31/08/2014

Dolomites ... et réalité(s), suite !!

Etant entendu que j'ai fait les Dolomites en 2005, je pensais retrouver dans mon bazard une carte de la région que j'aurais acquise pour l'occasion. Pas de bol, pas de carte à l'horizon. Par contre je suis retombé sur les documents que j'avais reçus en 2005 en vue du voyage de l'ėpoque avec le club Moto Tachtig.
Puisqu'on en était à parler des participants, sachez juste, pour la petite histoire, que nous sommes six à renouveler l'expérience de 2005. Parmi ces six, il y a moi bien entendu, pourquoi me refuserais-je la priorité alors qu'un refus de priorité mène généralement tout droit à l'accident n'est-ce-pas, mais il y a aussi Didier S., compagnon de toujours en tout cas pour ce qui est de ma vie de motard et Philippe C., l'ami d'un temps que je croise parfois au hasard des voyages ou des balades ... Si vous (dé)comptez aussi bien que moi, vous devriez être d'accord sur le fait qu'il en reste 3 autres dont je vous dirai qu'ils se prénomment Daniel, José et ... Philippe. Le premier roulait sur une Honda 600 CBF, il a maintenant une CBF 1000, le second pilotait une BMW 1150 RT, il a maintenant une 1200 GS et le trosième, l'original de la bande, naviguait sur une Pan European alors qu'il chevauche maintenant une puissante Ducati Multistrada.
Ouais, je sais, tout cela n'a pas grand intérêt, mais vous pouviez très bien ignorer ce passage aussi, non?

A suivre ...dolomites II.jpg

Et voici la suite !!!

Tout d'abord, il semblerait que cette liste soit sujette à caution et nécessite une mise à jour. Je me suis laissé dire qu'il y avait dans la liste un motard fantôme, non pas parce qu'il roule à contresens sur les autoroutes, mais parce qu'aux dernières nouvelles il serait décédé depuis belle burette, paix à son âme ... Mais nooooooooooon, ah, ah, ah !! C'est de l'humour noir ...
Petit signe de croix et ... on repart ;-)
Allez voir les commentaires, parfois désobligeants, ils confirment que la liste contient des erreurs mais l'horreur et tu m'aimes n'est-il pas !?!
Si on s'y fie malgré tout, on relève 14 couples : on ne sait toutefois pas s'ils sont tous légitimes et hétérosexuels : avouez que ce n'est pas gai comme on dit dans les avirons de Charleroi !!
Bon, je vais en rester là avec cette liste même si je me pose quelques questions auxquelles j'essayerai de trouver réponse sur place après "petite enquête coquine" comme dit Claude WATSON.
Pour en revenir au courrier reçu, outre les pages 1, 2 et 3 dont je vous ai résumé le contenu, il y avait encore les pages 4, 5 et 6 qui contenaient respectivement quelques renseignements généraux, le programme résumé jour par jour et enfin, les coordonnées des hôtels où nous ferons halte. Aussi loin que je sois concerné, il y en a 2 en Allemagne (aller-retour) et 2 en Italie, le premier à Solda Bolzano et le second à Corvara. Je peux vous dire que ce ne sont pas les mêmes qu'en 2005 et qu'il ne s'agit dès lors pas d'un "copié/collé" du précédent voyage.
Du coup, on peut présumer que les road-books ne seront pas non plus une resucée des routes empruntées il y a 9 ans. A ce stade on ne peut que présumer car on n'a encore RIEN à se mettre sous la dent à ce niveau là. Au Club Moto 80, autant ils ne sont pas avares en infos concernant les inscrits, autant ils font grand mystère autour des road-books : tout le contraire de Pierre-Yves et Paul de Cap Moto qui n'hésitent pas à les transmettre une semaine voir quinze jours à l'avance !!
Je trouve cela pour le moins dommage et c'est une litote car je ne voudrais pas être indélicat, moi !!
Nous devrons patienter jusqu'au 3 septembre, c'est à prendre ou à ... prendre !! Ne resteront dès lors, à ceux qui travaillent encore, que quelques heures le soir pour se faire une vague idée du tracé que nous emprunterons pendant environ 3.000 kilomètres pour la version courte et 4.000 pour la formule longue, soit 1.000 bornes de plus pour passer par un bled slovène !!
Entre charentaises, on est allé en Slovénie en septembre 2010 avec Thomas Cook et on n'a quasi rien vu tant le ... temps était pourri, d'où sans doute l'expression "un bled pourri" ?? J'ai relu quelques passages du C-R de François qui ne mâche pas ses mots concernant l'état des routes slovènes ... Cela constitue une mise en garde pour les 2/3 des participants qui ne roulent par conséquent pas en GS, impériales sur tous types de revêtements ^^.
Pour revenir sur les road-books Tripy, Garmin ou autres, je suis sûr qu'il y en a quelques uns qui prennent le temps de les vérifier, voire de les accommoder à leur sauce pour, soit les rallonger afin d'atteindre un P.O.I. oublié par les organisateurs, soit pour les raccourcir et gagner du temps par exemple lors des étapes de transition, ou que sais-je encore. Comme j'ai pu le remarquer dans le Luxembourg et en Forêt Noire, c'est une gymnastique qu'apprécie particulièrement l'ami Pierre-Gull !
Ceux-là doivent râler sec de ne pas recevoir les R-B plus rapidement. En ce qui me concerne, même si parfois je visualise les tracés grossièrement (en pétant et rotant, voyez), je me contente en général de charger les fichiers "TRB" dans un répertoire du Tripy et ... vogue la Tiger !!hotel landgasthof Hirch motorradfreundliche betriebe.jpg Pour me rassurer quelque part, j'emprunte aussi une bonne vieille carte à un généreux ami ;-)
Dernière petite chose concernant les hôtels : celui qui se situe à Solda Bolzano possède une salle pour le séchage des vêtements des motards infortunés, avec un étendoir et un sèche-bottes. Un autre, sur la route du retour est apparemment très "motorradfreundliche" (voir photo avec évidemment un modèle rare pour changer !)
Voilà, le décor est planté, il s'annonce superbe et la météo devrait nous être favorable ...

