25/06/2017

Toscane, 07-06-2017, Lucques et Pise ...

toscane 2017Une boucle de 167 kilomètres : je vois la moue des gros rouleurs d'ici.
Quand vous mettez deux villes de ce calibre touristique au programme, il faut faire des concessions, à défaut de quoi, ça devient un marathon et pas un "rallye touristique" !!
Voici l'album photos du jour, riche de 57 images, pieuses ou pas !

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de saluer la splendide victoire de Valentino ROSSI à Assen aujourd'hui.
Il est allé la chercher cette victoire avec la fine pluie qui s'est mise à tomber à quelques 7 tours de l'arrivée.
A 38 ans, ce champion continue d'impressionner et je vous avoue que mon petit coeur a palpité jusqu'au passage de la ligne d'arrivée avec, oserais-je le dire, un semblant de gorge nouée une fois la ligne franchie. Chaque victoire de ROSSI, de plus en plus rare il faut bien l'avouer, est une émotion particulière...
Il en est à 115 maintenant et se rapproche du record absolu détenu par Giacomo AGOSTINI. S'il ne l'atteint pas et s'il n'obtient pas ce fameux 10ème titre que beaucoup espèrent, on ne lui en voudra pas, les temps n'étant plus ce qu'ils étaient naguère, avec une concurrence acharnée et des moyens colossaux qui n'ont plus rien à voir avec le Continental Circus d'antan ...

Désolé pour cette petite digression, mais elle s'est imposée à moi comme une évidence !!

