, Balade du 16/08/2015 - Suite ...

DSC01690.JPGFrançois qui nous souhaitait "bonne route" alors qu'il s'en était retourné chez lui, en taxi, pendant que sa Dulcinée, au guidon retourné, était restée sur le carreau : c'était pour le moins gentil de sa part !!
Didier me soufflait déjà la réponse à lui faire par SMS mais je me suis contenté de lui envoyer un laconique "Merci" : je ne voulais pas que mes frites refroidissent, sorry François !
Autant dire qu'on est reparti ... sur des oeufs : fini d'angler comme des malades, la prudence était de sortie et de mise !!
Au point même que le Tripy de Claude n'en voulait plus et proposait de revenir au point de départ de la randonnée ...
Et donc on a roulé comme ça, droits comme des "I", vérifiant régulièrement le grip de la route en laissant trainer la botte, à un train de sénateur et avec la prudence d'un sioux (ASAP!). Arrivés à un rond-point, au WP 70 (38 kilomètres plus loin) où il fallait continuer tout droit, je vis un restaurant sur la gauche : "Aux bonheurs de Sophie". Nous rangeâmes les motos dans le parking en face et nous nous apprêtions déjà à nous installer en terrasse quand je demandai à Didier de vérifier s'il était possible ... de manger ! Il est revenu "des cuisines", un peu offusqué, pour nous dire que nous n'avions pas réservé, qu'en plus c'était complet et qu'enfin, il fallait passer notre chemin et aller voir plus loin.
Claude connaissant le coin, il se rappelait qu'il y avait une friterie quelques hectomètres plus en avant dans la Rue de Bouillon. "La Salière" que ça s'appelait, la même enseigne que celle proposée par Herpigny et où l'on pouvait réserver au départ de la concession !! On s'est installé en terrasse. Claude a pris des moules à la crème, Didier des scampis gratinés et moi une bouchée à la reine, chaque plat étant accompagné de frites. Conseillé par notre Claude, brasseur dans l'âme, j'ai siroté une excellente Orval en sa compagnie pendant que Didier arrosait ses scampis d'un ice tea ...
Passionnant n'est-il pas ?
Mais attendez, voyons !!
Je dois encore vous parler des cafés et de l'addition ;-))
On m'a laissé faire les comptes et, dans l'opération, j'ai réussi à gratter un ou deux euros ...
Mes compagnons de route du jour ne m'en voudront pas car ils connaissent maintenant ma nouvelle situation de chômeur en devenir et/ou de prépensionné au rabais ... mais voilà qui est totalement hors sujet et terriblement prématuré vu le looooooong préavis qui m'attend !!
On a donc ponctué le repas avec 3 cafés et on a repris la route, plus sereinement cette fois.
Une dizaine de kilomètres plus loin, on est passé devant l'autre "Salière" où, me semble-t-il, il n'y avait plus personne du groupe. Nous avions quitté Bièvre à près de 14h45, il est vrai !
Si le road-book continuait à demander une grande attention, avec ses way-points en veux-tu en voilà, il ménageait d'intéressants changements de revêtement, passant du chemin de chèvre au bitume lisse et "grippal" (?) et Claude, qui est pourtant de la région, a été surpris de découvrir de nouvelles routes qu'il n'avait jamais foulées du pneu ou alors dans l'autre sens, plus "couru" et/ou connu !! On a fait comme ça, quoi, une grosse centaine de kilomètres et on est arrivé à REDU (WP127) où le road-book invitait à s'arrêter pour s'en jeter un dernier avant de boucler la boucle. On n'a pas fait comme les autres, un peu par erreur car je n'ai pas été très attentif au fait qu'ils étaient là, et c'est 200 ou 300 mètres plus loin, qu'on a choisi de planter les béquilles. C'était au "Domaine de la Framboisière". On y était vers 17h15 environ et on a planté la tente jusqu'à 18h45 !! On a tellement de choses à se raconter qu'on pourrait en faire un ... blog !!
A un moment j'ai demandé : "Mais, vous n'avez pas une femme qui vous attend à la maison tizautes ??" Moi j'étais convaincu de me faire tuer en rentrant : fini la belle vie, vive la mort !!!
Au moment de se séparer, Claude décidait de terminer le road-book (il restait +/- 95 bornes à faire pour revenir sur Cognelée - Tu l'as fait finalement ??) tandis que Didier et moi, nous tapions nos destinations sur nos Tripy respectifs en mode "voie rapide" s'il-te-plaît bien, merci pour eux !!
109 kilomètres qu'il me restait à abattre pour retrouver les miens avec embrassade, accolade et fusillade finale ;-)
Autant dire que je suis parti le couteau entre les dents, près à me défendre mollement le cas échéant !!
Et quoi ? Deux panneaux "E411" plus loin, je montais sur l'autoroute. Quelques hectomètres plus loin encore l'ami Didier me fondait dessus à bord de sa coupleuse TDM et me laissait sur place ou presque. Je ne suis pas du genre à m'éclater sur autoroute, moi, je déteste l'autoroute moi, mais ce n'est pas une raison pour exploser les chronos, na !
Quelques kilomètres plus loin, warnings droit devant : c'est le bordel, des voitures à perte de vue.
Je me fraye un passage entre les 2 files, maintenant un 30-40 km/heure tout au plus car on ne sait jamais qu'un zigoto ou l'autre décidait soudainement de changer de file pour gagner 20 mètres ...
Je rejoins une HONDA Goldwing qui a un peu plus de mal à se faufiler que ma féline Tiger ^^
Je décide, à l'insu de mon plein gré, d'emprunter la bande d'urgence et c'est là que je rejoins Didier qui continuait sur la voie centrale. Je vois le panneau GIVET N40 et, fatigué de ce régime sans sel qui risquait de continuer rester durer (blijven duren, voyez ?) encore un "certain temps", je décide de quitter l'autoroute. C'est ce que fait Didier également. Au "T", je suis parti à gauche sur GIVET pendant qu'il partait à droite sur Namur, Dinant ...
Finalement, à Doische, j'ai même bifurqué sur les petites routes vers Vodelée, Gochenée, Soulme, Rosée, Corenne, Stave, Oret, des routes archiconnues mais hyper-plaisantes à négocier, jusqu'à rejoindre Biesme puis Fromiée, Gerpinnes et Charleroi autour duquel, comme chacun sait, se trouve le "Ring of Terrils".
Pas de drame à la maison, plutôt de l'inquiétude synonyme d'apaisement pour moi ;-)
Une seconde mauvaise nouvelle m'attendait toutefois : comme je le craignais, ROSSI est arrivé 3ème à Brno et c'est maintenant LORENZO qui a pris les commandes du championnat. Ils sont certes à égalité de points mais cela confirme, si besoin était, que s'il veut ce 10ème titre, Valentino va devoir faire très très fort.
En conférence de presse d'avant course, quand on lui a demandé si c'était celui qui compterait le plus s'il l'obtenait, il a immédiatement répondu que NON. A ses yeux, les 2 qui ont le plus compté c'est le titre en 500-2 temps (2001-HONDA NSR) et celui qu'il a obtenu la 1ère année chez YAMAHA (2004).
Je reste toutefois persuadé que d'accrocher une 10ème couronne à 36 ans serait au minimum la cerise sur le gâteau d'une carrière déjà fantastique.

21:25 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

17/08/2015

Herpigny Motors, Balade du 16/08/2015

Pour une fois, ça va en étonner plus d'un, je vais aller directement au coeur du sujet.
La meilleure façon, c'est de rendre hommage à l'auteur du limerick ci-dessous en même temps que la victime du jour, l'ami François :

C'est l'histoire d'un Guzziste passionné
Qui croyait savoir piloter
Mais qui, au détour d'un tournant,
Mit la roue arrière devant
Et finit dans le bas-côté

Cela vaut bien entendu une explication et là, par contre, je vais vous faire un peu mariner là ...
Mais d'abord, l'album du jour

Etant inscrit à la newsletter d'Herpigny, concessionnaire BMW à Cognelée (Namur), j'ai reçu l'invitation à la balade de ce 16 août. Echanges avec les copains : Gull devra choisir entre boire et conduire, Henri est occupé avec la petite famille, Jacques craint de tomber sur un os (?), François est sûr à 90% de venir alors que Didier et Claude confirment leur présence. A l'arrivée, sachez que Gull a fait le mauvais choix et que les 3 derniers cités étaient bel et bien là et ... bien avant moi qui ait encore réussi à me perdre sur la chaussée de Louvain entre ... Louvain et Namur par la faute des approximations du Tripy ;-))
Accueil sympa, signature document de "décharge", réservation éventuelle du resto prévu à midi, cafés, croissants, jus d'orange, chargement des road-books sur Tripy ou autres et départ à 10h15 environ ... pour une balade prévue pour 320 kilomètres dans le Namurois qui n'est pas une "terre inconnue" pour l'ami Claude qui y réside depuis un certain temps déjà.
Encore cette fois,
Encouragé par François,
Je prends la tête du convoi ;-).
Les premiers kilomètres sont un peu laborieux avec des traversées de villages et de quartiers résidentiels où les casse-vitesses poussent plus vite que les champignons "à la propice saison" ...
Il ne se passe pas 2 ou 3 kilomètres sans qu'il y ait une indication
suivie d'un changement de direction.
Autant dire qu'il faut garder toute son attention
sur l'écran de télévision
du "Global System Position" !
Ouais je sais, j'ai fait une inversion
mais ça rimait pas sinon, merci pour la compréhension !!
Il y a eu des casse-vitesses certes, mais on a déjà pu profiter de quelques beaux enchaînements de virages, serrés ou pas, dans lesquels les plus mobiles (j'ai pas dit les playmobil !!) ont pu se déhancher et mettre en pratique leurs acquis sur circuit et pas besoin pour ça, vous l'aurez compris, de rouler en Kawasaki, pffffffff
A un moment, je me suis arrêté pour faire le plein et Claude en a profité pour faire le complément de sa BMW 700.
Plus loin, alors qu'on était déjà au 55ème way-point après à peine 80 km (soit une moyenne d'un WP par mile ^^), à hauteur d'un café avec terrasse, je regarde dans mes rétros, ralentis et fais des signes pour savoir si on s'arrête ou pas, mais personne ne bronche et je réaccélère tranquillement pour continuer la route. Je passe le virage suivant puis j'entends des coups de klaxons intempestifs. J'ai d'abord cru qu'ils avaient changé d'avis et qu'ils voulaient finalement s'arrêter. QUELLE SURPRISE de voir que François était tombé, je n'y croyais pas et j'ai vraiment dû voir les dégâts à la moto pour en être convaincu. Après, c'est le COMMENT et le POURQUOI !! Le virage était anodin (ne cherchez pas "Nodin" sur la carte, ça n'existe pas, on était à Hour, rue de la Libération !) et nos vitesses étaient tout ce qu'il y a de plus raisonnable d'autant qu'on venait justement de ralentir devant le café ...
Finalement, après examen du revêtement et discussions avec des riverains, il apparaît que l'endroit est connu et qu'il ne se passe pas une saison sans que quelques motards ne se vautrent dans ce virage. Et bien entendu, les édiles communaux ne font rien, même pas un panneau d'avertissement voyez ? On parle parfois de nos "responsables politiques" mais ces deux termes ne devraient définitivement pas cohabiter !!
Après vous me direz que dans la cinquantaine de motards qui sont passés, il a fallu que ça tombe sur François et que si le revêtement était si glissant que ça on se serait tous vautrés. C'est sans doute la raison pour laquelle, contrairement à mon premier avis, François n'intentera rien contre la Commune et ... je le comprends. Peut-être faut-il incriminer ses pneus, son traction-control ou encore le fait qu'il ait ouvert les gaz une demi-seconde trop tôt, voyez ? En tout cas, et je ne le dis pas par amitié, il aurait tort de penser qu'il est SEUL responsable de ce qui lui est arrivé !!
En attendant il va être tout seul pour assumer les dégâts et, même s'ils paraissent relativement légers, il ne faut jamais présumer car, dans cette matière, les chiffres s'envolent très rapidement.
Dans la mesure où nous restions à ses côtés, les autres motards qui fermaient le groupe avec les frères Herpigny ont continué leur route. L'assistance n'a pas tardé. De toute façon on AURAIT ATTENDU LA NUIT avec lui s'il avait fallu !! Un gars dans un Fiat Scudo avec remorque adaptée est arrivé dans la demi-heure environ. Ils ont chargé la V7 et François est monté avec lui dans la camionnette. Un taxi devait ensuite venir le chercher chez le dépanneur pour le ramener à la maison. Il m'a envoyé un SMS à 14:19 pour nous signaler qu'il était bien rentré et nous souhaitait une bonne route ...

A suivre !!

22:06 Écrit par Alberto | Commentaires (7)

15/08/2015

Limerick(s) ...

Un com laissé par François signalait qu'en plus d'être une ville d'Irlande, "Limerick" désignait également une forme de poésie anglo-saxonne qui a un petit côté cochon et est donc très populaire.
Quand j'ai demandé des précisions, voici ce qu'il m'a envoyé le 4/08 à 20:09 :

Alberto,

La règle est simple:
• 5 lignes
• la première, deuxième et cinquième lignes riment (et ont 8 pieds)
• la troisième et la quatrième lignes riment (et ont 6 pieds)
• la cinquième et dernière ligne doit être drôle, mais c'est parfois difficile.

Voici quelques exemples de "limericks" que j'ai pondus ce soir.