09:48 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : dolomites 2014

29/08/2014

Dolomites ... et réalité(s) !

dolomites I.jpgAinsi donc, je suis d'ores et déjà en mesure de vous donner quelques informations sur le prochain voyage dans les Dolomites.
Le Club Moto 80 nous a fait parvenir un petit dossier, histoire de nous mettre l'eau à la bouche ...
La première page qui commence par "Chère Amie, Cher Ami" et qui fait du coup très "Facebook", I like ça, précise le lieu et l'heure du rendez-vous. Elle rappelle qu'il faut se pointer avec une moto en parfait état mécanique même si une assistance technique suivra le parcours alors qu'une assurance assistance est conseillée au cas où, cas où comme disait Maria Pacôme à Bernard Blier dans "Le distrait" ... à moins que ça soit ... gaaaazzzz où ? gaaaazzzz où ??
Elle rappelle aussi à ceux qui n'auraient pas encore payé le solde qu'il est grand temps de le faire. Quand je pense qu'il fallait virer le solde au plus tard pour le 1er août, c'est quasi un motif d'exclusion, non ? Essayez de faire ça avec un "vrai" tour-operator qui a pignon sur chaîne et vous verrez si vous pourrez prendre le départ !!
Les pages 2 et 3 comportent la liste des participants au voyage. Contrairement à Cap Moto qui se refuse à divulguer les coordonnées de ses "ressortissants" par respect pour leur vie privée sans doute, ici, au club Moto 80, on a rien à cacher. On a tout le loisir de voir qui est qui et who's who, avec la ville de résidence, les numéros de GSM, les motos chevauchées, le type de chambre réservée et la durée du séjour (long ou court suivant qu'on "fait" ou pas la Slovénie dans la foulée).
On apprécie ou pas, mais au moins, ça permet déjà de se faire une idée très précise du nombre de ... BMW qui seront de la partie par exemple : plus besoin d'arpenter les parkings en fin de journée pour faire des décomptes savants comme on le fait presqu'à chaque voyage ;-))
C'est ainsi que je puis dès maintenant vous dire qu'il y aura 54 motos sur la grille de départ, que parmi celles-ci on trouve 26 BMW soit 48,148148148148148148148148148148 % du total et que les GS 1200 représentent le gros des troupes teutones puisqu'elles seront 18. Ainsi donc, une moto sur trois sera une GS : il n'y a pas que ce qui est rare qui est cher, CQFD !
Non, Claude, à ce stade on ne sait pas s'il s'agit de versions à air, à eau, à dventure ou pas !! On a ensuite 11 Honda, 9 Yamaha, 3 Kawasaki, 2 Suzuki, 2 Triumph (une 1050 SE et la mienne) et, last of the list, une Ducati Multistrada 1200.

