26/09/2015

L'Auvergne J5, jeudi 17 septembre 2015, suite !!

J'ai préféré découper le J5 en deux, histoire d'alléger le récit.
Je vous préviens, vous aurez été prévenus : je ne finirai pas le récit du jour ... aujourd'hui !
D'ailleurs ma Douce m'appelle pour l'aider à faire le lit !

Le lendemain matin ...

Comme on fait son lit, on se couche !!
Littéralement, ce proverbe signifie que si on ne prépare pas bien son propre lit avant de se coucher, on encourt le risque de passer une mauvaise nuit dans un lit mal fait. C’est donc une manière figurative de dire qu'il faut assumer les conséquences de ses actes.

Prenons-en tous de la graine comme on dit chez BATTAILLE !
Et donc, je suis à Billom : je glisse le road-book "muet" par-dessus la carte Michelin dans le sac de réservoir et quitte Paul et les autres, restés sur la place.
1er picto : un feu rouge et une station-service sur la gauche. J'arrive bien à un feu mais je ne vois AUCUNE pompe à gauche et j'en déduis donc, fort logiquement, que c'est un piège et je continue en suivant toutefois la direction proposée.
2ème picto : prendre la direction de Vic-le-Comte avec un dessin de carrefour qui ressemble vachement à ce que je vois à un moment sur ma gauche.
Toujours à l'affût du 1er picto, je me dis que c'est un second piège (doué Albertino n'est-il pas ?) et j'attends toujours désespérément de tomber sur le carrefour avec le feu et la station-service, suivez ??
La route sur laquelle je suis ondule tellement agréablement que je me laisse emporter par elle, et que je zigue et que je zague jusqu'à arriver à un rond-point où, manifestement, plus rien ne correspond à rien et où, ENFIN, je me décide à faire demi-tour et à revenir sur le carrefour avec la direction de Vic . Au retour, je croise un groupe qui, comme moi, s'est laissé berner ...
J'embranche vers "Vic" et cherche la prochaine bifurcation "Notre Dame de la Roche" je crois (j'ai plus le r-b sous les yeux !!) que je ne trouve pas. Demi-tour à nouveau et je "re-croise" le même groupe ! Je m'arrête et décide de le suivre et là, comme eux, je vois le fameux panneau "N-D", un truc marron qu'on utilise pour indiquer des points touristiques et ... que je n'avais pas vu, trop occupé à abattre aveuglément du kilomètre !!
Remis sur le droit chemin, merci les amis, et voyant que le groupe s'arrêtait une gnègnème fois pour faire le point sans doute, je suis reparti, bille en tête, et j'ai été beaucoup plus attentif à partir de ce moment-là. Je ne me suis plus trompé et suis arrivé à Saint-Dier-d'Auvergne en ayant parcouru encore une fois une ... trentaine de kilomètres de trop : second nouveau record plus que certainement !!
Pierre-Yves était absorbé par un problème de logistique qu'il m'a expliqué mais dont j'ai oublié la raison.
Le groupe est arrivé un peu plus tard et je me suis bien gentiment fait chambrer : ne dit-on pas "Qui aime bien, châtie bien" ? J'aurais pu (dû) les attendre pour entamer la 3ème épreuve mais ils se sont mis à manger leurs sandwiches alors que le gars en Scrambler avait un souci avec le circuit de freinage de sa belle italienne et cherchait une clé Torx pour y remédier ...
Avec la réponse à la 1ère question, j'ai tapé les premières coordonnées GPS (N 45°46'29" - E 3°30'07") et suis parti sans demander mon reste ...
Temps mort : je regarde le Warm-Up du Moto GP d'Aragon ... Merci pour votre patience ^^

