30/04/2016

Stage de "Remise en Forme" sur le Circuit des Ecuyers, jour 2 !!

DSC02245.JPG46,884 km pour se rendre au circuit, essentiellement parcourus sur la N3 (34,175 km), à allure légale, puis les D3 et D85, au même rythme voire plus, pour arriver à Beuvardes et pénétrer dans le saint du saint, le Circuit des Ecuyers ou les Ecuyères (à café ou à soupe, c'est vous qui voyez !) sont les bienvenues également.
Elles étaient bien moins nombreuses que les 2 éditions précédentes me semble-t-il. J'ai souvenir de photos sur lesquelles elles étaient toutes rassemblées et la belle brochette était bien plus fournie que cette année : pas de Muriel, pas de Virginie (l'autre, la femme à Philippe P.) ni de Giovanna, la plus assidue d'entre toutes ... Par contre la belle Sarah est là mais accompagnée de son papa ;-))
Les groupes avaient été constitués la veille. Pour info, lorsque Pierre-Yves m'avait tendu mon autocollant R-O-U-G-E après le souper, j'ai eu comme une hésitation, puis j'ai demandé à "revenir" chez les verts, par modestie sans doute ^^, mais aussi et surtout parce que je ne voulais pas foncer d'emblée comme un malade à la poursuite des "vrais rouges", ceux que j'avais "côtoyé" (ouais, j'étais pas à côté mais loin derrière, c'est pour ça que j'ai mis les guillemets) lors de 2 ou 3 runs l'an dernier, le temps de constater qu'il y avait encore du chemin à parcourir ... avant de leur arriver à la cheville, au genou et au coude ;-)
Les bleus (débutants) comme les rouges ont été mis directement à l'épreuve, les premiers sur une portion du circuit longue de 1,2 km, les seconds sur l'autre partie de 2,3 km. Quant aux verts, dont j'étais, pendant que les rouges nettoyaient la piste, nous avons pu prendre le temps de déjà goûter au bon café préparé avec amour par Geneviève ... en même temps que nous écoutions notre instructeur nous distiller les premières recommandations concernant notamment le comportement à avoir vis-à-vis des autres pilotes et les trajectoires à dessiner. La course ^^ étant déclarée "wet", il insista lourdement sur cet élément à garder à l'esprit AVANT TOUT.
1er run à 9h20 donc, sur les 2,3 km que comportait la partie réservée aux rouges et aux verts en alternance et ...en matinée.
Autant dire que nous sommes tous partis sur des oeufs, comme des omelettes, à la queue-leu-leu, sagement, en file indienne derrière l'instructeur, loin devant moi. Car comme d'habitude, je suis parmi les tous derniers à me mettre en branle, l'âge n'aidant pas, les bouchons à enfoncer soigneusement dans les oreilles, le souci que tout est bien en place ^^ et, du coup, je ne vois pas les trajectoires qu'il emprunte ... J'essaie déjà de viser les cônes, et je constate que devant moi ce n'est pas trop le cas, les pilotes se plaçant un peu n'importe où sur la piste. Voilà qui promet des dépassements compliqués souris-je dans mon fors intérieur ;-)))
Deux ou trois tours au ralenti puis on lâche les fauves, la Tiger n'étant pas la dernière à monter dans les tours, son pilote au diapason ... Bon, on appréhende quand même, on fait dans l'approximation parce qu'on voit quelques filets d'eau par ci et des raccords étrangement luisants par-là, toutes choses qui tempèrent un peu l'ardeur, même des Ardennais !! Quelques tours plus tard, c'est déjà l'heure de rentrer au paddock pour le debriefing avec échange des impressions/sensations et les précieux conseils de l'instructeur.
