21/09/2014

Dolomites J4 !!!!

dolomites 2014Finalement, c'est tellement plus facile de ne livrer que des photos, parfois en vrac et sans aucune légende, que je ne résiste pas à faire ... un peu comme tout le monde. Sauf que, quand même, j'ai mis quelques notes au bas des images et que, ça sera sans faute(s) suivi de paroles, paroles, paroles !!!
Voici donc l'album du 4ème jour !!!!
Ce n'est pas un secret de dire que le road-book du jour, long de 260 bornes, partait de Solda et revenait à Solda, mon capitaine ;-))
Avant de continuer, merci à Didier pour le lien qu'il m'a transmis dans le commentaire 3, du message précédent. Si vous êtes intéressés par le singularité linguistique en général et par celle qui règne dans cette région en particulier, lisez ceci : perso, j'ai tout lu ... On me dit bavard mais je sais lire et écouter aussi ;-))
Et donc, nous voilà partis pour la seconde boucle au départ du Paradies ... Hôtel !
Jacques part devant mais pas pour longtemps (ouf ! car ça descend vachement dès le départ !!) car, au premier changement de direction signalé par le Tripy, il continue tout droit au lieu de tourner à gauche : il se défendra plus tard en disant que ça revenait au même, les routes se rejoignant quelques hectomètres plus loin, ce en quoi, il n'avait pas tort ...
Du coup, ça m'a fourni l'excuse d'encore rouler devant, sans devoir désespérément ronger mon frein ;-)
Les patelins défilent, Pratto allo Stelvio, Glorenza, Malles Venosta jusqu'à arriver au Lac de Résia, le fameux lac artificiel d'où émerge le clocher dont je vous ai déjà parlé, mais au lieu de s'en rapprocher, le road-book nous a fait emprunter un petit chemin de chèvre, pas plus large que 2m-2m50 qui grimpait dans la colline. A force de chercher le point de vue idéal pour lui tirer le portrait, on est passé outre et le clocher n'était plus qu'un petit point dans un horizon lointain. Didier a raté l'essentiel du voyage : le clocher et ... le gelato !!
On est arrivés à la frontière autrichienne. Cette fois on a repéré un bar où nous avons acheté une vignette à 4.90 € et valable pour 10 jours et où nous avons pris un café. En sortant, il suffisait de jeter un coup d'oeil au ciel pour se rendre compte qu'on ne resterait plus au sec très longtemps. On a donc enfilé les combis pluie à l'abri, avant de prendre la route : il vaut mieux prévenir que guérir comme on dit dans les milieux de prévention à la guérison ...
En fait, on n'a fait que quelques kilomètres sur le sol autrichien, une quinzaine tout au plus car on était tout de suite en Suisse ! On a continué sur Saint-Moritz avant lequel il était question de passer au road-book "b" du jour qui n'allait pas jusque là. Mais Jacques tenait absolument à voir la ville. J'avoue que j'étais un peu inquiet car ce n'était pas la première fois qu'on pénétrait en centre ville pour irrémédiablement s'y perdre, tourner en rond et repartir la queue et la motocyclette entre les jambes ... J'ai même eu des échos comme quoi quelques uns d'entre nous se sont pris des P.V. pour stationnements interdits, certaines zones citadines étant exclusivement réservées aux riverains !
Finalement, on s'est juste plantés bien loin du centre et on a tiré quelques clichés sur lesquels on a figé "cette station très huppée comportant pas moins de 5 palaces, située au bord d'un joli lac et entourée de 3 sommets à plus de 3.000 mètres" Aaaah, mais c'est bien sûr, c'est la raison pour laquelle Jacques tenait ABSOLUMENT à y aller. C'est un dingue de sommets : quand il en voit un, il ne se sent plus !! Vous imaginez dans une région comme les Dolomites ? Le Nirvana, na na na na, na na na na, comme dirait Lio ;-)
Ce n'est pas ça, j'aime aussi les sommets mais, comment dire, quand on en a vu un, hein ...
Je plaisante !! Un tel spectacle surprend TOUT LE TEMPS et on ne s'en lasse JAMAIS !!
Et quand on a fait le Passo del Bernina un peu plus tard, je n'ai pas manqué de m'extasier à nouveau, de m'arrêter quelques fois pour humer l'air ici, suivre un troupeau de moutons noirs là-bas et sortir le Canon (à neige éternelle ?) plus loin là-bas encore !!
