13/09/2017

Cévennes, 3 septembre 2017, jour 2

cévennes 2017On embraye direct, shifter ou pas, boîte auto ou pas !!
Et on affiche derechef les images de cette étape longue de 411 bornes qui nous voyait quitter CHAUMONT pour rejoindre ISSOIRE (FR-63500) sans histoire !!
Des routes roulantes et souvent rectilignes d'abord empruntées à un train de sénateur au point que je commençais à somnoler derrière ma bulle trop courte mais l'ami Gull me réveilla en sursaut car il "ouvrit" bien plus que de raison : c'est clair, la K1200 aime les grands espaces et, bien menée, elle est inaccessible ! A un moment il a d'abord mis son clignoteur à droite, puis à gauche. J'ai cru qu'il me signifiait juste que j'avais oublié de couper le mien mais, en fait, il voulait aller visiter l'Abbaye de Fontenay mais ... trop tard, on est passé trop vite ;-)
Nous aurions pu faire demi-tour me direz-vous mais c'est oublier l'une de nos devises !!
Tiens, vous vous souvenez d'un slogan qui disait "La vitesse, c'est dépassé !"
Suffit d'un "ER" au lieu du "é" et ça change complètement le sens et, perso, c'est ce dernier que je préfère !!
A ce train-là, on était à SAULIEU avant d'avoir eu le temps de dire oufti ...
On a vu Jacky et Danuta à la terrasse du "Café du Nord" et on a rangé les brêles à côté de la grosse RT.
Nous ont rejoints ensuite les frères Parys et d'autres encore, certains ayant poussé la curiosité jusqu'à aller voir les tarifs pratiqués par l'hôtel restaurant Bernard Loiseau situé en face, des tarifs prohibitifs pour certains ou justifiés pour d'autres, ce qui n'est pas dichotomique mais fonction de l'avertissement-extrait de rôle de chacun ou des valeurs ... morales ! Par ailleurs, intrinsèquement, les avis des critiques ne sont pas forcément dithyrambiques et de rappeler ici que l'homme Loiseau s'est donné la mort pour une histoire d'étoile dans un célèbre guide gastronomique ... qui d'habitude nous aide à trouver le bon chemin !!
Après ça, pendant que les autres poursuivaient sur le road-book normal, nous étions 3 à suivre l'ami Gull qui nous emmena à LA BOULAYE (FR-73120) où se trouve le Temple des Mille Bouddhas . Comment cet énorme "complexe" se trouve-t-il là ? Je vous invite à lire le contenu du lien pour tout savoir ou presque. J'ai moi-même posé beaucoup de questions à Gull, qui l'avait déjà visité auparavant et on a également dévié sur le bouddhisme en se rendant compte qu'on ne savait pas grand chose. Même la réincarnation qu'on évoque parfois, n'a pas le sens que le commun des mortels lui donne. Là aussi, je vous invite à vous pencher sérieusement sur cette religion qui est d'ailleurs tout autant une philosophie. On n'en sort pas plus bête, croyez-moi !
cévennes 2017Après cette visite aussi instructive qu'étonnante, nous avons repris la route et sommes arrivés dans le petit village de Toulon-sur-Arroux. Il y avait déjà là quelques motards du groupe qui s'étaient installés à la terrasse. Hélas il n'y avait plus de place mais nous avons eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait une autre terrasse à l'arrière du restaurant "Le Méridien". C'est là que nous nous sommes installés, à l'abri des parasols.
On a passé commande et on attendu et on a attendu et on a attendu ... Un premier panier de bouts de pain, nos boissons puis on a attendu et encore attendu. On serait presque partis siffler sur la colline, zaï zaï zaï zaï, pour aller cueillir un petit bouquet d'églantines, pendant que le cuistot s'affairait (probablement) en cuisine, zine, zine, zine, zine puis, enfin, le miracle est arrivé : mon filet mignon de porc était à tomber, baignant dans une sauce comparable au meilleur nectar et le second et plus grand panier de pain qu'on nous avait apporté pour patienter ne fut pas de trop pour bien racler le fond du fond de l'assiette. Après vérification sur TripAdvisor, les divers avis confirment que voilà bien une adresse à recommander chaudement si vous êtes de passage dans le coin ! Seul regret et encore, on a raté un convoi de vieilles voitures qui ont défilé sur la place du village, mais du coup on a épargné nos poumons des rejets massifs de Co2 !