A suivre ...

23:47 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : dolomites 2014

28/08/2014

Pneu, plaquettes et fin du monde !!!

ANAKEE III.jpgQuelques "considérations" en vrac avant de parler du grand voyage de l'année ...
D'abord, deux liens vers des sites dont j'ai trouvé les cartes de visite glissées dans la revue TOURING EXPLORER de juillet-août que nous avons reçue en même temps qu'un petit cadeau lors de la journée du 15/08 sur le circuit de Mettet :

- www.roadsandroots.be
- www.motofun.eu

Honnêtement, je vous les livre sans même être allé voir s'ils étaient dignes d'intérêt : à vous de voir donc !
A noter que lors de cette journée sponsorisée par Touring mais également par la Mertens Riding School, le Moniteur de l'Automobile ainsi que par la radio Classic 21, on a reçu un petit cadeau. Entre nous, il n'a aucun côté pratique, jugez plutôt ...
Il s'agit d'une plaque en plastique représentant un casque dont la visière est un miroir dans lequel on peut se mirer et s'admirer, les yeux dans les yeux, plaque sur laquelle est imprimée la phrase suivante : Voici la personne responsable de votre sécurité , une belle façon de nous mettre face à nos responsabilités justement !!
Côté pratique, à part le mettre dans son beauty top-case, pour se refaire une beauté à l'étape, je n'en vois pas l'intérêt ... à moins de fréquenter des hôtels, zéro étoile, borgnes et sans miroir dans les toilettes : ça doit se trouver en cherchant bien !

Cette journée sur circuit me permet de rebondir sur le point suivant qui concerne un nouveau passage chez Performance Bike. Lors du contrôle technique avant de monter en piste, le gars m'a dit qu'il était grand temps de changer les plaquettes avants et ... avant qu'il aille plus loin, je lui ai dit que j'avais pris rendez-vous pour ça et également pour faire monter un nouveau pneu avant, histoire de le convaincre que j'avais anticipé le "problème" et aussi d'éviter qu'il me recale à l'examen visuel de la mécanique : je me voyais mal être obligé de ranger la moto sur le côté et de regarder tourner les autres !!
Cela dit, vous aurez noté au passage que freins et pneus ont résisté à ce traitement particulier qu'est le circuit où la mécanique est beaucoup plus sollicitée que sur les routes bucoliques de nos vertes campagnes avoisinantes ;-))
Ainsi donc, par téléphone, j'avais commandé un Anakee III 110/80R19 pour accompagné le 150/70R17 monté en juin lors de l'entretien des 30.000 km et j'ai finalement convenu de passer vendredi dans l'après-midi pour procéder à son montage. Dans la foulée, j'avais demandé s'il était possible de vérifier l'état des plaquettes et, le cas échéant de les changer. J'ai appelé vers 13h30 et on m'a dit qu'un banc se libérait vers 15h00. J'y étais à 15h10, toujours en retard selon une bonne vieille habitude dont je ne me départirai jamais.
J'en suis ressorti à 16h45 environ, allégé de 275,46 € après changement du pneu et des ... 3 jeux de plaquettes, les arrières étant tout aussi entamées, trois précautions valant mieux que deux car, quand on descendra le Stelvio le 8 ou le 9 septembre, ça la foutrait plutôt mal de se retrouver sans freins, hein !?!
Un nouveau pneu, des nouvelles plaquettes, une pluie diluvienne qui s'était abattue sur Charleroi quelques minutes plus tôt, autant de paramètres pour rouler "façon lopette" jusqu'à la maison, sans tenter le diable en faisant un aller-retour sur la route des barrages histoire de roder le pneu : ça sera pour ... plus tard, à moins que je prenne la route des Dolomites en l'état car j'ai des tas de choses à boucler ce week-end. Oui car, comme chaque week-end d'avant départ, on a l'impression qu'on doit mener à bonne fin un tas de trucs qu'on a laissé pourrir pendant des semaines et des semaines, voyez ? Comme par "enchantement" ces choses et ces trucs laissés pour compte, deviennent tout à coup quasi une question de vie ou de mort, qu'il est indispensable d'accomplir, comme si c'était la fin du monde ;-))

