28/06/2017

Toscane, 09-06-2017, la boucle "Au coeur du Chianti" !

toscane 2017Allez, on commence par les images ainsi les plus pressés pourront rapidement passer à autre chose :-)
Pour ceux qui veulent "plus", voici le récit du jour, sans supplément !
Petit déjeuner : déjà plus de jambon ou plus de pain ou plus d'assiettes pour ceux qui se pointent à 8 heures dans la salle au sous-sol, avec l'attente qui commence. Un quatre étoiles, ça ???? Ouais, bon, faut pas non plus en rajouter, hein ? On est en vacances oui ou merde ?? On n'est pas aux pièces non plus !!! Ben voilà, tout arrive à qui sait attendre ...
Passé une bonne nuit ? Oui, oui, pas de souci si ce n'étaient ces couettes, blabla ...
Et donc, aujourd'hui, on fait le tour du Chianti : espérons que ça ne soit pas un fiasco, oh oh oh ...
Tiens, Didier "La Science" n'est pas de la partie ?
Mon Seigneur est fatigué et a décidé de se reposer. Il dormira entre 10h30 et 14h00. Respect pour son âge, pas canonique mais presque : pas sûr que je serai encore en mesure de me taper 4.000 bornes à moto en quelques jours dans plus de deux lustres !!
Cela dit, une boucle de 164 bornes avec de nombreux arrêts prévus, ça ne devait pas être la mer à boire et on n'allait pas déguster ! Ben si justement ... Mais j'y reviens, j'y reviens !!
Premier arrêt après 20 kilomètres à peine afin de fixer le paysage, fait de vallons, de vallées, de collines, d'adrets, d'ubacs et partout, partout des vignes : une terre qui chante dès le matin, comme la femme ou l'homme heureux dans la salle-de-bains !
Sympa l'image, n'est-elle pas ?
24 kilomètres plus loin, on emprunte la route du vin, la "Strada del vino". On passe par Castelnuovo Berardenga puis on embraye sur un "chemin non revêtu" qui nous mène tout droit (?) vers le Château de Brolio. On se place à l'endroit précis marqué par quelques pierres superposées ... posées là par Super Pierre himself lors de la reco et on essaye de prendre la même photo que celle qui se trouve à la page 395 du Guide Vert de Michelin !! (Tiens, y avait un concours de photos ? Maiiiiis non !)
On continue avec prudence (j'aime pas les chemins non revêtus, tu saisis !) et on arrive au château suivant, celui de Meleto ou je me fais engueuler parce que j'ai l'audace de faire demi-tour sur un bout asphalté qui n'est pas prévu pour supporter le point d'une moto ! Vous arrivez seulement à concevoir un truc pareil, vous ? Comment est-ce possible ?? Bon, je n'ai pas épilogué, j'ai fait celui qui ne comprend pas l'italien et me suis garé un peu plus loin, sur la terre battue ... en brèche ;-)
Direction la salle de dégustation ou j'ai d'abord hésité et puis, pour faire compagnie à Gull, j'ai choisi la dégustation des vins modernes, parce que je vis avec mon temps moi monsieur !
Pour 4 € je m'attendais à quelque chose de léger et vite expédié mais ce fut tout le contraire.
D'une part, cela a duré une éternité avec à chaque fois une explication détaillée du produit proposé à la dégustation et, d'autre part, chaque verre de vin faisait largement 60 ml. Je ne sais plus si j'ai préféré le bianco, le rosato ou le rosso mais ils étaient tous trois bien dosés, servis à bonne température et très agréables au palais. On a eu droit à quelques quignons de pain nappés d'huile d'olive et lorsque Jacques et Solange nous ont rejoints, on a redemandé du pain. On était arrivés là avec Xavier, Raphaël, Philippe, Jean-Marc D. et W. et d'autres encore et au final, on est repartis après tout le monde, Pierre et moi. En repartant j'étais un peu plus optimiste dans mes déplacements et pour un peu je me retapais le chemin non revêtu, juste pour le fun en restant debout sur les cale-pieds ;-)))
On a marqué l'arrêt quelques minutes à Badia al Coltibuono, le temps pour moi de tirer un ou deux clichés et pour Pierre de trouver à se soulager. Après ça, on a fait le plein (logique !) d'abord des destriers en s'arrêtant à la station AGIP à Radda in Chianti (20.50 € de Super) et ensuite des chevaliers au restaurant "Bar-Ucci", Piazza della Torre, 9 à 53017 Volpaia-Radda in Chianti dont voici le site : http://www.bar-ucci.it.
S'il vaut pour sa cuisine, l'endroit vaut aussi pour sa patronne, une femme de tête assurément.
Au moment de prendre notre commande, elle s'est installée à notre table et, vu sa corpulence, elle n'a pas hésité à pousser le frêle Jean-Marc d'un voluptueux coup de hanche dont il se souvient encore ;-)
Elle parlait, haut et clair, avec un accent qui m'a rappelé celui de la région lombarde, mais en plus compréhensible.
Ouais car l'accent de Brescia c'est quelque chose : imaginez de l'italien mais auquel vous ôtez quelques consommes (les "s", les "c", les "ch") que vous remplacez par des "h" aspirés en rajoutant par contre des diphtongues ou des voyelles composées, c'est vous qui voyez, du genre "in", "on", "en", "eu" qui n'existent PAS en italien et vous obtenez un charabia que même les hackers qui sévissent pour le moment dans le monde entier n'arriveraient pas à décrypter !!
On était trop bien : on a pris un "primo" déjà trop copieux, puis "un secondo" pour nous achever ! Encore une fois, simple mais succulent, merci Seigneur et surtout merci Paola BARUCCI !!
Paul s'est joint à nous au moment du café alors qu'entretemps l'addition était tombée. Une fois l'argent rassemblé, lorsque je suis allé payer, j'ai signalé la chose et la volubile Paola m'a dit "Va bene cosi, ve lo offro per l'onesta !!"
Comme quoi, on gagne parfois à être honnête : il faudrait le susurrer à l'oreille de quelques uns de nos élus ...

