03/07/2017

Toscane, 11-06-2017, le retour "du retour": Poggibonsi > Peschiera.

toscane 2017373 kilomètres au programme de ce dimanche 11 juin qui constituait la 1ère étape des 4 qui nous ramenaient en Belgique, un parcours qui nous voyait rejoindre Peschiera (del Garda) au sud du Lac de Garde.
Ce matin-là, les machines à café fonctionnaient mais c'est l'ascenseur qui était aux abonnés absents !
Dans ces cas-là, quand on loge au 5ème il faut bien planifier ses déplacements car entre le petit-déjeuner (au -1 s'il-vous-plaît), le rechargement des mules (on quittait l'hôtel et donc, il fallait tout descendre) et le reste (casque, blouson, gants, tripy, etc ...), il n'était pas exclu qu'on fasse l'aller-retour 3 ou 4 fois !!
Ce matin-là aussi, vers 7h30 je crois car le réveil venait de sonner, mon attention a été attirée par des bavardages et des rires à l'extérieur. Je me suis penché à la fenêtre et là j'ai vu un groupe de chinois et de chinoises, ils devaient être une petite dizaine, qui tournaient autour des motos dans le parking, certain(e)s posant à leurs côtés, les autres les photographiant et ainsi de suite.
Ils s'affranchissaient petit à petit d'abord juste en saisissant les guidons et en faisant vroum vroum sans doute (je sais pas comme ça se dit là-bas ^^) puis, j'ai vu une nénette qui grimpait sur une moto, puis une autre sur une GS et là, bien entendu, l'alarme s'est mise à sonner !! S'ensuivirent quelques petits cris de surprise et le groupe de disparaître rapidement :-)
Ce matin-là enfin, on devait tous faire le plein et comme Alain nous avait dit la veille qu'il avait trouvé une pompe "conviviale et compréhensive", je lui ai demandé de nous y conduire. Et de fait, on a réussi à faire le plein sans trop de difficultés sauf ... François dont aucune carte bancaire ne passait. On a essayé de réutiliser une des nôtres pour le dépanner mais il n'y a rien eu à faire !
Quand je regarde mon ticket, je vois qu'il était 8h56, que j'ai payé 21,31 € pour 15,45 litres à la pompe 6 de la station ENI de Poggibonsi, jusque là, okeille, rien à dire, mais à côté du "Prodotto" il est mis "Diesel" ! De quoi faire peur rétrospectivement, n'est-il pas ? La Tiger accepterait-elle ce carburant lourd sans broncher ??
Rassurez-vous, c'est la pompe qui s'est méprise !! Fichues pompes italiennes !!
François était parti devant, un peu dépité, mais nous l'avons rejoint rapidement et sommes restés sagement derrière car nous le savions à l'affût d'une station-service.
Castellina in Chianti, Radda in Chianti, Greve in Chianti, è tutti Chianti !
A un moment, François s'est arrêté et un gars lui a signalé qu'il fallait continuer sur la droite pour trouver ce qu'il cherchait. Le road-book intimant de continuer tout droit, j'ai fait ce qu'il disait, certain qu'on se retrouverait après.
60 kilomètres plus tard, on est arrivé à Loppiano où se trouve le sanctuaire de Maria Theotokos sur lequel je ne m'étendrai pas sauf à dire que, pour une fois, on avait là une espèce d'église qui fait profil bas, voyez ? Rien d'ostentatoire, une toiture telle une rampe entre ciel et terre, et un endroit qui appelle vraiment au rassemblement, amen !!
Par contre, quitter l'endroit fut un chemin de croix !!
Après quelques enchaînements dans le village, on est arrivé sur une toute petite route, très étroite, qui montait hardiment, avec quelques épingles très serrées qui en ont fait suer plus d'un(e) ! Ce tronçon n'ayant pas été reconnu, Pierre a même tenté d'avertir Paul de ne pas passer par là avec la camionnette et la remorque ...
Un peu plus loin, à Palazzolo (WP 25), il y avait un bar où se trouvaient déjà les frères Parys notamment et d'autres encore. A notre arrivée, ils nous ont laissé la place qu'on a prise de bonne grâce. On y a siroté une boisson au calme.
C'est là qu'on a reçu le SMS d'Henri L. qui disait ceci :
"Beau temps au circuit de Catalunya 27 à l'ombre pedrosa en pole. Rossi en 14eme. Ambiance de ouf. A+"
Didier S., qui n'en rate pas une, a soufflé la réponse suivante à Pierre qui lui a envoyée, je crois :
"29° en Toscane, Tranquilli en pole, excellente ambiance !!
Puis on est reparti via Casenuove, Rignano sull'Arno, Sant'Ellero, Carbonile, Colognano, Pontassieve, Rosano, Le Case San Romolo, Olmo jusqu'à arriver au way-point 50 (voir vue aérienne ci-dessus) à un autre "sanctuaire", le Circuit du Mugello !!!
