26/06/2017

Toscane, 08-06-2016, Montecatini > Poggibonsi

toscane 2017Et si on commençait par l'album photos histoire de d'emblée planter le décor, mmmhhh ?
On a traversé quelques villages, dont Pieve a Nievole, Monsummano Terme, Larciano, Lamporecchio, non moins d'une trentaine de way-points sur les 32 kilomètres qui nous séparaient ... DA VINCI , ville natale du célèbre Leonardo, non, pas celui qui a sombré anonymement avec le Titanic, l'autre !!
Si l'un peut être considéré comme un grand acteur contemporain, l'autre qui vécut entre 1452 et 1519, est un sacré cumulard, puisqu'il était peintre, sculpteur, homme d'esprit universel, artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain : un touche-à-tout de génie.
La ville toute entière lui est consacrée et, si je ne m'abuse, le forfait de ... € comprenait la visite de 2 musées et de sa maison natale, le tout disséminé sur quelques kilomètres. On s'est longtemps attardés au Musée Leonardiano, Palazzina Uzielli où était concentré l'essentiel de ses travaux et des nombreuses et ingénieuses machines qu'il a inventées et esquissées.
J'hésite à souligner l'incrédulité de Gull face à ce qu'il n'a pas hésité à qualifier d'élucubrations d'un vieil illuminé.
Ce ne sont pas les termes exacts qu'il a employés mais, ce qui est sûr, c'est que les propos qu'il a tenus n'étaient pas du tout, mais alors pas du tout, dithyrambiques à l'égard du vieil homme !! Il estimait, peut-être à juste titre pour certaines machines, qu'elles n'étaient pas du tout réalistes et/ou réalisables ...
N'ayant jamais été très doué en "Meccano" je ne jugerai pas et me contenterai d'une petite anecdote anodine mais, euh, sympathique.
Je me trouvais à côté de l'espèce de sorte de scaphandre imaginé par le Grand Génie (GéGé pour les intimes) que je comparai à "Elephant man", le scaphandre pas Leonardo (!), en ajoutant des grimaces évocatrices de ce pauvre hère difforme et injustement rejeté (nan, ce n'est pas de moi dont il est question ici !). Il y avait là deux gamines qui se mirent d'abord à pouffer puis à rire franchement. Elles parlaient parfaitement le français et étaient d'origine antillaise. Et me voilà parti avec un vieux truc chanté par la Compagnie Créole :
Ba moin en tibo
Deux tibo, trois tibo doudou
Ba moin en tibo
Deux tibo, trois tibo d'amou
Ba moin en tibo
Deux tibo, trois tibo,
Ba moin tout ça ou lé
Pou soulagé cœu moin.

Elles connaissaient pas les gamines, normal, ça remonte au siècle dernier !! En plus, j'ai bredouillé les paroles car le "Ba moin" est devenu "Donne-moi", voyez ? Ouais, bon, j'aurais mieux fait de ne pas évoquer cet épisode d'une haute portée culturelle qui n'aura échappé à aucun mélomane averti !!
Tiens, je ne sais plus qui m'a posé la question, lors du voyage, de savoir comment on disait "Gilet de sauvetage" en créole haïtien ... Et bien, si on demande à notre père à tous, après Dieu bien entendu, j'ai nommé Google, ça se dit :"Vès pou pwoteje lavi" : vous y croyez vous ? En même temps, plus clair que ça tu meurs, surtout si t'as pas le gilet et que tu te trouves sur le Titanic ... On y revient !!

A suivre ...