2ème run à 10h00 : on est déjà un peu plus franc et un peu moins conscient des dangers : là je parle essentiellement pour moi qui ne met pas longtemps à m'allumer tout en débranchant quelques fils dans les hémisphères gauche et droit, ceux qui concernent essentiellement l'instinct de conservation j'imagine ... Le plaisir est déjà au rendez-vous, celui de lécher ... ses trajectoires tout en évitant les pièges cités supra ainsi que celui de saisir le bon moment pour dépasser aussi proprement que possible, comme recommandé par le moniteur !!
3ème et 4ème runs : entrecoupés par une petite gaufre et un café, histoire de ne pas se déshydrater, ils permettent de mettre en pratique les nouveaux conseils prodigués avec de plus en plus d'acuité et qui notamment insistent sur le fait de bien décomposer les 3 phases de la prise d'un virage, de bien prendre les freins au bon moment, de travailler le filet de gaz pour maintenir une certaine traction, de sorte que les chronos tombent, que je vous raconte pas comme ils tombent ;-))
Midi approche déjà et c'est l'extinction obligatoire des feux jusqu'à 14 heures.
Au menu, il y avait toutes sortes de sandwiches garnis. Les jeunes aux dents longues se faisant rares dans le "club", les organisateurs ont même prévu un pain à la texture molle, histoire de ne pas péter des prothèses ;-)
Il y avait aussi des crudités et différents soda suivant affinités.
Nous avons mangé sous le préau en épiant et priant le ciel pour qu'il fasse beau. On a cru un moment au miracle tant il se dégageait laissant percer de chaleureux rayons de soleil mais ça n'a duré qu'un temps et les nuages ont repris le dessus, si je puis dire !!
L'après-midi, la piste était entièrement ouverte. Entendez par là que chacun des groupes à son tour avait accès aux 3,5 km du circuit. Les rouges ont ouvert le bal, suivi des verts et enfin des bleus.
1er run P.M., après le repas faut pas chercher les meilleurs chronos : on serait plutôt à l'heure de la sieste, voyez ? Et comme le revêtement n'a pas véritablement séché, la faute à la couverture chauffante nuageuse, on y retourne pareil qu'au matin, presque comme des débutants, en recalibrant les paramètres et en montant progressivement dans les tours ... Car les paramètres ont bien changé dans la mesure où entre midi et quatorze heures, la piste s'est allongée de 2,3 km pour les uns et de 1,2 km pour les autres, suffisant pour chambouler tous les repères pris au matin. La ligne droite par exemple : elle s'est allongée de, pffffff, 300 mètres facilement et, alors qu'on coupait les gaz à 120/125 km/heure, on peut franchement les tenir bien plus longtemps. Le problème c'est qu'elle dessine une cuvette cette ligne droite et qu'on n'en voit pas trop le bout, voyez ? Du coup, au début, on réouvre en grand pour reprendre de l'élan et on sait plus trop quand il faut couper. Déstabilisant !! Pareil pour les autres courbes : on croit qu'on est dans l'épingle (N°5) mais non, on est dans le double (N°2) et alors qu'on attend la parabolique (N°6), on arrive rechtdoor dans le pif-paf (N°3). On prend quelques tours à redessiner le truc dans sa tête et à prendre ses nouveaux repères, le circuit paraissant alors bien bien long !!DSC02255.JPG
Entre deux runs, je me suis placé près du muret et je me suis évertué à essayer de prendre quelques clichés de François au zoom, ce qui ne fut pas une mince affaire pour stabiliser les images. Le résultat n'est pas extraordinaire mais, au moins, il a le mérite d'exister. Entre charentaises, Paul S. s'est posté à divers endroits du circuit pour prendre des photos qu'on attend avec une certaine impatience. Il les a normalement transmises à PYM qui devrait les afficher sous peu sur le site. PYM, si tu me lis, je t'en prie, ne tarde plus, merci d'avance !!
