07/07/2017

Toscane, 13-06-2017, Nauders (A) > Kandel (D) (in-de-wind?)

Comme d'hab, voici les cartes postales de cette 3ème étape de liaison, longue de 470 kilomètres !
Ce matin-là, j'ai vu le monstre du Loch Ness. Si, si ! Il n'est pas en Ecosse, Ness pas ! En tout cas, pas ce matin-là.
Je crois vous avoir déjà raconté ce passage, bien avant dans le récit. Voyez donc la première photo de l'album du jour et vous comprendrez : Gull, son masque à oxygène et son masque à zyeux ;-) c'est quelque chose, non ?
Avant même de prendre un bon et copieux petit-déjeuner, on s'est empressé de sortir les motos du garage car nous étions parmi les derniers rentrés la veille au soir et nous ne voulions pas bloquer les lève-tôt ce matin : il y en a en effet qui prennent la route dès 7h-7h30, notamment pour rouler dans la fraîcheur.
Après ça, on est parti en cortège, Pierre (Gull) devant, puis François, puis moi, puis ... les autres dont Jacques, Solange et Didier.
Pierre avait manifestement envie de flâner le nez au vent et plafonnait à 75-80 kilomètres heures, le genre de "plafonnage" qui me gave ... très très vite. Je viens à la hauteur de François et lui fais comprendre que j'aimerais qu'il prenne l'initiative. En effet, je me rends compte que c'est souvent moi qui double les copains et je suis persuadé que ça doit aussi les gaver, irriter quelques fois, voyez ? François, qui est un garçon très bien élevé, continue de suivre stoïquement l'ami Gull qui persiste dans sa flânerie.
Bon, pas besoin de vous faire un dessin, j'ai passé la première, me suis mis en wheeling et j'ai salué tout le monde d'un grand coup de gazzzzzzzzzzzzzzzzzz, sans plus me retourner ... ou presque ! Il paraît que François a fait (à peu près) la même chose quelque temps plus tard mais il ne pas jamais rattrapé, enfin ce n'est pas vrai, puisqu'il a fini devant !!!!
Explication : après 120 bornes en Autriche, le Tripy rappelait qu'il n'était pas inintéressant de faire le plein avant de passer en Allemagne vu que l'essence était bien moins chère du côté autrichien. Et de fait, deux kilomètres avant la frontière, il y avait une station-service à laquelle je me suis arrêté. Bon, c'était un peu idiot en même temps vu que j'ai à peine réussi à mettre 5,43 litres d'essence pour 6,56 € : vous imaginez l'économie !?! J'en ai profité pour acheter un "rauch eistee pfirsich", un ice tea pèche, pour ceux que le teuton effraie !
Et qui est arrivé au moment où j'en terminais : Gull la Tortue ! Comme quoi, rien ne sert de courir, etc ... alors que François, lui, me courrait toujours derrière, du moins le croyait-il ;-))
Bon, inutile de vous dire que je n'ai pas attendu Gull pour repartir, oui, je sais, je suis un petit selfish de merde mais bon, c'est le "propre" de beaucoup de motards en définitive ...
Vingt kilomètres après la frontière, je suis arrivé au Lac de Forggensee, l'endroit même où Paul et Gull s'étaient arrêtés lors de la reco. Le Tripy parlait de "ma cabane" et du "Lac des Cygnes". Il était 11h30 environ. Alors que je venais de quitter Gull, il a mis un temps bête à me rejoindre au lac. Il m'a expliqué le pourquoi mais j'ai oublié depuis, j'avoue.
toscane 2017Sont arrivés ensuite Jacky et Danuta, puis Philippe W., Philippe P. et son frère Michel, puis Paul et Virginie (ça ne s'invente pas). Oui, une petite charentaise concernant Virginie, la femme de Philippe P. D'accompagnante qu'elle était, à bord de la GS de son grand et extrêmement sympathique mari (s'il ne met pas un commentaire dithyrambique après ça, je ne lui parle plus !), elle a fini dans la camionnette avec Paul. Victime d'une chute (que je vous ai racontée) lors d'une sortie avec Cap Moto, sa cheville, pourtant remise, s'est rappelée à son bon souvenir, au point qu'elle ne supportait plus le voyage en moto. Que soit ... Elle nous a raconté sa cohabitation avec Paul mais je garderai cet épisode pour moi. Je me demande quand même si la cheville n'était pas un prétexte, ah ah ah !
On s'est donc retrouvé là, au bord du lac, à manger des frites et des saucisses jusque là, arrosées de bière jusqu'à plus soif mais modérément bien entendu !
A un moment, on a vu passer Jacques, Solange et Didier qui ont continué leur chemin en nous ignorant totalement. Je me demande parfois ce qui leur passe par la tête : l'endroit était parfait pour Jacques qui adore les clapotis de l'eau, le cui-cui des oiseaux, etc ... et là, non, on passe sans même jeter un regard. Il faut parfois renoncer à essayer de comprendre !
Avaient-ils déjà mangé quelque part, ce qui pourrait si pas justifier du moins expliquer cette rock'n roll attitude.