On s'est attablés à la terrasse du bistrot juste à la sortie du musée et j'ai pris un "americano" qui est en fait un café allongé : c'est comme ça qu'il faut demander un café en Italie si on ne veut pas un dé à coudre avec un fond de marc dedans ! Paul arborait un beau chapeau blanc dont il n'était pas peu fier ...
Au moment de repartir, ma TIGER était littéralement coincée entre deux autres motos. Il y avait juste une vingtaine de centimètres de chaque côté, voyez ? J'étais déjà en train de maudire tous les motards italiens sur trois générations au moins et puis j'ai vu les plaques des deux deux roues (nan, ça n'en fait pas des quatre roues, pfff !!) : des allemands figurez-vous, un en Ducati et l'autre en BMW Funduro ! J'ai réussi à me glisser agilement (^^) entre les brêles et à m'extirper de ce traquenard sans l'aide de quiconque, en faisant toutefois pivoter l'allemande sur sa béquille centrale.
A noter, dans ce même ordre d'idée, que les emplacements de parkings réservés aux deux roues en Italie sont très très étroits et on se demande comment ils arrivent à se ranger ainsi, quasi les uns contre les autres. Certes, un scooter, on monte dessus et avec un bon coup de rein on le descend de sa béquille centrale mais tout de même ...
On a ensuite roulé une quarantaine de kilomètres en cherchant un endroit sympa pour becqueter et on est arrivé à MONTAIONE devant le restaurant "Il caminetto" (qui signifie "Le petit feu ouvert" ou "La cheminée" mais moins ...) à côté duquel il y avait un parking ombragé où nous avons laissé les motos. Quelques autres motards nous ont rejoints ainsi que Patrick et Nathalie qui faisaient le voyage en Mercedes Classe E, la faute au nerf sciatique de Nat' qui s'est rappelé à son bon souvenir quelques jours avant de prendre le départ du périple. C'était l'annulation pure et simple ou la Mercedes : ils ont fait le bon choix madame, bon choix mademoiselle, bon choix monsieur ;-)
Comme l'endroit semblait à priori fermé, j'ai d'abord poussé la porte en gardant le casque sur la tête, ce qui n'eut pas l'heur de plaire au tenancier qui me le fit remarquer deux fois plutôt qu'une mais sans rancune ;-)
En attendant notre commande, à l'instar de Jean-Marc notamment, on a mangé du pain arrosé d'huile d'olive et parsemé d'un peu de sel : il n'en faut parfois pas plus pour atteindre le 7ème ciel, surtout à nos âges ^^
J'y ai mangé un excellent (petit) plat de calamars frits ... sans aucun accompagnement : une feuille de salade et deux tomates cerises par exemple auraient été les bienvenues mais bon, l'essentiel y était ! Au moment de payer, tout le monde y est allé de ses petits calculs tout en posant de gros billets sur la table. Finalement, je retiens deux, je reporte un, je demande de la monnaie sur 50 € et ... le compte est bon !
On repart sur les SP 75, SP 4 et SP 15 en traversant Spillocchi, Boscotondo, Montigroso, droite vers Vicarello, Montebradoni jusqu'à arriver à VOLTERRA, jolie ville piétonne qui mérite l'arrêt, surtout si la chaleur est au rendez-vous ! Ruelles étroites typiques ombragées, terrasse et grand parking moto au bord d'un superbe panorama. dixit le dossier de présentation fort de 14 pages, riches en photos, encore bravo à l'organisateur !!.
Pour ce qui était du parking, il était vaste mais ... interdit aux deux roues alors que celui d'en face était réservé aux riverains.
On a pas mal tergiversé devant la machine à sous et finalement, perso, j'ai mis 1 € dans le bastringue puis, à l'aide d'un bout de tape, j'ai collé le ticket (valable 1/2 heure) sur le Tripy.
Dans la ville, sur l'insistance de Didier, je suis allé trouver un "carabiniero" qui était de planton devant le commissariat, pour lui poser la question. Le gars a souri quand je lui ai dit qu'on avait pris des tickets (!) en ajoutant que ça ne le concernait pas mais qu'on ne risquait pas grand chose. Dans le cas contraire, lui dis-je, on vient vous trouver alors ? Il a souri à nouveau et en regardant l'heure a dit : "Vous êtes trop nombreux (genre, on lui faisait peur ?!?) et de toute façon ma journée est terminée ..."
VOLTERRA : ses ruelles étroites, sa Piazza et son Palazzo dei Priori, son baptistère, son "duomo è campanile", sa via Bonparenti, ses maisons-tours ... Classique finalement mais toujours agréable à arpenter !
Il ne restait plus que SAN GIMIGNANO au programme du jour et nous y étions un peu avant 18 heures.
Après Vinci et Volterra, on a fait de San Gimignano une formalité : un gelato au départ de l'artère centrale, un aller retour dans cette même allée, un second "gelato" pour J-M pour goûter la soit-disant meilleure glace du monde, un arrêt en compagnie de Paul, Olivier et Isabelle à la terrasse d'un café et un retour aux motos après deux ou trois photos ...
Allez, on rentre !! On a loupé, sans vraiment le faire exprès, l'invitation lancée par le Tripy de s'arrêter pour le dernier à "La marronaia, Sosta alle Colonne". Je viens de faire un petit détour sur le site de "Tripadvisor", on est passé à côté de quelque chose mais bon, on ne peut pas tout avoir, le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière et le Chianti de la Marronaia !
18 bornes plus tard on atteignait l'hôtel : pas de parking souterrain, juste un parking au bas de l'hôtel AMBASSADOR de Poggibonsi où se mélangeaient les voitures et les motos.
toscane 2017Encore une jolie réceptionniste qui a salué la qualité de mon italien ... et moi de raconter (toujours) la même histoire de parents issus de régions différentes, aux patois aux antipodes l'un de l'autre, qui se sont rencontrés en Belgique, etc, etc ;-)
Chambre 508 au 5ème étage avec un ascenseur déjà récalcitrant ...
Gull nous avait prévenus : finie la "Dolce Vita", le bar cosy au bord de la piscine, la salle de restaurant aux belles tables rondes, la convivialité, bonjour les tickets de rationnement (?), les bruits, la cantine ... Oui, il nous avait aussi prévenu du fait que la salle de restaurant, située au sous-sol était extrêmement bruyante. Comme pour aggraver son cas, l'hôtel recevait une ribambelle d'enfants "di espressione francese" comme dirait François (le Pape, pas le pote de route !). J'ai là aussi le souvenir d'une anecdote cocasse qui s'est passée dans l'ascenseur qui montait au 5ème. J'étais avec Alain et une gamine qui faisait partie de la ribambelle en question. Je ne sais pas comment c'est venu mais la gamine a cru qu'Alain était toubib et elle a dit qu'une de ses copines avaient des problèmes aux yeux, genre allergie voyez. Vous savez ce que l'ami Alain lui a conseillé : "Une bonne petite baffe et ça ira mieux !" J'ai moi-même été surpris par la répartie du "toubib imaginaire" et, dans ma charité chrétienne, j'ai rassuré la fillette en disant que, d'une part il n'était pas docteur et que, d'autre part, j'en parlerais au médecin qui nous accompagnait car, si je ne m'abuse, dans la quarantaine de participants, il y en a bien un, n'est-ce pas ? Il DEVRAIT en tout cas, car avec tous les petits vieux qui font le gros des troupes du club EuropaMoto, ce serait la moindre des précautions, non ? Avec un défibrillateur et une masseuse (de petite) thaï ;-)
Cela dit, entre charentaises, s'il y en a effectivement un, il aurait tort de le faire savoir. J'ai en effet le souvenir de notre voyage en Ecosse (en autocar celui-là) avec Madame et tout un groupe dans lequel il y avait un médecin à la retraite. Et bien, sachez que, régulièrement, on le prenait à partie pour ... bénéficier d'une consultation gratuite, voyez le genre ??

