29/06/2016

Slovénie, J1, J2 et J3 : troisième !!!

slovénie2016Ouille, ouille, comme dirait "Mouche", une motarde du groupe : déjà que j'ai balafré son casque et là je fais tomber ma moto sur la sienne, je sens que le Claude va m'en vouloir et me dresser un procès-verbal d'autant qu'il a le ... verbe haut !!
Je retourne à la chambre pour prendre les clés de la Tiger et lorsque j'arrive dans le parking j'apprends, avec un relatif soulagement, que je ne suis pas en cause dans cet incident.
En fait, Roland avait parqué sa DL sur la béquille centrale, à côté de ma moto. A cause du sol meuble et du parking en légère pente, la béquille s'est progressivement enfoncée jusqu'à faire basculer la Suzuki sur la droite où se trouvait ma Tiger qui, à son tour et alors qu'elle était sur la latérale, est partie à la renverse en venant mourir sur la GS de Claude !!
A mon arrivée, les 2 motos étaient déjà relevées et, après un tour du propriétaire et une inspection sommaire, je n'ai constaté aucun dégât, sauf le rétroviseur droit simplement dévissé.
La DL avait quelques griffes, notamment sur la valise latérale et la branche du rétro droit était cassée net(te).
Dans un premier temps, Claude a constaté quelques griffes sur le cache-culbuteur gauche de la GS et il s'inquiétait du coût de la pièce, déjà pas bon marché du temps des GS à air, et probablement plus coûteuse encore depuis "l'ère liquide" !!
Le lendemain ou le surlendemain, il a remarqué que sa valise latérale gauche était aussi bien griffée, ce qui l'a définitivement convaincu de faire intervenir les compagnies d'assurances ...
Aux dernières nouvelles, je ne devrais intervenir qu'en tant que "témoin", la responsabilité ne jouant pas en cascade comme je le craignais.
Voilà qui a un peu gâché l'avant soirée mais pas outre mesure, les dégâts n'étant finalement que superficiels : seul Roland devait rapidement trouver une solution à son problème de rétroviseur. Est-il utile de rappeler que s'il est important de voir loin devant, il n'est pas inutile de jeter un coup d'oeil en arrière de temps en temps, histoire de voir ce qui vient, cette réflexion n'étant pas valable sur circuit évidemment :-)
Souper autour d'une table ronde avec 7 autres convives : au menu, hors-d'oeuvre variés, soupe de céleri, rôti de boeuf au Bourgogne, rostis et brocolis.
Il a été question de savoir qui "faisait le Stelvio" le lendemain et des bruits couraient comme quoi il était fermé au sommet et qu'il fallait en redescendre par le même versant. Perso, l'ayant déjà fait une ou deux fois, je ne m'en rappelle pas exactement, j'attendais de voir l'état du ciel le lendemain et de savoir qui entreprendrait l'escalade. Sachant par ailleurs que ses lacets étaient aussi nombreux que serrés, j'avoue que l'ascension ne m'attirait pas plus que ça !
Ce soir là, nous avons été sages et sommes allés nous coucher à une heure décente. Pour rappel, j'ai partagé la chambre avec Claude qui s'est avéré, au fil des jours, un très agréable compagnon de voyage. On ne dirait pas comme ça, hein ?
:-)))))))

Troisième jour !!