Et donc, voici que nous en venons au compte-rendu de ce qui était déjà le 5ème jour de ce périple toscan ...
Si vous avez feuilleté l'album, vous aurez remarqué d'emblée que l'épisode du "tablier, cornet deux boules" s'est déroulé ce soir-là et non pas la veille comme raconté. Voilà que je fais également dans le récit d'anticipation, ah ah ah !!!
Bon, déjà, mon Tripy II n'a pas prétendu afficher le moindre pictogramme. Paul m'a donc prêté le sien ce dont je le remercie encore une fois ici, publiquement.
Ensuite, les amis m'ont attendu longtemps, car je suis de ceux qui mettent un temps bête à démarrer la journée. Je pensais dès lors qu'ils me laisseraient l'initiative de partir le premier mais Jacques voyait les choses différemment. Tellement différemment d'ailleurs qu'au sortir du parking de l'hôtel, alors que les GPS indiquaient de prendre à droite, il est parti à gauche. J'ai klaxonné et suis parti à droite, suivi par les autres. Il s'est peut-être trompé en chargeant le r-b, rien n'est impossible avec le fantasque ami Jacques ...
On est arrivé au Parc/Musée Pinocchio à Capannori après une quinzaine de kilomètres et on s'est limité à prendre une photo de l'énorme marionnette plantée à droite de la route.
Un peu plus loin, on est passé sous les "portes" de Lucca où nous avons soigneusement rangé les motos avant de nous lancer dans la visite de la ville. Nous avons appris plus tard que quelques participants au voyage ont été verbalisés pour stationnement sauvage. Ils discutent sans doute encore aujourd'hui de savoir s'il faut ou non payer l'amende. S'ils veulent pouvoir encore retourner en Italie sans finir dans les oubliettes des cachots, je leur conseille vivement de s'exécuter ;-)
On est arrivé sur la "Piazza dell'anfiteatro" et on s'est installé à la terrasse de "La Grotta". Y a des mauvais esprits qui, voyant arriver la serveuse, potelée mais très mignonne mais ... potelée, l'on surnommée "Gros Tas" : paaaaaaaaaaaaaaas charitable du tout, voire d'une goujaterie sans nom ! Autre détail croustillant ? A un moment, Gull a eu un besoin pressant. Il a dû demander la clé des toilettes qu'il a eu du mal à ouvrir et ... une fois dedans, il ne savait plus en sortir. Il y a des mauvais esprits, les mêmes que tout à l'heure ^^, qui ne le voyant pas s'en sortir, ont proposé qu'on l'y laisse : paaaaaaaaaaaas charitable du tout de laisser ainsi un copain dans la merde, nan ?? Devinez qui c'est qui s'est levé de sa chaise, alors qu'il y était si bien et en bonne compagnie, pour libérer son ami dans le besoin ??? Bibi, bien entendu !!
On s'est ensuite dirigé comme on a pu dans les rues étroites de la ville. On a vu le Duomo di San Martino, la tour Guinigi avec ses arbres au sommet. Pour expliquer la hauteur de ces nombreuses tours érigées en ville, celle-ci se justifierait par la fabrication d'étoffes à une époque où plus le morceau était long plus il avait de valeur, ceci expliquant cela ...
J'avoue que ça ne m'a convainc qu'à moitié mais je n'ai pas envie de contrôler la véracité de cette assertion dithyrambique (?).
Au moment de quitter les lieux, on s'est un peu éparpillés et j'ai finalement repris la route avec Jean-Marc W.
Après quelques kilomètres, il a profité d'un arrêt dans le trafic pour me signaler que mon top-case bougeait beaucoup et, au détour d'un rond-point, il a repéré un "Brico" et m'a fait signe de le suivre. J'ai acheté une sangle (5,90 € à 12h46 précisément) et on a essayé, comme on a pu, de fixer la platine plastique qui supporte le top-case, à l'alu-rack fixé au porte-paquet de la Tiger. Faut dire que suite au léger accrochage de l'avant-veille, on avait remarqué qu'une des trois vis qui fixait la platine au rack était cassée.
Voilà donc la Tiger affublée d'un Tripy jaune et d'une sangle vert fluo : une moto si classieuse à l'origine, une moto de clown maintenant, plus à l'image de son propriétaire diront certains ;-)
Ce passage par le Brico et le ... bricolage qui s'ensuivit nous fit perdre pas mal de temps et c'est à la limite de l'inquiétude, avec un "Qu'est-ce que vous avez foutu ?" que Paul nous a vu arriver, au WP 43 du road-book, sur la SS12, au ristorante-pizzeria-gelateria "Da nonno Mariano", à San Lorenzo a Vafanculo Vaccoli. Nous nous sommes joints à la table de Paul, Gilles, Virginie B. et Didier. J'ai demandé à ce dernier ce qu'il avait dans son assiette et j'ai pris comme lui, des tripes !! J'aime bien les tripes et tous les abats en général, pour peu que l'assaisonnement suive, voyez ?
Une Moretti 660 ml, un café et 12.705 mètres plus tard, on arrivait à Pise.
Petit cafouillage pour trouver à se garer dans une rue perpendiculaire. Des marchands de breloques, plus utiles les unes que les autres, arpentent les lieux et vous font de grands signes pour vous indiquer des emplacements libres. Moyennant une thune ou un achat négocié, ils vous garantissent une surveillance rapprochée de votre véhicule. A vous de voir, ce n'est pas moi qui vous mettrai en garde contre ces pratiques qui ne font de mal à personne !
Pise !! Sa tour penchée, son baptistère Saint-Jean et puis ... c'est tout, enfin, pour ce qu'on en sait et ce qu'on nous donne à voir ... Après, sans doute, en déambulant dans ses rues, peut-être y découvre-t-on d'autres joyaux, mais, aussi loin qu'on soit concerné, c'est tout ce qu'on en a vu. Faut avouer que c'est beau et qu'une visite intérieure de l'un comme l'autre des édifices s'impose plus que probablement mais on n'avait matériellement pas le temps !!