There was a blogger in distress
Who wanted his readers to impress
So he added some puns
In his prose to add fun
And met with astounding success


A young man on his motorcycle
Of Valentino his disciple
When with rain in the face
Cannot keep up the pace
In desperation of his idol

There was a young man from Belgium
Long suffering from delirium
Who left his partner
And bought a Tiger
Thus terminating the tedium


Un motard avide de sensations
Et qui cherchait de chaudes relations
N’hesita pas une seconde
Pris comme maitresse furibonde
Une rageuse Tigresse de chez Triumph


C'est l'histoire d'un jeune zigoto
Qui aimait tellement sa moto
Qu'il en revait la nuit
A en salir son lit
Tous ont reconnu Alberto

Et voici deux liens que j'ai touvés en tapant "limerick examples" sur Google:
http://www.angelfire.com/on/BikerBob/adult.html
http://www.thehypertexts.com/The%20Best%20Limericks%20of%20All%20Time.htm

François

Un seul mot : B-R-A-V-O !!
Y a pas d'autre mot ;-))

PS : je viens de lire les 3 ou 4 premiers du 1er lien, c'est ... croquignolet !!!

22:03 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

Brnôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô ...

LORENZO 2015 BRNO.jpgRépublique de Tchéquie, demain :
08:40 > 09:00 : MOTO 3 : Warm Up
09:10 > 09:30 : MOTO 2 : Warm Up
09:40 > 10:00 : MOTO GP : Warm up

11:00 > MOTO 3 : Race : 1ère ligne : ANTONELLI, KENT, NAVARRO ( Livio LOI 29ème)
12:20 > MOTO 2 : Race : 1ère ligne : ZARCO, RABAT, RINS (Xavier SIMEON 19ème)
Pour une nouvelle Brabançonne, il faudrait un NOUVEAU miracle pour Livio et l'équivalent pour Xavier ...
14:00 > MOTO GP : Race : (la grille de départ)
1. LORENZO - 2. MARQUEZ - 3. ROSSI
4. IANNONE - 5. SMITH - 6. DOVIZIOSO
7. VINALES - 8. P.ESPARGARO - 9. PEDROSA
10. CRUTCHLOW - 11. BARBERA - 12. HERNANDEZ
Les 3 premiers du classement général occupent les 3 premières places sur la grille de départ.
Si Marc MARQUEZ est encore loin, avec 56 points de retard sur Valentino ROSSI, LORENZO n'est plus qu'à 9 points de l'italien. S'ils passent la ligne d'arrivée dans cet ordre, Jorge sera à égalité de points avec Valentino et prendra la tête du championnat étant donné qu'il a plus de victoires à son compteur depuis le début de la saison ...
A noter :
1/ -la neuvième place de PEDROSA : il a chuté sur son huile de fourche aux essais et il souffre du pied gauche
2/ -l'excellente 7ème place de VINALES alors que son bouillant coéquipier A. ESPARGARO ne s'est qualifié que 15ème.
3/ -alors qu'il avait écrasé la concurrence lors des 3 premières séances, LORENZO a été un peu "surpris" par son chrono d'anthologie d'une part (ancien record de la piste pulvérisé !) mais aussi par celui de ses poursuivants, MARQUEZ en tête qui ne lui a concédé que 74 millièmes et ROSSI qui est à 364 millièmes mais qui n'avait jamais été aussi près au chrono.
Le rythme de course semble équivalent. Espérons qu'ils partent devant, tous les trois, et qu'ils se battent en chevaliers :-)

21:36 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

De la pluie et du beau temps ...

Quand on n'a rien à dire, c'est de ça qu'on parle. On peut bien entendu fermer sa gueule mais ... c'est pas mon genre ;-)
Et justement, cette pluie qui n'a de cesse de tomber ce samedi m'a ramené quelques jours en arrière, quelque part en Irlande, et j'ai repensé à mon "hermétisme" face aux éléments ... en général et à la pluie en particulier !
La bonne nouvelle c'est que j'ai TOUJOURS gardé les 2 pieds au sec. Contrairement aux bottes RICHA, qualifiées d'étanches et baptisées, in nomine pas triste, "Aqua Touring", les DAYTONA Spirit GTX n'ont jamais failli à la tâche. Quoi de plus désagréable, en effet, que de se retrouver les pieds dans l'eau ...
Quoique ...
Si, il y a plus désagréable encore !!
Quand, après quelques kilomètres sous une pluie soutenue, vous sentez comme un froid qui commence à s'insinuer dans la région de votre bas ventre, et qu'après quelques kilomètres encore, cette sensation se transforme clairement en évidence et que vous êtes bon pour le bain de siège, vous avez beau penser à Rika ZARAÏ qui, dans son livre "La Médecine Naturelle", le prônait chaque matin, à froid s'il-vous-plaît bien, prétendant qu'il permettrait de « drainer les déchets, fortifier l'organisme et réveiller les défenses », cela n'évite pas le sentiment de "s'être fait dessus" comme on dit !
titi fluo jaune sur moto rouge.jpgLa solution ? Une tenue étanche qu'on enfile par-dessus la veste et le pantalon cuir ou GORE-TEX, car même si ces derniers sont efficaces pendant un "certain temps", ils finissent toujours par percer. Pour le motard, quoi de plus étanche que le "plastic" ? Oui, mais non ... ou alors, il faut penser à renouveler sa tenue au moindre signe de faiblesse. Car, à un moment ou à un autre, à force d'enfiler et d'enlever ces éléments qui coincent toujours aux entournures, on finit par entamer les coutures et ... de fil en aiguille, c'est là que l'eau s'infiltre hélas.
Plusieurs écoles pour l'enfilage des plastics ...
Il y a ceux qui les enfilent trop tard, alors que leur cuir est déjà trempé !
Il y a ceux qui commencent par ne mettre que le haut.
Il y a ceux qui commencent par ne mettre que le bas : ces deux catégories possèdent des éléments séparés, vous l'aurez bien compris et considèrent l'humidité sous son aspect capillaire (cheveux>haut) ou ascensionnelle (pieds>bas).
Il y a ceux qui enfilent haut et bas, les plus logiques ou les moins optimistes, c'est vous qui voyez. Ceux là savent que si la pluie tombe (d'en haut), elle peut remonter et ou s'infiltrer par le bas tant elle est vicieuse !! Voir petite vidéo qui parle de choses qui passent par le haut, par le bas ... ...
Il y a ceux qui ont une combinaison de pluie (pantalon et veste solidaires) et qui abusent de leur "savoir-faire" pour la mettre et l'enlever à la moindre apparition/disparition des nuages. En disant ça, je pense à l'ami François qui prenait plaisir à montrer à Didier que c'était un jeu d'enfant. Je le soupçonne d'avoir participé à des défilés de prêt-à-porter ...

titi canari.jpgToutes les écoles se valent et je ne vais pas faire dans la discrimination positive ou négative en la matière ;-)
Disons que, perso, il m'arrive de ne mettre que le haut, ou le bas, ou les deux en même temps en fonction du "débit" des précipitations mais que, de toute manière, je préfère des éléments séparés même si je n'ai pas véritablement d'argument à faire valoir sauf un peut-être : lorsque ça lâche quelque part, il faut TOUT remplacer ce qui n'est pas le cas avec des éléments séparés.
Subsidiairement, je crois qu'il faut gesticuler un peu plus pour se faufiler dans la combi : à priori, plus on avance en âge et moins ça doit être facile car les raideurs se déplacent au fur et à mesure qu'on vieillit, oui !


PS : regardez les deux images qui illustrent les propos du jour et cherchez les 7 erreurs. Je vous aide quand même : le ciel est plus bleu sur la première !

16:46 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

13/08/2015

Irlande, happy log !!

Je récapèpète depuis le bédut, histoire que vous recadriez ce long périple :

14/07 : Maison > Calais : +/- 240 km
15/07 : Calais > La Manche > Douvres > Trehafod : 439 km
16/07 : Trehafod > Fishguard > Mer d'Irlande > Enniscorthy : 237 km
17/07 : Enniscorthy > Leenane : 400 km
18/07 : Leenane : Connemara ,boucle sud : 230 km
19/07 : Leenane : Connemara, boucle nord : 234 km
20/07 : Leenane > Limerick : 280 km
21/07 : Limerick > Sneem : 323 km
22/07 : Sneem : "Ring of Kerry" : 241 km
23/07 : Sneem > Cork : 332 km
24/07 : Cork > Rosslare : 316 km
25/07 : Rosslare > Mer d'Irlande > Fishguard > Hereford : 238 km
26/07 : Hereford > Douvres > La Manche > Calais > Maison : 635 km

Sortez pas la calculette, j'ai fait les totaux pour vous !
En fait, non, j'ai juste fait défiler les infos du "Trip2" de l'ordinateur de bord de la Tiger, plus complet que le Trip1 n'en déplaise à certains ;-)
Donc, au final, main-d'oeuvre et TVA comprise on est à 4.144,4 km (bien loin des 4.500 km qu'indique François dans son C-R).
Autres infos disponibles :
- vitesse moyenne : 68 km/h
- conso moyenne : 5 L/100 pile poil
- en selle pendant 65h36' soit une moyenne de 5 heures par jour, ce qui peut paraître peu mais qui est bien assis assez croyez-moi, surtout 13 jours d'affilée.

D'autres chiffres encore, je sais que vous en êtes friands ...
Sans compter celles des G.O.'s (HONDA Pan European (+200.000km) pour Paul et TRIUMPH Speed Triple pour Pierre-Yves), il y avait 34 motos, dont une seule pilotée par une personne du beau sexe. Encore bravo à Marie-Rose qui, avec son Harley-Davidson, n'a fait l'impasse sur RIEN et en a épaté plus d'un !!
irlande2015Les autres représentantes du beau sexe étaient ... hélas ... accompagnées. Bravo malgré tout à Inge, Florence, Elena, Mireille, Karine, Carina, Nicole, Anne-Marie, Dominique, Nathalie, aux deux Marie-Claire ainsi qu'à Tina qui ont toutes gardé un radieux sourire malgré le mauvais temps qu'elles ont parfois dû subir !!
Comme j'ai envié Patrick, Xavier, Yvan, Raymond, Jean-Louis, Jean-Marc, Bernard, Carmelo, Jacques (MARTIN), Patrick, Jean-Pierre et Philippe, ainsi qu'Edouard, leurs compagnons respectifs, d'avoir près d'eux leurs moitiés aimantes ^^. Car oui, le fait que Ma Dame se refuse à m'accompagner me pèse après quelques jours et surtout après quelques nuits ;-))) Si elle a fait quelques sorties du temps ou j'avais la Freewind, puis la DL, elle n'a par contre pas encore daigné poser son beau derrière sur la selle de la Tiger : quelle affaire, misère, je désespère ...
Ok, j'exagère : des séparations passagères n'ont jamais nuit aux couples solidaires, même la nuit !!

Que dire d'autre ? Comme le dit François, il y a peut-être eu quelques frictions dans notre petit groupe mais c'est le fait de l'impatience des uns face à la "cool attitude" des autres. Perso, je pars du principe que JE SUIS EN VACANCES et qu'à partir de là JE PROFITE de TOUS les instants. S'il me faut 5 minutes pour enfiler mes gants, je les prends. Si je dois retirer mon casque parce que j'ai oublié, con, de mettre mes bouchons, JE LE FAIS. Si j'ai un pote qui est ENCORE plus lent à se préparer que moi, JE L'ATTENDS, on n'est pas aux pièces, sans blague, meeeeeeeerde !! Et si j'ai envie d'un risotto aux fruits de mer à 20 €, JE LE PAIE !
Prendre son temps, c'est ce qu'on ne fait jamais à longueur d'année à cause du travail et des impératifs quotidiens et hebdomadaires qui régentent nos vies. Après, s'il y en a pour FAIRE LA GUEULE (avec ou ?) sans raison, pour un oui, pour un non, tant pis pour eux : CARPE DIEM et après nous le delirium tremens !!
Ceux qui sont pressés PARTIRONT devant et grand bien leur fasse !!
Après, que ça serve de leçon OU PAS, quelque part ... hein ?

Enfin, comment ne pas remercier Paul et Pierre-Yves pour leur "know how", leur maestria, leur compétence à organiser un tel déplacement avec un tel contingent, leur abnégation, leur patience, leur disponibilité de tous les instants ...
Je sais c'est ferry bateau de finir avec la brosse à reluire mais ils le méritent MILLE ET UNE FOIS !!!!!!!
Ne changez rien, c'est parfait comme ça. Le plus-que-parfait, ça n'existe que dans les Bescherelle ...

Tiens, on ne ferait pas un voyage dans les Bescherelle, hein ??? Je me pré-pré-pré-inscrit !!!!


PS : je m'en voudrais de ne pas mentionner l'excellent compte-rendu de MON ami François qui a également comparé notre voyage de 2011 à celui de cette année ...