Tiens, une histoire de fin du monde, c'est la 4ème place de MARQUEZ au grand prix de Tchéquie, à Brnôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô ! Même pas sur le podium le petit prodige, battu dans l'ordre par Pedrosa, Lorenzo et Rossi. Il était temps qu'ils mettent un halte là à son interminable série de victoires. Le truc, c'est qu'il va vouloir relever le défi et qu'il en est sorti encore plus fort. Il n'y a plus qu'à craindre qu'il remporte les 7 dernières courses du championnat !
Tiens, je repense à un truc que j'ai lu il y a une semaine ou deux concernant l'âge d'accès aux compétitions motocyclistes. Je ne me souviens plus trop à quel niveau ça se situe mais, si je ne me trompe pas, ça doit concerner l'accès à la Moto3 où il ne faudrait même plus avoir 16 ans ... Donc il faut s'attendre à ce que le record de Marquèz de "plus jeune champion du monde"ne tienne pas aussi longtemps que celui de Freddie Spencer même si celui qui aura le niveau de Marquèz n'est probablement pas encorné encore né !!!
Si les pontes de la Dorna continuent à aménager les règlements à leur convenance en fonction du talent précoce de leurs compatriotes pilotes, qui sait, peut-être verra-t-on un jour un champion de Moto GP qui montera sur le podium un biberon à la main ;-)))

21:56 Écrit par Alberto | Commentaires (5)

26/08/2014

Forêt Noire, le retour du retour du come back !!

