29/03/2017

"Offrez-moi la lune", nom de Zeus !

Comme tous ces bénévoles qui ont contribué au succès de cette belle journée, que l'on remercie chaleureusement au passage, je ne vais pas me faire payer prier pour vous livrer, gracieusement, le compte-rendu.
J'avais préparé cette sortie avec minutie bien que tout seul, jugez plutôt : cirage de bottes, nettoyage de la Tiger, choix de la tenue, complément de Super98 au retour de l'essai de la Tiger Sport, recharge du Tripy, etc.
Malgré cela, j'ai réussi à partir, petit "a", en retard pour le rendez-vous fixé chez Pierre, petit "b", sans mon portefeuille ! Décidément l'âge n'aide pas !!
Heureusement qu'à chaque fois que je quitte un endroit, je vérifie systématiquement s'il est bien là en tâtant mon blouson à l'endroit du coeur ^^ en même temps que je tâte la poche droite gauche de mon pantalon pour vérifier pareillement si mon GSM s'y trouve ! Pour ce dernier, il m'arrive toutefois et parfois de l'oublier, n'est-ce pas ?
Demi-tour gauche droite gauche, je dis bien (!) pour récupérer "mon précieux" et repartir le couteau entre les dents ;-)
DSC04484.JPGAu final, alors que je crèche à 1,5 km à vol d'oiseau du logis de Pierre, Henri, qui ne s'était pas annoncé et qui a plus de 60 bornes à effectuer pour venir, était là avant moi !!
Nous sommes donc partis à trois en suivant un road-book que mon voisin avait confectionné un ou deux jours auparavant : 21 way-points, 47,661 km en passant par Tamines, devant la concession DUCATI que j'irai visiter un de ces quatre, puis Velaine-sur-Sambre, Onoz, Mazy, les "3 B", Bossière, Beuzet, Bovesse jusqu'à arriver à Eghezée ...
J'ai eu le plaisir d'y retrouver Didier et Paul bien sûr mais aussi Noëlle, Philippe Le Grand, Bob, Virginie et Didier, Dominique, sa barbe fleurie et sa nouvelle Triumph Bonneville T120, Pascal et sa GS flambant neuve ... vieille de 11 ans, Jean-Claude et Christine qui ont troqué leur Super Téneré par une ... GS, Jean-Louis et sa K1200 mais aussi Olivier et Philippe, les deux furieux avec lesquels on s'était fendu la gueule et tirer la bourre à Beuvardes il y a deux ans je crois. Ils étaient là en bénévoles, bravo à eux. Ces deux-là sont "chauds boulettes" pour remettre le couvert aux Ecuyers cette année, l'un s'étant offert une espèce de sorte de moto de compète et l'autre ayant ajouté à sa 1200 Super Ténéré une MT09 dont il a "tout changé", notamment le train roulant, histoire qu'elle colle au parquet. Je le soupçonne même d'avoir greffé un second tri-cylindres pour nous mettre LA pâtée avec un grand "P".
Je les invite toutefois à lire et relire la présentation de l'événement sur le site de Cap Moto et, pour mettre définitivement le doigt sur le paragraphe sur lequel j'attire tout particulièrement leur attention, je n'hésite pas à le reproduire dans le texte :[...] tout en sachant que, d'aucune façon, l'esprit de compétition ne sera présent lors de cette formation.[...]. Un autre paragraphe devrait nous conforter dans cette idée qui dit qu'il suffit d'un petit rien pour se faire une grosse frayeur".
Quel faux-cul je fais !.
N'est-ce pas moi qui me plaignais dimanche auprès d'Olivier en regrettant qu'il n'y ait pas de transpondeurs sur nos motos afin de voir nos chronos et vérifier si on s'améliorait au fil des runs, hein ???
Pierre m'a offert le café. Il a confirmé qu'il faisait la boucle courte dans la mesure où il devait rentrer tôt à la maison alors que Didier, Henri et moi, nous options pour la ronde longue de 195 km. Toutefois une bonne partie des deux boucles était commune de sorte qu'on a roulé de concert un bon moment ...
On a commencé par rejoindre un premier point de rendez-vous situé à DAUSSOULX, au way-point 38, après environ 45 kilomètres qui passaient par Upigny, Aische-en-Refail, Grand-Leez, Gembloux, Isnes et Rhisnes, sur un mixte de routes parfois ... pavées de bonnes intentions, parfois étroites et en mauvais état et parfois roulantes pendant quelques hectomètres, des routes "à la Cap Moto" comme on a pris l'habitude de les appeler ;-)
