17/09/2017

Cévennes, 6 septembre, jour 5

D'emblée les images du jour : la BOUCLE DU MONT AIGOUAL, 220 kms !
Pas un jour comme un autre puisqu'il marquait mon soixante-et-unième anniversaire ! Et dès le petit-déjeuner quelques unes et quelques uns sont venus à ma table pour m'en souhaiter un joyeux !! Il y a Prof, Timide, Grincheux, Dormeur, Atchoum, Simplet et ... Joyeux, c'est bien connu ;-)
On était prévenu, la mise en roues a été abrupte ce matin-là. Pas le temps de chauffer les cylindres qu'on attaquait d'emblée la falaise par la face sud-sud-est-nord-ouest !
Je confirme que je n'aime pas trop les lacets. Si j'ai un semblant de technique (je freine de l'arrière pour resserrer la courbe tout en mettant du gaz histoire de continuer à avancer), c'est souvent à la limite du calage et la mécanique en souffre ... autant que moi, voyez ? Rien de tel que les grandes et larges courbes !!
Autant dire qu'on s'est vite regroupés ici et là pour fixer sur carte SD les beaux panoramas que déployait devant nous Mère Nature.
CEVENNES PAUL 9-2017  - 0136.jpgNous sommes arrivés à Le Truel, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, dans les gorges de la Jonte où se trouvait "La maison des vautours". Dans le parking, en passant derrière les quelques motos présentes, nous avons remarqué que l'Africa Twin de l'ami Sacha n'était plus ... immatriculée. Nous pensions qu'il était au courant mais, non, il ne le savait pas ! A ce moment-là, on s'est tous demandé ce qu'il fallait faire en reportant la décision à plus tard.
Nous étions Xavier, Paul et moi, a décider de faire la visite des lieux. Nous avons d'abord arpenté le musée sur deux étages, puis nous avons eu droit à une séance vidéo avec des séquences en direct via des caméras placées à certains endroits stratégiques et des séquences enregistrées d'évènements comme la naissance et le premier vol des bébés et jeunes vautours ... Après ça, nous avons eu accès à une terrasse panoramique d'où nous avions une vue imprenable sur les gorges environnantes et, via de puissantes longue-vues, nous avons pu observer quelques oiseaux perchés dans les falaises. Belle découverte qui, comme disait l'autre, datait le vautour valait le détour d'autant qu'elle était sur le tracé du road-book !!
On a ensuite continué la descente vers Meyrueis où Pierre nous a rejoints pour manger avec nous. Sur le conseil de Paul qui avait mangé là lors de la reconnaissance, nous nous sommes installés à la terrasse de l'Hôtel Le Sully. La serveuse/patronne Teresa était très volubile et drôlement bien faite ce qui avait sans doute suffi à notre GéO pour attribuer une excellente note à l'établissement. Si l'on regarde par contre sur Trip Advisor et le Petit Fûté par exemple, les commentaires sont plutôt catastrophiques. Mais bon, en ce qui nous concerne, nous n'étions que de passage et mon véritable tripoux aveyronnais était de facture correcte (sans plus) et là s'arrêtera mon jugement, le cadre étant ,lui, bucolique et l'accueil plutôt avenant sans compter, qu'en plus, on y a passé un agréable moment : n'est-ce pas encore là l'essentiel ?

A suivre ...
cévennes 2017
J'ai comme l'impression que je pourrais en rester là pour le C-R du jour et tirer un trait sur la suite pendant que d'autres s'occuperaient de la tirette en un éclair ...
Mais, c'est mal me connaître, car jusqu'au bout j'irai !
On a quitté Meyrueis et via les D986, D252, D15, D47, D151 et Servillères, Montjardin, Villemagne, Espinassous, Trèves, Causse-Bégon, Dourbies et Les Laupiettes nous sommes arrivés au WP 23, où il était possible de prendre un raccourci et où nous avons rejoint un "groupe à nous" auquel s'était joint Olivier CAPPELLE et sa DL650 jaune qui a un pied-à-terre dans la région. Apparemment Georges avait un problème de pression de pneu, c'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre. Pendant qu'on bavardait là, on a assisté à une petite chute d'un couple en custom dans le lacet qui remontait vers le Mont Aigoual. Ah, ces lacets lassants sont manifestement une plaie pour les motards, débutants mais pas que !
Au moment de repartir, j'étais une fois encore le dernier et j'ai entendu Georges : "Elle démarre pas !!"
Je le vois essayer et réessayer mais en vain : le bi reste coi ! On convient qu'il se laisse aller dans la descente en mettant la 2ème vitesse et je le vois régulièrement embrayer mais sans succès jusqu'à laisser une belle trace de gomme au sol. Finalement la route se met à remonter et voilà notre ami à pied. Petit conciliabule, tripotage de boutons et là, miracle, le moteur s'ébroue enfin et nous voilà repartis enfin, jusqu'à rejoindre le groupe.
Une heure plus tard, toujours sur les mêmes petites routes, on a marqué l'arrêt pour une énième photo panoramique à un endroit où Paul avait grimpé la colline pour nous prendre d'en haut.
Après quoi on est arrivé au sommet du Mont Aigoual. Je me suis arrêté aux pieds des premières antennes rencontrées et, comme j'ai vu passer Paul comme une balle à bord de sa camionnette, je n'ai pas compris qu'on faisait un aller-retour, ce que m'affirmait Philippe qui s'était arrêté après moi. Plus loin on est arrivé à l'observatoire d'où partent, parait-il, les infos sur tout le sud de l'Hexagone.
Après avoir pris le vent de face, de derrière et de travers, je suis allé me réfugier à la buvette en compagnie du groupe où Philippe m'a offert un café qui fut le bienvenu pendant que certain(e)s optaient pour un chocolat chaud : c'est dire combien le fond de l'air était frais, là-haut, là-haut, il n'y a plus de saison, laïho, laiho ...
Il restait +/- 35 bornes à redescendre pour rejoindre Florac, ce qu'on a fait, en repassant sur la large route gravillonnée d'abord (grrrmmbbll, grrmmbbll, rondidju de gravillons de mmmm ... !), les gorges de Tapoul, Cabrillac, Massevaque, Rousses, Carnac, Le Gua, Les Vanels, Vebron, Racoules, Salgas, Ferreyrettes, Mazel, Croupillac et Belrepaire !!