FORET NOIRE 2014 143.jpgMalheureusement, il n'y avait que 2 tables à l'extérieur : la nôtre et celle de "trikers" suisses qui occupaient la table voisine. La belle serveuse n'a dès lors pas eu l'occasion de beaucoup déambuler, comme dans un défilé de mode, de table en table ...
J'ai pris un faux-filet et j'aurais dû en prendre un vrai parce qu'il manquait beaucoup de saveur malgré sa belle garniture plutôt colorée. Il y a des steaks qui sont ... un peu comme le Canada Dry : ça ressemble à de la viande, c’est rouge comme de la viande ... mais ce n’est pas de la viande. Entendons-nous, on n'était pas dans du "reconstitué", loin s'en faut, mais manifestement ça manquait de "pep", tout le contraire de la belle serveuse, qui a elle seule, valait les 5 Spice Girls auxquelles on aurait ajouté Christina Aguilera, Britney Spears et ... Madonna jeune ;-)). En plus de ça, elle parlait plusieurs langues, peut-être pas "fluently" mais quand même et avec un accent craquant en plus. Si vous aviez entendu comment elle m'a appelé lorsqu'elle a entr'ouvert ... la fenêtre en agitant la nouvelle addition corrigée, vous auriez fondu sur place !!
Oui, parce qu'au moment de vérifier le compte, j'ai remarqué qu'on nous avait compté les consommations des tricyclistes helvètes, une erreur impardonnable ... vite pardonnée !! Pierre-Yves qui s'était joint à nous pour boire le café m'a aidé à scinder l'addition pour chacun, c'est d'ailleurs lui qui a fait le gros du travail vu que j'avais l'esprit ailleurs ! Mais où donc avais-je l'esprit ? M'en restait-il encore ne fusse qu'une once ?? Once plus once égale vingt-deux ... ouais, le calcul mental fonctionne encore :-)
En regardant ... "a posteriori" (le mot est choisi) la liste des points d'intérêts qui jalonnaient la route du retour, j'ai constaté qu'on est passé à côté de la Cascade du Nideck sans la voir : voilà ce qui arrive quand on est obnubilé par une ... chute de Rhin reins.
A un moment, il a bien fallu se dire adieu et reprendre la route. FORET NOIRE 2014 148.jpg La K 1600 GL est partie en tête, volle gas : faut avouer que c'est beau le souffle d'un 6 cylindres ! Avec Pierre-Yves, on a suivi de loin au début jusqu'à le rattraper et le dépasser au détour d'une bifurcation qu'il a loupée. On est arrivé au Rocher de Dabo après 27 kilomètres à rythme élevé, comme l'est le clocher de la jolie petite chapelle, pointant 30 mètres plus haut.
On n'a pas pris le temps d'escalader le rocher pour visiter ce lieu pieu, faute de temps une fois encore.
On est reparti sur le même rythme endiablé derrière un Pierre-Yves tout feu tout flamme, au guidon de sa fringante Tiger, qui a dû faire toutes les guerres, pour nous arrêter 13 kilomètres et demi plus tard au plan incliné Saint-Louis , un ascenseur à bateaux de type transversal unique en son genre en Europe. Il remplace à lui seul non moins de 17 écluses et offre une sensation unique. Du parking où nous avons planté les motos, nous ne voyions rien. Nous avons donc continué un peu plus loin et nous sommes alignés en bord de route pour prendre quelques photos. J'ai dû trottiner sur quelque cent mètres pour trouver un meilleur angle de prise de vue. Il y avait là un couple de français à bord d'une splendide Honda CB 1100 que je n'ai pas pu m'empêcher de photographier et ça leur a fait plaisir à ... tous les 3 vu le sourire qu'ils ont affiché.
A ce moment-là la K1600 n'était plus avec nous. Je ne sais pas si c'était dû au rythme imposé par Pierre-Yves mais j'avoue qu'il fallait drôlement s'accrocher !! A un moment, au niveau d'un feu rouge, il s'est rangé sur le trottoir et s'est mis à trifouiller les notes qu'il avait dans sa sacoche de réservoir. Il nous a fait signe de continuer d'un geste de la main. Georges a hésité un instant mais il a finalement emboîté ma roue. Et là, on a bien roulé pendant près de 170 bornes sans s'arrêter sauf une fois, lorsqu'il a fallu enfiler les plastiques, la pluie, fine au début, devenant de plus en plus soutenue au fil des kilomètres. Je ne résiste pas à vous citer toutes les villes et villages que nous avons traversés. Les voici dans l'ordre d'apparition au générique : Lutzelbourg, Phalsbourg, Oberhof, La Petite-Pierre, Frohmuhl (magique ?), Diemeringen, Domfessel (non ce n'est pas nom du curé qui a inventé cet excellent fromage !), Herbitzheim, Sarralbe, Puttelange-aux-Lacs, Macheren, Longueville-lès-Saint-Avold, Boucheporn (où l'on rêve d'une bonne pipe, n'est-il pas ?), Boulay-Moselle, Rémelfang, Freistroff, Kédange-sur-Canner, Koenigsmacker, Cattenom, Roussy-le-Village, Zoufftgen et, enfin, Dudelange, tous des noms qui pour la plupart fleurent bon la Dure Germanie plutôt que la Douce France, non ??
A Dudelange on a fait les pleins d'une euro super 95 à 1,313 € le litre : pays béni !! Ce n'est pas comme en Italie où Moto 80 nous l'annonce à 1,811 € dans les premières infos reçues concernant le prochain voyage. Mais de cela, nous reparlerons un peu plus tard si vous voulez bien ...
Il était autour de 17h30-18h00 à ce moment là et alors que nous nous apprêtions à redémarrer, nous avons vu arriver Pierre-Yves qui s'est arrêté et avec lequel nous avons échangé quelques mots encore. En ce qui nous concernait, Georges et moi, nos routes se séparaient +/- là : nous allions monter sur l'autoroute et filer au plus vite à la maison, en respectant les limitations de vitesse cela va sans dire. P-Y, lui, allait faire un crochet par Habay-la-Neuve, histoire de voir s'il y avait l'un ou l'autre motard du groupe qui s'y serait arrêté en attendant de boire le dernier en compagnie des G.O.'s.
Question "boire le dernier", j'ai bien été servi après cet arrêt ravitaillement et je ne me suis pas rincé que le gosier !! Un premier orage de Dieu le Père m'est tombé sur le râble à peine avais-je posé les roues de la Tiger sur l'autoroute. Soixante bornes plus tard, à hauteur d'Habay-la-Neuve, un second orage de Dieu le Père, le Fils et le Simple d'Esprit, que même Noë se serait empressé de reconstruire une arche avec les moyens du bord, je dirais même plus du tribord, a pris le relais du premier pour finir d'achever de me tremper jusqu'à l'os et par-delà. J'ai hésité à m'arrêter mais, je ne sais pas trop pourquoi, dans ces cas-là, mon idiot de côté jusqu'au-boutiste me pousse à persévérer et comme j'étais déjà "percé", j'ai "véré", ah ah ah !!!
Faut dire qu'au fil de l'eau des kilomètres j'ai pris confiance, au point de maintenir un 120/130 contre vents et marées, dépassant même quelques caisseux timorés par la même occasion et malgré un pneu avant bien usé que je viens d'ailleurs de changer, mais cela aussi fera l'objet d'une note future !
Au bout d'un certain temps, celui qu'il faut au canon pour refroidir une fois que l'obus est sorti, voyez, j'en avais marre de cette autoroute et je suis sorti à Wellin. J'ai ensuite continué sur Beauraing, puis Givet, Philippeville et la N5, une belle manière de boucler ce périple, en le terminant exactement par les routes empruntées à l'aller. Les esprits logiques me diront que c'est très souvent comme ça et je ne pourrai qu'acquiescer !
Que dire en guise, en guise, en guise, d'épilogue : que ça m'a bien plu ... surtout sur la fin ;-))
Encore plus de seize cents bornes au compteur de la Tiger
Et autant de souvenirs supplémentaires au conteur Albert ...

