16/09/2014

Dolomites J1 et J2 : l'aller !

Voilà, j'ai chargé les photos des 1er et 2ème jours, j'ai ajouté les légendes et les voici en guise d'apéritif avant de vous raconter ces 2 étapes par le menu : consultez l'album ICI !!
Le rendez-vous était fixé sur l'aire de Wanlin, à la station Total. Comme il faisait brumeux et gris, j'ai préféré m'y rendre par la voie rapide, d'autant que les travaux sur ce tronçon de l'autoroute sont terminés et qu'on peut enfin y circuler à vitesse normale : jusqu'il y a peu en effet, il fallait se traîner à 70 voire 50 par endroits !
J'ai atteint mon but vers 9H09'. Jacques et Solange étaient déjà là. Première surprise : alors que je sais pertinemment que Philippe C. roule depuis un certain temps sur une HONDA 1200 CrossTourer, je l'ai vu arriver sur une 1200 certes mais ... GS de chez BMW ! Dans la foule présente, il ne m'a pas vu tout de suite. Je l'ai croisé un peu plus tard, au moment où j'allais pénétrer dans la station pour signaler à l'équipe du Club que j'étais bien là. On s'est salué. J'ai relevé "l'anomalie" et il m'a dit qu'il voulait ABSOLUMENT savoir ce que valait cette fameuse GS que tout le monde rêve de posséder sans oser le dire ;-). Il m'a dit quelque chose du genre : "C'est 4.000 € de pièces, 2.000 € de marketing et ... 2.000 € de bêtise humaine !! Il ne changera donc jamais et son franc parler fait souvent mouche même si ça ne lui vaut pas que des amis !! Après une addition rapide, j'ai compris qu'il s'agissait d'une seconde main. Si j'ai bonne mémoire elle est de 2008 et affichait 20.000 km au moment où il l'a acquise. Il a reconnu que la partie cycle était fantastique mais qu'à côté du V4 de la nippone, le flat-twin de la bavaroise faisait bien pâle figure : pas d'envolées lyriques ici, la messe étant dite à 6.000 tours grand max, alors qu'avec la Honda, c'est à ce moment là que débarquent Jésus, Marie, Joseph et tous les saints, Amen !! Sans doute la "bouilloire" avec ses 125 chevaux apporte-t-elle une partie de la solution à cette critique ...
Deuxième surprise une fois à l'intérieur : je croise le sympathique Paul, le gars qui roule souvent en duo sur une Tiger 1050 bleue et qui a été victime d'une chute récemment. Il a toujours l'avant bras et le poignet maintenus par une atèle et il est là, avec madame, pour faire le périple avec nous, à bord de sa Ford Focus, histoire de ne pas complètement gâcher ses vacances ...
Je n'ai pris ni café, ni croissant, qui n'étaient d'ailleurs pas offerts. Ce n'est pas pour cette raison que je m'en suis privé, la question étant plutôt de savoir pourquoi prendre deux petits déjeuners, à peine espacés de 2 petites heures, n'est-il pas ?
J'ai donc rejoint Jacques et Solange sur le parking et nous avons décollé autour de 9h35-40. Le road-book empruntait de l'autoroute pendant près de 150 bornes, histoire de se voir avancer rapidement, le total de l'étape représentant quant à lui 450 km. Plutôt que de faire le plein sur une station bondée au bord de l'autoroute, on est sortis à Strassen, à une pompe Q8, pour un complément de 9.17 litres d'euro95 à 1,318 €. On y a bu un petit café et on est repartis vers 10h40. On a pris la sortie 37.2 (le matin !) et on est montés sur la D634 vers Trèves, puis la D918 en passant par Stuckange, Chemery-les-Deux, puis encore la D118 et Hestroff, la D55 vers Gomelange et Bettange, plus loin les D19 et 20 et Baronville et enfin la D674 jusque Morhange et ... la fin du road-book "a" du jour.