22:35 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : irlande2015

12/08/2015

Irlande, day twelfe, last but not least (26/07 Hereford > Douvres (358 km) > Calais > Home (+ 250 km))

Calais, 26 juillet, environ 19h30, avec Didier on sort du port. Guidés par les Tripy sur lesquels nous avons laborieusement tapé nos destinations respectives, nous ne tardons pas à trouver l'autoroute vers DUNKERQUE, première ville étape sur le quart de millier de kilomètres que nous allons devoir abattre dans les heures qui viennent ...
Vous aurez remarqué que j'ai écrit "tapé laborieusement" car, non, pas de fonction tactile sur ces "GPS" d'un autre âge : il faut se balader avec les flèches haut, bas, gauche, droite puis pointer avec un "V" chacune des lettres qui compose le nom de la ville de destination. Bien sûr, après quelques lettres, il peut vous afficher une liste mais si vous habitez, par exemple, Château-..., vous êtes partis pour vous balader longtemps dans ce "clavier", sans compter que certains caractères semblent parfois introuvables ! Si ensuite, vous voulez affiner en ajoutant la rue, vous aurez compris qu'à ce niveau d'utilisation, le Tripy a encore une longue route à parcourir ;-)) Ah oui, et pas question de N° de rue, ce n'est tout simplement pas prévu. A cela on vous répond que "ce n'est pas un bête GPS" et que pour "ça" faut aller voir la concurrence !!
Ceci dit, ce n'est pas faux mais la concurrence bouge et rattrape rapidement son retard, proposant de plus en plus de fonctions de balades, à choix multiples de types de routes, etc !!
En plus l'est pas exempt de petits bugs le Prity : voyez le commentaire de Didier sous la note précédente ...

irlande2015On roule comme ça 45 kilomètres environ jusqu'à la périphérie de Dunkerque. Tous les chats ne sont pas encore gris mais on se trouve quelque part entre chien et loup, voyez ?
Avec un temps de chiotte, à ne pas mettre un motard dehors, de la pluie en veux-tu pas, t'en auras quand même, et du vent à couper le souffle ;-)
Comme d'habitude, la plupart des automobilistes sont scotchés sur la bande du milieu et n'en bougent jamais de sorte qu'on passe de la 1ère à la 3ème bande pour les dépasser, puis on se rabat devant eux sur la 1ère à nouveau pour leur faire comprendre que le code de la route prévoit, qu'en toute circonstance normale, il faut serrer le plus à droite possible. A croire qu'ils sont pour la plupart bouchés à l'émeri !!
Avec tout ça, je ne sais pas si JE me suis trompé (en loupant la direction Lille qu'il a peut-être affichée sans que je la vois à cause des conditions décrites supra ^^) ou bien si c'est le Tripy qui m'a trompé en m'imposant l'itinéraire "Ter" mais, au lieu de descendre sur Lille puis Tournai, Mons et enfin Charleroi, comme je l'avais fait en venant, nous avons continué sur l'autoroute vers la Côte belge.
Vérification faite à posteriori, c'est vrai que, sur Michelin.com par exemple, si on tape "Calais > Charleroi", 3 itinéraires sont proposés : celui que je pensais prendre, celui que j'aurais pu prendre (via Lens, Douai, Valenciennes puis Mons et Charleroi) et celui que j'ai effectivement pris !
19 minutes et 29 kilomètres séparent le plus court du plus long, le plus court étant celui que je pensais prendre, le plus long étant, vous l'aurez compris, celui que j'ai pris.
Vous suivez toujours là ou vous voulez un temps mort ??

Quand j'ai vu apparaître les destinations suivantes "Veurne, Nieuwpoort, Oostende", je ne vous raconte pas combien j'étais dégoûté : merde, nous voilà partis sur la route de la Côte et puis ça sera Bruxelles et sa périphérie, aaaarrrrgggghhhhh !! Ce ne sont pas les kilomètres en plus ou le temps perdu qui me faisaient le plus ... euh ... bisquer (comme le homard quoi !) mais je me suis dit que si on était "entrés" dans les terres plutôt que de longer la côte, on aurait probablement eu moins de pluie et surtout de vent. Ceci dit, à la lecture des comptes-rendus d'Henri et de François, qui n'ont CERTAINEMENT pas longé la côte, j'ai constaté qu'ils avaient été "nappés à la même sauce", jugez plutôt :
- Henri écrit :La fin de cet itinéraire je le fis à petite allure vu la pluie et le vent fort. Finalement c'est vers 23h00 que je suis arrivé à la maison
- François surenchérit (nan, c'est pas quand il y a une cerise sur le gâteau, m'enfin !) : Ce dernier jour avec 600 kms sous la pluie n'a pas été le plus amusant du voyage.
(S'il y a des copyrights à verser, voyez mon avocat !)

Ainsi donc, nous étions embarqués vers la Côte. Si ça ne faisait pas trop mes affaires, par contre Didier était sur la bonne voie, navigable pour la circonstance, tant il pleuvait et ventait : pour peu, on aurait attraper des creux dans le macadam, voyez ?? En plus, avec mon protège sac de réservoir qui gonflait avec le vent, je ne voyais même plus mon compteur de vitesse. Du coup, je naviguais au pif, même que Didier a trouvé que je ne roulais pas assez vite par moment et passait parfois devant ...
A un moment, avec les dépassements qui d'un côté, qui de l'autre, et les trombes d'eau soulevées par les camions, je l'ai perdu de vue, ne sachant pas s'il était devant ou derrière.
Arrivé à Jabbeke , je n'en pouvais plus et comme je devais me vider d'une part et remplir le réservoir de la Tiger d'autre part, je suis sorti à l'aire de service. Au retour des toilettes (payantes, avec portique et 50 cents, lavage de main(s) compris), Didier était là, dans le shop (embrassade, accolade)!! Il s'était douté que je DEVAIS m'arrêter là pour le plein sans doute.
A ce stade, on avait à peine 100 bornes dans les jambes et il m'en restait encore 160 à tirer !! On a roulé ainsi, en tandem, jusqu'à la périphérie de Bruxelles où on s'est amicalement salués et où j'ai continué sur le Pays Noir au ciel aussi gris qu'ailleurs, en forçant même le rythme pour gagner quelques secondes. J'étais à la maison à 22h20 exactement. J'y ai retrouvé ma petite femme et mon fiston et s'ensuivirent accolades et embrassades ;-)))
Le lendemain matin, j'ai envoyé un SMS à mon boss pour lui signaler que je prenais la journée : j'étais cassé et j'avais besoin de récupérer. C'est qu'on n'a plus vingt ans savez !!

Pour illustrer un peu cette dernière note (avant un probable épilogue) voici les quelques photos de Paul STEENBEEK (un génial G.O. !) sur lesquelles j'apparais ...

21:45 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : irlande2015

11/08/2015

Irlande, day twelfe, last but not least (26/07 Hereford > Douvres (358 km) > Calais > Home (+ 250 km))

Et donc, c'était le dernier, il en faut toujours un n'est-ce pas ?
Quand je suis allé chercher la Tiger, la DL d'Henri et la V7 de François n'étaient plus sur le parking, non qu'on les ai volées, mais plutôt que les oiseaux s'étaient déjà envolés, pressés qu'ils étaient de prendre la flotte qui tombait presqu'à seaux ce matin-là ...

J'étais prêt, j'avais rangé la machine devant la porte cochère qui menait directement à l'hôtel par l'arrière, j'étais capoté de pied en cap, et Didier n'était encore nulle part ou presque ... Je piaffais, tiraillé entre une exaspération naissante et une commisération amicale ;-)
Je me voyais décoller sans lui mais je me serais alors retrouvé seul et , seul, c'est seul, voyez ? J'ai donc pris patience, je l'ai aidé à enfiler sa fichue veste de pluie qui coince de partout ... Il a d'ailleurs juré qu'il s'en offrirait une, plus pratique !

On est donc parti qu'il était dans les 9h17 par là, moi devant, lui derrière comme souvent lors de ce voyage.
Nous roulions ainsi depuis un petit 22 kilomètres et, arrivés à un roundabout à ROSS-ON-WYE où il fallait prendre la première à gauche, direction "The Midlands", je suis passé outre car j'avais vu une station service juste après. J'avais pourtant fait des signes comme quoi j'allais faire le plein mais Didier ne les a pas vus et, croyant que je m'étais trompé, il est sorti à la première ! Il s'est arrêté quelques instants paraît-il pour m'attendre mais pas assez pour que je fasse le plein, que j'entre dans le shop, que je choisisse une tablette de chocolat, paie (19.13£), remette casque, gants et reprenne la route.

On s'est retrouvé une trentaine de kilomètres plus loin alors qu'il faisait le plein à son tour : embrassade, accolade comme à chaque fois qu'on se retrouve et ... on repartira en duo pour ne plus se quitter jusque Douvres cette fois !!

On roulait ainsi depuis plus de 150 bornes et on avait envie l'un comme l'autre d'un bon café, histoire de souffler un peu !
On ne trouvait pas de station service avec shop et du coup, je suis sorti du road-book en direction d'une aire de "Services" comme on dit là-bas mais c'était un énorme shopping-center blindé de gens, de bagnoles, de négoces en tous genres et ... on l'a fuit sans demander notre reste.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivions à SLOUGH quand nous avons vu des "gars à nous", notamment le couple en KTM Adventure et Roger en GS, qui faisaient le plein à une station service. Nous nous sommes arrêtés, avons échangé quelques mots puis, après un complément d'essence (9.60£ - plus par politesse que par nécessité ), nous nous sommes renseignés auprès de la dame qui tenait la boutique sur un endroit où nous pouvions nous désaltérer.
En fait, quelques centaines de mètres plus loin, de l'autre côté de la route, il y avait un Costa Cafe. On a rangé les machines juste devant et on a investit ! On fait la file, on prend des sandwiches emballés qu'on pose sur le plateau, on commande deux cappuccinos et on gagne une table près d'une colonne. Bizarrement, on nous avait enlevé les sandwiches du plateau et on était là avec nos 2 énormes bols de café amélioré à nous demander où ils étaient passés ... C'est qu'on avait payé 16£75 pour tout ça, non mais !!
Quelques instants plus tard, on nous a apporté des petits pains, genre ciabatta, chauds, garnis comme on les avait choisis et bien plus avenants (accortes?) que les trucs qu'on avait pris à l'étalage !!
"Mécompréhension" comme dirait l'ami François dans un franco-anglais dont il a le secret ;-)
Ils pensaient qu'on voulait consommer sur place alors que pour nous, c'était évident, on comptait les emporter. No souçaille, gentlemen : ils nous les ont emballés proprement dans des petits sachets en papier qu'on a glissés dans nos sacs de réservoir et/ou top-case respectifs.
irlande20157 bornes plus loin il y avait le Château de Windsor à voir et à visiter. Pour la visite c'était râpé vu le temps imparti et la météo de saison (en Angleterre, hein !) mais je tenais A-B-S-O-L-U-M-E-N-T à ramener quelques photos. Comme je le dis souvent, on a tendance à "bâcler" les retours et on oublie systématiquement de les "cataloguer/étiqueter" pour en garder un minimum de souvenirs, même furtifs ... et même si la lumière n'est pas idéale pour faire de belles photos, tant pis !! Quand je suis revenu à la moto, Didier qui attendait sagement, m'a dit qu'il ne fallait plus traîner là et qu'un policeman avait menacé, avec courtoisie, à l'anglaise quoi, de nous coller une amende ... Il est vrai qu'on était plutôt mal stationnés mais ça n'a pris que 2 ou 3 minutes !!
1.5 km plus loin The Long Walk qui s'étirait à perte de vue aurait mérité un arrêt mais on pensait plutôt à la "long road" qui nous attendait encore : nous avions 207 kilomètres derrière nous et il en restait 150 devant avec, en principe, un arrêt pour manger et l'impératif d'être à l'embarcadère à 16h00 au grand plus tard ...
Quelques kilomètres à peine après qu'on soit montés sur l'autoroute, une déviation nous en faisait sortir, et là je dois dire que j'ai commencé à stresser "a little bit" comme on dit là-bas et "biloute" chez les ch'tis ! Stress d'autant plus qu'à cause de cette déviation, il y avait un flot, que dis-je, une marée, plus encore, un tsunami de bagnoles. Autant vous dire que j'ai fermé les yeux sur quelques lignes blanches continues pour gagner en temps et en espace. Et du coup, voyant que Didier suivait sans problème, sans rechigner et sans tirer la langue, j'ai continué jusque Douvres sans plus m'arrêter !

On est arrivés aux portes du port vers 14h45 par là et une fois là, fini, ça ne bougeait plus !! La police "faisait la circulation" au rond-point. Avec Marie-Rose (HARLEY) et son copain (DUCATI Multistrada), Didier est allé aux nouvelles. Apparemment ça bloquait à ... Calais !! Aïe !! Il y avait des retards et, du coup, pour éviter le chaos ou la cohue aux embarcadères à Douvres, ils ont filtré les arrivées. Finalement on a attendu un gros quart d'heure, puis on a été libérés. Mon ticket d'enregistrement m'a été délivré à 15h12 précisément et on a pu gagner la "Lane 214" où se trouvait la KTM ainsi que l'HARLEY et la DUCATI mais pas les motards censés aller avec ...
Parti en reconnaissance pour des toilettes pendant que Didier gardait les motos, guidé par les indications d'un gars qui travaillait là, sur un chantier, je suis arrivé à un petit centre commercial. Soulagement ! J'ai été avertir Didier et on a rappliqué avec nos petits pains façon ciabatta qu'on a arrosés d'un soda qu'on a acheté sur place. En attendant l'heure H (16h00), nous avons vu défiler un cortège de motards arrivés avant nous et qui embarquaient donc avant nous avec, en tête de gondole, François dans sa tenue fluo et Henri dans sa tenue ... furtive !
A la réflexion, lorsqu'on est arrivés au port, on aurait apparemment pu demander à embarquer plus tôt mais ... on n'y a même pas pensé.

Sur le bateau, on s'est retrouvé avec nos amis flamands avec lesquels on a bu un café et pour l'occasion j'ai sorti la tablette de chocolat que j'avais achetée à Ross-on-Wye : trop bon ce chocolat, je ne l'ai pas retrouvé dans les rayons du Champion ce vendredi ...

