23/09/2014

Dolomites, J6 !!!!!!

dolomites 2014En guise d'apéro, voici "déjà" l'album du sixième jour qui consistait en une boucle de Corvara ... à Corvara, ben tiens avec, en points d'orgue, le Lago di Braies et Cortina D'Ampezzo, capitale des Dolomites !
Et comme je vous aime bien, et que Didier S. vous aime bien aussi et qu'il voulait apporter sa pierre à "Lady Fils", voici le lien vers toutes SES photos qui sont d'autant plus les bienvenues qu'elles font la part belle à la Slovénie et sa capitale Ljubjana, que je n'ai pas visitée cette fois : pas de regret, je n'avais pas le compte suffisant de jours de congés ... Cela sera pour une prochaine fois, peut-être !
Jacques s'est fendu de m'envoyer un lien vers ses 258 photos mais il les a dropées dans la boîte du même nom, une espèce de sorte de grand sac poubelle, sans même que le contenu en soit trié, voyez ?
De toute façon, tant qu'il ne me prouvera pas, par A+B, qu'il lit mon blog, je ne relayerai aucune de ses données, toute intéressante soit-elle, ainsi soit-il ;-))

Nous voilà donc au matin du 6ème jour, soit déjà aux 2/3 du voyage dans ces belles régions montagneuses du Nord de l'Italie ... ou du sud de l'Autriche, c'est vous qui voyez !
Petit déjeuner à la même table que le repas du soir, table que "nous ne pourrons plus quitter", la faute à une cheffe de salle plutôt stressée qui, pour des raisons d'organisation, insista lourdement pour qu'il en soit ainsi. En effet, le matin nous devions choisir dans le menu, généralement entre 2 ou 3 possibilités pour les entrées comme pour le plat principal, en ajoutant un petit bâton à côté du plat choisi et sans doute ces menus étaient-ils numérotés par tables, elles mêmes numérotées afin que, le soir, les gens de salle sachent ce qu'ils devaient amener à chacune d'elle. Si on s'était ensuite mélangés, c'est vrai que ça aurait posé de sérieux problèmes ... La cheffe a même "menacé" d'imposer un menu unique si on faisait preuve d'indiscipline ... Elle devait être originaire d'un de ces pays de l'est où le communisme a fait des ravages dans les cerveaux, les privant de tout sens de l'improvisation et de l'initiative ;-))
Et donc, boucle de 200 kilomètres aujourd'hui. On est passés par Kurfar, Zwischenwasser (à vos souhaits !), puis San Vigilio, Ober Oland pour arriver, après 67 kilomètres entre cols et vallées, au splendide Lago di Braies. Encore une fois, j'y suis arrivé bien avant Didier et Jacques pour des raisons qui m'échappent encore ... Il y avait déjà là quelques membres du club qui s'étaient garés un peu n'importe comment, dont un, avec sa FJR qui semblait embourbé tant il s'était avancé dans le sous-bois. Il y avait une guérite et un gars, très baraqué, auquel j'ai demandé combien coûtait le parking : 5 € qu'il me dit dans un bon italien. "Mazetta" que je lui fais comme réponse et de lui demander si on pouvait rester là où on s'étaient plantés. Il me dit : "Pour moi ce n'est pas un problème, vous pouvez rester là mais si les carabinieri venaient à passer, ce sera le P.V. assuré". Alors je lui dis : "Bon, on va rester là, on n'en a que pour quelques minutes ! J'espère que vous n'allez pas les appeler, hein ?" ... "Non", qu'il me dit dans un grand sourire qui inspirait confiance !!
Ainsi, j'ai pris le sac de réservoir et le casque dans la main gauche et le Canon dans la main droite, et je suis parti pour un "demi-tour" du lac, en fait jusqu'au petit pont de bois qui séparait les 2 rives. Que dire ? Les couleurs, la transparence de l'eau, les montagnes tout autour : encore un endroit magnifique où Dame Nature montre ses plus beaux atours. De quoi avoir des regrets de ne pas être équipé autrement, avec de bonnes godasses de randonnée et un sac à dos avec le pic-nic pour passer des heures à se balader ...
Au retour, j'ai croisé mes amis qui n'étaient finalement pas arrivés bien longtemps après moi puisque Solange et Jacques avaient déjà fait une partie du tour du lac mais par l'autre rive, alors que Didier en terminait avec sa promenade. Nous sommes donc repartis ensemble jusque Toblach (Dobbiaco) puis Innichen (S.Candido) et au terme du road-book "a" fixé à Padola où je suis finalement arrivé avec un temps d'avance puisque lorsque je me suis inquiété de savoir si le premier restaurant rencontré, le Comelico, était ouvert, mes amis n'étaient pas encore là. Il était fermé, le restaurant. "Perchè ?" ai-je demandé à deux charmantes personnes qui vaquaient à leurs occupations : parce que le cuisinier est en congé ! ... J'insiste et je demande encore "E perchè ??" Elles me répondent que c'est son jour de relâche. Et moi, faisant le dépité de dire : "Ben ça alors ! On vient de Belgique juste pour manger un morceau et le cuistot est en congé, ma parole !!"
Ce n'est pour autant pas pour ça qu'elles se sont décidées à aller voir dans le frigo si elles ne pouvaient pas me faire ... une omelette par exemple, pffff !!
Elles m'ont indiqué une pizzeria : il fallait prendre à droite, juste avant l'église du village. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai tourné en rond longtemps avant de la repérer. Il faut dire aussi que je retournais régulièrement sur la route principale pour guetter l'arrivée de mes acolytes !!
