22/09/2014

Dolomites, J5 !!!!!

DOLOMITES 2014 169.jpgPourquoi changer une formule somme toute logique ? Voici donc, les photos de ce 5ème jour qui nous faisait pénétrer au coeur du sujet si je puis dire, dans la mesure où nous avons vu là les "véritables" Dolomites, appelées "Monti Pallidi" (les montagnes pâles) avant qu'elles ne soient rebaptisées « Dolomites », en hommage à Déodat Dieudonné Sylvain Guy Tancrède Gratet de Dolomieu ... qui s'intéressa un jour à la roche qui les composait !
Nous sommes partis comme la veille, sur la SS622 puis la S38 vers Merano, une S38 extrêmement encombrée par un défilé permanent de voitures et de camions dans les 2 sens et sur laquelle il était difficile de se frayer un chemin tant elle zigzaguait, coupée par une ligne blanche quasi continue !!
A l'entrée de la ville de Merano, j'ai laissé Jacques passer devant pour qu'il choisisse le meilleur endroit où ranger les motos et qu'on entreprenne une visite au pas de course ou presque. Hélas, on s'est vite perdus de vue car entre son hésitation et mon impatience, jusqu'à ce que, sans m'en rendre compte, je fasse demi-tour sur une grande avenue en sens interdit, pour ensuite me perdre dans des arcanes de petites rues adjacentes qui ne menaient nulle part ! Finalement avec la boussole et les indications du Tripy, j'ai réussi à fuir cette jungle urbaine avec mon Tigre, sans demander mon reste et tant pis pour le charme certain de la ville (dixit le road-book papier), les rives du fleuve Passirio, la Laubengasse commerçante et les jardins du château Trauttmansdorff !!
Un peu fatigué par la densité du trafic et cet intermède forcé en centre ville, je me suis arrêté à la première terrasse venue, d'autant plus bienvenue qu'il y avait là d'autres motards du groupe dont le sympathique Eric et sa TRIUMPH Trophy. En voilà un qui a tout compris : il a laissé son ancienne 1200 LT pour ... cet ersatz britannique ;-))
Un peu plus tard, j'ai vu arriver Didier auquel j'ai fait des grands signes. Il m'a dit qu'il avait abandonné Jacques et Solange qui étaient partis à pied vers le piétonnier ... Il ne se voyait pas déambuler sous le soleil avec tout l'équipement. Pour rappel, il s'agissait d'une étape de liaison, les top-cases et/ou les valises étaient par conséquent pleins : il était dès lors impossible d'y ranger casque, gants et autres effets personnels pour arpenter le pavé débarrassés de tout ce bazar ...
On ne les a pas attendus et on est repartis direction San Leonardo dans l'intention d'arriver au terme du road-book "a" situé à Sterzing en allemand ou Vipiteno en italien. Oui, c'est un peu comme, par exemple, notre bonne ville de Mons qui devient Bergen pour peu qu'on la regarde de Flandre ou votre Lille qui devient Rijsel dès qu'on passe la frontière franco-belgo-flandrienne !!
Le temps commençait à se gâter sérieusement et il était moins une qu'on s'arrête pour enfiler les plastiques lorsque, fort opportunément, est apparue l'auberge Gafthof Alpenrose à Bressanone à hauteur de laquelle nous avons décidé de couper le contact !
Nous nous sommes installés au fond de la salle. Après un rapide coup d'oeil à la carte et l'aide de Didier pour la traduire, nous avons opté pour une Wiener Schnitzel, une escalope milanaise accompagnée de frites. Sur l'entre fait, Luc Paquier est arrivé avec Alice, ce qui nous a permis d'un peu discuter du voyage en termes organisationnels, puis le jeune gars en DL 650 accompagné d'Edouard sur sa CBF 1000 et enfin, plus tard encore, alors que nous étions sur le point de terminer notre repas, Jacques et Solange qui semblaient bien fatigués et heureux d'être là.
