21/09/2015

L'Auvergne J2, lundi 14 septembre 2015

auvergne2015Voici en entrée les photos du deuxième jour de ce périple qui nous voyait partir d'Avallon pour rejoindre CLERMONT-FERRAND après 381 km si l'on en croit le descriptif transmis par nos G.O.'s.
Petit-déjeuner pris en compagnie de Pierre dans la seconde salle de l'hôtel, loin du brouhaha et des conversations qui allaient déjà bon train dans la salle principale. Suis bavard certes mais "pas trop du matin", il me faut un ... certain temps, pour mettre toutes les lettres de l'alphabet ensemble, voyez ?
Nous sommes partis avec de bonnes intentions puisque nous étions tous les 4 au départ avec Pierre, Henri et François.
Ce dernier m'invita à rouler devant en me prévenant au passage que si je roulais "trop vite" il ne suivrait pas.
Cette phrase mérite un petit retour en arrière.
La veille au soir, à l'apéro, Henri lâcha une de ses petites phrases assassines dont il a le secret ...
Il s'était retrouvé derrière moi lors de notre 1ère étape et constata que "je freinais beaucoup et souvent avant les virages" ! Que lui ne freinait pratiquement pas et que patati et que patata ... Ce n'est pas trop le truc à dire concernant le pilotage d'un "copain", non ? Jamais, je crois, en 15 ans je ne me suis plaint OUVERTEMENT de la manière dont l'un ou l'autre se trainait devant moi, l'éternel suiveur frustré !! Et pourtant Dieu sait que j'aurais pu le faire en maintes occasions.
Du coup, échaudé par ses propos, j'avais prévenu les autres QUE JE NE FREINERAIS PLUS, d'où la réflexion de François au départ de cette 2ème étape, voyez ?
Et donc, on n'avait pas fait 3 ou 4 bornes, j'étais au cul d'une camionnette qui s'engageait dans une série de lacets annoncés par le panneau marqué d'un "Z qui veut dire ViraZes", que j'ai mis un gros coup de gaz et que je n'ai plus revu mes copains avant ... longtemps !!
A un moment, j'ai rejoins un trio de motards qui roulaient à un très bon rythme, au point que j'avais du mal à le tenir, surtout dans les petites routes piégeuses serpentant dans les sous bois, routes tantôt sèches parce qu'en plein soleil, tantôt humides et noyées dans l'ombre, des conditions que je n'apprécie pas outre mesure !!
A un moment, parfait pour le timing, un bar est apparu à nos yeux au sommet d'une colline qui offrait un joli panorama sur le lac et ses berges sablonneuses. C'est l'endroit que choisirent mes nouveaux compagnons de route pour marquer l'arrêt.
Une fois les casques ôtés, je reconnus Philippe (que j'ai rencontré à Beuvardes avec sa femme Virginie), Georges (avec lequel j'étais revenu de Forêt Noire) et Noëlle (que je venais de quitter après le Touring Day à Forest).
La tenancière a sorti la serpillère le torchon pour essuyer la table et quelques chaises et nous nous sommes installés en terrasse malgré un vent très fort, au point qu'à un moment il emporta un des parasols qui finit sa course en contrebas dans le potager ...
Plus tard, François passa et ne me vit pas, puis plus tard encore ce fut le tour d'Henri et de Pierre qui, eux, s'arrêtèrent.
C'est là aussi que nous avons taillé une bavette avec un horticulteur spécialisé en sapins qui nous expliqua son métier avec passion : quand je lui ai demandé si je pouvais le prendre en photo, il accepta et me dit qu'elle deviendrait un "collector" ;-) A la réflexion, on finit tous par sentir un peu le sapin ...
Plus loin, arrêt prolongé le long du Canal du Nivernais et son Echelle des 16 écluses . C'est là que j'ai juste eu le temps d'enfiler les plastiques pendant qu'une grosse averse accompagnée de grêlons s'abattait sur nos casques. Alors que Noëlle, Georges et Philippe s'abritaient sous les arbres, je fis demi-tour dans l'herbe, cherchant les emmerdes et l'embourbement, pour repartir de plus belle.
J'ai rejoins Pierre qui avait continué son petit bonhomme de chemin sans désemparer (comme la tortue de la fable) et nous avons roulé de concert jusqu'à atteindre Chevagnes au WP 52 du road-book. Alors qu'il fallait prendre à gauche vers Dompierre , je tapai un oeil à droite et vis une terrasse, des chaises et une enseigne "Restaurant Le Cheval Blanc".