On avait déjà 225 bornes derrière nous et on commençait à avoir grand faim ! Dans le centre ville, il y avait un resto dont l'enseigne annonçait, en grand caractères, des grillades en long, en large et en travers (de porc !) mais malheureusement ... pas le week-end (!?). Le gars nous renseigna une pizzeria à 500-600 mètres. Nous avons hésité à les faire à pied dans la mesure où nous avions déjà rangé les motos, enlevé nos casques et gants, etc ... DOLOMITES 2014 001.jpg Heureusement que nous avons repris les motos car les 500-600 mètres faisaient au moins le double et, comme il faisait grand beau et qu'on crevait de faim mais aussi de soif, on ne serait pas arrivés vivants à la "Villa Roma" !
Finalement on s'est retrouvés là à plus d'une vingtaine, au point que ceux qui se pointèrent un peu plus tard ont été refoulés pour manque de place.
Histoire de me mettre déjà dans le bain italien, j'ai pris des fusilli aux cèpes et au foie gras poêlé, le tout d'excellente facture même si le foie était à la limite de la crémation ... Hein ? ça se dit ça ?? Ouais, il était presque cramé si vous préférez !!
Signalons au passage que la serveuse était bien jolie avec de grands yeux et des longs cheveux, le tout bien noirs, mais qu'elle n'était pas très souriante, sans doute la faute au surcroît de travail à une heure bien avancée somme toute. J'ai aidé Solange à terminer son pichet de vin du patron.
Nous sommes repartis et avons tracé jusqu'à Hausach, 169 bornes plus loin, après avoir traversé Bermering, Sarrebourg, Dabo, Wallelonne (in Babylone), Ittenheim, Holtzheim en France, puis Offenburg et Hasslach im Kinzigtal en Allemagne.
Là, à la terrasse d'un café, toujours sous le soleil exactement, Solange et Jacques ont pris un Schweppes agrumes alors qu'aussi loin que je sois concerné, j'ai continué dans la continuité italienne en commandant un "latte macchiato" (un lait au café en quelque sorte).
Il restait quelque 50 bornes à parcourir avant d'atteindre l'hôtel. Hélas, à peine à quelques encablures du "Waldblick Aufen" de Donaueschingen, il a commencé à pleuvoir comme vache qui pisse, une averse d'orage qui imposait les plastiques. Au hasard d'un abri de fortune, nous avons fait la connaissance d'un jeune gars qui roulait en TDM 900 et qui avait profité de l'arrêt forcé pour fumer une ... sèche sous la pluie ;-))
A un moment, en suivant le road-book à la boule et à la flèche, on a été amenés à emprunter une toute petite route interdite aux motards ...
Arrivés à l'hôtel, j'ai gagné ma chambre "single". Elle était toute petite, légèrement mansardée même, mais ne manquait d'aucun confort. Après une longue et salutaire douche, j'ai gagné le restaurant. On s'est retrouvés à table avec le même jeune à la TDM, en face duquel se trouvait un indépendant en GS qu'on a un peu chambré alors qu'il avait évoqué le Linchtenstein puis le Luxembourg, ainsi que d'autres convives bien sympathiques également dont un gars de l'assistance (mécanique hein, pas de la DAS !).
Au menu : une soupe (potiron/carottes ou potimarron), suivie d'une salade puis d'un rôti de porc accompagné de gratin, le repas se terminant par un bon dessert.
A la fin du repas, Luc PAQUIER s'est amené à ma table, accompagné d'une (jolie) serveuse (dont je n'ai pas la photo, sorry François) avec une bouteille de mousseux dans les mains, cadeau de l'hôtel pour mon anniversaire et tout le monde d'entonner le traditionnel "happy birthday" !! Beau moment indeed surtout que j'ai réclamé le bisou de la jolie serveuse !!
Je suis allé au comptoir pour demander des verres et j'ai partagé la bouteille avec mes voisins de table.
Pendant que d'autres poursuivaient bruyamment leur soirée au bar, j'ai sagement regagné ma chambre, j'ai parcouru mes e-mails, mes sms et mon compte Facebook pour voir qui avait pensé à moi en la circonstance ... 58 ans ce 6 septembre, ça commence à chiffrer hélas, c'est là qu'est l'os et l'arthrose qui va avec !!

00:44 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dolomites 2014

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