367 km au programme "de base" rehaussé par 58 kilomètres supplémentaires pour les amateurs d'escalade ...
On était à peine partis, au sec, il faut le souligner, qu'on arrivait au Lac de Riesa en Italie, Lac célèbre pour son clocher englouti. Longue séance photos pour immortaliser à nouveau cette curiosité géologico-historico-catholique assimilable à l'Arche de Noé quelque part !!
Plus tard, au moment où le Tripy proposait d'écarter vers la droite pour affronter le Stelvio, j'ai fait un signe à Claude et on a continué tout droit en restant sur le road-book principal. Nous apprendrons plus tard qu'il neigeait à petits flocons là-haut ce qui nous fit d'autant moins regretter cette décision ! Les Grandes Alpes nous attendent en septembre avec leurs lots de cols au-delà des 2.000 mètres, il faut juste prendre un peu patience ;-))
slovénie2016A propos de patience, les routes étant "mid mid" et le trafic important, on s'est vite fatigués de jouer à saute-moutons avec les voitures et dès qu'on a vu un endroit sympa, soit une heure plus tard environ, on a quitté la route pour monter dans un petit village assez pittoresque avec des hauts murs et des tours en pierres peintes en rouge et blanc. Sur une des photos il est question du "Castello di Friedburg" : j'ai cherché des infos sur internet mais en vain ... L'équipe me signale qu'il s'agit du village de Colma dans le sud-Tyrol italien : merci l'équipe, grazie, dankeschön !!
Les motards attirant les motards, on a vite vu arriver un tas d'autres ... motards : quelques uns faisaient partie de notre groupe mais beaucoup d'autres pas. L'endroit devenait bruyant et cela nous poussa à le quitter.
Nous avons ensuite poussé jusqu'à St.Sigmund - KIENS (Bolzano) pour nous arrêter au "Café zum TREYEN" où nous avons retrouvé Mimi, Nathalie, Marie-Paule, Raymond, Patrick, Pierre, Gilles et Paul entre autres ...
C'était l'heure de becqueter et nous nous sommes contentés d'une bruschetta et d'un soda pour 6,70 €.
A noter encore une fois qu'il faut se convaincre qu'on est en Italie car rien n'y fait penser, croyez-moi sur parole !
Cette région du sud Tyrol est foncièrement et avant tout allemande. Je me souviens d'une conversation que j'avais eue en son temps avec une réceptionniste lors du voyage dans les Dolomites avec Moto Quatre-vingts, qui m'a confirmé que la région était habitée à 80% par des allemands et que la langue apprise à l'école maternelle était celle de Goethe. Quand vous retournez au pays de temps en temps, comme c'est mon cas, j'avoue que ça la fout mal ...
C'est un peu comme quand on entend parler anversois à Rochefort, voyez, ziet U ??
On a repris la route et on a tracé à travers l'Italie puis l'Autriche pour arriver vers 15h30 à KÖTSCHACH-MAUTHEN où nous avons fait les pleins. Entre charentaises, en Autriche la "Super" est autrement moins chère que chez les italiens : 1,179 € le litre chez les austropithèques pour près d'1,6 € chez les ritaux ;-))
Pendant que je remplissais, j'entendais une jeune femme hurler en italien en direction de son bonhomme qui s'évertuait à mettre ABSOLUMENT 50 € d'essence dans le réservoir de sa Punto blanche ... Elle hurlait en disant que ça débordait et l'autre secouait la bagnole pour faire entrer les dernières gouttes : j'étais gêné pour eux ;-)
On s'est attardé et on a bu un café "en terrasse". Puis le gars, qu'avait le nez et les joues bien rouges soit-dit en passant, est venu m'adresser la parole et j'ai pris plaisir à parler I-T-A-L-I-E-N avec lui ...
Avant qu'il ne démarre la Punto qui était stationnée non loin des motos, on a prit la précaution de les bouger et de quitter la station craignant qu'il ne roule dessus ;-))
Manifestement, il n'y avait pas que le réservoir d'essence qui était plein chez lui !!
Plus tard, on est arrivés à la frontière slovène et, contrairement à d'autres, on a directement acheté la vignette valable pour 7 jours au prix défiant toute concurrence de 7,50 €. Si je l'ai ostensiblement collée sur le pare-mains gauche de la Tiger, Claude, lui, l'a discrètement apposée sur le couvercle intérieur de son top-case. L'esthétique raffinée de la GS ne supporterait-elle pas ce genre d'autocollant disgracieux ??
Il ne restait plus que quelques kilomètres pour atteindre l'hôtel RAMADA "II" à KRANJSKA GORA où nous avons E-N-F-I-N pu vider les top-case et autres bagages car nous allions y passer 3 nuits !!!
Courtes les nuits, vous l'aller voir tout à l'heure ou tantôt c'est selon ;-)

21:26 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : slovénie2016 |  Facebook

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