11/08/2015

Irlande, day twelfe, last but not least (26/07 Hereford > Douvres (358 km) > Calais > Home (+ 250 km))

Et donc, c'était le dernier, il en faut toujours un n'est-ce pas ?
Quand je suis allé chercher la Tiger, la DL d'Henri et la V7 de François n'étaient plus sur le parking, non qu'on les ai volées, mais plutôt que les oiseaux s'étaient déjà envolés, pressés qu'ils étaient de prendre la flotte qui tombait presqu'à seaux ce matin-là ...

J'étais prêt, j'avais rangé la machine devant la porte cochère qui menait directement à l'hôtel par l'arrière, j'étais capoté de pied en cap, et Didier n'était encore nulle part ou presque ... Je piaffais, tiraillé entre une exaspération naissante et une commisération amicale ;-)
Je me voyais décoller sans lui mais je me serais alors retrouvé seul et , seul, c'est seul, voyez ? J'ai donc pris patience, je l'ai aidé à enfiler sa fichue veste de pluie qui coince de partout ... Il a d'ailleurs juré qu'il s'en offrirait une, plus pratique !

On est donc parti qu'il était dans les 9h17 par là, moi devant, lui derrière comme souvent lors de ce voyage.
Nous roulions ainsi depuis un petit 22 kilomètres et, arrivés à un roundabout à ROSS-ON-WYE où il fallait prendre la première à gauche, direction "The Midlands", je suis passé outre car j'avais vu une station service juste après. J'avais pourtant fait des signes comme quoi j'allais faire le plein mais Didier ne les a pas vus et, croyant que je m'étais trompé, il est sorti à la première ! Il s'est arrêté quelques instants paraît-il pour m'attendre mais pas assez pour que je fasse le plein, que j'entre dans le shop, que je choisisse une tablette de chocolat, paie (19.13£), remette casque, gants et reprenne la route.

On s'est retrouvé une trentaine de kilomètres plus loin alors qu'il faisait le plein à son tour : embrassade, accolade comme à chaque fois qu'on se retrouve et ... on repartira en duo pour ne plus se quitter jusque Douvres cette fois !!

On roulait ainsi depuis plus de 150 bornes et on avait envie l'un comme l'autre d'un bon café, histoire de souffler un peu !
On ne trouvait pas de station service avec shop et du coup, je suis sorti du road-book en direction d'une aire de "Services" comme on dit là-bas mais c'était un énorme shopping-center blindé de gens, de bagnoles, de négoces en tous genres et ... on l'a fuit sans demander notre reste.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivions à SLOUGH quand nous avons vu des "gars à nous", notamment le couple en KTM Adventure et Roger en GS, qui faisaient le plein à une station service. Nous nous sommes arrêtés, avons échangé quelques mots puis, après un complément d'essence (9.60£ - plus par politesse que par nécessité ), nous nous sommes renseignés auprès de la dame qui tenait la boutique sur un endroit où nous pouvions nous désaltérer.
En fait, quelques centaines de mètres plus loin, de l'autre côté de la route, il y avait un Costa Cafe. On a rangé les machines juste devant et on a investit ! On fait la file, on prend des sandwiches emballés qu'on pose sur le plateau, on commande deux cappuccinos et on gagne une table près d'une colonne. Bizarrement, on nous avait enlevé les sandwiches du plateau et on était là avec nos 2 énormes bols de café amélioré à nous demander où ils étaient passés ... C'est qu'on avait payé 16£75 pour tout ça, non mais !!
Quelques instants plus tard, on nous a apporté des petits pains, genre ciabatta, chauds, garnis comme on les avait choisis et bien plus avenants (accortes?) que les trucs qu'on avait pris à l'étalage !!
"Mécompréhension" comme dirait l'ami François dans un franco-anglais dont il a le secret ;-)
Ils pensaient qu'on voulait consommer sur place alors que pour nous, c'était évident, on comptait les emporter. No souçaille, gentlemen : ils nous les ont emballés proprement dans des petits sachets en papier qu'on a glissés dans nos sacs de réservoir et/ou top-case respectifs.
irlande20157 bornes plus loin il y avait le Château de Windsor à voir et à visiter. Pour la visite c'était râpé vu le temps imparti et la météo de saison (en Angleterre, hein !) mais je tenais A-B-S-O-L-U-M-E-N-T à ramener quelques photos. Comme je le dis souvent, on a tendance à "bâcler" les retours et on oublie systématiquement de les "cataloguer/étiqueter" pour en garder un minimum de souvenirs, même furtifs ... et même si la lumière n'est pas idéale pour faire de belles photos, tant pis !! Quand je suis revenu à la moto, Didier qui attendait sagement, m'a dit qu'il ne fallait plus traîner là et qu'un policeman avait menacé, avec courtoisie, à l'anglaise quoi, de nous coller une amende ... Il est vrai qu'on était plutôt mal stationnés mais ça n'a pris que 2 ou 3 minutes !!
1.5 km plus loin The Long Walk qui s'étirait à perte de vue aurait mérité un arrêt mais on pensait plutôt à la "long road" qui nous attendait encore : nous avions 207 kilomètres derrière nous et il en restait 150 devant avec, en principe, un arrêt pour manger et l'impératif d'être à l'embarcadère à 16h00 au grand plus tard ...
Quelques kilomètres à peine après qu'on soit montés sur l'autoroute, une déviation nous en faisait sortir, et là je dois dire que j'ai commencé à stresser "a little bit" comme on dit là-bas et "biloute" chez les ch'tis ! Stress d'autant plus qu'à cause de cette déviation, il y avait un flot, que dis-je, une marée, plus encore, un tsunami de bagnoles. Autant vous dire que j'ai fermé les yeux sur quelques lignes blanches continues pour gagner en temps et en espace. Et du coup, voyant que Didier suivait sans problème, sans rechigner et sans tirer la langue, j'ai continué jusque Douvres sans plus m'arrêter !

