22/06/2017

Toscane, l'aller en 3 jours, III

toscane 2017288 kilomètres entre Alessandria et Montecatini, donc ...

Le temps passe et les souvenirs s'effacent ...
Et ce ne sont pas les quelques notes éparses
Qui me permettent de faire face !
Bah, je vais broder et rajouter de la farce !!


Quelques noms de patelins pour commencer ? Bosco Marengo (comme le veau ?), Pozzolo Formigaro (Fo-o-ormigaro comme dirait Stromae (Tiens, qu'est-ce qu'il devient lui ?)), Serra Valle Scrivia, Arquata Scrivia, Busella, Casella, Montaggio, Tasso, Carasco, Cogorno ...
Tous des patelins qui sonnent bien mais, si je me souviens, plutôt "tristounets" comme me le fit remarquer, à un feu rouge, Jean-Marc W. avec lequel j'ai souvent roulé en tandem, les autres ne voulant pas suivre mon rythme effréné ;-) C'est vrai que j'effrène beaucoup, surtout dans les virages !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
L'option d'éviter la "Riviera Ligure" était sans doute bonne car quoi de plus chiant que de rouler sur une route côtière bondée et hyper-urbanisée mais le fait de serpenter sur la deuxième, voire la troisième "corniche", nous a privés de la vue de la mer d'une part, et de certains joyaux de cette Riviera d'autre part, tel le splendide village de Portofino par exemple.
En 1979, on y a séjourné avec Josée lors d'un voyage de noce avant la Noce, voyez ? A Alassio plus précisément. Du coup, je connaissais le décor et, finalement, je n'ai pas trop regretté le choix des organisateurs.
Au WP 32, j'ai pris le ticket avant de monter sur l'autoroute pour une excursion de 70 kilomètres.
A la sortie "Carrara", je suis arrivé à un péage "humain", avec une charmante demoiselle qui s'exclama : "Fino in Irlanda è andato con la moto ?" ce qui signifie "Jusqu'en Irlande vous êtes allé avec la moto ?"
De quoi alimenter la conversation, n'est-il pas ? Et de sortir le traditionnel numéro de l'italien "expatrié" qui vient de Belgique, dont les parents issus l'un des Marches, l'autre de Lombardie se sont rencontrés là-bas, qu'ils devaient parler "le vrai italien" ensemble tant leurs patois respectifs étaient différents, d'où la relative facilité avec laquelle je m'exprime +/- correctement dans la langue de Dante, etc, etc ... Pour peu, j'y serais encore si elle n'avait pas coupé court en me recommandant un restaurant à Carrare.
On y était quelques kilomètres plus tard. Impressionnant site avec de la poussière blanche partout et un incessant ballet de camions de toutes sortes qui montent et descendent dans les rues étroites du site.
Une fois encore, je n'ai pris que quelques photos, le Sony affichant un désespérant display noir et/ou refusant de fonctionner.
J'ai sorti le vieux GSM pour, quand même, ramener quelques images mais c'est très maigre, j'en conviens.
Au bout de cette route, il y avait un tunnel très étroit que nous devions emprunter mais, juste avant, il y avait aussi un restaurant sur la gauche qui nous faisait de l'oeil ...
A ce moment là, nous avons été rejoints par Xavier (RS 1200), Jean-Marc D. (GS 1200), Philippe G. (idem) ainsi que Raphaël (FJR 1300) et c'est donc à six que nous avons investi les lieux, Il poggio.
Une table près du feu ouvert (aperto, souvenez-vous) surmonté d'un téléviseur qui allait beaucoup trop fort ...
Pas de carte, juste une serveuse qui nous a proposé divers plats (primi, secondi ...) et dont j'ai traduis les propos au fur et à mesure : on a commencé par supplier pour avoir une grande bière (Moretti 660 !) puis on a pris des "papardelle" aux champignons (funhgi), au sanglier (cinghiale) ou, plus simplement, à la sauce tomate (pommodoro).
J'ai demandé également si on pouvait goûter au fameux Lardo di colonnata et l'autre serveuse de nous apporter une belle assiette commune de ce que, probablement, le cochon a de meilleur en ce monde : très riche mais d'une finesse divine, mais très riche ...
