29/04/2017

CAP MOTO : stage de "Remise en forme" sur le Circuit des Ecuyers ... III

DSC04582.JPGLundi, 24 avril, 6h15 : on l'a pas fait sonner un chouia trop tôt ce put... de bor... de mer... de réveil de mes deux ... aiguilles !!
Quand j'vais bosser, il sonne une bonne heure plus tard, ouais une Trrrrrrès Bonne heure plus tarrrrrrrrd et là ...
Je le sens pas !
Faut vraiment y aller ?
Bah, on va commencer par prendre le p'tit déj, cool, et puis, pareil, on fera les 46 kilomètres 918 mètres qui nous séparent du circuit, cool, en respectant tous les panneaux, limitations, agglomérations, circonspection, concentration, le pétage de plomb ça sera pour plus tard ... ou pas ;-)
Petit-déjeuner avec l'incontournable Philippe (le véto couché tard) ainsi qu'avec Philippe-Le-Grand qui adore que je le cite dans mon blog ;-) et la délicieuse Virginie, son épouse, sans oublier aussi Sarah et son papa, la gamine ^^ (HONDA CBf 600) appréhendant le moment car elle est tombée l'an dernier. Entre charentaises, Virginie (BMW 800 R) était tombée également sur le circuit mais l'année d'avant.
Finalement, ces demoiselles et ces dames y vont fort en piste, n'est-il pas ? Chaudes-boulettes les nénettes, hein ??
Bon, bon ...
Après quelques bornes pour sortir du centre commercial et du centre ville, on a embrayé sur les N51 et N3, toutes deux surnommées "Route historique du Patrimoine Québecquois", chose que je découvre avec vous, en visionnant la carte qui accompagne le road-book sur le logiciel "Road Tracer" livré avec le Tripy. Je n'ai vu ni caribous, ni murs de neige, ni tabernacles, ni Charlebois, ni Céline et René-Charles, ni érables (quoi que ?) sur le bord de la route et ... finalement je ne demande pas mieux qu'on m'explique cette "curiosité" géographico-historico-exotique.
La N3 était bien chargée ce matin-là, notamment en camions plus ou moins longs et plus ou moins dans le rythme, et dans ces cas-là, il ne m'en faut pas beaucoup pour me "chauffer". A ce petit jeu, seul Jean-Marc est resté dans ma roue mais peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas pris son Tripy. Il devait l'économiser parce qu'il avait oublié le câble pour le recharger ...
Mareuil-le-Pont, Troissy, Vincelles, Trelou-sur-Marne, Courthiézy et Varennes puis, droite sur la D330, gauche sur la D3, re-gauche sur la D4 jusque Mont-Saint-Père, petite prière et petit signe de croix, le circuit n'étant plus qu'à 4 bornes (le père, le fils et le saint, Esprit !), puis D85, Route de Beuvardes et arrivée dans le Saint du Saint, le paddock des Ecuyers !!
ROUGE, impair et passe : les jeux sont faits, rien ne va plus !!
Et oui, on était à peine arrivés, on avait échangé quelques boutades ou autres avec l'un ou l'autre et puis, chacun à son tour, on s'est dirigés vers Ambie, le Maître des Couleurs, qui m'a tendu un bout de papier autocollant rouge. J'ai hésité à le prendre, je lui ai fait part de cette hésitation, il m'a demandé si je voulais "revenir en arrière" et j'ai finalement répondu : "Bah, on va essayer d'assumer !!"
Pendant que les verts et les bleus se partageaient la boucle de 1.2 km du circuit, nous avons utilisé l'autre boucle, longue de 2.3 km, deux runs au cours desquels je me suis fait déposer par presque tous les autres rouges, plus vifs que moi, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé de tenir le rythme : la Tiger raclait de partout, un coup à gauche, un coup à droite et même qu'au deuxième run, entre "Les Chicanes" et le "Grand gauche sans fin", je sais pas si c'est la latérale ou la centrale qui a frotté, mais la moto s'est soulevée pour faire un écart d'au moins 15-20 centimètres, provoquant immédiatement un lâcher de gaz et une frayeur ... qui n'a duré que le temps d'arriver au "Grand gauche" où j'ai repris mes esprits mais en assouplissant le poignet droit, voyez ?