Pierre-Yves m'avait montré comment rejoindre le 1er point en utilisant le mode "boussole et carte" du Tripy II mais j'ai préféré l'option "voie rapide", choisissant ainsi la facilité. Un de mes défauts ça, de choisir la facilité, faut dire que c'est tellement plus ... euh ... facile !!
auvergne2015J'arrive donc ainsi au Château d'Aulteribes sur la D223 et plante la Tiger face au parking de l'autre côté de la route. Il y a là quelques panneaux sur lesquels j'espère trouver la réponse à la question n°2 mais n'y vois rien. Je reprends la Tiger et entreprends l'allée qui mène droit au Château. Je replante la Tiger et cherche à nouveau. En désespoir de cause, je finis par sonner à la porte au départ de laquelle les visites sont possibles mais personne ne répond. Je repars sans avoir l'info et prends la route ... Mais où vais-je bon sang ? J'espérais retomber sur un groupe mais il n'y avait personne à l'horizon. C'est là que j'ai décidé ... d'ouvrir l'enveloppe. Qu'auriez-vous fait à ma place, hein ? Hein ?? En fait, tous ces détails c'était pour justifier de ce geste sans retour, l'ouverture du "Précieux" !!
A partir de là, évidemment, tout devint plus facile, pendant un certain temps en tout cas ... "Vous l'allez voir tout à l'heure" !
auvergne2015Quelques encablures avant le deuxième WP ( le Château de Vollore) je remarque un café-restaurant et j'entends qu'on m'appelle. Didier et Henri sont là, en terrasse de "L'épicurien", en train de siroter quelque chose. Moi je n'avais encore rien mangé et je crevais un peu la dalle. Il y avait le "menu du jour" à 12 ou 13 € je crois mais il était déjà 14 heures et le gars derrière le comptoir me dit qu'on ne servait plus au delà de 13h30. Il est toutefois allé voir en cuisine (à l'étage) si on pouvait faire quelque chose pour moi. Finalement il m'a proposé un plat de carbonnades accompagnées de tagliatelle et j'ai dit que ça ferait P-A-R-F-A-I-T-E-M-E-N-T l'affaire. On m'aurait proposé un bout de saucisson et un quignon de pain que j'aurais accepté pareillement ! Didier et Henri sont repartis ensemble, ce dernier ayant oublié son portefeuille à l'hôtel. J'ai mangé en terrasse contrairement à 4 autres membres du groupe qui étaient attablés à l'intérieur. Un maigre chat noir, qui miaulait sans arrêt, m'a tenu compagnie et je me suis senti obligé de lui sacrifier quelques bouts de carbonnades après quelques gratouilles, pour qu'il ne me porte pas malheur ;-)
Crochet par le Château de Vollore où je croise à nouveau la GS et l'Aprilia, arrêt photo, intro des nouvelles coordonnées et nouveau départ vers le Col de Béal où ça caille grave (9°C) et où j'enfile la veste en plastique pour couper le vent. "Prenez l'altitude où vous êtes (1390m), additionnez-la à celle de la Pierre sur Haute (1642)m et ne prenez que les deux derniers chiffres ..." Pfff, je lis la question mais vu que j'ai la réponse devant les yeux (enveloppe Joker, souvenez-vous !), je redémarre bien avant d'autres motards qui s'étaient arrêtés là également et qui avaient dû sortir la calculette ;-) Ouais, bon, c'est un peu de la triche mais c'était ça où alors je ne serais pas encore rentré d'Auvergne à l'heure où j'écris !!
Belle descente (j'aime les descentes, c'est bien plus "smooth" que les montées où il faut s'arracher, en plus j'avais à nouveau des freins .. même si on m'avait prévenu que les plaquettes avant n'étaient plus trop fraîches !) vers le 4ème point d'intérêt, le moulin Richard-de-Bas à Ambert.
Je suis descendu voir les vestiges industriels exposés en bas du musée, j'ai pissé un bon coup loin des yeux de toutes et tous puis je suis remonté sur la Tiger et j'ai commis une nouvelle erreur : j'ai mélangé 2 coordonnées GPS, le Nord de l'une et l'Est de l'autre, voyez ?? Autant dire qu'au WP suivant j'étais au milieu de nulle part, dans un petit chemin perdu dans une vaste pinède. J'ai regardé ma position et c'est là que j'ai compris que j'étais bien à côté de la plaque et de la Fontaine de Saint-Germain-l'Herm où j'étais censé me trouver !!
Perfectionniste dans l'âme (faut le lire vite, ça passe mieux !), je retape les bonnes coordonnées et repars comme en 40.
J'arrive à la fontaine Saint-Frusquin mais je ne perds plus de temps et tape la coordonnée suivante direction la Promenade vers le château de Nonette et enfin l'avant dernière vers le parking de Usson et la promenade qui mène au point de vue sur la D709. J'aurai ainsi au moins eu la satisfaction de tout faire.