Lors d'un run, qui ont été 4 dans l'après-midi pour peu que le timing ait été respecté, je me suis fait courser par un gars en GS rouge. On avait pratiquement le même rythme. J'allais un chouia plus vite à certains endroits du circuit mais il me revenait dessus à d'autres, notamment au virage N°5 (L'épingle) où je me suis trainé lamentablement quasiment à chaque fois, ne sachant précisément comment le négocier, nondidju !! Par contre j'y allais plus fort dans "Le S" (N°11) et "Le droit des Stands" (N°12) qui conditionnaient la vitesse dans la ligne droite. Du coup, malgré ses 30 chevaux supplémentaires, il n'arrivait pas à recoller. A l'arrivée, il est venu me trouver pour en parler. Un jeune et grand gars, dont j'aurais pu être le père, voire le grand-père en poussant un peu. Voilà qui fait plaisir : pourrir un jeune gars sur une bécane plus puissante et dont le centre de gravité est très bas et la maniabilité réputée au plus haut ;-)
J'avoue qu'à un moment j'ai failli m'écarter pour le laisser passer car j'étais quand même sous pression et le voir une fois à gauche une fois à droite dans mes rétros m'a servi de leçon pour le dernier run de la journée.
Mais avant, encore une petite gaufre et un gobelet de café, pour le petit coup de fouet sucré et caféiné et un ou deux jokes pour enlever la pression ;-)
Si je ne me trompe pas, le dernier run était libre c'est-à-dire, que toutes les couleurs étaient les bienvenues. Autant dire que seulement quelques "furieux" ou ... égarés sont montés en piste.
Les premiers à se rendre au point de départ n'étaient autres que Philippe G. et Olivier F., les deux compères avec lesquels ont s'étaient fendu la gueule le dimanche soir. Quand je suis arrivé derrière eux, Philippe a insisté pour que je parte devant lui. Je ne voulais pas, je ne le sentais pas bien voyez ? PYM nous a souvent dit que les chutes survenaient lors du dernier run, celui où on veut tout donner en jetant ses dernières cartouches ...
Tant pis PYM, il y a des défis qu'il faut relever, m'fi : je retourne les rétros et je me lance derrière Olivier et devant Philippe !
Je crois qu'on a fait un tour dans cet ordre histoire de mettre les boudins à température puis on a mis du gaaaazzzzzzz pour activer le bbq !
Et c'est quand on s'applique le plus, qu'on se met peut-être un peu plus de pression, qu'on fait la petite faute. Au N°10, "Le bois des Ecuyers", Olivier écarte un peu trop et qu'est-ce qu'ils font les 2 lascars juste derrière, ils le passent et ouvrent un peu plus grand pour rester devant.
J'arrive dans les N°11 et 12 que j'apprécie assez, je redresse la Tiger dès que possible et je lâche la cavalerie. Un coup d'oeil furtif au compteur, j'accroche 163 km/h dans la ligne droite avant de soulager et je suis encore devant, ouaiiiiiiiiiiiiiiisssss !!! J'y crois presque pas ;-))
Je m'applique, je m'applique, je tiens encore un ou deux tours devant (pas sûr, pas sûr, à voir avec les acolytes anacoluthes) et puis j'arrive à nouveau dans ce foutu bord.. de mer.... de N°5 que je loupe au point de me retrouver sur le vibreur et, pas le temps de comprendre, je me fais passer à gauche par Philippe et à droite par Olivier : ouate de phoque !?!?!
Autant dire qu'après je n'ai pas essayé de les recoller car
1/ je n'suis pas fou comme on dit chez Media Markt;
2/ je n'oublie pas que j'ai bientôt 60 balais, pûûûûût... (ouais là je fais la "gallina vecchia" façon ROSSI, hi hi)
3/ on est arrivé sur les "retardataires" que les 2 loustics devant moi ont avalé sans tenir compte de la bienséance (et toc !)
4/ ils étaient définitivement plus vite que moi : ben oui, la vérité est parfois dure à dire mais elle doit être dite, qu'on se le dise !!