L'arrêt suivant fut marqué au bas du Château de La Palice où je suis arrivé seul alors qu'on était parti ensemble du Méridien me semble-t-il !?!
J'ai planté la béquille latérale de la Tiger bien loin, une fois encore pour tenter de trouver le meilleur angle pour tirer le portrait au château qui, d'en bas, n'est pas particulièrement visible. Il y avait, paraît-il, un point de vue plus haut sur la route mais je suis passé outre manifestement ! J'ai été rejoint plus tard par François et Pierre notamment ... et nous avons bu le coup en terrasse. Sur conseil de la blonde et avantagée tenancière, Pierre (Gull) a goûté à "La Trouille" une bière locale brassée à une cinquantaine de kilomètres de là, à Pouilly-sous-Charlieu exactement, "Trouille" dont il n'a pas dit grand chose par peur de décevoir la patronne des lieux.
Il restait plus ou moins 110 kilomètres pour rejoindre Issoire et le Géo avait prévu un bout d'autoroute, histoire de se voir avancer ! Bizarre ce choix car, après avoir pris le ticket et à peine monté dessus, 10 bornes plus tard tout au plus, on s'est retrouvé devant une très large station de péage où la plupart des aubettes étaient interdites aux motos. Avec d'autres on s'est "discrètement" intercalé dans les très longues files de voitures et tout ça pourquoi ? Pour payer 0,80 € ! Pour le moins incompréhensible, n'est-il pas !?! L'objectif était sans doute d'éviter de traverser le centre de Clermont-Ferrand, auquel cas je dis bravo ! N'empêche, les péages sont une source d'accidents et d'embouteillages en même temps qu'une source ... de revenus !! Une fois sortis de l'autoroute, il nous restait 2 kilomètres à parcourir pour atteindre l'hôtel Le Pariou où nous avions déjà séjourné, il y a deux ans, lors du Cap Moto Trophy en Auvergne.
J'ai poireauté un "certain temps" avant d'avoir droit à une boisson rafraîchissante de bienvenue ;-), le réceptionniste faisant également fonction de barman. Or, il y avait là un client, planté au comptoir de la réception pour un problème de réservation de chambre et qui ne lâchait pas le morceau. Le moment venu j'ai pris une "Fée de l'Effet", une cervoise artisanale aux céréales d'Auvergne (du miel du Cantal, non ?). Après, ce fut passage à la douche, puis l'apéro en terrasse. J'ai encore réussi à me faire remarquer en m'asseyant sur le bord d'une table qui a cédé sous mon poids pourtant plume : des photos de ce grand moment de solitude tournent certainement ... sous la table ! Je ne me suis pas trop inquiété de savoir si je devais indemniser l'hôtel pour les dégâts occasionnés mais, s'il le faut, je suis prêt à mettre la main au portefeuille. Paul ? Tu n'as qu'à faire savoir !
Après le repas du soir (terrine maison, carré de porc, pdt grenaille, etc., rondelles d'ananas caramélisées, chips de pain d'épice, bouloum bouloum !!) nous nous sommes répandus en ville et sommes allés se jeter quelques bières.
On n'a pas dû nous mettre dehors mais presque, les serveurs commençant à empiler les chaises en bout de terrasse.
Voilà bien de saines fin de journées : après le plaisir de la selle et le plaisir de la bouffe, vient celui de boire de bonnes choses, juste avant de regagner la chambre et de dormir du sommeil du juste !
Bien longues toutefois ces journées et le lendemain matin, le réveil sonne inexorablement et cruellement dès 7h30 !
Des vacances, ça ? Tu parles !!
Allez, courage, on touche au but : demain on en fait une courte (269 kms) et on atteint Florac où nous nous poserons pour 3 jours et 4 nuits. Ok, ok !

PS : petite précision apportée par l'organisateur relativement à l'épisode "autoroutier". Il a dû prolonger le road-book d'une quarantaine de kilomètres suite à un changement d'hôtel de dernière minute et n'a matériellement pas pu reconnaitre le tronçon supplémentaire. Voilà qui devait être souligné !

15:42 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : cévennes 2017

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