18:28 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

25/08/2014

La Forêt Noire, le retour du retour !

On avait 389 + encore 130 bornes à se taper pour rentrer à la maison mais avec l'arrêt à l'Auberge du Lilsbach et celui que nous avons réservé à Sainte Odile, on n'était encore nulle part alors que les heures tournaient, elles ! Nous avions décidé de tracer mais il était écrit qu'il n'en serait pas ainsi. Nous naviguions entre les way-points 28 et 29, nous avions laissé Niederhaslach derrière nous et nous apprêtions à en faire autant avec Oberhaslach, comme quoi il y a des hauts et des bas en France aussi, quand, à l'entrée du village, le couple en K1600 GL nous fit signe de nous arrêter pour partager leur table. Ils avaient dégoté un chouette resto Les Ruines du Nideck et s'étaient installés en terrasse.
Bien que j'aurais aimé rattraper Pierre et/ou Henri qui étaient tous les 2 devant, pour partager le repas avec l'un ou le Snickers avec l'autre, je ne pouvais décemment pas décliner "l'invitation", ç'aurait été malpoli de passer en faisant mine de n'avoir rien vu.
Avec Georges on a donc essayé de ranger les motos sans trop empiéter sur les trottoirs, c'est qu'on est des gens bien élevés jusqu'au bout, et on les a rejoint.
Le soleil tapait tellement fort qu'on nous a installé deux parasols. Quelle belle surprise quand la serveuse est arrivée pour prendre la commande. Une femme belle comme un soleil, un corps de rêve dans une robe aussi moulante que courte, un peu couleur chair comme ça mais diaphane qui contrastait avec un bronzage parfait, un large sourire entouré de jolies lèvres d'un rouge cerise sur des dents blanches immaculées, des yeux couleur émeraude, des cheveux longs faussement négligés ... Brrrrrrr !! Le loup de Tex Avery était en train d'envahir tout mon petit corps mais ... j'ai su me tenir ...ou presque !!!
Je vais arrêter là sa description sinon Paul va se sentir "obligé" de faire une "post-reconnaissance" du trip en Forêt Noire ;-)))
A suivre ...

09:11 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : forêt noire 2014

23/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto, le retour !!!