Un café plus tard, sans les attendre une fois encore, nous sommes repartis Didier et moi en direction de Sarnthein (Sarentino) puis Bozen (Bolzano), capitale du Haut-Adige, caractérisée par ses belles maisons et son "Dom" mais que nous avons zappée sans même y jeter un oeil distrait : la ville, non merci !! On laisse ça aux touristes, nous on a mieux à faire et de la route à tailler !!
On passe Cardano, au rond-point après l'A22 on continue sur la S241 vers Welschnofen et Birchabruck (Ponte Nova) puis à hauteur de Carezza Al Lago, on voit des motos stationnées devant l'Hôtel Castel Latemar qu'on rejoint pour nous aligner pareillement sur le parking. On commande un café qu'on commence à siroter en regardant le bel aplomb rocheux face à nous dont le sommet se couvre de nuages par intermittence.
A chaque vrombissement de moteur, on vérifie si ce n'est pas l'un des nôtres qui arrive ... jusqu'à ce que j'aperçoive la GS blanche de Jacques auquel je fais à nouveau de grands signes pour manifester notre présence. Il freine des 3 disques et vient à son tour se ranger comme à la parade à côté de nos machines. Le garçon revient, prend la commande et nous suggère de prendre un apfelstrudel. On se tâte juste un peu et finalement nous "acceptons" de bonne grâce, d'autant que c'est Jacques qui régale : encore un de ces excellents moments passés en excellente compagnie dans un cadre d'exception !!
Il restait quelque chose comme 50 bornes à abattre avant d'arriver à l'Hôtel Costes de Corvara in Badia et il était écrit qu'on n'en avait pas fini avec les cols, sommets et autres passi !! Car après Vigo di Fassa c'est l'ombre portée du Pordoi qui jetait la vallée dans l'obscurité et pour tout dire, au fur et à mesure qu'on montait, on se perdait petit à petit dans le brouillard jusqu'à atteindre le sommet à près de 2.300 mètres ... Dans la descente sur Arabba, c'est la pluie qui s'est invitée, de quoi redoubler de prudence pour certains ... montés sur Fazer 600 pendant que d'autres finissaient en roue libre jusqu'à atteindre la destination finale.
Là aussi il y avait un grand garage mais il n'y avait pas de place pour tout le monde de sorte que quelques motards retardataires ont été amenés à laisser leur monture sur le parking. L'endroit étant relativement retiré de tout, ça ne posait aucun problème. Les chambres étaient moins luxueuses que dans l'hôtel précédent mais nous avions chacun un grand lit double et suffisamment d'espace pour éparpiller nos effets ainsi qu'une vaste salle-de-bain avec douche mais sans baignoire. Il y avait également une piscine (pas dans la chambre, hein !) mais, comme pour l'autre, je n'ai même pas été y jeter un coup d'oeil ni tremper un orteil ...
Comme d'hab, j'ai ajouté un mot sur mon compte Facebook, j'ai envoyé un SMS à ma Douce, j'ai mis en charge tout ce qui devait l'être et, après une bonne douche, j'ai gagné la salle du restaurant où nous étions conviés à 19h30 ...
Belle salle, à la décoration "cosy" mais évidemment, quand vous y poussez une septantaine de motards et motardes, ça fait du bruit, c'est sûr ! Bonne cuisine, bon vin, rien à dire par contre de ce côté-là ! Nous avons partagé la table avec un "autre" Philippe, celui qui roulait en Ducati Multistrada et Marc, un gars de Sambreville qui étrennait sa toute nouvelle 1200 RT, une moto qui était censée rester au garage mais pour laquelle son concessionnaire s'est mouillé en lui montant un amortisseur arrière de remplacement, mais vous connaissez déjà l'histoire ...

Bon, sur ce, on va y aller hein ? Pas de balade nocturne, il fait bien trop froid même s'il y en a certains qui vont fumer leur clope dehors, en short !!
Tiens, ça me fait penser que, comme dans chacun des hôtels où nous avons logé, les couettes étaient bien trop chaudes pour la saison ...

19:11 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dolomites 2014

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