D'ailleurs, on est repartis fissa, Jean-Marc, Paul et moi jusqu'à atteindre "Marina di Pisa", 12 bornes plus loin où le spectacle d'une mer particulièrement agitée s'offrit à nous. On s'est installé, face à la mer, à la terrasse du bistro "Il barrino" où j'ai offert la tournée générale faite de ... 3 bouteilles d'eau pétillante ! Pierre et Elisabeth avaient planté la tente béquille latérale de leur Explorer 1200 un peu plus loin et on s'est retrouvé un moment pour tailler une bavette ! Ils sont restés là pendant que Jean-Marc et Paul décidaient de rentrer par les voies rapides. Je me suis donc retrouvé seul pour faire le reste du road-book qui longeait d'abord la mer pendant quelques kilomètres avant de traverser un grand zoning industriel dans la périphérie de Livourne et se terminer par un très beau parcours à l'intérieur des terres, traversant Collesalvetti, Casciana Terme Lari, Ponsacco, Pontedera, Calcinaia, Bientina, Castelfranco di Sotto et Chiesina Uzzanese où j'ai fait le plein.
Petit paragraphe au sujet des stations-services en Italie. Pas toujours simple de s'approvisionner en essence dans ce pays européen ! Déjà, dans une même station, il y a parfois des pompes où l'on vous sert et d'autres où vous devez vous servir vous même. Pour un étranger, ce n'est pas toujours facile de faire le distinguo avec des "Service + (piu) " ou pas. Cet écueil franchi, reste à payer et là, une fois sur deux au moins, nos cartes MasterCard ou Visa ne passent pas. Il est aussi parfois possible de glisser des billets dans les pompes mais pour peu qu'ils soient froissés, ça ne passe pas.
Il m'est arrivé une fois de mettre dix euros dans le juke-box et, suite à une erreur de compréhension, qu'il profite à celui qui a fait le plein après moi : heureusement qu'il s'agissait de Jean-Marc et qu'il m'a remboursé sinon j'étais de la revue !
Franchement, peuvent mieux faire nos amis italiens à ce niveau surtout que les carburants y sont à un prix exorbitant en plus, parmi les plus élevés d'Europe !!
J'ai continué sur Ponte Buggianese, Massa è Cozzile et suis arrivé vers 19 heures à l'hôtel.
Petit cocktail autour de la piscine, comme d'habitude et repas du soir avec l'épisode tablier déjà "évoqué" dans la note précédente. Excellente cuisine encore une fois avec, en entrée, des pâtes aux fruits de mer riches ... en animaux marins avec une sauce à lécher l'assiette si on n'était pas en société ;-)
Vu qu'on changeait d'hôtel le lendemain, lorsqu'on a regagné nos chambres, on a rassemblé nos affaires plutôt que de le faire à la hâte le lendemain matin. Vu le poids embarqué de mon top-case (pas loin de 16 kilos me semble-t-il), j'avais déjà prévenu Paul que je le mettrais sans doute dans la camionnette, car je craignais que les supports ne résistent pas aux contraintes provoquées par l'état du revêtement des routes. Oui, étonnamment penseront certains, ce n'était pas le billard qu'on aurait pu espérer. Non qu'elles fussent criblées de nids-de-poule comme dans notre pauvre et plat pays qui est probablement aussi le tien, cher lecteur, mais, comment dire, le revêtement n'était pas parfait, laissant des dénivellements, des ondulations, des saignées obliques, voyez, de sorte qu'il valait mieux être prudent et ne pas ouvrir en grand !!
Une petite anecdote plus ou moins à ce propos. Je ne sais pas si ça s'est produit ce jour là mais peu importe, n'est-ce pas ?
J'arrive le premier sur des travaux en cours avec un feu en bord de route qui autorise une circulation alternée. Le feu passe au vert. Du côté gauche on a une belle bande de circulation au macadam noir de geais et, du côté droit, une bande en terre battue qui n'invite pas à s'y engager. Vous faites quoi vous ? Comme moi, vous empruntez la bande de gauche, non ? Le truc c'est qu'arrivé au bout, il y a des ouvriers qui travaillent et qui vous gueulent dessus en gesticulant : en fait, le macadam était tout frais et ... on a tous roulé dessus, moi, mes compagnons de route et les quelques voitures qui faisaient la file au départ. Ce n'est qu'après coup que j'ai compris la méprise. En même temps, c'était très mal signalisé et je pense qu'on aurait tous fait pareil ! Il y a donc une route avec les empreintes de mes Continental Trail Attack quelque part en Toscane, comme il y a celles des paluches de quelques stars à Hollywood ;-))
Bon, c'est pas tout ça, demain "Jour 6", courte étape de liaison (149 km) entre Montecatini et Poggiobonsi avec quelques visites au programme : Vinci, village natal de Leonardo, Voltera, jolie ville piétonne et San Gimignano, joyau de la Toscane !

A noter que, ce soir là, on s'est tous inquiétés du sort d'Olivier et ... surtout d'Isabelle ;-)
Ils ont "traîné en route", ce qui, à la vitesse où se déplace le gaillard sur sa GS, semble IMPOSSIBLE, mais que soit, et l'heure tournant, ils ont préféré s'arrêter pour manger en chemin. Ils étaient de retour à 22h00 environ, au grand soulagement de Paul !!

14:41 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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