On est arrivé à Calais à 19h15, heure française. Didier a tapé sa destination sur le Tripy, moi la mienne sur le mien ^^ et nous sommes partis, toutes voiles dehors, sur l'autoroute ...

A suivre ...

21:29 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : irlande2015

10/08/2015

Irlande, day nine (back to the future ...)

DSC01526.JPGAvant de conclure avec le récit du 12ème jour, petit flash back avec cette photo que j'avais prise à Bantry ...
Comme promis, je l'ai envoyée au papy avec un mot d'accompagnement (à peine corrigé par François) que voici :

Envoyé le : 08/08/2015 - 12h34
Objet : BANTRY, 23rd of July 2015 - From a Biker on a Tiger ;-)
Dear Sir,
We’ve met in Bantry on Thursday 23rd of July 2015.
You were in company of your grandchildren, I presume.
You’ll find in attachment the picture I took of you three
I must say that I’ll keep excellent memories of your marvellous country where it never rains or so little …
Thanks for the beautiful smiles
Alberto T.
Belgium


J'avais demandé un accusé de réception et de lecture et j'ai attendu ...
Ce midi, pendant la pose, j'ai reçu la réponse du papy qui a mis sa fille ou belle-fille probablement en copie :

Dear Alberto
Thank you so much for sending the photo of me and my grandchildren
I do hope you enjoyed your visit to our green wet country
Kind regards to you and tour Biker Pals
i wish you all safe travel and good health and Happinness
Brendan M.

Plutôt sympathique, hein ?
Si mon anglais était plus grand que le chapeau de mon oncle, j'en viendrais presque à entretenir une correspondance !

Bon, la suite suit !! Et non, le ferry n'a pas coulé même si on a beaucoup pris l'eau ce dimanche 26/07 ...

PS : nos G.O.'s préférés repartaient dès aujourd'hui pour préparer notre prochain périple avec l'Auvergne pour destination. Pour nous, ce sera du 13 au 19 septembre. Presqu'envie d'écrire qu'on a hâte d'y être mais je ne le ferai pas vu qu'on vient juste de rentrer d'Irlande ...

23:45 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

09/08/2015

Irlande, day twelve !!!!!!!!!!!! (26/07 : Herford > Douvres 358 km)

Dernier jour du voyage et dernières photos aussi !
Le récit suivra incessamment sous peu !

22:36 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

Irlande, day eleven !!!!!!!!!!! (25/07 : Rosslare > Fishguard > Hereford 238 km)

irlande2015L'Irlande est désormais derrière nous, snif ! (qui se dit "Sniff" dans la langue de Shakespeare)
Nous prenons le petit(mais copieux)-déjeuner et sommes tous prêts (ou presque) à embarquer à l'heure sur le ferry de la compagnie Stena Line. J'étais de nouveau là en "back up" de l'ami Didier dont les documents avaient pris l'eau au travers de son sac de réservoir, pas vraiment étanche. Toutes les notes avaient "fondu" et ses numéros de réservation avec !!
Petite charentaise à ce propos : je me souviens d'un voyage, Outre-Manche également, avec un "concurrent" qui avait prévu des road-books boules et flèches (pas de Tripy à l'époque) et des notes dans un papier résistant à l'eau, (waterplouf en anglais) allo quoi !! Non, ce n'était pas avec Moto Tachtig (du gendarme ...)
Bon, voyons les photos du jour si vous voulez bien !

Pour vous dire s'ils font bien les choses chez Cap Moto : alors qu'on voyait le bateau de l'hôtel où on était, nos "papas-poules" Pierre-Yves et Paul ont enregistré un road-book de non moins de 5 way-points (pour 1.684 mètres en tout) avec en fin de parcours : "Préparez vos papiers !!" C'est pas du service 5 étoiles ça, hein ?????
Alors que le folder de présentation du voyage annonce 238 km, le Tripy en renseignait 344,6. C'est en fait qu'il intégrait également le "sea-book", à savoir les 62.9 miles qui séparaient le port de ROSSLARE de celui de FISHGUARD au Pays de Galles, tiens !
Traversée tranqu'huile qui est vite passée malgré les 4 heures qu'elle a duré : entre des conversations et/ou des petites siestes sur le pont et un énorme gobelet de café au deck 8, on n'a pas vu le temps passer.
Au débarquement, certains se sont fait surprendre par un sol extrêmement glissant : à croire qu'on avait vidé des boîtes à sardines de leur huile et leurs aromates sur le pont où étaient entreposées les motos. Juste devant moi, il y a eu 2 chutes à l'arrêt à cause de ça, chutes sans aucune conséquence bien heureusement, ni pour les gens ni pour les machines !
C'est François qui a pris l'initiative au sortir du ferry et, arrivé à Newport, il s'est enfoncé dans la ville pour se mettre en chasse d'un restaurant qu'il a déniché rapidement : le "Golden Lion" que ça s'appelait.
J'ai donc rangé la Tiger face au Lion, entre félins ça pouvait le faire, et les autres en ont fait de même. Plutôt que d'entrer par la ... porte d'entrée et demander si on pouvait s'installer, Didier a soulevé le crochet de la petite barrière qui donnait accès à la terrasse et a posé son casque sur une des tables. Il a encore des choses à apprendre à son âge, notamment en matière de savoir vivre ;-)).
Et oui, on a beau approcher chaque jour un peu plus de la mort, rien de tel que de cultiver son savoir vivre !!
On a parcouru la carte, on a passé commande ... à François qui est parti dans le bâtiment et qui s'est occupé de tout. Je me demande même s'il ne s'est pas mis aux fourneaux car pour se couper en 4 et rendre service, il n'a pas son pareil au sein de notre petit quatuor. Mon choix était fait avant même d'ouvrir la carte : je voulais un " fish and chips ". Si je ne me trompe pas, c'est la seule et unique fois que j'ai mangé ce plat national par excellence et j'avoue que je n'ai pas été déçu : le poisson débordait de l'assiette, les frites semblaient artisanales et la garniture était là pour la couleur, tout y était en somme.
Au moment de quitter l'endroit, alors qu'on était en train de s'équiper on a entendu un grand bruit. On se retourne et on voit Henri, toujours prêt le premier, par terre et la DL pareil, par terre également ! En fait, le parking était en pente et à cet endroit, le bitume était un peu défoncé, de sorte qu'Henri s'est retrouvé la jambe gauche dans le vide et ... bardaf, ça ne rate pas : on sent la moto partir et on ne sait plus rien faire ! En général ça arrive aux petits comme Didier et moi qui choisissent une moto trop grande pour eux ... Là, il ne pourra en tout cas pas dire que c'est la faute à Bernadette ou au Tripy !! Au final, plus de peur que de mal (bien qu'aux avant-dernières nouvelles il ait une côte fêlée et que la DL ne soit définitivement plus vierge de petites griffes). Un motard, un fort gaillard qui était là, nous a aidé à relever la moto (en fait François dit qu'il l'a fait tout seul !). Nous avons attendu un peu, qu'Henri se remette de ses émotions et de sa douleur passagère, puis il a demandé à rouler devant, pour qu'on puisse le garder à l'oeil au cas où ...
irlande2015On a roulé longtemps comme ça, traversant le Pembrokeshire Coast National Park, jusque Carmarthen, passant par Meidrin, Llangynnwr, Flairback, Gwaun-Cae-Gurwen et, après 115 km, nous sommes arrivés dans la Black Mountain où le Tripy nous signalait des chevaux en liberté !!
Si j'ai bonne mémoire, la vitesse était limitée à 40 mph, l'équivalent d'un petit 65 km/heure chez nous. François, qui était juste devant moi et qui, en général, respecte ce genre de panneau, a "mis du gaz" et Didier, qui était derrière, m'a soudainement dépassé, ouvrant ainsi la poignée plus que de raison. Perso, j'ai continué à flâner, l'endroit s'y prêtant à merveille. Je m'attendais également à ce que des troupeaux surgissent de nulle part et je gardais deux doigts sur la gâchette ... de frein ! Un peu plus loin il y avait justement quelques chevaux, grands et petits, devant lesquels je passai sans m'arrêter. Plus loin encore, je vis mes acolytes arrêtés à un endroit qui ne me semblait pas propice pour faire de belles photos et je continuai donc, en les ignorant presque, et en m'arrêtant plus bas, dans un parking aménagé d'où l'on avait une vue imprenable sur la superbe vallée à l'horizon et où un couple d'anglais en TIGER 800 XC orange (aaarrrggghhh !) vint se ranger au côté de mon tigre blanc ...
Convaincu qu'il manquait quelque chose à mon album du jour, je fis demi-tour et je revins à l'endroit où j'avais croisé les chevaux auparavant. Je suis resté assis sur la moto et j'ai tiré le portrait aux quelques placides équidés qui paissaient là en paix ;-)
S'en suivait une très belle descente où ... hum ... j'ai un peu oublié le côté bucolique de l'endroit j'avoue et puis j'ai essayé de cravacher, le terme est choisi n'est-il pas, pour rattraper les 3 gaillards qui avaient filé devant ! J'étais tellement occupé à peaufiner mon pilotage (ah ah ah) que je suis passé outre le WP 46 une première fois et, après un demi-tour droite, une seconde fois avant d'enfin comprendre qu'il fallait juste sortir du road-book sur quelques hectomètres pour voir le Tretower Castle dont les portes venaient de se fermer et où je retrouvai Didier, François et Henri qui nous fit le point sur son état de santé, plutôt réconfortant.
On a roulé ainsi, 35 km de concert, jusqu'à atteindre l'Angleterre. Et oui, le Pays de Galles, ce n'est pas l'Angleterre. Sans chercher le fin mot, j'avoue que l'Angleterre, les Îles Britanniques, le Royaume-Uni, tout ça m'échappe un peu et si je trouve le temps, je me pencherai sur la question, car "That is the question" et pas "To be or not to be", you see ?
Petite tension lorsque nous arrivons à l'hôtel "The Green Dragon de HEREFORD où des motards arrivés plus tôt, voyant qu'on rangeait les motos juste devant l'entrée de l'hôtel, s'emballent un peu en disant qu'on ne peut pas rester là. François s'était renseigné auprès de l'hôtesse à la réception qui avait précisé qu'on avait 1/2 heure pour décharger et c'est juste ce que nous avons fait. Une fois les "bagages" dans les chambres, on a contourné l'hôtel, droite, droite, et on s'est rangé dans un parking, à "l'abri", derrière la camionnette de Pierre-Yves.

J'ai fait un tour de la place au pas de course avant le souper, histoire de fixer les quelques belles bâtisses et autres monuments qui l'entouraient. Après le repas, même chose, je suis sorti pour prendre l'air (seul) et j'ai profité d'un feu d'artifice qui a certainement été tiré à notre intention : c'est gars de Cap Moto, vraiment, trop forts !!!!

J'ai fini la soirée, installé dans un fauteuil face à la réception dans le hall d'accueil, la tablette sur les genoux, et j'ai vu défiler pas mal de vieilles anglaises et de vieux anglais très "propres sur eux", très distingués et très chics : la classe jusqu'au bout ... C'est tout ce que je me souhaite pour mes vieux jours : rester digne et ... propre sur moi ;-))
Dernière nuit de l'autre côté du Channel. On n'a pas fait la fête pour autant. Ah si !! Quand même : on a réuni tout le monde après le souper et les flashes ont crépité !! Il y a notamment une photo de Paul, couché, avec toutes les femmes prêtes à lui sauter dessus, une photo qu'il a certainement fait encadrer !!

12:54 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

Irlande, day ten : 24/07 - Cork > Rosslare : 316 km - Suite !!!!!!!!!!

DSC01611.JPGTRAMORE : il est près de 14h15. Je roule seul depuis Midleton, j'ai parcouru 185 bornes "non stop" sur des routes humides dont 10% qu'on appellerait "ruelles" chez nous et j'ai très faim !!!

Au roundabout, au lieu de continuer tout droit comme le dit l'ami Tripy - seul véritable compagnon de route finalement puisque toujours là quand il faut et jamais un mot plus haut que l'autre ^^ - je prends à droite dans une avenue qui mène tout droit vers la mer et un énorme espace aménagé pour une fête foraine, à la recherche d'un endroit où manger. J'avais bien évidemment repéré d'entrée le "Mistys" mais j'espérais quelque chose d'autre, plus en phase avec ... ce qu'on attend d'un pub. Mais à part un tea-room, il n'y avait rien d'autre.
J'ai planté la Tiger devant, j'ai ôté mon casque et suis entré. Je me suis installé à une table qui, assez bizarrement, m'a fait presque dîner en tête à tête (il y avait tout au plus 3 yards, 2 pieds et 1 pouce entre elle et moi) avec une belle jeune fille qui me faisait face mais qui, hélas, était accompagnée d'un jeune gars qui me tournait le dos et qui était planté entre nous ;-)
J'ai commandé le "spécial poulet-frites-petits pois+soda" à 9.95 € et j'ai bêtement cru que je devais en même temps commandé ... un café. Je n'ai même pas eu le temps d'aller et revenir des toilettes que l'assiette était là avec le soda et ... le café : vous avez dit "fast food" ?!? Il était tellement chaud (le café) qu'au final, il était buvable après que j'ai consommé tout le reste !! Assez déçu par les petits pois : à la réflexion, je n'en ai jamais eu de vraiment bons, à croire que les irlandais n'ont pas le même art de la cuisson du pp que les britons !! Point positif du "Mistys" : quelques belles photos vintage au mur et un fond sonore du même cru, plutôt sympathique pour des gens de ma génération, un peu "aware" malgré tout de la chose musicale en général, et de la variété commerciale en particulier ! Avant de quitter le mystique Mistys, je suis repassé aux toilettes pour essuyer la visière du Shoei XR1100. Tiens, petite remarque concernant le casque. Après l'expérience "douloureuse" vécue lors d'un autre jour de pluie, j'avais enlevé le "whisper strip", cette espèce de membrane qui permet de calfeutrer le dessous du casque pour limiter les remontées d'air par le bas. Je n'ai pas de point de comparaison précis puisqu'il n'a plus ... plu autant que cette fois-là, mais je présume que ça pouvait aider !