Il ne restait plus alors qu'à rejoindre le bel Hôtel Pariou à Issoire. J'arrive en centre-ville à l'abord d'un feu rouge et j'entends des grands cris sur ma gauche, malgré les bruits du trafic et les bouchons dans les oreilles.
Je tourne la tête en même temps que le casque (?) et j'aperçois au loin un grand escogriffe (nan, c'est pas un animal d'heroic-fantasy, m'enfin !) qui gueule et qui agite les membres dans tous les sens pour signaler sa présence : c'était Gull !! Il était en train de boire le coup avec François et Paul sur la grand-place. Je l'ai contournée et suis venu me ranger non loin de la terrasse du pub irlandais où ils étaient attablés.
Je sais pas qui m'a payé le coup mais je le remercie au passage car j'avais grand soif. On échange nos aventures du jour et j'apprends que François avait écourté la rando pour revenir en ville et partager quelques visites culturelles avec Pierre qui était resté à l'hôtel ce jour-là. A un moment, la serveuse est venue me prévenir que, la place étant un piétonnier, j'avais intérêt à déplacer la moto des fois que la maréchaussée ferait de l'excès de zèle en la voyant. Plutôt que de faire du bruit, je l'ai poussée à la main (pas la serveuse hein, la moto !!) en me faufilant entre les chaises d'un autre café sur la place, les copains se demandant si j'allais la planquer à l'intérieur du bistrot en question sans doute :-)
François m'a indiqué comment rejoindre l'hôtel qui n'était plus qu'à un jet de pierre (nan, on n'a pas jeté Pierre, m'enfin, vous le faites exprès de rien comprendre ou quoi !?!). Avant d'y aller j'ai poussé plus loin jusqu'à la station-service pour faire le plein. Finalement on est arrivé ensemble à l'hôtel, eux à pied et moi à moto.
Ensuite, comme d'hab, douche, bar et restaurant. Sans doute ce soir là avons-nous eu droit à de la truffade , un plat typique de la région. Sauf erreur, ce soir-là aussi c'est Didier qui a fait mettre le vin sur sa chambre (la 404) mais il nous a réclamé 5 € à chacun, en tendant la main, histoire de rentrer dans ses frais ... Cela ne s'appelle pas "phéroNoMe", ni "phéromone", ni même "Ferrodo" mais ... faire l'aumône (allusion très fine à une discussion que nous eûmes un soir concernant l'attirance sexuelle entre êtres humains) ;-)
Le clou de la soirée fut le "debriefing" d'après Trophy. On nous a tous réunis dans une grande salle annexe dans laquelle nos G.O.'s avaient installé le matériel de projection. Ils avaient auparavant pris soin de collecter les infos sur les Tripy qu'on avait bien voulu leur remettre ...
Ce qui devait arriver arriva. J''étais celui qui avait abattu le plus de kilomètres ce jour-là, 315 exactement alors que les plus affûtés (Xavier et Bob me semble-t-il) n'en ont parcouru que 239, les autres se "baladant" entre 250 et 290 bornes. Qui est le petit joueur là-dedans, hein ?? Autant dire que j'ai eu droit à ma seconde minute de gloire après celle que j'avais connue lors de la projection du MotoGP à Clermont-Ferrand. Autant dire aussi que j'assume complètement mes égarements et que si c'était à refaire ... je regarderais quand même d'un peu plus près où je vais ;-))
Après ça, avec le grand Philippe, on s'est promis de faire équipe la prochaine fois et on a échafaudé des plans pour tromper tous nos adversaires : fabriquer des trompe-l'oeil, déplacer les panneaux de déviation, soudoyer Pierre-Yves pour qu'il balance des citrouilles en bas de la camionnette, tracer des lignes blanches au sol menant tout droit dans le fossé, la "Grande Vadrouille" 2.0 en quelque sorte !!! Franche rigolade tout au long de la soirée en tout cas !!!
Elle s'est prolongée avec des questions plus pointues adressées à Pierre-Yves concernant le Tripy et le logiciel Road Tracer et les améliorations que tout le monde attend mais qui tardent à venir ...
De retour dans la chambre, Pierre et moi avons commencé à rassembler nos affaires et à préparer nos paquetages dans la mesure où nous quittions l'Auvergne le lendemain pour entamer notre remontée vers la Belgique : 344 kilomètres nous attendaient pour rejoindre Avallon et le même hôtel dans lequel nous avions séjourné à l'aller ...
Après ça, nous avons dormi du sommeil du juste.

23:40 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auvergne2015 |  Facebook

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