Renseignements pris auprès du gars qui était sorti du casque intégral qui lui sert de bureau d'accueil, je décidai de pousser plus loin la visite, uniquement suivi par Pierre V. et Elisabeth, son ex-compagne (!), les autres faisant une moue dédaigneuse, continuant de considérer les circuits comme une espèce de sorte de roupie de sansonnet et continuant leur chemin : chacun ses valeurs, indeed !!
Perso, passer devant le Circuit sans pénétrer dans l'enceinte m'a semblé plus qu'un sacrilège : pour peu, j'aurais trempé mes doigts dans un bénitier s'il y en avait eu un !!
toscane 2017On a planté les Tigers dans le parking à l'arrière des paddocks. On a pris l'ascenseur pour monter au second puis au troisième étage, on a pris la passerelle qui traverse le circuit et on a arpenté les tribunes face au podium. Il y avait un track-day ce dimanche et des amateurs s'évertuaient à jouer les cadors sur cette piste mythique aux courbes dithyrambiques ;-)
Apparemment contrairement à Mettet (^^) pas de limite en terme de décibels : chaque passage nous arrachait les tympans, ou presque. Pour assister aux grands prix, il faut impérativement se protéger les portugaises, même si on est en Italie !!
Avec Pierre et Elisabeth on a décidé de manger là : on a pris des sandwiches (prosciutto, formaggio, bruschetta) et, sur le conseil de la serveuse, on est allé dans une salle annexe, plus au calme. A un moment, des médecins de piste sont venus manger également, ce qui a donné cette photo en forme de gros, gros clin d'oeil : à gauche Pierre, à droite Elisabeth et, au milieu et de dos, "le doctor" himself !! Comment pouvait-il être là et en Catalogne simultanément : on le sait très doué mais pas d'ubiquité que je sache ...
18 bornes plus tard on montait sur l'autoroute pour un peu moins de 120 kilomètres avec sortie prévue à Reggio.
Deux charentaises à ce stade :
1. juste après le péage, il fallait choisir entre la direction de Bologne ou de Florence, toutes deux vers la droite. N'ayant pas même ouvert une carte jusque là, j'ai pensé qu'il fallait partir sur Florence, le Tripy n'affichant qu'une flèche vers la droite mais, sauf erreur, sans l'indication de la ville à suivre ... Evidemment, j'ai dû attendre 18 interminables kilomètres pour pouvoir m'extirper de ce traquenard et repartir dans la bonne direction après un demi-tour et un burn-out ^^ devant la station de péage ;-)
2. l'ami Jacques n'a, quant à lui, pas payé le moindre Euro pour ses déplacements autoroutiers en Italie. A chaque station, il prenait la bande à l'extrême droite et se faufilait entre la demi-barrière et l'espace qui restait libre. On lui a expliqué en long, en large, en travers, en lui prouvant par A + B qu'il avait tort, en questionnant même les motards italiens de longue souche car il était tellement convaincu qu'il arrivait à en faire douter certains, il n'a pas baissé pavillon ce pirate d'eau douce !!! J'espère juste qu'il paiera son forfait le jour où il prendra l'autoroute du Paradis et qu'il rougira de honte devant Saint-Pierre !
Une fois sur le droit chemin, j'ai eu beau cravacher, je n'ai jamais rattrapé le couple en Tiger Explorer.
Ce n'est qu'une fois sorti à Reggio et après une quinzaine de kilomètres, au WP 77 à Cadelbosco di Sotto exactement, que je les ai retrouvés en compagnie de Virginie, Didier et Gilles entre autres. Là je me suis goulûment jeté sur une Moretti 660 ml. Ensuite, Jacques et Solange, Didier ainsi que François sont arrivés et on s'est raconté nos derniers faits d'armes.
Si je me suis grossièrement trompé lors du choix entre Bologne et Florence, il y en a d'autres qui se sont aussi engouffrés dans des tunnels où ils n'avaient rien à y faire ... De quoi ne pas se sentir seul en définitive face aux aléas de la route ;-)
Deuxième SMS d'Henri à 14h53 :"1 dov 2 mar 3 ped"
Merci Henri d'avoir ainsi cassé le suspens car, en effet, on ne voulait PAS LE SAVOIR et regarder le GP le soir, tu vois ? Tu l'as fait exprès ou quoi ??
Alleï, comme je ne suis pas rancunieï, voici le compte-rendu de son voyage qui l'a mené en Catalogne notamment !!
On a quitté le bar Gemmi autour de 16 heures pour prendre la direction de Brescello, village qui abrite la célèbre maison communale de Peppone et la non moins célèbre église de Don Camillo, personnages éminemment charismatiques incarnés sur le grand écran par Gino CERVI et FERNANDEL ...