DSC01613.JPGPendant que je me rhabillais à l'extérieur du fast-food j'ai vu passer François et Henri qui continuèrent leur petit bonhomme de chemin malgré mes grands signes des 2 mains. J'ai longé la mer le long de la fête foraine et j'ai repris le road-book quelques centaines de mètres plus loin. J'ai suivi Waterford puis Dunmore East et j'ai roulé ainsi encore 22.5 kilomètres jusqu'à atteindre le bac qui traversait un long bras de mer jusqu'à la rivière Barrow. Sans ce bac, on aurait dû boucler 50 bornes de plus pour arriver à Ballyhack, de l'autre côté.
Là j'ai enfin retrouvé François et Henri : s'en suivirent embrassades, accolades, et toutes ces sortes de choses qu'on fait quand on se retrouve, voyez ? On a payé 3€ pour cette croisière de quelques minutes et, au débarquement, il nous restait une soixantaine de kilomètres à parcourir. A la relecture du road-book et la "revoyure" de la carte, je suis étonné que Pierre-Yves et Paul ne nous ai pas fait pousser une pointe jusque "HOOK HEAD" en passant par Duncannon et Templetown : il y avait là un phare qu'on a raté !! Ok, je rigole, faut pas abuser des bonnes choses et il y a déjà assez de participants pour se plaindre d'étapes trop longues, donc ... on roule et on ferme sa "potatoes trap" !!

Direction "Ring of Hook", puis Puncannon, puis Wexford, Kilmore Quay, puis enfin la R736 jusque ROSSLARE. On y était logé dans 2 hôtels différents et en passant devant le premier, on a vu qu'il était à vendre. Heureusement, les hôteliers ont malgré tout honoré leur contrat et nous avons tous été casés, qui au "Rosslare Port Lodge", qui au "Rosslare Hotel", ce dernier étant le nôtre et nous recevant tous pour le repas du soir !!
Mon compagnon de chambrée avait des tas de choses à me raconter ce soir là dont :
- son expérience "sur le Titanic",
- sa conversation avec le couple qui roulait en K1600, elle indonésienne, lui ayant travaillé là-bas, l'ayant rencontrée là-bas et l'ayant ramenée à la maison, lui ne connaissant étonnement pas le moindre mot d'anglais, un couple très sympathique malgré leur monture quoi ;-))
- les 2 "frayeurs" qu'il s'est faites en élargissant un virage jusqu'à continuer sa course dans l'herbe par exemple, et son presque face à face avec une camionnette qui s'était engagée alors qu'il était occupé à doubler une voiture sans vérifier qu'il y avait une intersection non loin de là et que quelqu'un pouvait en déboucher ... A la limite, il reprochait aux automobilistes d'avoir freiné alors que c'est une réaction tout-à-fait NORMALE dans ce genre de circonstance !! Entre charentaises, les carrefours "à venir" sont bien représentés en Irlande où le panneau (noir sur fond jaune) précise clairement la configuration de ceux-ci.
Je crois que ces deux "expériences" l'ont définitivement convaincu de me faire confiance et de me laisser très souvent l'initiative de rouler devant, prudemment ;-))
Après le souper (dont je n'ai pas de souvenir non plus !) on s'est retrouvé à quelques uns dans le petit salon, très cosy, à discuter de choses et d'autres et à surfer sur nos supports multimédias respectifs ^^
J'ai regagné la chambre en catimini pour ne pas réveiller mon cokoteur (attention, belgicisme !) qui ronflait déjà joyeusement ...

L'hôtel étant à un jet de "pierre qui roule" de l'embarcadère, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter pour être à l'heure au bateau. D'ailleurs, on le voyait au travers des vitres de la salle de restaurant !!

09:35 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

08/08/2015

Irlande, day ten !!!!!!!!!! (24/07 - Cork > Rosslare : 316 km)

irlande2015Voici avant toute chose les photos de ce vendredi 24 juillet 2015 ...
Sachez d'emblée que "les vieux démons irlandais" sont réapparus ce jour là avec leur cortège de nuages bas et de pluies plus ou moins intenses qui ne nous ont quitté qu'en toute fin de journée !! En même temps, l'Irlande sans pluie, ça ne serait pas l'Irlande, comprenez ça (avec l'accent bruxellois) ??

Je vous préviens aussi qu'il est très très peu probable que j'aille au bout du récit de la journée car celle d'aujourd'hui, en temps réel je veux dire, sera consacrée au jardinage ainsi qu'aux essais à Indianapolis !! A noter qu'après la FP2, le "dottore" est un peu dans les choux puisqu'il n'a obtenu que le 10ème temps : ses vieux démons semblent aussi réapparaître ... alors que pour LORENZO et MARQUEZ, ils luttent à coup de millième de seconde, loin devant !

Me revoici donc, avec le sentiment du devoir plus ou moins accompli. Oui, n'est-ce pas, "plus ou moins" car on peut toujours faire plus, c'est connu !

Et donc, on est à Crok Cork, on quitte l'hôtel où les motos étaient rangées dans un parking couvert et fermé en ayant pris la précaution d'enfiler directement les plastiques car, dehors, il pleuvine. Perso, comme j'avais juste pris mon blouson "d'été", sympathiquement aéré, il aurait été imprudent de partir sans ajouter une couche de protection imperméable et, comme le bas, entendez le pantalon Gore-Tex, n'est pas des plus étanche, autant s'équiper de pied en cap, que dis-je, en péninsule, et les péninsules ce n'est pas ça qui manque en Irlande !!

Et donc, nous voilà partis (enfin soupirerez-vous !) par les rues de la ville puis quelques rocades pour ensuite enfiler des routes déjà plus sympathiques jusqu'au port de COBH quelque 25 kilomètres plus loin.
On s'y est presque tous arrêtés sauf Henri semble-t-il à en croire le C-R de François. Il y avait là le White Star Line Musuem à visiter moyennant 9.5 € mais il fallait attendre un bon quart d'heure avant la "séance" qui durait, elle, trois-quarts d'heure. Je me voyais mal perdre une grosse heure sur place, même si la visite m'intéressait.
Notez que si on connait peut-être mieux le film de James CAMERON avec le beau Leonardo DI CAPRIO et la sémillante Kate WINSLET, que la réalité des faits tels qu'ils se sont passés à l'époque, la fin ne change pas, elle !!
irlande2015Didier nous a envoyé le ticket d'embarquement qu'on lui a donné à l'entrée du musée et il a joint le mot suivant : c'est mon ticket d'embarquement sur le Titanic à Queenstown. C'est un ticket de 3ème classe comme celui de 120 des 123 passagers irlandais (la plupart donc émigrants) qui se sont embarqués sur ce bateau le 11 avril 1912. J'ai vérifié : le porteur de ce ticket n'a pas été sauvé"
Evidemment, je n'étais pas là pour lui sauver la vie cette fois-là : on ne peut pas être partout et tout le temps !!
Et donc, Didier est entré dans le musée. François n'a fait que 2 ou 3 photos du port alors que j'y suis resté plus longtemps, emportant une moisson de belles photos qui aurait été bien plus belles encore sous le soleil !
J'ai donc quitté COBH et j'ai pris la route seul cette fois. Les contours de l'île étant extrêmement découpés il a fallu plus de 20 kilomètres pour atteindre le "spot" suivant, à Midleton pourtant seulement à 2 cm sur la carte au 1/400.000ème. A Midleton, il était possible de visiter la Jameson Distillery ce que je me suis préparé à faire en enlevant les plastiques, les bouchons, le casque, les gants et le reste ! Quand je suis arrivé à l'entrée et que j'ai vu qu'il y avait beaucoup (trop) de monde et qu'il fallait débourser 15 €, j'ai finalement décidé de juste ajouter quelques photos à mon album avant de me glisser à nouveau dans le scaphandre pour repartir de plus belle. De toute façon, j'avais un bel échantillon de 4 marques de whiskey irlandais dans le top-case, n'est-il pas ?

Après ça, je suis parti me perdre dans la "montagne" d'abord en suivant la direction vers Fermoy, puis la belle R666 (ouais, mieux que la R66 américaine, fieu !) jusque Lismore, puis la R668 où je me suis arrêté pour rendre grâce à la Sainte Vierge Marie qui, de la haut, a prié, prie encore et priera toujours pour nous, pauvres pécheurs. J'en ai profité pour fixer quelques splendides panoramas sur "pellicule" sans m'essayer au format "panorama" que je rate systématiquement d'ailleurs !irlande2015 Plus loin j'ai voulu faire copain copain avec un de ses moutons à cornes extravagantes tant elles sont longues et en colimaçon. Je me rappelle d'un geste que j'ai fait avec les deux mains qui tournoyaient longuement dans l'air pour expliquer leurs formes et François d'essayer de deviner en disant "Escargot ?" et moi, toujours prêt au jeu de mot foireux, de répondre "EscarGOAT" ... Oui, tout le monde sait bien qu'une chèvre ce n'est pas un mouton mais avouez que, tant qu'à inventer un animal, autant qu'il ... n'existe pas !!

Je roulais comme ça depuis, oh, 115 bons kilomètres et l'heure avançant, je commençais à ressentir une petite faim. Comme je n'avais pas de pique-nique dans le top-case cette fois, je me suis dit qu'au prochain pub, et Dieu sait que sur ces routes "in the middle of nowhere", ils n'étaient pas légion (étrangère vu qu'on est pas chez soi, voyez ?), je m'arrêterais !
Au WP31 j'ai bien vu quelque chose qui ressemblait à un pub devant lequel il y avait quelque chose qui ressemblait à une moto, toute seule et, troublé, j'ai continué tout droit au lieu de prendre à gauche en direction de "Nire Scenic Drive". Demi-tour droite et correction de la trajectoire vers les WP suivants, 32, 33, 34, 35, 36, etc ...
Au prochain pub, par la porte ou par la fenêtre, même si elles sont toutes les deux fermées, je m'arrête et j'entre, y a pas à sortir de là !! (Hein ??)
A chaque WP, je m'attendais à un carrefour et qui dit carrefour dit "café des 4 bras" ou "bar du coin". Et bien non ! Il a encore fallu attendre 38 bornes pour tomber sur un autre pub devant lequel une Land Rover était stationnée. Je frappe, j'appelle "Is there anybody in here ?", je refrappe, je reformule le Sésame, rien ne bouge. Je vois ensuite un panneau qui indique que le pub n'ouvre qu'à partir de 5:30 pm. Je fais signe à un couple qui arrivait en BMW que ce n'est pas la peine de descendre de machine et ils repartent sans m'attendre !!
J'ai donc continué, toujours seul, décidé à attendre de rejoindre la côte, plus touristique, moins sauvage et où ce serait bien le diable si je ne trouvais pas de quoi becqueter ... quitte à chasser la mouette !!!

A suivre ...

11:51 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

07/08/2015

Irlande, day nine !!!!!!!!! ( 23/07 : Sneem > Cork : 332 km)

Irlande G2 - Jour 7- 103.JPGCe matin-là "Flappy" était bien plus alerte qu'avant hier soir.

Hein ?

C'est comme ça que j'avais surnommé le chien qui somnolait, roulé en boule, dans un coin du parking du Sneem Hotel, le soir où nous étions arrivés.
Et là, il gambadait joyeusement, aboyait bruyamment, passant d'une moto à l'autre et faisant mine de courser les premiers partants ...

Avant de prendre la route, voici les photos du jour. Vous aurez vite fait de constater que la journée s'est passée sous un beau soleil avec des températures de canicule puisqu'elles ont atteint (ouais, comme la tarte, pffff !!) les 20-21 degrés. Perso, je trouve cela parfait, voire juste "plus-que-parfait" puisque 18.5° est pour moi la température idéale ;-)
Ainsi donc nous devions rallier CORK à 332 km de SNEEM.

A vol d'oiseau et à une hauteur suffisante pour éviter de devoir contourner les hauts lieux et les hauts monuments qui jalonneraient les deux points A (Sneem) et B (Cork), cela ne représentait en réalité que 120 km approximativement.
C'est dire si les G.O.'s nous ont à nouveau mitonné un road-book de derrière les fagots, les ruissos, les virolos, les montagnos, les étroitos et les dégrados pitites routos, empruntant tous les spotos touristico-culturo-géographico-intéressants suivant un inventaire méticuleux transcrit lors de la reco ;-))
Il y a en fait 3 espèces de sortes de péninsules pour atteindre le point extrême sud-ouest de l'Irlande, séparées dans l'ordre par la Kenmare River, la Bantry Bay et la Dunmanus Bay.