Bon, je termine le truc demain si vous voulez bien ....
Le lendemain ...

En fait, il ne reste pas grand chose à dire si ce n'est que, le soir, on passait par le bar pour prendre l'apéro, certains s'installant en cercle devant celui-ci, tels des piliers, alors que d'autres prenaient leurs boissons et allaient à la terrasse couverte qui jouxtait le parking. En face il y avait un "dog wash" que certains ont considéré comme une idée extraordinaire à importer chez nous mais, si je ne m'abuse, ça existe déjà ...
On est ensuite descendus au -1 et là, effectivement, les conversations allant bon train, le bruit devint rapidement insupportable au point qu'une fois rassasiés on est vite remontés pour finir la soirée là où elle avait commencé, à savoir au bar ou à la terrasse ! J'ai noté qu'on a mangé du "tacchino" (de la dinde) et des haricots ce soir là, en plat principal, l'entrée étant certainement constituée de pâtes et le dessert d'un truc sucré, hé hé !!
Les "tickets de rationnement" dont j'ai parlé c'est juste parce que, à chaque commande qu'on faisait, le serveur prenait un énorme "cahier" dont les feuilles étaient constituées de dizaines de "coupons", vous savez, comme ceux qu'on trouve sur des actions au porteur ou pas, qu'il faut découper pour en obtenir le produit, voyez, et qu'on signait : un moyen incontestable pour porter vos consommations en compte mais relativement archaïque car encombrant et contraignant !
Vu qu'on passait 3 nuits dans cet hôtel, on a vidé les top-cases et autres valises pour ranger nos frusques et autres brols !
Gull a pesté contre l'insuffisance de cintres et est allé s'en plaindre à la réception, non mais !!
Pour le reste et pour le souvenir que j'en ai, la chambre était spacieuse. Un problème récurrent par contre c'est la différence de calibre de nos prises électriques par rapport aux leurs : nos multiprises ne rentrent pas ou alors en forçant, ce que j'ai fait une fois dans un hôtel mais du coup je me suis retrouvé avec le tout en main lorsque j'ai essayé de l'extraire. Dans un autre, j'ai aussi malmené une porte coulissante d'armoire qui, du coup, restait bloquée ...
Totou riquiqui le Toto mais maousse costo !
Ouais, plutôt maladroit en fait !!
Là-dessus, bonne nuit.
Et toujours ces couettes trop chaudes pour la saison ! A quand un retour aux bons vieux draps et couvertures légères en appoint au cas où, hein ??

20:16 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : toscane 2017

Commentaires

Je comprends la déception de Gull, architecte : c'est vrai que ces maquettes sont moins spectaculaires et moins bien finies que celles du Clos-Lucé (résidence de Léonard près d'Amboise en France), mais elles ne sont que des rêves d'artiste. Quant aux machines de construction, il me semble qu'on attribuait à Léonard beaucoup de machines inventées par Brunelleschi, un vrai architecte, celui-là. Il faut bien attirer le touriste, le Hainaut fait la même chose avec ses nombreuses maison Van Gogh.

Écrit par : ds | 27/06/2017

Brunelleschi est mort en 46, avant donc que ne naisse Da Vinci.
Par ailleurs et sauf erreur, il n'y a que 2 maisons Van Gogh en Hainaut ...

Écrit par : Alberto | 28/06/2017

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