13/09/2016

Les Grandes Alpes, Jours 1 & 2

grandes alpes 20161ère photo de l'album de ce samedi 3 septembre 2016 : il est 7h50, la Tiger est dans l'allée, équipée de sa bagagerie et ma Douce me salue et me rappelle d'être prudent.
Comme on le voit sur la photo, j'ai opté pour le sac de selle (un "OXFORD deluxe tailpack black") que j'ai acheté il y a très longtemps, au début de la DL si je ne me trompe pas. Bon, ça ne facilite pas l'accès à la machine car on ne sait pas "lancer" la jambe par dessus la selle, mais comme déjà signalé, ça augmente la capacité d'emport et ça n'obstrue pas la vision du tableau de bord ...
Je suis passé par le bureau pour déposer un document à l'attention du boss et j'ai vérifié la pression des Trail Attack.
Il manquait presque 500 grammes à chacun des boudins. On ne soulignera jamais assez l'importance de la pression des pneus et, si elle n'était aussi chère, je conseillerais vivement d'acquérir l'option "TPS" (Tyre Pressure Sensor) de Triumph sur cette machine notamment. Faut bien penser que ce ne sont que ces quelques centimètres de gomme qui nous rattachent à cette bonne vieille terre et, par conséquent, à la vie ^^
N5, N40, Givet où il fait très très brumeux, mais ça se dégage déjà sur Beauraing avant de filer sur Gedinne, Bouillon et puis Florenville où est fixé le rendez-vous pour le départ.
J'arrive, je croise François qui me signale qu'il va faire le plein, je le suis à la station et on revient sur la grand place pour boire le second café du jour !
Avec lui, Didier, Jacques et Willy on a marqué un premier arrêt à la Basilique d'Avioth.
J'ai un souvenir ému de cette basilique dans la mesure où c'est là que j'ai été, en quelque sorte, baptisé en tant que motard : c'est au retour de cette virée que j'ai essuyé, le mot est faible, un orage qui aurait même effrayé l'ami Noë qui, comme chacun sait, n'a pas construit un caNoë mais une arche, aaarrrggghhh !! Entre charentaises, ce joyaux du patrimoine français est en train de partir en sucette, c'est le moins qu'on puisse écrire ...
Peu après, nous sommes entrés dans la Citadelle de Montmédy par un étroit pont-levis gardé par un feu rouge, ce passage insolite valant à lui seul le détour.
Plus tard, nous sommes arrivés à l'ossuaire de DouaUmont , un site planté d'innombrables croix et d'une tour à la forme qui rappelle trop un phallus à mes yeux de pervers indigne, ceci enlevant un peu du solennel de l'endroit.
Nous pensions y retrouver Henri qui avait signalé qu'il rejoindrait le road-book au WP 11 mais il n'était pas là. Il est vrai que nous avons un peu traîné en chemin et qu'il aura logiquement renoncé à nous attendre.
Le road-book signalait un restaurant à Saint-Maurice-sous-les-Côtes . De prime abord, il semblait fermé mais, en le contournant, on a vu que ce n'était pas le cas. Dans la mesure où il était près de 13 heures et qu'on sait qu'en France, dans l'Horeca, on n'aime pas trop les clients qui se pointent après 12h30, on a envoyé Willy en éclaireur pour savoir s'il était possible d'avoir encore un truc à becqueter. Il a sorti la tête en demandant si "Un steak frites en vitesse" convenait à tout le monde et, même si on avait plutôt envie de caviar, de foie gras, de homard et autres délicatesses, on n'a pas fait la fine bouche et on a tous opiné du chef, même le chef !!
Pas de carte donc, juste le choix de la cuisson, de bleu pour Willy, à " à point " pour Didier en passant par saignant pour les autres.
Selon ce qui devient une (bonne) habitude, j'ai demandé s'il y avait une bière locale au tarif et j'ai eu droit à une bonne "Bière de traditions Meusiennes". Les frites, bien que fort pâles, n'en étaient pas moins bonnes alors que la tendreté du steak était juste comme il fallait. La serveuse qui portait aussi court que ses cheveux étaient longs, finit de nous mettre en appétit ;-))
On a bien mangé, on a bien bu, on est parti de là la (la !) peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus !
Chemin faisant, comme dirait Michel Lebb, on s'est retrouvés sur une portion de route tapissée de fins graviers et, alors qu'on marquait tous le coup en réduisant drastiquement notre vitesse, j'ai vu Willy me fondre dessus comme un vautour sur sa proie. Reste qu'il en est resté là en se contentant d'emboîter ma roue. Faut dire que le Willy a un sacré fichu bagage de baroudeur avec pas moins de 15 "TransTu" à son actif (Trans TunisiA pour les nouveaux !) du temps où les participants dormaient encore sous la tente voire à la belle étoile et où l'eau courante et l'électricité étaient choses rares dans le fin fond des déserts !! Tenez-vous bien, ce gars affiche 77 ans au compteur et, franchement, de une, il ne les fait ABSOLUMENT pas et, de deux, je donnerais carrément 17 ans de ma vie pour être comme lui quand j'aurai son âge ... (Hein?)
Son UNIQUE regret c'est qu'il ne pourra plus lire les albums de TINTIN dans 2 mois !!
S'il est resté derrière moi ce jour-là, c'est parce qu'il préfère se concentrer sur son pilotage plutôt que de se laisser distraire par les indications des GPS, c'est en tout cas ce qu'il m'a avoué.
Au hasard de la route, je me suis retrouvé avec Alain et on s'est arrêtés dans un petit village animé par une fête foraine.
On a été rejoints un peu plus tard par Jacques et Willy qui ont fini de compléter la tablée devant des Perrier menthe et de la limonade. J'ai fait un petit tour dans les baraques foraines et j'ai pris quelques photos des bâtiments entourant la petite place.
Comme souvent lors des jours qui suivront, nous sommes arrivés dans les tous derniers à l'hôtel ( Les Vallées à La Bresse ) et cela ne nous a pas beaucoup laissé le temps de nous "refaire une beauté" avant de rejoindre le restaurant.
Particularité du lieu, le parking souterrain : avec une hauteur maximum "sous plafond", enfin sous poutrelles de soutènement, d'à peine 1m85, certains participants ont dû "watcher à leur head". Pas de souci à mon "niveau", j'aurais presque pu rouler debout sur les cale-pieds ;-) Pour se faire de la place, il a fallu pousser un peu de mobilier. C'est ainsi que la Tiger s'est retrouvée coincée entre quelques bancs et des vieux frigos hors d'usage, ce qui a fait dire à certains que je n'avais pas lésiné sur la bagagerie ... Ben ça, quand on prévoit de pique-niquer, faut pas lésiner sur la glacière !
Rien de particulier à signaler au cours de la soirée sauf peut-être le discours de Paul qui s'est attaché les services d'un ampli et d'un micro : on est professionnel ou on ne l'est pas !! Il a aussi refait la déco de sa camionnette : fini "Radis Au Secours", vive ***EUROPA*** MOTO*** .
Tout au long du séjour, à DEUX exceptions près, mais j'y reviendrai, j'ai partagé la chambre avec Didier et, dans l'ensemble, cela s'est très bien passé : ses ronflements m'ont parfois un peu dérangé mais je suis convaincu qu'il l'a été aussi par les miens. Un prêté pour un rendu en quelque sorte ;-)

A suivre ...

22:02 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grandes alpes 2016 |  Facebook

Les commentaires sont fermés.