Quand on est arrivés au paddock, un des monos qui roulait sur une YAMAHA MT-03 (un 300cc de 44 chevaux SVP !), et qui avait tourné avec nous en suivant l'un ou l'autre a dit : "Ce n'est pas catastrophique, le rythme n'est pas mauvais, ça va, ça va MAIS, toi, toi (moi quoi !) et toi, si vous continuez comme ça, c'est la gamelle assurée cet après-midi, les gars !! C'est pas la machine qu'il faut incliner, faut bouger le haut et le bas du corps !!!. Pas le temps de se concentrer là-dessus qu'on échange les pistes : les verts et les bleus sur la boucle longue et les rouges sur le tourniquet de 1.2 km.
Attention, il est beaucoup plus rapide, le tourniquet donc ... faites bien gaffe !!
Et là, si presque tous les rouges m'avaient déposés sur la "boucle moyenne", ici ils m'ont tous dépassé.
Franchement les gars, merde quoi ! Un peu de respect pour les rouges pâles que diable !! Faut pas se jeter ainsi à gauche, à droite et pourquoi pas par-dessus ?? Même Philippe qui étrennait sa Tracer 900 "pelle à tarte" pour la première fois et Olivier qui n'était pas peu fier de sa Z 1000 avec les durites aviation et le reste, m'ont fait l'intérieur ou l'extérieur ou les deux, j'sais plus. J'étais à deux doigts (d'honneur) de rentrer chez moi en pleurant et en pestant comme un enfant qu'on lui a piqué son jouet ou un adulte à l'ego piétiné, voyez ??
Cela dit, j'ai quelques excuses, jugez plutôt :
-déjà, la Tiger, toute vaillante qu'elle soit, n'a "que" 94 valeureux chevaux à côté de machines ... rouges ou pas qui en avançaient 115, 125, voire 150 et ça, dans la ligne droite, ça compte;
-lors de l'entretien des 60.000 km, mon concess m'avait dit qu'il fallait surveiller les plaquettes avants et qu'il faudrait les changer dans +/- 3.000 kilomètres. Et là on y était presque, du coup j'osais pas trop ouvrir pour après plonger sur les freins alors que les plaquettes étaient au bout du rouleau, voyez ? Ah ah, l'excuse de la loose qui perd ;-)
Ouais ben, en attendant, sans chevaux et chanfrein (comme on dit chez les limeurs de béquilles ^^), ça le fait qu'à moitié ...
Bon, trêve de considérations à la "mord-moi le disque", c'est l'heure de becqueter et là, j'ai pas beaucoup de concurrence !!
Entre 12h00 et 14h00, silence radio : 120 minutes de silence en mémoire aux riverains qui, entre nous, ne doivent pas être nombreux tant la surface dévolue au circuit et à ses dégagements est conséquente et tant les environs semblent déserts ...
La Loi c'est la Loi, personne ne s'en plaindra et, finalement, le temps est vite passé.
A souligner, la quantité et la variété des sandwiches, leur fraîcheur, idem pour les oeufs, les crudités, les boissons fraîches et chaudes, les fruits frais, franchement rien à dire : plus simple à préparer qu'un BBQ géant et finalement plus sain et plus léger !!
Il est déjà 14 heures et on est plus ou moins tous prêts à répondre à l'appel de la piste. Presque tous car Pierre a de plus en plus mal au dos et, si je ne me trompe pas, il a fait l'impasse sur tous les runs de l'après-midi et je pense que d'autres aussi ont renoncé pour l'une ou l'autre raison, bonne ou mauvaise, en tout cas qui ne regarde qu'eux.
