24/09/2014

Dolomites, J7 !!!!!!!

DOLOMITES 2014 222.jpgComme d'habitude, on commence par les photos du jour : elles respirent encore la joie de vivre, non ? Il faisait bon être là, croyez-moi sur ... images !
Et ... sur parole(s) ! Les voici !!
Je vous passe le petit-déjeuner où l'on se retrouvait généralement vers 8H00 ... J'interviendrai juste pour dire que le café était bien meilleur qu'à l'hôtel précédent et que je ne me suis jamais départi du menu suivant : petits pains multi-céréales, beurre, jambon et fromage ainsi qu'un bol de fruits frais en macédoine pour se rafraîchir et faire le plein de fibres et de vitamines Cela n'empêchait pas un petit coup de brosse à dents avant de prendre le départ et, comme ça vous saurez tout, je passais par les toilettes "publiques" plutôt que d'embaumer notre belle salle-de-bains ;-)

187 kilomètres au programme du jour, cela peut sembler peu mais, en montagne, même si par moment on a l'impression de rouler comme un malâââââde, la moyenne est généralement ridicule. Je suis sûr que les coureurs du Tour de France (ou du Giro) en tiennent une meilleure !! Faut dire qu'ils s'alimentent et s'abreuvent en roulant ce qui est loin, très loin même, d'être notre cas, vous l'allez voir tout à l'heure, comme on disait dans le temps ...
On est partis sur Arabba d'abord suivi, 31 kilomètres plus tard et situé à environ 1.535m d'altitude par un patelin appelé Pocol ... A ce propos, le collage bricolé sur ma botte droite semblait relativement efficace, merci !
Après Pocol ça grimpait à plus de 2.200 mètres sur le Passo di Giau, un très beau col cerné de sommets typiques de la région. Encore une fois j'ai planté ma béquille un peu avant d'atteindre le sommet pour éviter les "baraques à souvenirs" et la cohue, à pied, à cheval, à vélo, en voiture ou en camping-car et une fois les 2.236m atteints, j'ai directement plongé dans la descente, sans demander mon reste et sans un regard en arrière, les rétros étant là pour ça !
J'ai rejoint Selva di Cadore 900 mètres plus bas. Sur la petite place je repère un bistrot et je vois que la Multistrada et la 1200 RT sont alignées devant la terrasse. Je pile, je me gare en face, je demande si je peux me joindre et je m'installe. On papote. Philippe G. me raconte un peu son parcours qui est bien long. Imaginez : le gars a 72 ans (on lui en aurait facilement donné 10-12 de moins) et il fait de la moto depuis plus longtemps encore ;-)) Si je me souviens, il a avoué qu'il roulait toujours en mode "100 chevaux", les 50 supplémentaires étant bien inutiles à moins de faire du circuit ! Il a aussi dit que l'ergonomie des comodos était un peu bizarre. C'est ainsi que pour activer les poignées chauffantes par exemple, il semblerait qu'il faille pousser sur le bouton du starter, une fois le moteur lancé ... Bizarre, non ? Toute cette électronique impose qu'on se penche franchement sur le mode d'emploi avant de pencher sur la route !!
Marc et Philippe sont partis et ont cédé leurs place à Didier, Solange et Jacques, un Jacques qui n'a pas prétendu s'asseoir à l'ombre et qui a emporté sa chaise au bord de la route, au soleil, pour en profiter pleinement !
D'ailleurs, plus tard, quand nous sommes arrivés à Agordo qui marquait la fin de la première partie du road-book, j'ai été envoyé en ambassadeur à l'intérieur de la Pizzeria Agordina pour demander si nous pouvions manger dehors. La serveuse accepta mais un peu de mauvaise grâce, comme lorsque je lui ai demandé si les portions du menu étaient ou non copieuses, ce à quoi elle répondit qu'elles étaient "normales" en me jetant un oeil torve accompagné d'une moue disgracieuse ... Voyant qu'elle n'arriverait pas à gâcher le bon moment qu'on s'apprêtait à partager entre amis, au soleil, devant un excellent repas, elle se dérida petit à petit, affichant même l'un ou l'autre sourire, comme un rayon de soleil ;-))
Et donc, Didier et moi, nous avons pris le menu à 12 €, comprenant un bon plat de pâtes, des calamars en sauce, un quart de vin rouge et/ou de l'eau ainsi qu'un café, pendant que Solange optait pour une pizza "braccio di ferro", ce qui signifie "bras de fer" en référence aux épinards qui la garnissaient copieusement et que Jacques jetait son dévolu sur des tagliatelle au gorgonzola et aux noix. Comment je me rappelle très précisément de tout cela ? Parce que j'ai la souche sous les yeux pardi !!
