17/09/2016

Les Grandes Alpes, Jour 3 !!!

grandes alpes 2016 Les photos !!!
Journée du 5 septembre marquée sous le s(c)eau d'eau !! Il en fallait une, n'est-ce pas ?? Ce sera celle-là, et ce sera la seule tout au long du périple : un sacré morceau de chance comme on dit chez les insulaires qui en connaissent un rayon, mais pas de soleil, sur la question, eux qui vivent la moitié du temps dans le fog et le smog ...
Ce matin-là donc, il pleuvait comme vache qui pisse, il pleuvait des chats et des chiens, des cordes et des hallebardes ...
Il fallait être motivé pour prendre le départ. Probablement que s'il c'était agi d'une boucle, certains seraient restés au sec, ou pas d'ailleurs car il y avait une piscine chauffée à disposition (je ne sais pas si elle était couverte). Je n'ai entre charentaises jamais profité de cette commodité offerte dans (probablement) chacun des hôtels dans lesquels nous avons logé. D'une part parce que je ne sais pas nager ou seulement là ou j'ai pied et encore, je suis du genre à me noyer dans un verre d'eau sans qu'il y ait tempête à l'intérieur ^^, et d'autre part, parce que je préfère me laver sous la douche ;-)
Et donc, on a pris notre courage à deux mains et le guidon des deux autres et on s'est lancé dans la tourmente !
Il ne s'est pas fallu longtemps avant que Claude et moi ne prenions le large sur une troupe qui naviguait autour des 20 noeuds à peine à l'attaque du premier col, le col de Romme. Nous sommes arrivés les premiers au sommet de celui de "La colombière" et avons planté, non pas un drapeau à l'effigie d'Europa Moto, mais nos béquilles latérales. Nous avons vu passer Didier, puis les autres mais sommes restés un peu à attendre, inquiets de ne pas voir arriver Alain qui n'était pourtant pas le dernier quand nous avions remonté le peloton. Il est enfin arrivé et nous avons dès lors pu plonger dans la descente pour leur coller aux trousses et sans doute les repasser une seconde fois dans les Aravis ou les Saisies ...
Je ne sais pas pourquoi, mais la pluie ne me fait vraiment pas peur, ou presque pas, sans doute la faute au chromosome en plus que j'ai dans la case en moins. Je ne vais pas dire que je roule au même rythme que sur le sec mais, franchement, la route luisante ne m"effraie pas ou peu. Par contre, entre la visière qui s'obstrue, qu'on relève, les lunettes qui prennent l'eau au point que, finalement, on les descend sur le bout du nez pour encore distinguer quelque chose et que la pluie finit par fouetter directement les yeux ... j'avoue que je finis par demander grâce.
Et ça tombait à pic car j'en étais là quand nous avons atteint le barrage de Roselend sur lequel on aurait pu aller taper un oeil mais, lorsqu'on est arrivé à la bifurcation, Claude est venu à ma hauteur et m'a suggéré qu'on reparte directement sur la gauche car il connaissait une petite auberge quelques hectomètres plus bas où nous pourrions marquer l'arrêt histoire de manger une petite tarte aux myrtilles et boire un café chaud !!
C'est donc au bar Les lanches que nous avons débarqué, totalement trempés et que nous avons été accueillis par l'adorable responsable (ce n'est pas moi qui le dis, c'est un des visiteurs qui a laissé son commentaire dans TripAdvisor et qui a, ma foi, mille et une fois raison !). Si Claude était plutôt là pour la tartelette et le café, lorsque j'ai vu l'heure j'ai proposé qu'on y campe et qu'on prenne notre repas du midi. Du coup, on a commencé par un café, suivi par un plateau de charcuterie et de fromage Beaufort, puis une Mont-Blanc ^^, puis une tartelette puis encore un café !! Entretemps, François est passé avec d'autres sans s'arrêter, puis c'était le tour de Jacques et Willy qui ont reconnu ma monture et qui nous ont donc rejoints pour se laisser tenter par les mêmes bonnes choses que nous. Enfin, Paul est arrivé à son tour qui a fait pareil ! On le voit sur la photo qui nous montre qu'il s'était arrêté là également lors de la reco et qu'il faisait un temps SUPERBE. On a convenu que lors du prochain voyage, on ferait la reco TOUS ENSEMBLE et qu'il ferait le voyage TOUT SEUL !! Par contre, Claude était tout heureux de ... ne rien voir : il est déjà venu maintes fois dans la région sous le soleil et c'était la première fois qu'il "la voyait" comme ça !! Bon, on peut faire l'effort de comprendre ;-)
Pour la petite histoire il y avait là un couple de bretons qui, comme pour nous narguer quelque part, ont certifié que la Bretagne était la région de France qui avait, cette année, souffert de la plus forte sécheresse : comme quoi, il faut de plus en plus mettre toutes nos idées reçues au placard !!