On est arrivés aux portes du port vers 14h45 par là et une fois là, fini, ça ne bougeait plus !! La police "faisait la circulation" au rond-point. Avec Marie-Rose (HARLEY) et son copain (DUCATI Multistrada), Didier est allé aux nouvelles. Apparemment ça bloquait à ... Calais !! Aïe !! Il y avait des retards et, du coup, pour éviter le chaos ou la cohue aux embarcadères à Douvres, ils ont filtré les arrivées. Finalement on a attendu un gros quart d'heure, puis on a été libérés. Mon ticket d'enregistrement m'a été délivré à 15h12 précisément et on a pu gagner la "Lane 214" où se trouvait la KTM ainsi que l'HARLEY et la DUCATI mais pas les motards censés aller avec ...
Parti en reconnaissance pour des toilettes pendant que Didier gardait les motos, guidé par les indications d'un gars qui travaillait là, sur un chantier, je suis arrivé à un petit centre commercial. Soulagement ! J'ai été avertir Didier et on a rappliqué avec nos petits pains façon ciabatta qu'on a arrosés d'un soda qu'on a acheté sur place. En attendant l'heure H (16h00), nous avons vu défiler un cortège de motards arrivés avant nous et qui embarquaient donc avant nous avec, en tête de gondole, François dans sa tenue fluo et Henri dans sa tenue ... furtive !
A la réflexion, lorsqu'on est arrivés au port, on aurait apparemment pu demander à embarquer plus tôt mais ... on n'y a même pas pensé.

Sur le bateau, on s'est retrouvé avec nos amis flamands avec lesquels on a bu un café et pour l'occasion j'ai sorti la tablette de chocolat que j'avais achetée à Ross-on-Wye : trop bon ce chocolat, je ne l'ai pas retrouvé dans les rayons du Champion ce vendredi ...

On est arrivé à Calais à 19h15, heure française. Didier a tapé sa destination sur le Tripy, moi la mienne sur le mien ^^ et nous sommes partis, toutes voiles dehors, sur l'autoroute ...

A suivre ...

21:29 Écrit par Alberto | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : irlande2015 |  Facebook

Commentaires

Comme quoi "rien ne sert de courir..." !
Henri et moi sommes arrivés à Calais vers 18:50, donc à peine une demie heure avant vous alors que notre bateau était une heure plus tôt au départ de Douvres et qu'on avait attendu plus de deux heures avant d'embarquer. On aurait mieux fait de rouler avec vous. Une bonne leçon pour la prochaine fois.

Écrit par : Francois | 12/08/2015

Un petit détail oublié : juste après Windsor mon Tripy II s'est calé : plus moyen de le faire repartir, ni même de l'éteindre. La Reine émet-elle des ondes néfastes ? Il a fallu une bonne demi-heure à l'appareil pour se remettre comme si rien ne s'était passé. Pierre-Yves m'a dit que cela arrivait, qu'il ne fallait surtout toucher à rien et que le Tripy se remettait à fonctionner normalement après 30 minutes.
Il parait qu' on cherche, mais comme d'hab des chercheurs qui cherchent on en trouve mais des chercheurs qui trouvent on en cherche...Ils devraient prévoir une fonction "reset".Je me serais bien retrouvé à Douvres sans le Tripy, mais c'est désagréable et heureusement Alberto vérifiait que je suivais bien dans ce trafic et cette pluie.

Écrit par : ds | 12/08/2015

D'un autre côté (bien que ce soit de ce côté du channel comme dirait Al) si le chercheur trouve...il n'y a plus de raison de le garder, toute la difficulté de ce métier, trouver assez pour garder sa place mais pas de trop pour ne plus être utile :-)

Écrit par : speed | 13/08/2015

Sur le II la fonction reset existe en enlevant la petite plaque tenue par deux très petites visses, déconseillé.
En Pologne Françis avait son Tripy II totalement bloqué et celui-ci se prenait pour une sirène de police, le tripy pas son proprio...pas de technicien avant la seconde quinzaine d'août....

Écrit par : speed | 13/08/2015

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