J'ai fini le run en mode "cool pépère" pour ne pas me mettre par terre et suis rentré au stand en attendant qu'on me chambre un p'tit coup mais ça ne fut pas trop le cas, merci les gars ;-)
Il ne restait dès lors qu'à regagner l'hôtel par le même chemin qu'à l'aller. Après quelques kilomètres, on s'est fait rattraper par nos deux amis ce qui a eu pour effet de donner des ailes à François qui a mis du gaz entre les vignobles en tenant un excellent rythme que j'ai suivi de loin tant j'avais beaucoup donné sur le circuit. Même Paul, qui nous avait suivis sur la route du retour, a dit qu'on roulait trop vite et qu'il préférait admirer les paysages que de rouler le nez dans le guidon. J'avoue qu'au détour du chemin on a même vu la maison Moët et Chandon et c'est vrai qu'elle aurait mérité qu'on s'arrêta pour lui tirer le portrait : ce sera pour l'an prochain tiens !!
Arrivés à l'hôtel, François avait envie de descendre une bière au plus tôt tandis que moi, j'avais envie d'une bonne douche et d'un peu de relaxation : une masseuse (de petite) thaï aurait été la bienvenue.
A ce propos, j'en profite pour ouvrir une charentaise que j'ai déjà eu envie d'ouvrir sans en avoir véritablement eu l'occasion. Etant donné l'âge moyen des participants aux activités, que ce soit de Cap ou d'Europa Moto, je pense qu'il serait opportun d'avoir dans l'équipe au moins une masseuse, un médecin urgentiste, un spécialiste en prothèses et un défibrillateur ... Ah oui, et pourquoi pas affubler la camionnette d'une belle et grande croix rouge, hein ??
J'ai rejoint François et les autres au bar. J'ai de nouveau succombé à une Delirium Tremens. Un excellent saucisson a tourné entre les tables, comme la veille.
On s'est retrouvé à table avec les mêmes ainsi que Virginie et Didier avec lesquels on s'est tout autant marrés. Voilà un couple extraordinaire quelque part. Ils roulent TOUS LES DEUX sur la même moto, une KAWASAKI Z 1000, verte pour elle et bleue pour lui. Je dirais même plus : ils roulent tous les DEUX sur LES MÊMES MOTOS, car en plus de leurs Z1000 ils ont récemment acquis deux TIGER 955i. Bon, ils nous ont avoués que, du coup, toutes les "priorités normales" de la vie passaient ... après les voyages et les balades à moto mais au fond, c'est quoi les priorités dans la vie à part se faire plaisir, mmmhhh ??? Aujourd'hui on est vivant, demain peut-être plus, donc, "carpette dilemme" comme on dit !!
On a regagné les chambres vers 23h00 par là et là, avec François, on a débriefé jusqu'à presque minuit. Il m'a raconté son expérience du jour et j'avoue que j'étais assez content. Je craignais en effet qu'il se soit ennuyé ou senti mal dans ses pompes entourés par des cinglés avides de vitesse, pas à sa place avec ses 47,8 chevaux, etc. Et bien non, il était heu-reux de l'expérience vécue et j'ai lu quelque part ;-) qu'il était prêt à la renouveler l'an prochain, plutôt en août, période supposée plus propice ... même si on est toujours à la merci des intempéries sauf à l'abri d'un parapluie ;-)
Ah oui, à ce propos, les gens de Cap Moto, une autre revendication : des umbrella girls ne seraient pas de trop avant qu'on prenne la piste !
Bon, Frankie, il est tard : demain faut se lever plutôt tôt nan ? Allez, fais des beaux rêves !!

Putain, il est bougrement dur ce coussin, bizarre !!

A 3 heures du mat, je vais dans l'armoire et j'échange les coussins ... Ah, c'est mieux !!
Plus que 4 heures dormir, pffffffff !!

15:43 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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