A suivre !

Après la longue dégustation et la copieuse ripaille, j'avoue que j'ai zappé tout le reste.
Je ne me suis pas arrêté à Greve, sa place triangulaire et son immense boucherie-charcuterie près d'un ancien camion italien.
Je ne me suis pas arrêté à l'abbaye de Badia a Passignano.
Je ne me suis pas arrêté non plus aux caves Antinori où, parait-il, on venait vous chercher en navette de luxe pour vous mener au "magnifique bâtiment contemporain" pour la visite et ... la dégustation : j'ai déjà donné, merci !!
Pas arrêté enfin dans le tout petit et charmant village de Montefioralle où se trouverait la maison natale d'Amerigo VESPUCCI, autre navigateur au long cours à l'instar de son voisin Christophe Colomb.Le perron est identifié par la guêpe ("vespa") et le V, signe distinctif de la famille Vespucci.
Petite digression au sujet des espèces de triporteurs qui sillonnent encore les ruelles italiennes. Quelqu'un me demandait comme s'appelaient ces petits engins, au dessous de vespa pour l'avant surmonté d'une cabine fermée et équipés, à l'arrière, de deux roues (motrices) surmontées d'une benne, voire d'un espace fermé. Un jour je me suis quasi jeté sous les roues d'un de ces engins pour questionner son conducteur-pilote. Le gars m'a balancé que c'était un "APE 50 de Piaggio".
A ce stade, on est tous restés sur notre faim car on s'attendait à autre chose.
Cela étant dit, il faut savoir que si "Vespa" signifie "Guêpe", le mot "Ape", prononcé "A paix" signifie ... roulement de tambours ... "Abeille", mais oui !! Génial non : sachant que ces engins sont de véritables utilitaires il n'y a qu'une métaphore à saisir, l'abeille étant une ouvrière hors pair, voyez ? La Vespa pour le loisir et l'Ape pour le travail : malins ces italiens !!
Et donc, pendant que Didier dormait, que Jacques et Solange étaient retournés voir San Gimigniano, que François était rentré à l'hôtel depuis belle lurette pour y laver et sécher son linge de corps, Jean-Marc et moi, nous avons tracé entre le "Bar-Ucci" jusqu'à l'hôtel Ambassador sans plus tortiller, en mettant gros gazzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ;-)
toscane 2017Bar et apéro en terrasse et repas en compagnie d'Hanneke et Guy qui nous ont raconté leur expérience nippone. En fait, après un échange d'étudiants entre leur fille et une jeune japonaise, ils ont été invités par cette famille sur l'île du soleil levant, famille avec laquelle ils ont vécu une semaine environ. Il faut l'entendre pour le croire : ces gens sont perclus d'us et coutumes ancestraux et stricts et, alors qu'on imagine ce peuple à la pointe (voire au-delà) en matière de progrès, la femme n'y tient qu'un rôle effacé et est à mille lieues d'obtenir l'égalité à laquelle elle a droit. On parle souvent de l'Arabie Saoudite mais force est de reconnaître qu'il y a du chemin à parcourir là aussi : I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E. Le roman d'Amélie Nothomb, Stupeur et tremblement n'est pas du tout une caricature en définitive !!
Ce soir-là, à table toujours, François et Gull ont fait tourner des bouteilles de vins qu'ils avaient achetées avec leurs propres deniers : un grand merci à eux deux pour cette charmante attention qu'on doit juste ... à leur générosité !
Belle ambiance prolongée au bar, puis en terrasse. Paul s'est démené pour choper une chaîne radio et la diffuser via son haut-parleur, le tout avec l'assistance de la jeune roumaine qui servait au bar ...
Finalement il a réussi à nous passer le même morceau, trois ou quatre fois : un truc en ... espagnol dans lequel il était question de "Pasito par ci" et de "Pasito par là" ! Cela a suffi pour que Gull soit repris par ses démons et qu'il nous commence une espèce de danse du ventre mélangée avec du "pole dance" dont il a le secret.
Puis Paul Ghetta, c'est comme ça que certains l'ont surnommé ce soir-là, a chargé une play-list qui a débuté avec "Voyage, voyage" de Desireless, puis "Il est libre Max", avec un petit concours à la clé pour trouver le chanteur, concours que j'ai gagné, puis "Les Géants de papiers" de Jean-Jacques Lafon (??) puis la scie du couple mythique, mi-raisin, Peter et Sloane , "Besoin de rien, besoin de rien", voyez ??
Ouais, ben, besoin d'un petit digestif, genre Fernet-Branca, puis une petite ligne de bicarbonate de soude et puis Dodo !!!!

19:22 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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