19/04/2016

"Offrez-moi la lune !", édition 2016, le compte-rendu !

DSC02227.JPGJ'hésitais, la météo étant plus incertaine que jamais. En avril, on ne se découvre pas d'un fil mais on ne se défile pas non plus, surtout quand c'est pour la bonne cause, les bénéfices de l'opération étant versés à l'Association qui porte le beau nom de "Offrez-moi la lune" !
S'ils n'ont été qu'une douzaine à fouler le sol lunaire, nous étions parait-il une petite centaine de motards et de passagères à avoir répondu à l'appel de la route. Mais commençons par le début.
La veille de l'évènement, Pierre, alias Gull, a envoyé un e-mail "au récipient non communiqué" et pas au "vases communicants" par conséquent, pour signaler qu'il y allait et demander qui d'autre c'était inscrit.
J'ai répondu présent.
Le lendemain matin, il m'a appelé vers 10h00 pour me demander si je roulais ...
Autant dire qu'il n'a pas assuré de suivi à sa demande !! Après l'avoir un peu cuisiné, j'ai quand même appris que Jacques était à Freyr (pour faire de l'escalade) et que François était en Bretagne.
On a fait un crochet par Villers-Perwin pour aller chercher un copain à lui. Marc B. qu'il s'appelle. Il roule sur une Doucâââââti Moultistrada ... blanche, une double preuve de compétence motocycliste et de bon goût ;-)
On est arrivé à Longchamp, près d'Eghezée, qu'il était quelque chose comme 11h45. Autant dire qu'à cette heure, la grande majorité des motards inscrits avaient déjà pris la route. Perso, je ne m'étais pas inscrit. Ce n'est en effet pas la première fois que je paie et que je ne participe pas à une rando organisée. Cette fois, j'ai joué la sécurité. Cela m'a coûté 12 € plutôt que 10 (en prévente), mais disons qu'ainsi j'ai contribué un peu plus au bénéfice de l'entreprise ...
J'ai salué Paul qui était bien entendu là et Pierre-Yves qui a chargé les 2 road-books sur le Tripy.
On est allé chercher notre cornet de ... pâtes. On s'est installé au bout d'un banc, à côté d'un groupe de joggeurs. Pierre, qui a toujours soif, a payé les boissons, on l'a remercié et on a bu à sa santé !
Après courte concertation, on a choisi le long road-book (196 km 403) et, comme Marc n'avait pas pris son GPS, on l'a encadré, Pierre devant et moi derrière !
On est passé à Upigny mais on ne s'est pas arrêté à la fabrique de foie gras d' Upignac alors que nous avions reçu un ticket d'entrée pour la visiter : on ne sait définitivement pas tout faire, il y a ma foi des choix à faire et du choix nait l'embarras.
Au WP13 on était à Perbaix, au 23 à Saint-Martin, au 37 on contournait l'Abbaye de Floreffe puis on a continué sur Buzet, Bois-de-Villers, Besinne, Bioul, Salet et on s'est arrêté à Falaën dans un café en face des draisines. Encore une fois, si ces patelins résonnent comme des refrains bien connus à nos oreilles de motards, les G.O. de Cap Moto sont passés maîtres dans l'art consommé de nous faire découvrir des petites routes et des chemins insoupçonnés : on est finalement presque toujours en terre inconnue et pourtant à 2 pas des "lieux communs", voyez ??
La serveuse parlait néerlandais avec un consommateur et c'est donc dans la langue de Vondel que nous avons essayé de passer notre commande ;-) Cette fois, c'était à mon tour puis à celui de Marc B. d'offrir. J'ai appris à mieux connaître ce motard que je qualifierais de "versatile". C'est le genre de gars qui a presque tout essayé. Il achète en occasion et revend, parfois dans les 6 mois. Là il roule en Multistrada depuis peu, mais il a eu une Triumph Explorer, quelques Aprilia RSV dont il a gardé un souvenir ému, et encore d'autres machines dont j'ai oublié le type.