A priori nous étions partis pour un repas léger mais quand on a vu que le menu 4 services était à 13 €, on s'est laissé tenter. Entrée buffet ... à volonté : j'avoue qu'à ce stade, si j'avais été raisonnable, j'étais déjà rassasié. Que dire alors quand le plat qui débordait de frites est arrivé !! Autant dire qu'on a sorti le joker pour le fromage qu'on a zappé pour passer directement au dessert : un cône pour moi (un cornetto en français) et une tartelette au fruit pour Pierre.
Quand je suis sorti pour prendre l'appareil photo j'ai vu 2 couples sur 2 motos avec une plaque "IRE" et quand j'ai dit que nous étions là en juillet, un des gars m'a demandé "Did you get wet ?"
Au moment de payer, lorsqu'on a dit qu'on continuait jusque Clermont-Ferrand, la serveuse nous a dit dans un joli sourire qu'on avait vu le plus beau et qu'il était inutile d'aller plus loin. Pierre, Don Giovanni De La Moto, lâcha : "En effet, surtout après vous avoir vue !"
C'est vrai qu'à la réflexion, même "l'arrière-pays" aurait mérité qu'on s'y attarde ;-))))
Trente kilomètres plus loin, nous sommes montés au Puy Saint-Ambroise d'où nous avions une vue splendide sur la vallée qui s'étendait à perpète. Nous y avons retrouvé là notre druide Pierre-Yves, solitaire, assis sur un banc et qui finissait son pic-nic après avoir fait une longue marche sur les nombreux GR qui découpent le plateau en tous sens.
Longue route ensuite passant par Lapalisse, Saint-Prix, Saint-Christophe (CUSSET), Isserpent, Châtel-Montagne, Le Mayet-de-Montagne, Dieu-Que-la-Montagne-est-Belle, Ferrières-sur-Sichon, La Chauprillade, Pont-de-Dore, Couleau jusqu'à atteindre RAVEL et son château. Vu que je roulais depuis plus de 120 kilomètres et, vu aussi, qu'il était proposé de faire un crochet par le château, je me suis enfoncé dans les ruelles de la ville jusqu'à le dénicher, perché tout en haut et ... inaccessible via le parking fermé. Jusqu'au-boutiste jusqu'au bout ;-), j'ai découvert un chemin en pierraille que j'ai franchi à pied jusqu'à une palissade au travers de laquelle j'ai glissé le SONY pour tirer quelques clichés volés, façon pas parasite mais presque ;-))
Il ne me restait alors plus qu'une trentaine de kilomètres à parcourir pour rejoindre Clermont-Ferrand et l'Hôtel de Puys planté en plein centre ville sur la Place Delille. Les indications étaient tellement claires que le road-book m'a mené jusqu'à la porte du parking sans que j'hésite une fraction de seconde : juste parfait quoi, non mais allo !!
A l'eau quoi : ben oui, passage sous la douche !!
Déballage intégral du top-case vu qu'on passait 2 nuits dans cet hôtel ...
Puis, apéro, souper, vin(s) compris s'il-vous-plait (!!), et ... projection privée du Moto GP de Misano Adriatico grâce à mon abonnement à MotoGP.com, au matériel fourni par Pierre-Yves et à l'écran gracieusement prêté par l'hôtel.
Podium totalement inédit avec certes Marc MARQUEZ sur la plus haute marche mais Bradley SMITH sur la deuxième et Scott REDDING sur la dernière : celui qui a trouvé le tiercé dans l'ordre est sans doute devenu scandaleusement riche !
Avec la chute de LORENZO et la 5ème place de ROSSI, celui-ci possède maintenant 23 points d'avance sur son coéquipier au classement alors qu'il reste 5 grands prix à disputer et pour être disputés ils seront disputés ^^ c'est sûr !
Il ne nous restait plus qu'à replier le tout et aller nous coucher en remerciant une fois encore les G.O. pour la logistique et le dévouement sans borne, que dis-je 1000 bornes voire plus encore !!

19:42 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : auvergne2015 |  Facebook

Commentaires

tu as meme un lecteur a LOUTRAKI sur un clavier qwerty avec des symboles grecs

Écrit par : speed | 22/09/2015

"Ouk Elabon Polin, Elpîs ephe kaka" !!
Tu as d'autant plus de mérite ;-))
Content d'avoir eu de tes nouvelles. Je m'inquiétais. J'ai vu que tu ne rentrais que le 27, mazette, c'est presqu'une Odyssée !!

Écrit par : Alberto | 22/09/2015

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