grandes alpes 2016Nous sommes donc restés là un long et bon moment et lorsque nous sommes repartis, s'il pleuvait un peu moins, il faisait toujours aussi gris et aussi frais, voire plus frais encore au sommet de l'Iseran que nous avons atteint vers 15h15. Si j'ai bonne mémoire, y a "quelqu'un qui m'a dit" qu'il y faisait 6,5°C, autant dire que nos plastiques étaient les bienvenus pour couper le vent qui fouettait nos visages rougis par le froid !
Une demi-heure plus tard, le temps s'était remis comme on dit et nous sommes arrivés tous les 4 à Bonneval-sur-Arc que nous avons arpenté de long en large et même en travers. Il y avait là un groupe de joyeux septuagénaires voire octogénaires qui faisaient comme nous. A un moment, je vois une personne du groupe, qui semblait être la guide, et je l'entends dire qu'elle attendait que je "sorte du cadre" pour qu'elle puisse prendre une photo du groupe. Il n'en fallait pas plus pour que je me fige et reste ostensiblement dans le champs en arborant mon plus beau sourire :-)
Plus tard, j'entre dans l'église du village et je croise un gars que je prends pour le bedeau ou le sacristain, je sais pas, qui me dit qu'il est chauffeur d'autocar et qu'il accompagne un groupe de petits vieux, les mêmes que tout à l'heure. Je me confonds en excuses pour ma méprise et continue ma séance de photographies ...
Plus tard encore, au moment de récupérer nos montures, le petit groupe était à nouveau dans les parages et on a échangé "quelques" mots pour finalement apprendre qu'ils étaient belges comme nous et que la sympathique ^^ guide était originaire de Bouffioulx soit une commune toute voisine de celle qui m'a vu grandir. Ouais bon, elle ne m'a pas beaucoup vu grandir puisque je suis resté tout petit mais c'est une expression voyez ?
Autant dire qu'on s'est tous congratulés et qu'on s'est souhaité plein de bonnes choses à venir !!!
Nous avions pensé manger une bonne crêpe mais la crêperie était fermée, comme tout le reste d'ailleurs : ça sentait déjà l'arrière saison ...
Au moment de reprendre les motos, mes gants n'étaient plus mes gants, mon casque n'était plus au guidon comme il l'est d'habitude et après un petit vent de panique, chacun a retrouvé ses billes et on a clairement soupçonné le grand Yves (Goldwing blanche) d'être le responsable de ce joyeux bordel. Et bien, ce n'était pas lui : je l'apprendrai le dernier soir mais ... c'est une autre histoire !!
Une fois n'est pas coutume, nous sommes arrivés à l'hôtel Le relais des 2 cols qu'il était à peine 17h30 environ.
Certains ont un peu ramé pour trouver le parking qui se trouvait à l'arrière de l'établissement dans une rue à sens interdit qu'il fallait emprunter sous peine de tourner en rond semble-t-il. Pourtant le road-book Tripy y menait directement sans passer par la case prison ;-)
Vu qu'il était tôt, que nous n'avions pas eu "notre 4 heures", on s'est retrouvés dans un bistrot en face de l'hôtel et si certains se sont contentés d'une boisson, Claude et moi nous avons craqué pour une bonne crêpe au sucre. Pour le coup, c'est une bonne bière "Hors Piste" (6,5% vol.) qu'on a descendue goulument : après ça, on pouvait passer à table !!

Au repas du soir on s'est retrouvé à table avec T@z et Marc, autant dire qu'on a passé un bon moment avec ce "couple comique". On a eu la très agréable surprise d'être servis par deux nymphes venues de l'est, l'une à la chevelure aussi longue que blonde et nouée d'une tresse et l'autre surmontée par un chignon mignon qui était peut-être postiche mais que personne n'a osé toucher pour vérifier ...
Elles étaient polonaises et, évidemment, il y en a l'un ou l'autre qui, pour faire son intéressant, n'a pas pu s'empêcher de dire qu'il avait voyagé en Pologne et de baragouiner quelques mots qui étaient russes plutôt que polonais, voyez ?

Dasvidania tovarich !!
Dobranoc ! Tak, Nie !!

18:12 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : grandes alpes 2016 |  Facebook

Commentaires

Dzien dobry Alberto,

Après avoir mené une étude scientifique avec toute la rigueur et le sérieux qui me caractérisent, je puis affirmer sans ambigüité, que le chignon de la miss est 100% naturel et fait avec ses propres cheveux bien à elle.


PS: Pour info, Dzien dobry se prononce "djïn dobré".....

Écrit par : T@z | 19/09/2016

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