En toute fin de repas, Didier S., Jacques et Solange sont arrivés mais ils n'ont pas offert le dessert :-)
On a laissé partir les "jeunes" et on s'est ensuite enfoncés dans cet incroyable tunnel, très étroit, aux murs bruts de décoffrage, celui-là ayant le mérite d'être très bien éclairé ... Et on s'est tout de suite perdus car, par erreur, j'ai refait un tour gratuit pour finalement repasser devant le resto. Du coup j'ai gazé pour essayer de rattraper mes collègues mais j'ai appris, après, qu'ils avaient fait la même erreur et qu'ils étaient finalement ... derrière !! Cela arrive assez souvent en définitive, vous avez remarqué ?
Plus loin, on est encore tombé sur des tunnels tout aussi étroits mais pas éclairés du tout au point qu'on avait l'impression d'aller tout droit dans le mur jusqu'à ce qu'on l'atteigne presque et que la trajectoire s'incurve pour laisser la place à un autre mur, et ainsi de suite, jusqu'à rejoindre la bienfaisante lumière du jour : flippant !
J'ai noté qu'on a fait un arrêt à 16h00 pour boire le café mais ... sans plus de précision !
Arrivés à Pont All'Abate, j'ai visé un magasin de TV-AUDIO-HIFI et j'ai quitté la route, suivi par J.M., pour planter la Tiger devant la vitrine. J'ai expliqué que je venais de Belgique, blablabla, que demain on visitait FLORENCE blablabla et que mon appareil photo était en rade, tout cela pour justifier l'achat d'un truc pas cher mais au rapport qualité/prix suffisant, mais surtout pas cher. Je suis sorti avec un NIKON Coolpix S2900 à quatre-vingt-neuf euros quatre-vingt-dix, 20.1 megapixels, wide 5x zoom et dynamic fine zoom 10x, ça fait pas cher du pixel, croyez-moi sur parole ... ou sortez votre calculette si vous êtes sceptique !
On est arrivé à Montecatini (Terme) au Grand Hôtel Panoramic, situé Viale Mario Bustichini, 65 et on a rejoint le parking souterrain. Après la douche, on a pris l'apéro au bord de la piscine et puis on a rejoint la salle de restaurant aux tables rondes bien dressées et très conviviales ! Au menu : des pâtes, de la longe de porc et du pudding, le tout de fort bonne facture m'a-t-il semblé.
Trois soucis ce jour-là :
1/ l'appareil photo mais ça vous le savIez déjà et la solution était déjà trouvée;
2/ J.M. qui m'est "rentré" dedans au sortir d'un parking : porte-plaque égratigné et ... top-case ouvert, bizarre !
3/ j'éteins le Tripy en quittant le parking souterrain, le rallume dans la chambre pour le mettre en charge et pour constater que l'écran reste désespérément blanc. Après le display du Sony désespérément noir, avouez que ça contraste, non ?
Une journée noire à marquer d'une pierre blanche ? Que nenni : il en faut plus pour entamer mon moral.
Comme disait je ne sais plus qui : "Mille solutions pour un même problème", alors vous imaginez avec trois problèmes ... en supposant logiquement que ça pourrait être exponentiel !!
De toute manière, pas besoin ni du Tripy ni du top-case le lendemain puisqu'on visitait FLORENCE et qu'on y allait en autocar climatisé ! On aviserait donc en temps utile ...
Bonne nuitée !!

PS1 : je vous invite à visionner quelques vidéos du travail que réalisent les hommes sur le site de Carrare, notamment les prouesses des chauffeurs qui doivent acheminer d'énormes blocs sur les flancs des montagnes dans des lacets qu'on n'oserait même pas envisager de franchir en trail ... Voyez cet exemple !
PS2 : après le souper, Paul a proposé qu'on regarde le Moto GP du Mugello (grâce à mon abonnement à MotoGP.com, faut-il le rappeler) mais lorsque j'ai demandé s'il y avait VRAIMENT des intéressés, seuls deux pelés et un tondu ont levé la main, de sorte qu'on a renoncé à l'idée Johnny !

21:59 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : toscane 2017

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