Le soir, dans la salle du restaurant de l'hôtel, les lumières se sont de nouveau éteintes, Paul est arrivé avec un gâteau au chocolat planté de 2 bougies et tout le monde a entonné le traditionnel "Happy Birthday" mais, cette fois, c'était bien pour moi !
François, qui s'était installé en bout de table, près de moi m'a posé une jolie casquette aux couleurs de la maison des Vautours dans les Gorges de la Jonte, puis Paul a proposé que je fasse le briefing pour la journée du lendemain : j'ai hésité puis j'ai décliné car j'avais déjà un peu trop picolé et je n'étais pas sûr d'assumer cette tâche de première importance avec la solennité qu'elle méritait ;-))
Nouveau petit tour dans la ville puis retour à la terrasse de l'hôtel où on s'est retrouvé Gull et moi à discuter de tout et de rien, de nos femmes et de nos enfants, de nos âges, du futur de l'humanité, etc. Pendant ce temps-là, à l'intérieur, Anne, Yvan, Xavier et Paul discutaient de l'organisation du club et des choses à garder et à changer pour le meilleur et pour le pire.
A mon humble avis, vous savez quoi et vous savez ce que je lui ai écrit, texto ?
"NE CHANGE RIEN, continue comme ça et ceux à qui ça convient resteront, les autres iront voir ailleurs. Je pense que le noyau est suffisamment grand pour que tu aies chaque fois le nombre de participants pour « amortir » les frais. Le système d’acompte me semble maintenant bien rodé et cadenassé. Il te reste « juste » à trouver les destinations fédératrices."
Bon, il y a peut-être quelques petites choses, comme des étapes de liaison plus longues par exemple ce qui n'est déjà pas du goût de tous d'ailleurs, mais perso, je lui fais entièrement confiance, voilà !
J'ai terminé la soirée en descendant deux affligeantes Affligem coup sur coup et ma nuit n'a pas été des plus tranquilles car, excès de boisson NUIT !!

17:49 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : cévennes 2017

Commentaires

D'emblée une dure déception; en fait d'images j'aurais espéré celles de l'aguichante demoiselle de la grotte du même nom et au lieu de ça on me propose vautours nécrophages et tripoux aérophages.. La réputation de ce blog va en souffrir.

Écrit par : Xavier | 18/09/2017

ça va ? Monsieur est content ?? Juste un truc : c'est toi qui a foiré sur ce coup-là car moi j'avais même pas remarqué la donzelle, hum hum ...

Écrit par : Alberto | 19/09/2017

Le problème de Paul c'est "comment réduire mon stress ?" . Ce stress est dû à l'inconnue financière quant au succès des voyages proposés (exemple : chute des inscriptions aux Dolomites). Il n'y a qu'une façon de réduire ce stress, c'est d'exiger des acomptes non remboursables, ce qui suppose d'annoncer un prix alors qu'on ne connait pas encore le nombre de participants, il faut alors fixer un prix plafond à chaque voyage. Mais Paul a peur que cela fasse fuir les candidats et c'est une crainte tout à fait infondée. Son agence de voyages devrait pouvoir le guider dans cette voie.

Écrit par : ds | 19/09/2017

Ah la oui, content. Et tant pis si Satan t'habite, les hits du blog vont monter en flèche!

Écrit par : Xavier | 19/09/2017

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