30/06/2017

Toscane, 10-06-2017, 2 boucles au choix !

toscane 2017Des fois je me demande si quelques photos ne pourraient pas suffire à faire NOTRE bonheur ...
Mais, réflexion faite, en ce qui me concerne en tout cas, faire un voyage sans le raconter, c'est me priver de quelque chose d'important : le plaisir d'écrire et de partager ma vision des choses. Et ce n'est pas, comme certains le disent, pour vous raconter ma vie, en long, en large et en travers.
Sachez juste toutefois que mes parents sont d'une région différente d'Italie, qu'étant donné leurs patois différents, ils ont été obligés de communiquer (et dans "communiquer" il y a "niquer" voyez, d'où mon existence !) dans un Algemeene Beschaafd Italien, etc, blabla, etc, blabla ...
Je crois que c'est ce matin-là que les 2 machines à café ne débitaient que de l'eau légèrement brunâtre et il a fallu une plombe, et pas un plombier n'est-ce pas, pour que les préposés s'aperçoivent qu'il fallait juste ajouter des grains ! En attendant, on poussait la porte des cuisines et une aimable serveuse préparait tasse après tasse ...
Pour le reste, pas trop à se plaindre du petit-déjeuner, il y avait notamment quelques fruits frais, ce qui change de ces macédoines plus ou moins artisanales qui baignent dans un jus plus ou moins sirupeux ...
On avait donc le choix entre deux boucles de longueurs différentes, la courte qui se concentrait sur Sienne et la longue qui poussait jusqu'à Arezzo, l'une longue (?) de 127 kilomètres et l'autre de 209 : on n'a pas tortillé, on est des gros rouleurs oui ou merde !!
Ce matin-là, c'est le Tripy de Jean-Michel, le compagnon de chambrée de François, qui refusait tout service et de nous demander s'il pouvait se joindre à nous.
Après 14 bornes tout au plus, on est arrivé à Monteriggioni, son château et ses remparts. Si nous nous sommes garés dans le parking en contrebas, Pierre et Alain notamment, avaient franchi le porche et s'étaient postés sur la place de laquelle on a fait le tour en prenant quelques photos ainsi qu'en admirant le panorama tout autour.
Au moment de repartir, on a perdu Jean-Michel. Sa moto était toujours sur le parking mais, lui, pas ... Comme j'étais posté plus haut, lorsque j'ai vu redémarrer François, j'ai cru qu'on pouvait y aller ! Sans lui finalement mais, je vous rassure tout de suite, on l'a retrouvé le soir à l'hôtel, du moins si je me souviens bien ;-)
Entre Monteriggioni et Arezzo, c'est François qui a mené le trio qu'on formait avec Jean-Marc. C'est reposant de rouler deuxième parfois. On a traversé Fornacelle, Colonna di Grillo et ses champs de coquelicots, puis Monte San Savino jusqu'à arriver à Arezzo.
A l'entrée de la ville, on est tombé sur les motos de Jacques et de Didier. Les places étaient comptées mais un gars fort serviable sortit la tête de la boutique juste à côté pour nous signaler en français qu'il n'y avait aucun problème à se garer là.
Jacques, Solange et Didier avaient réservé des billets via Internet pour voir les fresques de Piero della Francesca exposées dans la Basilique Saint François.
Nous on était là pour voir Linda ROSSI.
Explication : lors de la reco, Gull et Paul avaient mangé une pizza à l'entrée de la ville et avaient sympathisé avec une serveuse, fan absolue de Valentino ROSSI, au point qu'elle a fait tatouer le 46 à un endroit que l'honnêteté et la décence m'interdisent de préciser d'avantage, Votre Sérénité, à savoir la partie postérieure ... du bras ! Ce jour-là, le duo comique m'avait envoyé un SMS qui essayait de me faire croire qu'ils avaient rencontré l'ex de ROSSI au Mugello ...
Et donc, on a trouvé la trattoria mais elle ne servait pas à manger le samedi, juste à boire et Linda n'était pas là. En même temps, il n'était que 11h30, 11h45 tout au plus. Du coup on a entrepris d'arpenter la ville à la découverte de ses beautés architecturales.

A suivre ...

Avant d'aller plus avant (!), je me suis souvenu d'un truc concernant Pierre et Alain qui ont roulé de concert ce jour-là.
Au matin, ils m'avaient demandé de questionner la réceptionniste de l'hôtel afin de savoir s'il y avait des endroits de baignade dans les parages. Par ces chaleurs, il est vrai qu'un coin sympa, en pleine nature, où se baigner aurait été le bienvenu, pour certains en tout cas, qui savent nager par exemple, voyez ?
Apparemment, à part des parcs aquatiques et des piscines publiques, il n'y avait rien. Et ces deux-là sont partis, par monts et par vaux via des chemins de traverses, guidés par leur seule boussole (?), dans les ornières et la caillasse, pour finalement rebrousser chemin et revenir bredouille, les couilles au sec !