A suivre ...

Il est où l'bonheur, il est là !! Petit village, place ensoleillée, les statues sur pied de Peppone et Don Camillo, l'église proprette et toute bien décorée et colorée à l'intérieur, des gens qui discutent aux tables des cafés et, last but not least, une magnifique Moto Guzzi de 1954, mieux conservée que la plupart d'entre nous, que le gars a accepté de mettre en route, pour me faire plaisir, et faire entendre le pompom du 250cc qui l'animait. En fait, il y avait justement eu une randonnée le samedi et le dimanche : on apprend ici qu'un "Motoclub Peppone Don Camillo" existe bel et bien et qu'on est tombé pile poil sur la fin d'une rando. Certaines personnes m'ont d'ailleurs pris à partie pour me demander si on venait d'aussi loin pour participer à l'événement et moi de préciser qu'il s'agissait d'une pure coïncidence, voyez ?
Une fois encore, je suis reparti de là en décalé et, sauf erreur, j'ai fait seul les quelque 90 kilomètres qui me séparaient de l'hôtel Confine de Peschiera del Garda.
Dans les halls, une déco que d'aucun pourrait qualifier de "kitsch", avec un bric-à-brac de vieux brols bien restaurés, qu'on aurait pu se croire sur une brocante ou chez Troc International, bien que là, c'est un peu méchant ;-)
Après la douche, j'ai exposé (entre autres) mes chaussettes au balcon, même qu'à un moment, j'ai failli faire la blague de les laisser tomber auquel cas elles auraient fini leur course sur une table où étaient disposés des apéros et des motards autour ...
Pas bonne l'idée, n'est-il pas : j'ai donc laissé tomber ;-)
Pas de Radler à Peschiera mais, à la demande, le barman vous en confectionnait une sur mesure, avec un fond de limonade gazeuse et de la bière pression : mais que ça m'a semblé bon les gars ! Désaltérant, frais et léger et tant pis si je passe pour un béotien aux yeux des puristes qui ne jurent que par des bières artisanales d'abbayes cisterciennes du XIème siècle, suivez mon regard ;-))
toscane 2017Ce soir là, à table, ce fut gargantuesque ! Du risotto, en veux-t en voilà, en veux-tu encore, en revoilà, des pâtes t'en veux plus, en revoilà quand même et puis de la fine "bistecca" avec des "contorni" que tu savais pas où les mettre, t'en veux encore, mais si voyons, et puis ... le dessert, une pâtisserie qui prenait la surface de l'assiette !!
Dans la salle du restaurant il y avait un téléviseur grand écran. Paul s'était encore une fois mis en tête de regarder la course de Moto GP et, cette fois, il y avait de la demande. Avec beaucoup de mal, au point qu'on a failli décrocher l'écran du mur, il a réussi à brancher son portable via HDMI mais lorsque j'ai ouvert le site de MotoGP.com et que j'ai rentré mes codes d'accès, ça n'a jamais voulu fonctionner : jamais je n'ai réussi à envoyer la vidéo qui comportait la "full race". Du coup, petit à petit, la salle s'est vidée et on s'est retrouvé Alain, Paul et moi, à vider les dernières bouteilles d'eau qui traînaient : perso j'avais en effet grand soif !!
J'ai fait part aux copains de mon stress avec la chaîne de la Tiger qui émettait régulièrement des claquements intempestifs et ils m'ont promis d'y regarder le lendemain matin, de sorte que j'ai bien dormi cette nuit là ;-))
L'étape suivante, longue de 313 kilomètres, nous verrait quitter définitivement l'Italie (Snif !) pour atteindre Nauders en Autriche et l'hôtel Tirolerhof, Dr. Tschiggfrey strasse, siebenundzwanzig !!
Achtung, baby !!

23:04 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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