Vous pensiez peut-être que j'allais passer le retour sous silence ? C'est mal me connaître !!
Henri a été un peu surpris de nous voir arriver en "tenue motard" (sauf le casque hein !) au petit-déjeuner. Si j'ai bonne mémoire on a partagé la table avec nos G.O.'s préférés. Pierre-Yves nous a appris qu'il n'était pas du second voyage alors que Paul avait décidé de laisser sa Pan à l'hôtel pour remonter en camionnette ...
Avant de prendre le départ, j'ai autant que possible essayé de fixer toutes les motos en présence sur pellicule afin d'en faire l'inventaire à l'arrivée : c'est pour les statistiques !
Au moment de partir, Georges, sur la SEULE GS présente lors du séjour, me demande s'il peut nous accompagner. Quel honneur que ce soit à MOI qu'il ait posé la question plutôt qu'à Henri, Pierre ou Paul car, lorsque nous roulons entre potes, il est rare que j'ai droit au chapitre ... Mais il est vrai que ... c'est vrai dans quelque circonstance que ce soit ;-)
Nous voilà donc partis à 4 comme les trois mousquetaires !
Suggental, Alenhäusle, Lörch, environ 50 kilomètres de routes sympas pour arriver au bac pour traverser le Rhin. Il est à quai : Henri, Georges, moi, le gars en TDM et son acolyte en NC700X, nous empruntons directement sa rampe d'accès. Le temps de poser les motos sur la béquille et d'en descendre que déjà il larguait les amarres ... laissant Pierre et d'autres à quai, interloqué ! C'est qu'ils s'étaient rangés sur le parking tout proche et qu'ils ne s'attendaient sans doute pas à ce que le bac fasse la navette aussi rapidement ...
Au sortir du bac, je me suis trompé de route en même temps que les 3 autres, pendant qu'Henri filait dans la bonne direction sans demander son reste. Un moment j'ai cru qu'il était resté en arrière à attendre Pierre mais ce n'était même pas le cas. Il avait ses 6 Snickers dans son top-case et il a probablement prémédité cette escapade en solitaire. Je dis ça parce qu'en fait, on s'est certes trompés mais une ou deux minutes après on était à nouveau sur la bonne trace. Or, on ne l'a plus vu. Il aurait logiquement pu nous attendre, ne fusse qu'une minute ou deux, voyez ?
Bah, ce n'est pas bien grave, on a chacun ses envies et/ou besoins, autant se faire plaisir, non ? Avec les Tripy, on n'a plus besoin de s'inquiéter des autres, n'est-il pas ? Au pire, l'assistance veille après tout !!
Et donc, j'ai continuė à mon rythme, sans forcer ni me traîner, quoique ...
On n'avait pas fait 20 bornes de plus (!!!) lorsque j'ai vu une auberge qui me rappelait quelque chose. forêt noire 2014J'étais sûr qu'on c'était déjà arrêtés là quelques années plus tôt avec les copains : l'Auberge du Lilsbach à Andlau. Elle ne s'appelait peut-être pas comme ça à l'époque car les tenanciers étaient nouveaux. D'abord on a eu droit à l'historique quasi complet du passé de Madame. Elle avait longtemps vécu à ... Bruxelles, puis à Barcelone et, un jour, en passant par là, elle est tombée sous le charme de cette auberge perdue au milieu de presque nulle part, dont elle s'est portée acquéreuse avec son mari. Un mari qu'on a vu sortir du bois, juste en face, deux chiens en laisse au bout d'une main et un panier rempli de serpolets dans l'autre. Lui aussi, il devenait intarissable et tous les sujets étaient les bienvenus pour alimenter la conversation. On a quand même réussi à passer notre commande et on est reparti en s'arrachant sous l'impulsion de Pierre, qui nous avait rejoints un peu après et qui en avait sans doute assez entendu ;-))
forêt noire 2014C'est en tout cas une adresse à retenir si vous passez par là.
On repart et 27 kilomètres plus tard on arrive au Mont Sainte Odile . Pierre décide de continuer son chemin. On a beau nous dire que c'est "comme Maredsous mais sans la bière et le fromage", avec Georges on décide de vérifier par nous-mêmes. Là aussi, on s'y est déjà arrêtés mais ça valait malgré tout le coup de se réimprimer quelques beaux panoramas sur la rétine de ce haut lieu perché sur son rocher ! On n'a toutefois pas visité l'intérieur, question de temps !!
D'ailleurs, au sortir du site, on a convenu de rouler "non stop" jusqu'à 13 heures au moins mais, ce ne fut pas le cas, loin s'en faut !!

19:31 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

20/08/2014

La Forêt Noire, boucle sud, sud-est, sud-ouest !!

FORET NOIRE 2014 061.jpgUn détail que j'ai oublié de mentionner lors de cette boucle sud en Forêt Noire ... c'est l'accident qui s'est produit sur la route. Une voiture s'est retrouvée sur le toit sans qu'on en connaisse les raisons. Quand je suis arrivé sur les lieux, le gars en TDM et l'autre en NC 700X à boîte DCT étaient sur la place. Ils m'ont dit qu'il y avait de l'ordre d'une demi-heure d'attente. Sans trop y penser, j'ai décidé d'attendre en leur compagnie. Nous étions alors stationnés sur une voie de parking sur la droite de la route. Après 20, 25 minutes d'attente, un pompier me braille un truc au loin. Je lui fais comprendre ... que je ne comprends rien, avec des gestes d'impuissance. Du coup, le gars braille encore plus fort, Raus, Schnell, même pas un Bitte voyez, en disant qu'il faut faire demi-tour, avec force gestes à l'appui. Heureusement mes comparses ont le sang froid d'avancer un peu plus loin sur une aire de stationnement aménagée sur la gauche de la route cette fois. Si j'avais été seul, je crois que j'aurais obéi aux ordres éructés par ce suppôt du Führer ... à la tronche taillée à la serpe. C'est que, la minute d'après, alors que nous avions fait place nette, il a laissé toute une file de voitures s'engager sur cette voie et que, la minute suivante, la route était complètement dégagée, de sorte que nous avons enfin pu continuer le road-book !
Tous les pompiers ne sont pas forcément des héros à admirer, il y a des cons dans toutes les corporations !! Cela dit, on peut être un con ... admirable : c'est d'ailleurs le genre qui représente le gras des "people" qui font la une des médias !!