A Daussoulx, on fêtait "La Journée du Motard" : il était possible de s'exercer à quelques manoeuvres lentes et autres freinages d'urgence. Si j'avais été seul peut-être y aurais-je consacré quelque temps mais, avec les potes, on a fait le tour des échoppes (j'ai acheté une pochette du fameux pilote plus tout jeune mais tout jaune, vous voyez de qui je veux parler ?), on s'est arrêté un moment à discuter avec le concessionnaire Yamaha PELLEGRINELLI de Arsimont auquel j'ai demandé si des portes-ouvertes étaient prévues et si une Tracer 700 serait à l'essai ^^, questions auxquelles il a répondu par l'affirmative mais sans pouvoir préciser ni la date ni, finalement, les modèles qui seraient disponibles : les importateurs mènent la danse et les concessionnaires suivent le pas !!
Le temps passait trop vite, midi avait sonné depuis belle burette aux clochers de toutes les paroisses.
DSC04498.JPGOn est donc repartis sur l'insistance de Didier et sur Cognelée, puis Gelbressée, Marche-les-Dames, Samson, Maizeret jusqu'à arriver à Assesse vers 13h00 où nous avons rejoint un petit groupe de motards qui avaient choisi d'investir la friterie "Al boune Franquette", une sorte de mini-Mc Do, mais en bien plus familial.
Nous avons été passer notre commande, pris nos boissons et nous sommes installés en terrasse. Henri a rejoint Dominique et un autre motard pendant que Didier et moi, partagions notre table avec Paul et Jean-Louis. On a complimenté Dominique pour l'acquisition de sa Bonneville. Il nous a quand même avoué que le confort était plutôt spartiate et qu'il en était à l'essai de la 3ème selle, la version royale, qui semblait enfin le combler d'aise ... Finalement, ces motos "néo-rétro" pêchent souvent par des suspensions trop classiques et, semble-t-il, comme de cause à effet, trop sèches. Je pense notamment à la DUCATI Scrambler qui donne du fil à retordre à un de nos amis (Didier bis ou ter ...) : il a aussi changé "x" fois de selle, il a adopté une suspension Öhlins je crois et il n'est pas encore totalement satisfait. Pour en revenir à la Bonneville, il faut souligner sa finition, bluffante et l'habileté qu'elle a à exploiter à fond les canons vintage. J'ai pour ma part essayé une T100, l'an dernier je crois, et j'ai été agréablement surpris par le plaisir qu'elle m'a procuré à son guidon : tout le contraire d'une "pousse au crime", elle n'incite qu'à la balade tranquille ...
Comme souvent, j'ai eu les yeux plus gros que le ventre : une brochette boeuf/oignons, une brochette de pilons de poulet, une ... moyenne frite et de la mayonnaise. Didier a été plus raisonnable mais il a quand même fini par m'emprunter quelques frites ;-)
On est repartis, Didier, Henri, Jean-Louis, Paul et moi en direction de Natoye, Braibant, Pessoux, Haversin, Maffe, etc. Au fil des way-points, on a été plus ou moins chacun à notre tour chef de file, la faute à une petite erreur d'interprétation des way-points et des directions à suivre. Henri d'abord, Didier ensuite et enfin moi. A un moment, alors que Didier était devant, on est arrivé à hauteur d'une magnifique ferme-château qu'il snoba. Au passage je jetai quelques regards en arrière et ne put que regretter qu'on ne s'y arrêta pas. Plus loin, je ne sais par quel hasard, je me retrouvai devant cette fois, sauf qu'Henri était déjà loin devant par contre, et lorsque nous arrivâmes à Petit-Avin, je décidai de planter ma béquille latérale dans les allées du parc du château de Hoyoux.
Nous nous y sommes arrêtés plus d'une fois déjà mais l'endroit et le château sont tellement jolis, qu'il est dommage de le traverser sans marquer ne fusse qu'une pause : les relents florentins de la bâtisse évoquent déjà les beautés de notre futur voyage en Toscane ...
Et, de fait, personne ne s'y est trompé car, petit à petit, c'est un "troupeau de motards" qui s'alignaient là, à la queue leu leu, à contempler les environs et à le mitrailler.