Finalement, ils sont arrivés et, en cherchant un peu, on a fini par la trouver cette pizzeria "Skay" ! Il y avait là plein d'habitués, signe que ça devait être bon. Et ça l'était. Et ça l'était plutôt deux fois qu'une. dolomites 2014Si S&J ont persisté à prendre leurs sempiternelles "tagliatelle con porcini", les 3 autres ont fait le même choix que moi à savoir une "sella di maialino", en fait une selle de cochon de lait, accompagnée de petits légumes et de petites pommes de terre sautées, épicées au romarin, exactement comme ma sainte mère les mijotaient : un régal, je m'en lèche encore les doigts rien que d'y repenser. Les plus perspicaces auront noté que nous étions 6 à table et non 4 comme à l'habitude. Les amis qui faisaient le voyage en Ford Focus étaient de la partie également, eux qui d'habitude sillonnent les routes avec la belle Tiger 1050 bleue ...
Au moment de payer, j'ai hérité d'un tas de billets de toutes les couleurs alors que, perso, je n'ai eu qu'à tendre ma carte bancaire ;-)
La serveuse, qui avait un petit défaut à l'oeil, souvenez-vous, m'a dit avant de partir : "La prochaine fois, réservez une table et demandez le menu découverte : nous avons un tas de petites spécialités dont vous nous direz des nouvelles ..." On voudrait bien chère demoiselle mais on ne reviendra probablement plus jamais ici. Cela dit, il ne faut jamais dire jamais, n'est-il pas ??
On a repris la route, via Auronzo di Cadore où ça tournicotait encore pas mal merci, puis une belle vallée le long d'une rivière au bleu irréel, jusqu'à arriver à Cortina D'Ampezzo. J'étais à nouveau tout seul. J'ai là aussi vu quelques motards belges qui s'étaient alignés sur un parking légèrement en dehors du centre piétonnier. J'ai commencé à tourner en rond, dans la ville, au point que j'étais à nouveau "bien chaud" et que je m'apprêtais à repartir bredouille tant j'en avais plein ... le casque. Mais je me suis ravisé et j'ai finalement glissé la Tiger entre deux autres motos, sur le parking où j'avais initialement vu mes compatriotes et compagnons de voyage ! En quittant la Blanchette, je me suis rappelé que ma botte droite baillait aux corneilles, la semelle s'étant totalement décollée sur près de la moitié de la plante du pied !
Saletés de bottes : achetées il y a à peine 2 ans, elles n'ont jamais été étanches à 100 % malgré leur nom usurpé d'Aqua Touring et voilà que la droite me lâche, un peu comme elle a lâché Sarkozy lorsqu'il ... prenait l'eau dans les sondages, voyez ?
Entre charentaises, il semble vouloir tenter un retour en jurant ses grands dieux qu'il a changé et mûri, mais ça ne trompe que ... l'oeil !!
dolomites 2014A Cortina, la première chose que j'ai faite c'est de me diriger, en clapotant, vers le Bureau d'Informations pour savoir (en italien, ouais !!) où je pourrais trouver de la colle "spéciale pour bottes" ! A 400 mètres, en contrebas, il y avait "La cooperativa di Cortina", sur le Corso Italia, au N°40. Après m'être un peu égaré dans les rayons, j'ai d'abord acheté une bouteille d'acqua frizzante, puis derrière les caisses, quelques marches plus haut, il y avait un espèce de "brico" où l'on m'a indiqué le rayon "colle spéciale pour bottes" : à 7.10 € le tube, elle pouvait être spéciale la colle !!
dolomites 2014J'ai marché un peu, j'ai à nouveau croisé le couple en Ford Focus, tous les 2 une belle glace à la main, puis je suis retourné au parking et j'ai repris la route.
Il ne restait qu'une quarantaine de kilomètres pour atteindre l'hôtel mais quel bonheur d'encore se taper 2 cols, le passo FALZAREGO suivi par le passo VALPAROLA qui culminaient autour de 2100-2150 mètres. Je me suis rangé sur une petite aire de parking, histoire de ne pas être rejoint par d'autres motards ou, bien pire, par l'un ou l'autre horrible mobile home, j'ai gravi un long chemin bien raide pour atteindre "la vue imprenable" et j'ai tiré quelques photos de cette immense immensité et de cette belle beauté sauvage. Il y régnait un calme très calmant et une lumière très lumineuse : voyez, je ne trouve même plus mes mots devant un tel spectacle ... spectaculaire ;-))
Après ça, rapide ^^ descente vers Stern (La Villa) puis retour à Kurfar (Corvara) et direction le garage de l'hôtel Costes.
A peine dans la chambre, j'ai généreusement badigeonné ma botte de colle et je l'ai coincée sous un des pieds de mon lit.
Une fois n'est pas coutume, on est descendus avec Didier et on s'est offert un Campari orange avant d'être appelés à tââââââââble !! On a encore très bien mangé et à la fin du repas je suis passé à la réception pour demander un code WI-FI pour pouvoir me connecter à nouveau avec le monde entier et par-delà ... Hastières ;-)
La nuit était tombée sur le 6ème jour et il ne restait plus qu'à dormir en attendant le septième ... pendant lequel "Vous-Savez-Qui" ne fit rien, ce qui ne fut pas notre cas, autant vous le dire tout de suite !!

13:16 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dolomites 2014

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