Il roulait avec Pierre et sa bande de potes, mais apparemment, ils se sont perdus de vue, les uns ayant arrêté la pratique parfois pour raison de santé, les autres étant parfois partis dans l'au-delà hélas ... Ils auraient des tas d'anecdotes à raconter, c'est sûr, et j'ai eu droit à quelques échantillons !!
C'est là qu'on s'est séparé, car il avait des impératifs familiaux. A la prochaine !!
Normalement, on était censé continuer, Pierre et moi ... Je dis censé car après l'épisode Falaën, on s'est pratiquement perdu de vue !
Je suis parti devant et j'ai vu, dans mon rétro, que Pierre qui avait pourtant démarré à peu près en même temps que moi, s'arrêtait pour je ne sais quelle raison. Je continue à petit rythme puis, par la force des choses, je commence petit à petit à mettre du gaz. Après quelques kilomètres, pris d'un semblant de remords, je m'arrête, moteur au ralenti et croise les bras sur le réservoir. J'attends. Je coupe le trois pattes (au canard, pffff). Pas de Pierre. J'ôte les gants et le casque. Toujours pas de Pierre. J'attends. Pas de message sur le gsm. Je repars, comme en 40, et poursuis sur Hastières-Lavaux, Hermeton-sur-Meuse et Heer où je retrouve "Piheer", rangé sur le côté, assis sur sa BMW.
Il me semble qu'il me fait signe de continuer et donc, je continue ! Je roule bon train et continue sur Celles, Conjoux, Conneux, Barcenale (WP79), Fays, Sovet, Reuleau, Assesse, etc ...
A un moment, une urgence m'appelle ...
Non, je ne suis pas de ces chirurgiens qu'on bipe pour aller sauver une vie qui ne tient plus qu'à un fil.
Je devais juste pisser, voyez ?
Je suis revenu en arrière (quelque 200 mètres) sur le pont qui surplombait la voie ferrée pour prendre quelques clichés et me soulager. Non, pas du haut du pont !?! Z'êtes malades ou quoi !!
J'ai donc un peu trainé là à nouveau, en attendant Pierre qui n'est finalement jamais arrivé.
J'ai poursuivi ma route sous un ciel qui devenait de plus en plus menaçant et, si jusque là, on avait bien reçu 2 ou 3 gouttes éparses ci et par-là, la pluie a commencé à devenir régulière à partir d'Hingeon.
Je me suis abrité sous le auvent d'une station-service, j'ai enfilé la veste en plastique et, au vu du ciel de plus en plus bouché, j'ai "tripyté" : maison par la voie rapide !!
Quelques minutes après j'étais sur l'autoroute et j'ai mis plein gaz pour rentrer à la maison. Ce n'est pas confortable de mettre plein gaz sur une autoroute bondée où les projections des bagnoles vous aspergent copieusement et réduisent votre vision des choses. Mais le mieux c'est d'essayer d'être devant plutôt que d'être coincé dans le troupeau : il y va de sa sécurité, comprenez ?
J'étais à la maison vers 18h20 je crois.
Plus tard j'ai envoyé un e-mail à Pierre, un peu pour m'excuser et aussi pour avoir de ses nouvelles.
En gros, il a d'abord eu des soucis avec son Tripy qui ne voulait pas démarrer au sortir de Falaën, puis il a court-circuité le road-book pour me rattraper, puis à Heer, pensant que j'étais devant, il reprogrammait son GPS pour rentrer au plus court, puis ... etc ... etc !!
Finalement, avec ces Tripy et autres GPS, on finit par rouler chacun pour soi, à son rythme, sans plus se soucier des autres : il y a à boire et à manger là-dedans ?
Hein ??
Ce n'est pourtant pas une boîte à pique-nique ??
Prochaine sortie, les 24, 25 et 26 avril avec la Champagne et le circuit des Ecuyers.
Pierre-Yves vient de nous envoyer les road-books, ainsi qu'une feuille rappelant quelques règles de bon sens à respecter sur le circuit et "l'abandon de recours" en cas que et ... dans tous les cas d'ailleurs !!

22:50 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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