Et, pendant ce temps-là, nous, on traversait Arezzo via une de ses artères principales.
On n'a pas vu la "Piazza Grande" qui a servi de décor à une des scènes du film "La vita è bella" de Roberto BENIGNI, sans doute parce qu'il aurait fallu aller jusqu'au WP 45 du road-book qui zigzaguait dans la ville jusqu'à nous y mener, mais, on n'a par contre pas loupé la Cathédrale San Donato, la Loggia Vasari, l'Eglise La Pieve ainsi que l'immense esplanade au sommet de la ville et qui surplombe la région tout autour. Il y avait d'innombrables collégiens là-haut qui se livraient à une bataille d'eau : ils étaient tous armés de bouteilles, petites et grandes, qu'ils remplissaient à la fontaine, et qu'ils écrasaient pour asperger leurs adversaires ;-)
Sans doute fêtaient-ils la fin des cours et peut-être des examens : on a questionné la serveuse du restaurant où nous sommes allés manger et elle ne nous a pas donné plus d'explications. Entre charentaises, au restaurant, si mes acolytes ont pris une salade, Jean-Marc faisant même son marché en demandant qu'on ne lui mette pas de ceci mais plutôt de cela, perso, pas difficile pour un sou, j'ai pris du baccalà (repeat after me !) avec des pommes de terre en salade, des tomates et des câpres qui m'ont bien, mais alors là bien goûté, le tout dans un aquarium de Moretti !!
On est retourné tranquillement aux motos (celles de D et J/S étaient toujours là) et on est reparti en direction de Sienne, à une soixantaine de kilomètres d'Arezzo, en empruntant la SS438 à partir de Poggio Pinci. C'est sans doute vrai que, comme le signale le descriptif du voyage, c'est la plus belle et la plus typique route de Toscane : on est tenté de s'arrêter à tout bout de champ pour fixer la beauté des paysages qui s'offrent à nos yeux, sans compter que, si le revêtement reste imparfait, les belles courbes qui découpent le paysage, ne gâchent rien à l'affaire !! On ne s'est arrêté qu'une fois, à la vue d'un petit point d'eau d'ailleurs, chose rare dans les environs.
On est arrivé à Sienne dans les 15 heures 30 par là. On s'est posté au milieu d'autres engins à deux roues de tous poils, sur un trottoir, non loin d'un poste de carabinieri si j'ai bonne mémoire et, d'un signe de la tête, un de ceux-ci m'a fait comprendre qu'il n'y avait aucun problème à stationner là.
Sienne ! Encore une ville qui laisse pantois d'admiration devant ses richesses patrimoniales, le Duomo et la Piazza del Campo en étant les plus connus.
C'est demain justement qu'a lieu le "Palio", la célèbre course de chevaux qui se déroule sur cette immense place.
Nous on a fait la course au "gelato" ce samedi-là et le plus rapide à le terminer fut François !! Il en avait le droit divin vu que c'était lui qui régalait :-)
toscane 2017On a continué dans Sienne jusqu'au Duomo puis on est revenu par d'autres ruelles toutes aussi empreintes de caractère avec, a chaque croisement, un émerveillement : ok, ok, j'en rajoute mais c'est l'Office du Tourisme qui me paie, vous saviez pas ??
On essayait tout doucement de s'orienter pour retrouver les motos et, fort heureusement, François a un septième sens pour ces choses-la. Faut savoir qu'au hasard des ruelles, on avait retrouvé Paul qui curieusement était seul à ce moment-là et qui, aidé par son smartphone nous conseillait de le suivre car il avait garé la camionnette tout près d'un tas de motos. Le truc, c'est que dans le tas en question, les nôtres n'y étaient pas et ça, François en était certain.
Et de fait, le flair aux aguets, il a abandonné Paul et nous a recommandé de le suivre. Trois ou quatre croisements plus loin on y était et pas mécontents d'y être ;-) car, sans lui, on serait probablement encore en train de les chercher aujourd'hui, Jean-Marc et moi !
C'est là qu'on a retrouvé Solange, Jacques et Didier qui arrivaient seulement. Ils nous ont parlé des fresques qu'ils avaient vues à Arezzo en nous signalant qu'ils auraient très bien pu y aller sans réserver tant la foule ne se bousculait pas aux portillons.
Ils nous ont aussi demandé d'avertir Paul qu'ils seraient sans doute en retard pour le repas du soir à l'hôtel.
Nous sommes repartis pour les quelque 30 kilomètres qui nous en séparaient. J'ai remarqué que la chaîne de la Tiger faisait pas mal de bruit... Est-ce possible ? Elle a été tendue juste avant mon départ ...
Ce soir-là, plutôt que d'aller encore m'en jeter un au bar, j'ai fait un petit tour du quartier jusqu'à trouver un distributeur bancaire et lorsque je suis revenu, il était temps de passer à table, au -1, dans le brouhaha, ah ah ah !!
Au menu, outre l'entrée, il y avait une énorme dinde mâle, un dindon donc qui, au dire du père de la directrice de l'hôtel qui était occupé à le découper, pesait dans les 15 kilos, soit de quoi nourrir allègrement, goulou goulou, la quarantaine de goulus que nous étions. Il y avait aussi quelques patates sautées et de bons légumes. J'ai offert la bouteille de vin, c'est à souligner tellement c'est rare diront certaines mauvaises langues ;-)
Une fois encore ça c'est terminé en terrasse et les derniers à lever le camps furent Pierre et Elisabeth, Paul et moi.
"Un petit dernier ?" Pfff, non merci : demain on quitte l'hôtel pour entreprendre la remontée vers la Belgique et j'aimerais commencer le paquetage, histoire de ne pas me mettre la pression dès le matin, car je ne suis pas trop du matin, okeille ?
Quand j'ai gagné la chambre, Pierre avait justement commencé le tri et le rassemblement de ses effets.
J'en fis autant et il était une fois encore pas loin de minuit quand nous avons éteints les feux !
Comme d'hab, le réveil allait nous réveiller à 7h15 : quand je pense qu'il y en a pour croire qu'on est en vacances ...

12:46 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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