05/07/2016

Slovénie, Jour 6 !!!!!!

DSC02557.JPGY a pas trois jours on vient m'annoncer que la Tiger est tombée et, ce matin, le grand Philippe , le frérot à Pierre-Yves, me croise dans la salle du petit-déjeuner et me dit qu'elle perd de l'huile ...
Normal jusque là pour une anglaise, me direz-vous ? Mais c'est pas de l'huile courante, c'est de l'huile de fourche !
Apparemment le joint spi a spitté et le bourrage a bourré !
Meeeeerde !!
Qu'est-ce que c'est encore que ce binzzz !!!
J'ai d'abord cru à une mauvaise blague et j'ai continué à manger sans perdre l'appétit. Puis, je suis allé au parking pour constater que le bruit s'était répandu comme une traînée ... d'huile et qu'un attroupement s'était formé autour de la belle anglaise.
Meeeeeeeeerde : c'était vrai !
Il y avait une tache au sol d'une dizaine de centimètres environ et les mâchoires de freins étaient bien ointes, voyez !!
Ouiiiiiiiiiiinnnnnnnn !!
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Toutes sortes de conseils ont fusé bien évidemment, le plus sage étant de trouver un concessionnaire dans les parages qui trouverait le temps d'effectuer la réparation. Autant croire aux cigognes qui apportaient soit-disant les bébés en quelque sorte !
Finalement, après conciliabule avec Claude et Pierre, je suis allé chercher des serviettes en papier à la table des déjeuners pendant que Pierre demandait des colliers de serrage à l'Assistance Technique. Ensemble on a confectionné ce que vous voyez sur la photo, l'objectif n'étant pas de colmater la fuite mais d'absorber l'huile au maximum pour qu'il ne finisse pas sur le disque de frein avec les conséquences que vous imaginez aisément.
Ne resterait plus alors qu'à surveiller les "tampons" et de les changer aussi souvent que nécessaire. Evidemment, il fallait aussi surveiller le comportement de la machine face au revêtement du sol, pas toujours des plus lisses dans ces contrées ... mais les propos des uns et des autres étaient plutôt rassurants et ont réussis à me rassurer en tout cas !
Je dois dire que la veille, lors de certains freinages bien appuyés, l'avant faisait parfois un bruit inhabituel mais sans que ça ne m'inquiète outre mesure. J'ai pris l'option de continuer à rouler comme si de rien n'était, en faisant juste un signe de croix avant chaque départ, un peu comme Andrea IANNONE en Moto GP ;-))

Cette réparation de fortune, en plus d'avoir monopolisé quelques bonnes âmes que je remercie publiquement ici, nous a coûté du temps et retardés quelque peu. J'ai payé ma conso de la veille à l'accueil et nous avons fait les pleins à la station "Petrol" (1,217 €/Lit) : nous sommes partis aux alentours de 9h30, 9h45.
Après une courte incursion de 22 km 627 en Italie, nous sommes revenus en Slovénie.
DSC02559.JPGMoins de deux heures plus tard, nous nous sommes arrêtés à Kanal, à un café d'où nous avions une vue superbe sur le fleuve Isonzo et sur le village aux maisons colorées. Nous y avons retrouvé Christine et Jean Claude (Super Tenere 1200) qui se sont goinfrés des appétissantes pâtisseries qui faisaient de l'oeil au comptoir, pendant que nous nous contentions d'un Schweppes et d'un Coca ...
Un peu plus tard, c'est à Postojna que nous avons planté la GS et la Tiger à l'ombre avant d'investir une pizzeria "Gostlina Pizzerija Minutka" où Claude a commandé un "calzone" et moi un "rizotto" aux champignons, le tout de bonne facture et en tout cas, le bienvenu !!
Au moment de repartir, j'ai cafouillé un peu dans la ville et j'ai vu apparaître le kangourou sur le Tripy qui annonçait qu'on venait de sauter une dizaine de way-points (27 > 37 je crois). J'ai jeté un oeil dans mes rétros et j'ai vu que Claude suivait gentiment. J'en ai conclu qu'on pouvait continuer notre chemin sans revenir en arrière pour raccrocher les points perdus ...
Du coup, on a zappé la Grotte de Postojna , un moindre mal puisque nous avions décidé de ne pas la visiter, mais aussi le château de Predjama, et là, c'était impardonnable !!