On a d'abord refait "à l'envers" un morceau du Ring of Kerry en suivant la côte jusqu'à Kenmare. On a continué à la longer jusqu'à Coornagillagh puis, plutôt que de pousser jusqu'à l'extrême pointe de la péninsule de Beara, on a coupé par le Healy Pass sur la R574 jusqu'à rejoindre Adrigole puis Trafrask sur la côte avec laquelle on a flirté pour atteindre ... Glengarriff où nous avons fait le plein d'essence. J'en ai profité pour acheter le pique-nique du jour : toujours 2 petits pains, 4 tranches de rôti (le même !), un Soda-Cola et une banane et cette fois je n'avais pas oublié de prendre mon "couteau-3-suisses". Plein compris, je n'en ai eu que pour 29.50 €. La formule pique-nique est bien la plus économique et, quand le temps est magnifique, c'est aussi la plus sympathique s'il n'y a pas de hic ;-))) On a continué sur Bantry où nous avons retrouvé nos amis flamands déjà attablés au "Snug", un des nombreux pubs du coin. Il y avait également un gars du même coin, qui a pris notre ami François en sympathie et qui a entamé avec lui une espèce de sorte de monologue pendant une vingtaine de minutes. J'ai bien fait mine de m'intéresser à un moment où un autre mais en fuyant prudemment son regard pour ne pas qu'il me prenne à mon tour à témoin de ses élucubrations ...

Il y avait là aussi un papy qui promenait ses deux petits enfants qui tournaient autour des motos. J'ai demandé au gamin "Which is the beautifulest ?" (ouais, même pas foutu de sortir 4 mots sans me gourer, tout le monde sachant que dès qu'il y a 3 syllabes on dit "most beautiful" et pas "beautifulest", voyez ?).
Reste qu'il m'a compris et qu'il a directement montré la Tiger du doigt, na !!
Le papy est venu vers moi et j'ai compris qu'il aurait apprécié qu'on les prenne en photo, ce que j'ai fait de très bonne grâce. Il m'a ensuite tendu sa carte de visite pour que je la lui envoie par e-mail. Faudra que je l'accompagne de quelques mots que je soumettrai auparavant à François pour qu'il me corrige, vu la pauvreté de mon anglais face à la richesse de mon tailleur ...

Tiens, savez-vous par ailleurs que le chapeau de ma tante est plus petit que le jardin de mon oncle ??

Après Bantry, on s'est enfoncé dans la deuxième péninsule. On s'est arrêté au sommet d'une petite route (étroite et dégradée, vous pensez-bien !) et en plus de la statue de la Vierge que nous avons prise d'assaut et de tous les côtés, on a également mitraillé les panoramas qui s'offraient à nouveau à nos yeux.

On a ensuite poussé jusqu'à Kilcrohane et, au moment de prendre à gauche vers Ahakista (WP20), le Tripy indiquait "Sheep's head" à droite ... "Tête de mouton" me dis-je ? Moi qui trouve ces quadrupèdes particulièrement sympathiques, je n'ai hésité qu'une seconde et suis parti à droite plutôt qu'à gauche comme Didier, François et probablement Henri qui était sans doute avec nous ... ou pas.

J'ai roulé comme ça 3 ou 4 kilomètres jusque Ballyroon avant de tomber sur le panneau "Sheep's head 7Km". Sans savoir où ça me menait et pour voir quoi au juste, je vous le demande, j'ai rebroussé chemin en espérant retrouver les autres rapidement. Au retour, j'ai croisé la camionnette de Pierre-Yves qui doit bien évidemment tenir compte de l'éventualité que l'un ou l'autre motard du troupeau s'égare vers des WP suggérés par les road-books qu'il trace.
Vérification faite, Sheep's Head ou Muntervary, c'est la pointe extrême de cette péninsule sans nom, pointe qui se voit plantée d'un phare ! Avec ma chance, il aurait été éteint en plus !!

J'ai donc "mis du gaz" pour essayer de revenir sur les copains mais je me doutais que je ne rattraperais pas +/-6 bornes en 3 coups de cuillères à pot d'échappement ! Du coup, après quelques kilomètres le couteau entre les dents et le drapeau à tête de mort hissé haut à l'abordage des ... petites routes irlandaises, j'ai un peu baissé pavillon pour rouler de manière plus "appropriée" et en harmonie avec les paysages environnants.

C'est là que 3 furieux me sont arrivés dessus avec Dominique en tête sur son Explorer 1200 bleu mécanique, comme l'orange mais en bleu voyez, un Dominique suivi comme son ombre par la GS de Jean-Marc et la Kawa Versys ... du grand à lunettes. Ils m'ont proprement déposé sur le bord de la route. Un peu vexé par cette attitude pour le moins téméraire, j'ai remis un grand coup de gaz pour recoller au train. Quelques hectomètres plus loin, on a fondu sur un motard en goguette, un motard tout noir, un motard tout seul qui traçait sa route en père peinard. Les 3 furieux l'ont déposé, je m'apprêtais à le faire également, je le faisais d'ailleurs lorsqu'il s'est mis à klaxonner à tue-tête en me demandant de m'arrêter : c'était Henri !!!

Il m'a expliqué que les autres étaient sortis du road-book pour chercher un endroit où pique-niquer, que lui n'avait rien prévu pour ça, qu'ils étaient derrière, à quelques kilomètres et il me montra du doigt un petit coin tranquille avec un banc qui se trouvait juste là, à quelques mètres à peine, juste après les ruines d'une tour de château où les 3 mousquetaires s'étaient d'ailleurs arrêtés pour la prendre en photo.

DSC01543.JPGDu coup, j'ai fait demi-tour pour tenter de retrouver Didier et François. J'ai fait, quoi, 1 ou 2 kilomètres et j'ai vu arriver Didier, seul : à n'y rien comprendre ... jusqu'à ce qu'il m'explique ce que vous lirez par ailleurs sur le site de François !

On est donc revenu sur le "petit coin de paradis" que j'avais découvert et on a squatté l'endroit sans trop se poser de questions, la maison qui faisait face à la crique et au jardin auquel on accédait par une petite barrière marquée "Castle House" semblant inoccupée ...

On était là, tranquilles, peinards, face à la mer, dans un décor de rêve, à grignoter nos sandwiches quand un bruit de moteur se fit entendre ... En tendant le cou, nous vîmes une PORSCHE Cayenne qui semblait vouloir emprunter l'allée dans laquelle nous avions planté Tiger et TDM. Un peu penauds, nous nous sommes excusés en disant qu'on cherchait une "beautifull place to pic-nic" et une des charmantes personnes qui occupaient le gros 4X4 nous répondit "You find it !!". En fait, il s'agissait de deux anglaises (pas irlandaises) qui séjournaient là sans doute pour les vacances et qui ne nous ont par conséquent pas fait d'histoire : il n'y a pas que des mégères sur terre ;-) A la réflexion, elles auraient pu nous inviter à prendre le café, tiens !!

Une demi-heure plus tard, nous nous pointions à MIZEN HEAD, le point le plus au sud-ouest de l'Irlande et qui méritait sans doute qu'on s'y attarde, c'est du moins ce qui ressort du C-R de François qui lui a consacré 3/4 d'heure ... Avec Didier, on a surtout cherché des poubelles pour se débarrasser des déchets qu'on avait emportés après notre passage à la "Castle House" et on n'a pas trainé là dans la mesure où il n'y avait pas de questions-concours ce qui fait que je n'ai aucune info "culturelle" à fournir. Pour vous dire, je ne sais même pas si, hélas, l'hélice que j'ai photographiée appartient à un avion ou à un bateau, même si à priori, la taille est plutôt celle d'un aéroplane ...
Et que dire du tas de cailloux empilés 21 km plus loin, il y a de cela entre 3.000 et 2.000 ans avant J-C, Altar wedge tomb par quelques anonymes et qui servait encore jusqu'au 18ème siècle d'autel ? Intéressant, certes !!

Plus intéressante était la vision que nous offrait une jeune femme, assise au bord de la baie, dans une position quelque peu foetale histoire de se réchauffer les jambes, qu'elle avait nues d'ailleurs, ce que j'ai dû aller vérifier à la demande insistante de Paul qui s'était installé là aussi, un peu par hasard (?) pour piquer un somme (j'imagine les rêves qu'il a pu faire, même que les draps s'en souviennent ...)

Avec Paul toujours, on s'est arrêté à SCHULL à la "Bunratty Inn" où on a pris un café offert par Didier.
Comme souvent en Irlande, le pub était divisé en 2 zones bien distinctes séparées par des cloisons : le côté bar ... d'un côté et le côté repas de l'autre côté, oui je sais ça fait 4 côtés que j'ai mis côte à côte et alors ??
A la terrasse, il y avait une jeune fille, jolie, accorte, avenante, goulue, qui ... se goinfrait dans une sorte de gamelle (un gros seau en plastique). Sans doute faisait-elle partie du personnel et se restaurait-elle des restes de cuisine du midi. Elle fut un peu gênée quand nous la regardâmes avec une certaine curiosité, non je n'ai pas dit avec une certaine envie, m'enfin ;-)

Plus loin encore, près de Glandore, nouvel arrêt à Drombeg Stone Circle , le Stonehenge version "miniature" qui attire les mêmes illuminés qui attribuent à ces lieux des pouvoirs "mystiques, mi-raison, mi-molette" et qui ne soulèvent chez les communs des mortels qu'une polie curiosité mêlée d'incompréhension ...

A ce stade, nous avions parcouru dans les 240 bornes et il en restait donc un peu plus de 90 pour atteindre la destination du jour.

Irlande G2 - Jour 9 - 56.JPGOn n'a pas visité la Timoleague Abbey : j'ai juste pris le beau village coloré qui l'entoure alors qu'on était de l'autre côté de la berge, lors d'un arrêt éclair.

On ne s'est pas non plus arrêté à Kinsale, une petite bourgade touristique au bord de l'eau comme il y en a tant, pour pousser jusqu'au village de Summercove où il était question de visiter le Charles Fort . Il était malheureusement fermé lorsque nous sommes arrivés à ses portes par conséquent closes ^^.
A en croire Dominique et ses acolytes que nous avons croisés à cette endroit, l'intérieur ne valait pas l'extérieur, bien mieux conservé et/ou rénové ... Pas de regret donc, on a pu terminer le road-book en empruntant la R600 jusque CORK et l'hôtel MALDRON !!

Si je ne me trompe pas, il commençait à pleuvoir quand nous y sommes arrivés. Nous avons d'abord tous essayé d'entrer dans le parking principal, devant la porte d'entrée de l'hôtel mais un gars en est finalement sorti pour nous dire qu'il y avait un parking un peu plus haut à droite, à une petite centaine de mètres de là. Et en effet, je me suis pointé devant une grande porte sectionnelle noire qui s'est ouverte comme par magie une fois qu'elle a "vu" la Tiger ;-)
De nouveau, pas de souvenirs particuliers de l'hôtel si ce n'est que le garage se trouvait à l'entresol, entre le rez-de-chaussée et le 1er étage. J'avoue que j'ai un peu "ramé" les premières minutes pour retrouver mon chemin entre la chambre qui était au 2ème je pense et le garage pour récupérer mon top-case.

Il faut dire qu'on vieillit tout doucement et que le fait de changer d'hôtel et de numéro de chambre presque tous les jours, ça n'aide pas à s'y retrouver. En plus, quand on se réveille la nuit pour un pipi par exemple, on ne se souvient pas toujours si la salle-de-bains est à gauche en entrant ou à droite en sortant voyez ? Et pour peu qu'on dorme dans le lit de gauche ou de droite, ça n'arrange pas les bidons. Ah, quelle belle époque que celle où on glissait le vase de nuit sous le lit ;-)) Perso, j'ai le GSM sur la table de nuit et il me sert de discrète lampe de poche pour me faire un chemin dans le noir, même si je suis relativement nyctalope, voyez vous ? Non ?? Attendez, je vous éclaire !!!
Après le repas, on est sorti avec Alain. Henri avait envie de terminer la soirée dans un pub où il y avait de la musique.
On a marché ainsi une petite demi-heure jusqu'à ce qu'il commence à pleuvoir. Si Henri et Alain sont effectivement entrés dans un pub, Didier, François et moi, sommes rentrés à l'hôtel. Au cours de cette petite promenade, il n'a pas échappé à mon oeil "averti" (à moins que là-bas on dise mon oeil "qverti" ?) que les jeunes femmes portaient des robes extrêmement courtes et des chaussures à talons extrêmement hauts. Vivement que cette mode traverse les eaux ^^
Attention toutefois car faut savoir gérer les talons hauts, voyez plutôt !!

Il est probable que j'aie décidé pour la 1ère fois cette nuit-là de mettre des bouchons dans les oreilles, les mêmes que j'utilise quand je roule. Comme je suis un peu plus lent à m'endormir, cela permet d'atténuer les ronflements de l'ami Didier qui pourtant prend un médicament pour les éviter. Cela dit, ils ne m'ont pratiquement jamais ennuyé tout au long du séjour en tout cas.

Alors ? Quid du programme du lendemain (vendredi 24 juillet) ?? A vue de nez, avec les cartes en couleur et au format "JPEG" que j'ai imprimées avant le départ, ça va encore consisté en un savant mélange de routes "de montagne" entre Midleton et Tramore et de routes côtières entre Cork et Midleton en début de parcours puis entre Tramore et Rosslare en fin de road-book. Long de 316 kilomètres, il est certain que "sur papier", il promet encore plein de sensations.
C'est aussi la dernière journée en Irlande puisque samedi, on prend le ferry pour Fishguard et on regagne l'Angleterre ... mais ne nous précipitons pas !!