Encore une belle descente vertigineuse après un sommet à 2.328 mètres ... Finalement, comme pour les montées en lacets, j'ai remarqué que le fait d'utiliser furtivement le frein arrière en descente pour réduire le rayon du virage, fonctionnait plutôt bien : donc, freinage de bucheron sur l'avant, lâcher du frein, pression sur la pédale de droite tout en mettant du gaz pour repartir au plus vite vers le lacet suivant et ainsi de suite, suivez ??
Pas étonnant qu'en fin de journée on ait les avant-bras en compote ... A la réflexion, peut-être que ces grosses GT au freinage combiné, c'est bien plus simple à "gérer" à ce niveau-là ... sans parler des systèmes paralever et telelever de certaines bécanes teutonnes qui annihilent les effets de plongée et de cabrage ... Cela étant, quid des "sensations" pures dans ce cas-là, hein, je vous le demande ???
En bas du Passo dormait Livigno, une ville "hors taxe". J'ai planté la béquille de la Tiger dans le parking du premier restaurant que j'ai vu. La déco extérieure était originale, avec notamment cette Vespa jaune et blanche pour attirer le regard du motard averti ;-) Etant donné l'heure, assez avancée, j'ai demandé au cuisinier qui trainait dehors s'il était encore possible de manger à 4 personnes et, à partir de là, j'ai attendu les copains en restant bien en évidence au bord de la route pour leur signaler ma présence. On a super bien mangé, simple mais excellent, comme souvent dans les petits restaurants italiens où on parle italien ;-)
A la demande des copains, j'ai questionné le serveur sur le prix des carburants car "tax free" ça ne concernait peut-être que les tabacs et les alcools, ces saloperies qui vous tuent à petit feu ou à petites rasades ... Quand il m'a dit 1,08 € j'ai d'abord compris 1,80 € tant mon oreille n'était plus habituée à la langue de Dante. Et oui, 1,08 € les gars ? Vous imaginez ?? A ce tarif là, on se prend à rêver d'un réservoir de camion, non ??
Là, je ne sais même plus combien de litres j'ai pu mettre et comme j'ai payé en cash, je n'ai pas de trace bancaire. Il me semble que ça devait tourner autour de 8-9 litres tout au plus.
Après ça, on a enfilé les SS 301 puis 38 en direction du Stelvio qu'on a escaladé une seconde fois, par la "face sud" cette fois et cela m'a semblé plus agréable, la montée s'accompagnant de virages (un peu) plus amples avant une descente "détricotante" !
A noter que ce Stelvio est un endroit très célèbre et par conséquent très couru et donc très encombré. Cette fois-là, si je ne m'abuse, j'ai croisé un rallye de vieilles voitures qui le descendait suivi par une concentration de Ferrari, et , à un moment, dans la montée j'ai raccroché un train de 2 Porsche Carrera qui faisaient un bruit d'échappement d'enfer, surtout dans les galeries, souvent obscures et sombres autant que dangereuses, et qui me laissaient sur place quand elles réaccéléraient dans le sinueux grâce sans doute à leur 24 roues motrices ... Je dis 24 parce que chacun des boudins de ces monstres fait au moins 6x la largeur d'un pneu de moto !!
N'empêche, j'ai eu le dernier mot une fois qu'elles ont dû se ranger derrière une file de caisseux en goguette et je les ai toisées du haut de ma selle, placée 50 centimètres plus haut que leurs sièges baquets ;-))
Il ne restait alors que quelques kilomètres à parcourir pour regagner l'hôtel et comme il était encore relativement tôt, pendant que Didier essayait la piscine, j'ai déjà commencé à replier mes vêtements vu qu'on changeait d'hôtel le lendemain : on quittait Solda pour rejoindre Corvara, plus à l'est. Pas grand souvenir de la soirée sinon peut-être que la serveuse m'a sermonné parce que j'avais chipoté à la trancheuse à "prosciutto" alors qu'il "faut pas toucher p'tit con" parce qu'elle se "règle" toute seule en faisant avancer le morceau de jambon automatiquement par un jeu de leviers, poulies, vilebrequins, manetons et autre vis sans fin !! Ouais mais les tranches étaient bien trop fines mademoiselle ... Teuh, teuh, et de tourner longuement la manivelle pour me prouver qu'elle avait raison !! Ce soir-là, nous avons appris qu'elle venait de Roumanie ce qui expliquait son français correct même si son italien n'était pas mal non plus, sans compter ses tétons son teuton !!
Bon, ben, "là-dessus", y a plus qu'à poser la tête ... sur l'oreiller !

14:40 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dolomites 2014

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