Entre charentaises, concernant la Grotte de Postojna, faut savoir que je l'avais visitée en 2010 : faut dire qu'il faisait tellement dégueu dehors, qu'on avait préféré se mettre à l'abri. Faut dire aussi que Bernadette avait insisté sur le caractère incontournable du site et qu'on aurait vraiment commis une erreur de ne pas le visiter !!
Quant au château, je n'ai pas souvenir de l'avoir vu à l'époque mais je peux me tromper. Il faudrait pour cela relire le compte-rendu, ce que je vous invite à faire si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire : pour rappel, il démarre le 15/09/2010 pour s'éterniser jusqu'au 30/09 très probablement ;-)

Lorsque nous sommes arrivés à Portorož , il devait être 17h30 environ.
Nous avons immédiatement rangé les motos dans le parking couvert et avons rejoint la réception avec, déjà, une partie de nos bagages. Les deux hôtesses qui nous ont enregistré à l'accueil du grand complexe touristique de "Vile Park" ont apprécié notre bonne humeur en ne manquant pas de dire que ça devenait rare dans la clientèle !! A ce moment là, elles n'avaient pas encore vu le reste de la troupe assurément ;-))
Car il faut bien avouer qu'une fois tout le groupe installé, les critiques acerbes autant que croates, ont fusé de toutes parts concernant le côté "sous Club Med" de l'endroit (Club -de- Mes 2 dans ce cas là ?), de la propreté des lieux avec même un cafard dans une des salle de bains, du manque de fraîcheur des peintures, de la dispersion des chambres et de leur éloignement par rapport au parking. D'ailleurs, il ne s'est pas fallu longtemps avant de voir des motos éparpillées un peu partout sur le site : affligeant par moment !! Je parie que certains les ont même rentrées dans les chambres ...
Bon, faut dire qu'en vieillissant on s'attache de plus en plus au confort ouaté des hôtels Cinq Etoiles mais, on est des motards ou on est des chochottes en goguette, meeeeerde ?!? On roule en Adventure mais on veut un baldaquin au dessus de son lit, c'est ça ??
;-)))) Je rigole hein, faut pas braquer avec ça, même si j'estime que lorsqu'on voyage ainsi, en moto, faut quand même un peu fermer les yeux une fois qu'on a fini de fixer les virolos avec, voyez ??
Ouais, après ça, c'était les quolibets concernant la "cantine" de l'hôtel. Perso, j'y ai trouvé mon compte si pas mon bonheur. Il y avait certes du monde, on ne réapprovisionnait pas forcément au fur et à mesure et certains, plus lents que d'autres, n'ont parfois pas eu telle ou telle entrée, tel ou tel dessert mais, dans l'ensemble, c'était plutôt varié et relativement bon, non ?? Les plus "fines bouches" sont allé manger à l'extérieur, grand bien leur fasse ...
On a réussi à faire du trafic avec quelques bouteilles de vin rouge le premier soir mais on a réussi aussi à attiser la méfiance du serveur qui s'occupait de notre aire de repas et qui n'était déjà pas trop souriant dès notre arrivée : on ne peut pas tout avoir ;-)
slovénie2016La soirée s'est terminée autour d'une grande table, à siroter des bières en veux-tu, en bois-là ! mais, promis juré, c'est la dernière !!!!!
Une fois dans notre chambre (la 203, comme la Peugeot d'époque), avec Claude on a plongé la tête la première dans la carte de Slovénie pour voir par où passait le road-book du lendemain afin de voir à quel endroit exactement il fallait le quitter pour aller voir ce fameux château de Predjama : une fois l'endroit trouvé, on a mis nos pyjamas molletonnés et on s'est pioncés. A noter encore une fois, ces foutues couettes souvent bien trop chaudes et même pas un drap pour dire d'au moins se couvrir un minimum : ça devient récurrent dans tous les hôtels et c'est navrant !!

PS : à noter que c'est ce même complexe industrielo-portorozo-touristique qui nous avait accueillis en 2010 lors du trip organisé par Thomas Cook ... Le littoral slovène fait quelque chose comme 46 kilomètres, il est très certainement possible de trouver mieux mais aussi plus cher sans doute même si j'ai entendu dire que certains clubs motards tarifaient "moins pour plus". A confirmer mais j'ai des doutes !

21:02 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : slovénie2016 |  Facebook

Commentaires

Oui mais... Quid de la fuite d'huile ? Tu mets des mouchoirs en papier et c'est réparé ? C'est quoi ce bizzn ?

Écrit par : Francois | 06/07/2016

Pièces (dont cache-poussières ?) commandées le 28/06 chez Performance Bike, arrivées hier mais rendez-vous prévu seulement la semaine prochaine ! Apparemment tant que l'huile n'arrive pas sur les disques de freins, y a trop de souci à se faire d'après eux ! Cela dit j'ai plus changé les mouchoirs depuis que Claude l'a fait au petit matin du gnègnème jour du voyage ...

Écrit par : Alberto | 06/07/2016

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