Différence notable et de taille par rapport au matin, on profite chacun à son tour de toute la longueur du circuit : on additionne les 2,3 au kilomètre 200 pour un total, bonjour le calcul mental, de 3,5 bornes si je ne me trompe pas.
Et croyez-moi, ça change la donne. On met au moins un run complet à reprendre ses marques car, si chacun des virages reste "familier", c'est leur succession et leur enchaînement qui ... déroute : on croit qu'on peut ouvrir en grand mais on arrive dans l'épingle, on coupe les gaz alors qu'on a encore 300 bons mètres de ligne droite. On se rend compte que ce circuit, mine de rien, est vachement technique et que sans les cônes, il y a quelques virages qu'on serait bien en peine de négocier correctement. Je pense aussi au "pif-paf" qu'on ne devine justement que grâce aux cônes !!
Tout l'après-midi j'ai essayé de faire abstraction des autres rouges, définitivement plus rapides que moi. Je me suis plutôt appliqué au mieux pour travailler les trajectoires en essayant d'éviter de frotter les cale-pieds et ce n'est que lorsque j'essayais désespérément de suivre un autre motard que je gaffais et me loupais. Il y en a 4 ou 5 qui se sont tirés la bourre et, si je suis sûr que ça doit être excitant, ça doit aussi être relativement dangereux et sans doute qu'on est amené à faire un peu n'importe quoi ... Bah, on remettra ça à une autre fois quand j'aurai gagné du gallon et quelques chevaux ;-)
Le dernier run "normal" terminé à 17h20, je rentre en léger décalé par rapport aux autres furieux et j'entends Philippe qui dit que tous ceux qui le veulent, toutes couleurs confondues, peuvent repartir "direk" pour une dernière salve.
Hélas, je suis en réserve depuis pas mal de tours déjà et je crains la panne sèche : c'est qu'à ces rythmes endiablés, la Tiger descend près de 7 litres au cent je pense ... Mais Philippe, encore lui, me dit qu'Olivier a amené un gros bidon d'essence avec lui (il est venu en camionnette le matin même) et que je n'ai qu'à lui demander. J'hésite. Je pourrais très bien en rester là, raisonnablement, non ? Mais le petit diable ne l'entend pas de cette oreille. Je fonce jusqu'à la camionnette et, sans trop oser, ajoute un ou deux litres tout au plus. Je remonte sur la piste et profite des derniers tours de cet excitant circuit jusqu'au dernier moment, merci Olivier, merci tous mes sponsors et tout le team du staff ;-)
Merci maman, merci papa !! Tous les ans, on voudrait qu'ça r'commence, oukaidi, ouikaida !!
Avec Pierre et Jean-Marc on ne s'est pas éternisés et, juste le temps de récupérer le top-case, qu'on prenait la route du retour vers l'hôtel. A une intersection, je me suis porté à la hauteur de Pierre (il mesure pourtant 30 centimètres de plus que moi !) et je lui ai demandé qu'on s'arrête pour faire quelques photos des vignobles environnants. Passe devant ! qu'il m'a dit, ce que j'ai fait sans sourciller. Un peu plus loin, on a planté les béquilles et complété l'album. Ils sont repartis un peu avant moi qui ai pris mon temps pour profiter du panorama et du silence qui régnait là.
Je les ai rejoint un peu avant l'hôtel et, contrairement à eux, j'ai fait le plein à la Station Leclercq du centre commercial en même temps que Marc et Alain sur FJR et Multistrada.
Le soir, au bar, le patron était de retour : un gars extrêmement jovial qui nous a fait des prix sur les consos et qui a fait tourner du saucisson dans les rangs ...
A table, comme la veille, excellente ambiance, nourriture de très bonne facture et vins de toutes les couleurs, une fois encore.
Rideau sur un deuxième jour parfait en tous points, point !
Y a plus qu'à dormir en espérant que la météo sera avec nous car les prévisions ne sont pas bonnes pour le lendemain ...

21:23 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : ecuyers 2017

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