Didier nous a dit que c'était une bonne chose car il était probable que ce passage soit un jour fermé : le châtelain a en effet fait la demande pour que sa propriété soit contournée mais je crains que sa démarche n'aboutisse jamais. J'ai fait une recherche sommaire et suis tombé sur un article datant de 2009 à ce sujet. Il y était déjà question de ce "contournement" et on voit qu'il n'a toujours pas obtenu satisfaction, les locaux estimant qu'ils ont autant à dire sur ce lopin de terre, communale semble-t-il ...
Bon, bon, on reprend une fois encore la route, mais comme nous sommes les plus lents à la détente, c'est tout le troupeau précité qui la prend avant nous. Je reviens dessus et ... mords sur ma chique en restant sagement derrière pendant d'interminables kilomètres ;-))
Puis c'est Paul qui se prend à klaxonner frénétiquement sans que je comprenne d'abord que c'est lui qui s'impatiente et ensuite ce qu'il veut au juste. Je ralentis et serre à droite de sorte qu'il puisse se porter à ma hauteur : il se pointe et levant le bras et sortant le pouce qu'il agite vers la bouche, je comprends qu'il a grand soif .
DSC04509.JPGIl prend les devants jusqu'à ce qu'on arrive aux portes de Huy, à Ben-Ahin plus exactement, devant la brasserie "L'Elysée Beaufort" qui se vante d'offrir + de 400 bières différentes à la carte. Il n'en faut pas "plus" pour qu'on freine tous les 4 des 3 disques et qu'on range les motos dans le parking. Pendant que je fais des photos de l'endroit, comme de l'envers d'ailleurs,
mes acolytes s'installent sous la grande tonnelle dressée à l'extérieur du bâtiment.
Lorsque je les rejoins, ils sont déjà en grande conversation avec deux affriolantes sexagénaires dont l'une est déjà en train de les tutoyer, voyez ? Paul, dragueur invétéré autant qu'échevelé n'est pas en reste et n'est pas loin de proposer une place à l'arrière de sa Pan ... Il a pris une Corne du bois du Pendu, comme Jean-Louis d'ailleurs, l'un préférant la brune, l'autre la blonde, entre charentaises je parle bien des bières et pas des volubiles sexagénaires des fois que, hein, alors que Didier a pris une Kriek et moi une Léopold VII, une bière locale parait-il ...
C'est Didier qui a payé le coup. On a quitté nos donzelles à regret et on a continué notre route inexorablement.
On est revenu sur Pascal et sa GS qu'on s'est sentis obligés de suivre pour ne pas le vexer, car il est extrêmement susceptible le garçon, en tout cas, il part au quart de tour ;-)
Arrivés à Longchamps, il n'y avait plus grand monde sur la place. On a utilisé nos tickets boissons et on s'est installés sur les tables et bancs restés à l'extérieur.
Nous avons été rejoints par Chantal et Paul et avons continué à deviser au sujet de nos motos, nos voyages, l'essentiel quoi.
Puis, pour écouler le stock restant et ne pas jeter bêtement, on a eu droit à d'autres cafés, des tranches de cake, ainsi que des bics, des briquets et des dragonnes au nom de la firme TOTAL, sans doute sponsor de l'événement (?).
Il ne restait plus qu'à se séparer, chacun partant de son côté. J'ai demandé au Tripy de me ramener par les voies rapides et ce fut ... vite fait !
Il ne restait toutefois que quelques minutes pour manger sur le pouce avant de s'installer devant le poste de télévision et regarder le MotoGP au Qatar !!!!!!

PS : François y est allé aussi de son compte-rendu car il a aussi fait la balade mais la version courte et en décalage horaire par rapport au gros des troupes et, non, je ne dirai pas à qui je pense en parlant du gros des troupes ;-)

19:11 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

Vous ne recevez guère beaucoup de commentaires me semble-t-il ?
Cela ne vous décourage-t-il pas parfois d'écrire en citant les uns et les autres sans qu'ils trouvent à redire et à ajouter quoi que ce soit ?

Écrit par : Ali Mc Bean | 04/04/2017

No comment ^^

Écrit par : Al | 05/04/2017

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