J'avoue que si on m'avait proposé une petite sieste après ça, je n'aurais pas dit non : une belle prairie bien verte, un petit ruisseau clapotant, le chapeau de paille sur les yeux pour masquer les rayons du soleil et rrron zzzzzz, rrron zzzzzz, rrron zzzzzz !!
Au lieu de ça, on s'est traînés jusqu'aux machines qui attendaient au soleil et qui, comme les scouts, sont toujours prêtes à en découdre avec les lacets qui nous attendaient encore. Car oui, mesdames et messieurs, on n'en avait toujours pas fini avec les cols.dolomites 2014 Après Cencenighe Agordino sur la SR 203, puis Caprile sur la SP 641 et Canazei sur la ss 48, il fallait embrancher la SS 242, que nous avons d'abord loupée Didier et moi pour partir par erreur sur le Pordoi, mais qu'après un demi-tour nous avons rejointe pour continuer sur le road-book, au way-point N°9 précisément !
Et un Pasito par ci et un Pasito par là ;-))
Pasito, pasito ... c'est vite dit ça ! Primo, déjà, il n'était pas si tôt que ça et twingo, en plus, le Passo Sella et le Passo Gardena montaient quand même à 2.200 mètres ce qui, vu de Flandres, en impose drôlement non ??
Et quand je vous aurai dit qu'ils faisaient partie de la Marmolada, histoire d'étaler la confiture de ma culture, je vous en aurai définitivement bouché un coin !!
On s'est arrêtés au sommet de l'un ou l'autre et quand on a vu une affiche qui évoquait un musée dédié à la guerre 14-18, je suis entré dans la boutique pour en savoir plus ...Hélas (?), il fallait revenir à Moena, une trentaine de kilomètres en arrière pour le visiter et, sur le prospectus que me tendit la charmante dame derrière le comptoir, les horaires d'ouverture renseignaient les dates du 13 juillet au 13 septembre ...
C'est donc la mort dans l'âme ^^ que nous entamâmes (pfff, que le passé simple est compliqué !) la desceeeeeeeennnnnnnnnnnnte vers Kurfar (Corvara) et notre confortable hôtel Costes sur la Strada Planac, au numéro 17 ...
Etant donné que pour ceux qui avaient opté pour la formule courte, à savoir sans la Slovénie, il s'agissait du dernier soir avant de prendre la route du retour en 2 étapes vers la Belgique, le Club Moto 80 organisa un petit cocktail à 19h00 en guise d'adieu. Son président, Luc Paquier, y alla d'un petit discours bien sympathique, évoquant la route du retour sans oublier de souligner qu'une camionnette d'assistance allait nous accompagner car, j'ai peut-être oublié de le préciser, il y avait 2 véhicules d'assistance cette fois. Il est vrai qu'avec autant de BMW's dans ... l'assistance (!), cela valait mieux, n'est-ce pas ;-))
Je dis ça mais, en l'occurrence, comme pour me contredire, cette fois se sont des japonaises qui sont restées sur le carreau, ou le pavé c'est selon, notamment une FJR dont la courroie de transmission aurait cédé, entraînant fort probablement une bouillabaisse dans le moteur ainsi qu'une CrossToureur qui aurait goûté du bitume ... mais là, je suis moins sûr comme pour son pilote qui aurait quelque chose de cassé dans une main !
Après ça, on est passé à table et ce fut plus bruyant que jamais, sans doute les effets pervers des verres de mousseux qui étaient venus noyer les apéritifs que certains avaient l'habitude d'écluser au bar avant d'aller manger ...
Contrairement à Didier, j'ai commencé mon paquetage dès ce soir-là, histoire de ne pas trop traîner le lendemain avant le "grand" départ : rassemblement des affaires "douteuses" dans un sac gris, moyen mnémotechnique de retenir qu'elles étaient sales, choix de la tenue du lendemain ^^ et mise en sac de tout le reste en prenant soin de plier plus ou moins correctement le tout, histoire que tout retrouve sa place dans le top case Givi Maxia de 55 litres !!
Réveil réglé sur 7h30, as usual, et nuit réparatrice, entrecoupée par des rêves ... plutôt inquiétants de chutes libres dans les montagnes, avec une Tiger qui rebondit de loin en loin pour atterrir sur une boutique de souvenirs !!
Demain, je serai plus prudent, promis, juré !!

14:09 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dolomites 2014

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