12:41 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

06/08/2015

Irlande, day eight, suite !!!!!!!! (RoK - 241km mort or laisse)

Formule pique-nique, sympa, au soleil, pour pas cher, sur le parking à BRAY HEAD.
BRAY HEAD ... Comment dire ... C'est comme Bray-Dunes si vous voulez mais pas vraiment. Notez que le verbe "To Bray" veut dire "Braire" et tout le monde sait maintenant, depuis "Bienvenue chez les Ch'tis" que "Braire" ça veut aussi dire "pleurer" et que quand on vient à Bray-Dunes, c'est comme à Bergue, on brait deux fois : la 1ère fois quand on arrive et la seconde quand on repart ...
Mais pourquoi je raconte ça moi maintenant ? Ah oui, c'est en attendant qu'on m'appelle pour le souper, c'est du remplissage (de page) avant de me remplir la panse ;-)
Ceci dit, autant j'étais motivé jusque là pour vous raconter ce périple en Irlande, au point que toutes mes "longues soirées d'été" y passaient, autant là je m'essouffle.
A force de vouloir légender toutes les photos, de reprendre les road-books en les arpentant quasi WP par WP, d'essayer de me souvenir de choses que François n'a pas rapportées dans son compte-rendu (qu'il a par ailleurs déjà bouclé !), je finis par me décourager, voyez ?
Et donc, on a quitté BRAY HEAD et avant de rejoindre la ville de KNIGHT's TOWN où nous pouvions prendre le bac pour revenir sur PORTMAGEE et continuer le road-book sur la terre ferme, nous avons encore profité de splendides panoramas. Le road-book prévoyait un crochet vers une petite route qui plongeait vers la plage et un phare ("Light House"), petite route que je pensais être le seul à prendre et où je fus rejoins par Paul, François et d'autres encore.
DSC01490.JPGA KNIGHT's TOWN, il y avait une balance à charbon devant laquelle Pierre-Yves avait un moment rangé sa Speed Triple. A noter que l'ami P-Y s'est légèrement vautré lors d'une des étapes précédentes sous la pluie, endommageant le sélecteur de vitesses de la TRIUMPH. Il a dû faire appel à son côté Mc Gyver ainsi qu'à quelques colliers Colson pour faire en sorte de pouvoir tricoter du levier. Heureusement le tricylindres anglais jouit d'une grande souplesse et permet de rouler en troisième entre 0 et 240 km/heure ;-)).
En fait, ce n'est pas la seule chute à déplorer. Sur le parking du Sneem Hotel, j'ai notamment vu une GS à laquelle il manquait le rétroviseur gauche. Il en a eu d'autres, notamment sur le bateau du retour, mais toujours sans gravité et sans qu'aucune moto ne soit immobilisée. C'est dire si on est prudent chez Cap Moto ou bien qu'on sait choir, car c'est un art de choir mais attention car qui a chu choira.
Alors qu'on se baladait sur le port avec François, on a vu Henri partir sans demander son reste. Il n'était pas là pour "faire du bateau mais de la moto". Nous, on a attendu le bac qui est arrivé quelques instants plus tard et on a quitté Valentia Isle à son bord en s'acquittant de 3€ chacun. Encore une petite expérience bien sympathique qui nous a évité de rebrousser chemin sur une vingtaine de kilomètres (déjà parcourus dans l'autre sens) et qui nous a fait quelques photos souvenirs !!
Après ça, on a pu rouler "entre terre et mer" c'est-à-dire, en ne s'éloignant jamais trop loin de la côte mais en ayant également l'impression d'être dans la petite montagne, voyez ? On a tenu comme ça un peu plus de 58 kilomètres jusqu'à atteindre ROSSBEIGH, une très large dune de galets où nous avons stationné quelque temps. Je me suis allongé dans les cailloux ce qui m'a permis de faire une photo avec une perspective plutôt intéressante où l'on voit François le Géant et Didier, beaucoup plus petit qu'il n'est en réalité ;-) Je rappelle juste, en passant, que tout petit qu'il soit, il me toise d'un bon centimètre malgré tout !! Petit extrait de Wikiwiki concernant ROSSBEIGH : "In 2008, a 1200 ft sand dune disappeared into the sea. The Rossbeigh Strand Tower, which had been a landmark to Castlemaine Harbour for over 100 years collapsed in February 2011.
In 2013, it was reported in The Irish Independent newspaper that since the 2008 collapse, five million tonnes of sand have been lost".
Comme quoi le Monde bouge ...
On continue en direction de GLENBIEGH, KOLLORGRIN, le CARAGH LAKE en empruntant des routes étroites et plus étroites encore (les secondes étant renseignées sur le Tripy mais pas les premières !) et on arrive aux abords d'un pont sous lequel coule la rivière Caragh et où est planté le panneau qui affiche la réponse à la question n°9 : "Avec quelle région d'Ecosse GLENCAR est-il jumelé ?". J'avoue que je ne le sais plus et, pour le coup, j'ai eu beau chercher sur le Net, je n'ai pas trouvé la réponse !!
Y a quelqu'un qui m'a dit que la réponse était GLENCOE. J'ai vérifié et j'ai trouvé ceci sur un site "beezers.org" : "Glencar , The Kerry Highlands, twinned with Glencoe, Scottish Highlands - Not quite equals, but the similarities were obviously there."
Les 27 kilomètres qui ont suivi comportaient encore des routes étroites ou alors des routes plus étroites ET dégradées mais les points de vue qu'ils nous ont permis de voir, valaient 3 étoiles au Guide Vert, notamment lorsque nous sommes arrivés au GAP OF DUNLOE. L'endroit et le moment étaient idéaux pour un break "five o'clock" même s'il n'était que 16 heures environ. François Didier nous a menés tout droit dans le parking du Moriarty's Heather , où nous avons consommé en terrasse, entourés par un splendide jardin parfaitement entretenu et un silence tout aussi parfait, juste entrecoupé par quelques ronrons de moteurs de motos qui passaient sans s'arrêter ...
François nous y a régalés d'un excellent café accompagné d'une pâtisserie flanquée d'une boule de crème glacée et, comme le souligne Didier, qui devient de plus en plus sensible au charme des jeunes filles, la serveuse était ... euh ... accorte et mignonne. A noter que "accorte" ne veut pas dire qu'elle portait une jupette très courte, sinon je m'en serais souvenu ;-)) A noter aussi que Moriarty était le pire ennemi de Sherlock HOLMES mais j'avoue que le personnage ne m'a jamais fasciné et que, du coup, ses ennemis encore moins : je sais, c'est une de mes innombrables lacunes ...
Il restait 55 kilomètres pour regagner l'hôtel et les G.O.'s ont encore réussi à nous faire emprunter des "routes" tracées au milieu de nulle part, des étroites (2144 mètres - 2442 mètres) et des étroites et dégradées (2652 mètres - 7.284 mètres) au point qu'il semblerait que certains aient tout simplement renoncé à s'y risquer. C'est vrai que ce n'est pas toujours facile de zigzaguer à 20-30 à l'heure entre rochers et bas-côtés, parfois en duo et sans savoir si on ne va pas croiser un autre véhicule. Car (hum), même nulle part, on croise parfois du monde !!
irlande2015Heureusement, les 25 derniers kilomètres étaient beaucoup plus roulants et on s'en est donné à coeur joie avec François. J'ai bien essayé de le semer ... mais il n'a jamais quitté mes rétros malgré la puissance modérée de sa Moto Guzzi V7 II Stone, rosso impetuoso ... Comme quoi, hein !! C'est pas la puissance qui compte mais l'habileté !! Certes, j'aurais peut-être pu ouvrir plus grand dans le rectiligne mais ce n'est pas mon genre. A la limite, je préfère aller vite dans le sinueux et me traîner dans les lignes droites, c'est ça aussi l'expérience du circuit ;-))
Il y avait une question n°10 au WP54 qui demandait dans quelle vallée on entrait. Je présume qu'il s'agissait de la Killarney Valley et je n'ai pas envie de vérifier sur la carte ;-)
Et bien non, c'était la "Black valley" et je me suis effectivement souvenu du panneau une fois que François m'a soufflé la bonne réponse dans son com ... comme quoi il aurait mérité le prix !!
Comme souvent, il n'y aurait à priori rien d'anecdotique à raconter sur la soirée qui aurait pu se passer comme toutes les autres entre entrées, plats et desserts, repas arrosé par un Merlot chilien selon une habitude qui s'est installée avec Didier. Mais ce soir là, grâce à François, je suis arrivé placé, dans le tiercé, obtenant le 3ème lot au jeu-concours.
Pourquoi grâce à François ? Parce qu'il a pris un bulletin vierge, qu'il a copié les réponses que j'avais inscrites sur le mien et qu'il a participé en son nom mais pour mon compte au tirage au sort. Comme son nom est sorti du chapeau, il m'a offert le lot : un box de 4 petites bouteilles (5cl) de whiskey irlandais. A posteriori, j'ai comme le sentiment de lui avoir un peu volé "la victoire" car, pour le coup, il s'est arrêté à chaque endroit où les questions étaient posées et il aurait tout aussi bien pu compléter le formulaire et, par conséquent, gagner ! Cela dit, je n'ai pas vraiment de remords et ça ne m'empêchera pas de dormir parce que je sais que :
- primo, ça lui a fait plaisir de me faire plaisir ^^
- twingo, il ne boit jamais d'alcool !!
S'il est vrai que Didier a dit qu'on le boirait lors de la prochaine crêpes-party, il est tout aussi vrai qu'Henri a bougonné qu'on n'en faisait ou ferait plus, ce qui me dispense heureusement de les conserver jusque là et m'autorise à les boire ... à ma santé !!
Pour clôturer la soirée, j'ai un peu trainé sur le parking puis je me suis à nouveau installé dans le patio pour surfer sur ma tablette.
Sans doute ai-je ensuite gagné la chambre pour déjà préparer les "valises" car le lendemain nous quittions les lieux pour une nouvelle étape en direction de CORK.

19:08 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : irlande2015

04/08/2015

Irlande, day eight !!!!!!!! (Ring of Kerry - 241 km)

Alors ? On va parler de l'alliance de John KERRY, c'est ça ??
Et non, pas de politique ici, que de l'anecdotique !!
Et donc ce "Ring of Kerry", kesako ? Une boucle de Sneem à Sneem, longue de 241 km ou de 222,5 km pour ceux qui avaient le pied marin ...
Qui dit boucle, dit ... dit ... C-O-N-C-O-U-R-S, évidemment et conséquemment, distribution des bulletins de participation lors du petit-déjeuner. Potatoes, tomatoes, eggs, saussages, bread and butter, bacon, coffee and some fresh fruits to close the "gap" actually !!
Crochet par les toilettes "publiques" pour éviter d'embaumer la salle-de-bains, (je vous dis tout, hein ^^ ?), retour à la chambre pour enfiler la tenue ad hoc. Après un court examen du ciel, on est sûr de ne pas devoir enfiler les plastiques mais on les emporte dans le top-case, tant le temps peut-être changeant ...
Henri part devant et nous le retrouvons 925 mètres plus loin devant un monument à l'effigie du Général de Gaulle qui a séjourné là. Cet arrêt faisait l'objet de la question n°1 du jeu-concours auquel nous avions décidé de participer, appâtés par le gros lot qui nous attendait à l'arrivée et dont nous ne connaissions absolument pas la nature ;-)
Comme on s'était arrêté le long de la chaussée, on est tous les 3 repartis devant et on a roulé bon train jusqu'au Fort de Staigue , 18 bornes plus loin. Nous en avons fait le tour pour prendre toutes les mesures nécessaires (hauteur, diamètre, épaisseur des murs, nombre de cailloux le constituant, etc ...) pour répondre à la question N°2. Au détour des murs, on croisait l'un ou l'autre : c'est ainsi que je croisai Inge qui avait escaladé la façade nord et qui me dit qu'elle faisait des signes désespérés à Patrick pour qu'il la prenne en photo. J'ai donc pressé le pas et joué les "Passe-Muraille" (fine allusion au nain connu de Fort Boyart) pour l'en avertir : j'espère que la photo est réussie ;-)
Avant de rejoindre la côte, nous avons continué à grimper en passant par le col appelé Coomakista Pass du sommet duquel on a pu prendre quelques splendides panoramas.
Justement, je me rends compte que cette fois, contrairement à l'habitude, je n'ai pas donné le lien vers les photos du jour , et voilà qui est réparé !
Retour dans la vallée et 4ème arrêt déjà alors qu'on n'a pas fait 43 kilomètres !! Je conçois dès lors que certains esprits "échaudés" décident finalement d'ouvrir en grand et de passer leur chemin ...
DSC01467.JPGOn est à Waterville, devant la statue de Charlie CHAPLIN, sculptée par Alan Ryan HALL qui a réussi son coup puisque la ressemblance est frappante ;-) Il y en a même qui prétendent que je lui ressemble (?). S'ils m'avaient connus "avant", quand j'étais muet, ils comprendraient pourquoi je suis devenu un "grand bavard" ...
La famille CHAPLIN avait une résidence de villégiature à Waterville, ceci explique la présence de cette sculpture dans cet endroit qu'on pourrait trouvé insolite.
S'il y en a qui font leur "B.A." tous les jours, nous on a fait la "B.I." (l'abbaye voyez ?) du jour en s'arrêtant au Ballinskelligs Priory. Encore des vieilles pierres, des vieilles tombes me direz-vous, certes, mais sur un splendide fond de verdure et de bleu azur, j'avoue que ça donne envie de s'y arrêter ... pas pour toujours, Dieu nous en garde, mais si je devais reposer un jour définitivement, ce qui risque sans doute de m'arriver, je me verrais bien gésir dans un tel endroit : je risquerais d'avoir plus de visites que dispersé sur une pelouse commune autant qu'anonyme ... Au XIIème siècle, des moines venus de Skellig Michaël (une des 2 îles de l'archipel de Skelligs) ont fondé ce prieuré à la gloire de St Michaël, le "Roi de la Pope", ah ah ah Hiiiiiiiiii Hiiiiiiiiiiiiiii
On a ensuite joué à saute-moutons, entre collines et vallons, jusqu'à atteindre PORTMAGEE, un petit port sympathique au large duquel un drame se joua en 1910 (question N°7) avec le naufrage du Crompton. A lire cet article il semblerait que le capitaine et son staff aient été responsables de l'accident et que le "Master" s'est vu retirer son permis pendant 3 mois ...
Tiens, qu'en est-il du Commandant Schettino du Costa Concordia ? Sans attendre la réponse qui ne serait de toute façon pas venue, j'ai lu vite fait qu'il avait "écopé" de 16 ans et un mois de prison ... Sans doute pas assez pour toutes ses vies perdues et ses familles endeuillées !
Si la question 7 concernait le naufrage, la question 6 portait sur le nombre de marches qu'il fallait gravir pour atteindre le Monastère sur l'île de Skelligs Michaël. Didier consulta son Guide Vert qui parlait de non moins de 2.300 marches alors que le panneau sur le parking du port renseignait "Over 600 steps".
Evidemment, il a été question de "la bonne réponse" et de la réponse qu'attendait Pierre-Yves, les deux n'étant pas forcément les mêmes, etc, etc ! En fait, il a bien fallu se rendre à l'évidence que les 2.300 marches concernaient TOUTE l'île et pas juste le sentier vers la Moinerie !
Alors qu'on finissait nos consommations sur la terrasse du Bridge Bar, François qui s'était éclipsé un moment, est revenu avec son pique-nique. Quelle bonne idée ! Nous lui avons demandé où il l'avait dégoté et avec Didier nous avons fait une cinquantaine de mètres jusqu'au O'Connells Foodstore où j'ai acheté 2 petits pains, 4 tranches de rôti de boeuf préemballé, un soda et un fruit. Au retour à la terrasse du café, François a piqué quelques sachets de mayonnaise, histoire d'ajouter le sourire de la crémière à un panier qui promettait déjà ;-)
Il faisait beau ! On aurait pu rester là pour manger mais ... on ne squatte pas la terrasse d'un café comme ça, ça ne se fait pas. On est donc reparti et on a fait quoi, 3 kilomètres tout au plus, pour arriver à BRAY HEAD (WP26) où nous avons rangé les motos dans un parking "aménagé". Après un bon quart d'heure, le préposé au parcmètre est venu poliment nous demander de nous acquitter d'1€ par moto pour l'utilisation des "facilities"... offertes. S'il est vrai que le sol était bitumé ^^, de "facilities" il n'y en avait pourtant guère : ni poubelles, ni pissotières à un kilomètre à la ronde.
J'ai souvenir par contre d'avoir refusé de m'acquitter d'une somme que me demandait le cher Henri pour l'utilisation de son couteau. Pas plus compliqué que ça d'ouvrir un petit pain avec les doigts !
Nos top-cases ont donc servi de poubelle pour l'occasion et, pour ce qui est des toilettes, j'ai été un peu à l'écart pour soulager un léger besoin qui était devenu trop pressant : la Nature, il n'y a que cela de vrai pour ce genre de choses.