Ensuite les merveilleuses routes de Bavière, toutes au plus douces et sinueuses, sans trous, propres, magnifiques. : ça s'est le descriptif qu'on a reçu qui le dit. Et on ne peut pas le taxer de "publicité mensongère" : F-O-R-M-I-D-A-B-L-E, F-O-O-O-R-M-I-D-A-B-L-E !!! Des routes S-P-L-E-N-D-I-D-E-S sur lesquelles les amateurs de grandes courbes et de vitesse pure (dans le sens écologique du terme ^^) s'en sont (et Dalila) donné à coeur joie !!!!
J'ai le souvenir que j'ai "coursé" un gars en BMW Série 5 qui roulait très très fort et duquel j'ai emboîté les roues. C'est qu'on a quand même un peu peur des radars et qu'on se dit que pour rouler comme ça le gars est du coin et sait pertinemment bien qu'il n'y en a pas, ou alors il est ... euh ... dingue !! C'est là que, pour la seconde fois je crois tout au long du voyage, j'ai doublé Henri et Josiane (sur GS) et qu'il me l'a reproché à l'étape ;-))
Après une petite portion d'autoroute on traversera le Langlauf Schwäbische Alb (à vos souhaits !) où coule le Danube (Donau) que nous traverserons pas loin de Ehingen. A partir de Reulingen des routes rapides à 4 bandes puis des autoroutes nous ferons avancer plus vite vers Stuggart, Pforzheim, Karlsruhe pour sortir à Kandel où l'hôtel nous attend.
J'avoue que j'ai juste recopié le dernier paragraphe du dossier nous remis avant le départ, parce que, en réalité, je n'ai plus beaucoup de souvenir de la suite, après l'épisode BMW Série 5 ... si ce n'est, qu'une fois encore, j'ai tout le temps roulé tout seul.
J'ai fait le plein à Kandel, à 17h19, en même temps que Marily (SUZUKI SV 650) et Didier (qui a troqué (?) sa DUCATI Scrambler contre une BMW 700 GS orange). il me semble qu'il a dit : "Quel road-book de merde !" mais je n'en suis pas sûr et je dois dire que, généralement, je ne prête pas attention à ce genre de réflexion, fuyant les gens qui se plaignent? Je suis là pour me changer les idées et autant que possible m'amuser. Cela dit, il est possible que sur les 470 bornes du jour, le final ait été un peu chiant, et alors ? Gull ajouterait : "Si ça te plait pas, t'as qu'à le faire toi-même le road-book" et il ponctuerait le propos d'un quelconque nom d'oiseau !
A l'hôtel on a rangé les motos dans le parking sur le côté. Il fallait se montrer prudent et bien assurer les motos car le sol était par endroit inégal et garni de graviers. On a suffisamment de mauvais souvenirs que pour être particulièrement vigilant à ce niveau ...
Il y avait une (trop) petite terrasse sur ce même côté de l'hôtel où nous avons pris l'apéro. Il fallait pratiquement faire le tour du bâtiment pour aller chercher ses consommations au bar derrière lequel officiait un serveur pas trop doué : plus de mousse que de bière avec le défaut majeur de faire tremper le bout du robinet de la pompe dans la mousse. Il parait qu'hygiéniquement parlant, c'est dégueulasse. En plus, la pompe débitait vraiment pépère au point que la bière était chaude une fois que le verre était rempli, j'exagère à peine ;-)
Nous n'avons pas pu manger en terrasse et la salle du restaurant était très, très bruyante. On voit Gull porter des vases à ses oreilles pour essayer de réduire les nuisances sonores. J'ai aussi essayé ces "bouchons" et c'était très drôle comme effet d'ailleurs car on avait l'impression d'entendre des voix comme si on était au fond d'une piscine ... avec ou sans pull marine.
Au menu, il y avait ce que vous voyez sur la carte mais mon allemand étant Rudy Mentaire, je serais bien incapable de vous la traduire !
En fin de repas, VERBOTEN de sortir : le même serveur qu'au bar est passé entre les tables pour encaisser en liquide toutes les consommations. Même comportement irascible qui évoquait la police allemande d'une époque qui se situe entre 40 et 45, voyez ? Nousse affons les moyens te fous vaire payer !! DE MOI VOUS OSEZ VOUS FOUTER !!
François qui était venu avec son Tripy I, son Tripy II et son Garmin m'a gentiment proposé de me prêter son Tripy II pour faire la dernière étape du lendemain. Cela me permettrait de ne pas courir à Wavre dans les jours qui suivraient pour ramener à Paul celui qu'il m'avait loué gratuitement ;-) jusque là.
Par contre, j'avais décidé de reprendre mon gros top-case (un peu pour les mêmes raisons) en espérant qu'il tiendrait sur la platine défectueuse ...
Et bien voilà, les gars, ça sent l'écurie. Demain, 14 juin, dernière étape jusqu'au Truck Stop d'Habay-la-Neuve : 288 kms via la Sarre et la Moselle ...

19:20 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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