A suivre ...

21:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : irlande2015

03/08/2015

Irlande, day seven, suite !!!!!!!(!) (Limerick > Sneem)

Irlande G2 - Jour 8 - 35.JPGSeptième jour, 21 juillet : 323 kilomètres au programme et pas de concours. Ceux-ci ne sont prévus qu'en cas de "boucles", ce qui parait logique finalement !
On quitte Limerick et on monte sur la M7 pendant une douzaine de kilomètres. C'est toujours un peu curieux pour nous continentaux de monter sur l'autoroute en clignotant à droite ;-) On s'insère dans le trafic et on se cale souvent le plus à droite pour dépasser le tout venant ...

Sortie N°2 "Listowel" pour une N69 qu'on emprunte pour une soixantaine de kilomètres.
On pousse une pointe jusqu'au CARRIGAFOYLE Castle . Avec Didier, on entame la grimpette dans l'escalier tout en pierre et en colimaçon jusqu'à atteindre un palier duquel on a une vue imprenable sur les landes de pierres, les lacs, les rivières, c'est le décor, etc etc ... et pas seulement du Connemara ! En redescendant j'ai compté les marches histoire de ne pas oublier la table d'addition (?) : ça en faisait 82 tout de même. Quand on peut faire un peu d'exercice autant en profiter, non ?

Près de 70 kilomètres plus tard, le deuxième "POI" (qui se dit "PEA" en anglais) consistait en l'Abbaye du jour, dans le village de ARDFERT . Didier et moi l'avons visitée alors qu'Henri et François filèrent vers d'autres cieux, moins catholiques : nous n'avons définitivement pas ou plus les mêmes valeurs ;-) Bon, à leur décharge, il faut avouer qu'une fois qu'on en a vue une, on les a toutes vues ou presque même si chacune a son histoire mais encore faut-il y trouver un intérêt ... Perso, les vieilles pierres me parlent quelque part et, comme je suis poli, je les écoute, sans toujours les comprendre j'avoue. Oui, tout cela est un peu ésotérique et raque et patatrac !

irlande2015On a continué à longer la côte et on est arrivé à Fermoyle Beach (WP 23 du R-B). J'étais devant (comme de + en + souvent, c'est à noter) et je cherchais un pub où s'arrêter. Aussi loin que ma vue pouvait porter je ne vis rien sur la plage et je continuai donc jusque dans une rue à l'intérieur du village où je garai la Tiger en biais le long du trottoir, suivi par Didier et François qui firent de même. Henri de son côté, pas convaincu, se demandant pourquoi je n'avais pas été du côté de la plage, fit un aller et retour pour constater qu'en effet, il n'y avait pas de pubs là-bas mais il en profita pour faire les plus belles photos de plage qu'il soit donné de voir ^^.
Nous sommes donc entrés dans le FLAHIVES de Ballyheigue. Henri et François se sont occupés de la commande qui a un peu tardé à arriver mais on avait le temps. Henri a pris une bière du cru qu'il a, je pense, appréciée. On aurait presque pu manger là (il était pas loin de midi) car à un moment un gamin est arrivé avec un tas de baguettes de pain ...

On a finalement poursuivi la route et après cet épisode urbain, on s'est rapidement retrouvé au milieu de nulle part à nouveau, dans le Connor Pass où la nature, sauvage, reprend tous ses droits.

Descente sur DINGLE où nous cherchons un espace pour ranger les motos, espace que nous trouvons pile poil en face d'un restaurant que nous choisissons, que nous investissons et dans lequel nous consommons repas et boissons ;-)
The Goat qu'il s'appelait. Didier a pris une "showder", François une salade au chèvre et moi un risotto aux fruits de mer. Il m'en a coûté 23 € soit l'équivalent de presque 6 jours en formule "pic-nic" !! Mais on n'est pas là pour compter, n'est-il pas ? On est là pour profiter des bonnes choses de la vie, n'est-il pas ? On n'en a qu'une, n'est-il pas ? Quoi ?? Vous en avez deux, vous ??? Bollocks !!

Une heure plus tard nous sommes arrivés à KILLARNEY et nous avons visité la Sint Mary's Cathedral : pas de la vieille pierre cette fois, du "neuf" (+/- 1850), du costaud, parfaitement restauré entre 1972 et 1973, c'est à dire hier encore !! Et pas du flamboyant rococo ! Du sobre et du beau, voyez les photos !!

Plus loin, petit aller-retour vers le Ross Castle . L'endroit était bondé : il y avait là autant de gens que de canards et de calèches tirées par de placides chevaux. En d'autres temps, il aurait pu être très bucolique avec ces canaux ombragés qui berçaient nonchalamment des barques colorées et son château, dressé au milieu de ses eaux claires ... Quel poète cet Albertino, hein ?

irlande20158.837 mètres plus loin, autre "spot" touristique avec les Torc Waterfall . On laisse les motos sur le parking et on grimpe le long d'un sentier pour au bout, apercevoir une cascade d'une vingtaine de mètres de haut. On redescend. On attend Didier qui est lui aussi parti en exploration et qui, comme d'habitude, cherche LE meilleur angle pour faire LA meilleure photo que PERSONNE d'autre n'aura captée ... Pendant ce temps-là, avec François, on s'est tapé une bonne glace qu'on a achetée chez "Mr Cool", la glace à l'italienne avec le "99 flake" planté dedans, miam, miam !!
Quand Didier est revenu de son safari photos, on a bien vu qu'il se doutait de quelque chose (il me restait peut-être un peu de crème sur le bout du nez ?) et que ça ne lui aurait pas déplu de s'en taper une à son tour. Mais on lui a dit qu'on avait pas le temps et qu'il fallait impérativement qu'on reprenne la route sous peine de ... euh ... Hein ??

Pas le temps, oui, pas le temps de souffler qu'on se retrouve à nouveau devant des panoramas splendides, les Ladies View . Nan, on s'est pas mis à reluquer de splendides gonzesses avec nos grosses jumelles. Le nom viendrait from the admiration of the view given by Queen Victoria's ladies-in-waiting during their 1861 visit , dixit wikipydjama ! Et de fait, on ne sait plus où donner de l'objectif pour saisir la beauté saisissante du panorama qui s'offre à nous, telle une jeune lady frémissante et languissante ...
Hein ? Faut te soigner mon gars !! T'es en manque à ce point ???
Ouais, en manque, en manque ... En manque cruel d'essence !! J'avais roulé jusque là avec le couvre sac de réservoir pour le protéger de la pluie et ce sac, en se gonflant d'air, me masquait partiellement la vue sur le compteur de la Tiger.
Je ne me suis aperçu qu'à ce moment là que le témoin de réserve était allumé et que le niveau de celle-ci était déjà entamé de moitié !! Comme j'étais à l'arrêt, lorsque j'ai demandé l'autonomie restante, il n'affichait que deux traits horizontaux ... Il y avait bien de l'autre côté de la rue la camionnette de Pierre-Yves qui buvait le coup avec un tas d'autres motards attablés au bistrot du coin, même s'il n'y avait pas de coin en fait car pas de carrefour à l'horizon !
Je ne me voyais pas lui demander 1 ou 2 litres d'essence en dépannage. A posteriori, je ne vois pas pourquoi je ne l'ai pas fait car j'ai bien gâché les 30 bornes de belles routes sinueuses qui suivaient !!
Ce truc m'a tellement perturbé que je suis reparti "à droite toute" ! Quand j'ai vu la FORD Mondeo m'arriver dessus je me suis dit : "Mais qu'est-ce qu'il fout là cet abr ....!!" Autant que possible, trouvez un stationnement à GAUCHE : ça aide quand on redémarre ;-))
Si Henri et François sont partis devant, Didier est resté sagement derrière moi qui me traînait comme jamais sans doute je ne me suis trainé sur la route, évitant de dépasser les 2500 tr/min pour économiser la moindre goutte d'essence. Quand la route descendait, ce qui était heureusement et souvent le cas, je débrayais carrément.
Car, oui, si après quelques centaines de mètres, le compteur a bien affiché qu'il me restait ... 12 puis 11 puis 10 km d'autonomie, il fallait en réalité tenir près de 29 très loooooooongues bornes pour atteindre la pompe la plus proche.
10, 9, 8, 7 puis les 2 traits puis ... la moto a continué a rouler jusqu'à la station service ... qui était fermée !!! Mais il y en avait une seconde quelques hectomètres plus loin où François terminait son plein d'ailleurs. Ouf, j'ai eu bien chaud ! Bon, Pierre-Yves n'était pas loin et j'aurais été dépanné dans le 1/4 d'heure mais bon, voilà une petite aventure qui est venue pimenter la fin de parcours. Ceci dit, je n'ai mis qu'un petit 17 litres dans le réservoir qui en compte 19 normalement, allez comprendre !
Belle surprise lorsque nous sommes arrivés à l'hôtel de Sneem. Il y avait là des tas de jeunes gens et surtout de jeunes filles, toutes habillées comme des princesses. On a d'abord cru à un mariage mais, renseignements pris, il s'agissait d'un "bal des débutantes" pour fêter entre autre la fin des examens.
On y était là pour 2 nuits, de sorte qu'on a cette fois vidé les top-cases ...
J'ai pris quelques photos de la chambre pour que vous voyez l'espace qui nous était accordé et l'accueil qui nous était réservé avec la boîte en bois contenant divers types de thé, du café, du lait, du sucre et la bouilloire qui va avec pour chauffer l'eau !
Lors du repas, Fête Nationale Oblige, Mimi (un sacré morceau de fille comme on dit chez les Britons) a entonné la Brabançonne et on s'est tous levés ou presque , la main sur le coeur pour l'accompagner.
Après le repas, je suis allé écouter un peu de musique. Il y avait un guitariste, un percussionniste et une chanteuse qui interprétaient quelques airs connus ainsi que quelques balades irlandaises soporifiques ;-)
Je me suis ensuite installé dans le patio et j'ai feuilleté un livre plein de belles images consacrée à cette île un peu mystérieuse.
Ainsi se terminait cette belle journée, après qu'on ait tapé un oeil sur la météo et sur la ronde prévue le lendemain dans le Kerry ...

21:47 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : irlande2015