On était donc arrivé à hauteur de l'abreuvoir à Unzefeld où nous avons retrouvé Marie-Paule et sa GS 700 ainsi que le couple en Pan European.
Il restait une soixantaine de bornes pour boucler la boucle et plus une seule question à laquelle répondre, de sorte qu'il ne restait plus qu'à tracer ... sans se poser de questions ;-))
C'est ce que j'ai fait en savourant chaque virage, chaque montée, chaque descente comme si c'était la première fois, humant les senteurs, reniflant les odeurs, scrutant les paysages souvent verdoyants ... jusqu'à me ranger dans un parking, à l'ombre d'un arbre, tout près des deux clochers de Sankt Peter. J'ai attendu qu'Henri arrive pour lui signaler ma présence et quand il est passé et s'est garé sur le trottoir au croisement suivant, j'ai fait quelques dizaines de mètres à pied et en contrebas pour trouver le meilleur angle de prise de vue, car, comme pour la moto, la photo c'est avant tout une question d'angle ;-))
FORET NOIRE 2014 109.jpgJe l'ai rejoint quelques minutes plus tard. Il venait de recevoir un SMS ou un appel de Pierre-Gull qui lui signalait qu'il était ... sur la place de Sankt Peter et qu'il nous y attendait !
On a donc enfourché nos montures et sans avoir eu le temps de taper la seconde, nous étions sur la place !!
Nous avons repéré sa 800 ST mais on a un peu dû le chercher du regard vu qu'il s'était installé à la terrasse, à l'autre bout de la place. Il nous a raconté qu'il avait finalement fait une partie du road-book, qu'il avait mangé là le midi et qu'il y était revenu pour boire le dernier tant il avait trouvé les routes environnantes et l'endroit sympas.
C'est sur la table de ce bistrot que j'ai fait une photo de la feuille concours du jour avec l'idée qu'elle me servirait à rédiger ce compte-rendu et je regrettai, dans la foulée, de ne pas avoir eu la même idée avec la feuille de la veille.
Nous sommes restés là un bon moment à siroter nos boissons au soleil et à nous raconter notre journée.
Il restait 18.387 mètres à parcourir pour regagner l'hôtel que j'ai "déroulés" sans flâner, toujours actif derrière la bulle et le guidon, suivi par Pierre et Henri ... Un Henri qui ... n'arrivait pas ... Apparemment, le Tripy I en redemandait car il l'a remis sur le road-book à l'insu de son plein gré, comme pour repartir pour un second tour ! C'est au 5ème way-point qu'Henri s'est rendu à l'évidence qu'il fallait tenter une manoeuvre de diversion pour retrouver le chemin de l'hôtel !! Fichu Tripy I va !!!
Alors que Pierre-Gull transite quelques minutes par la chambre et rejoint rapidement le groupe en-bas, aussi loin que je sois concerné, je prends mes aises : il n'est que 18h15-30 par-là et j'ai tout le temps devant moi !
D'abord consultation des news sur la tablette, puis SMS à ma Douce pour la rassurer, puis douche exhaustive (?), de pied en cap et en péninsule, puis rasage de près, puis nouvelle consultation des news ... des fois qu'il y aurait du nouveau ! Je suis fin prêt, je m'apprête à descendre et je vais dans la poche interne du Boomerang pour récupérer la feuille-concours ... Pas là ! Tiens ? Comment ce fait-il ?? Je l'ai retirée et remise au moins 10 fois dans la journée pour noter les réponses ! Je fouille les autres poches, la chambre de fond en comble, le top-case, litre par litre (il en fait 33), je retourne dans les poches. Vous avez remarqué comment, dans ces cas-là, on vérifie 2, 3 voire 4 fois la même chose, des fois qu'on serait passé à côté alors qu'une poche, merde, ça fait quelques centimètres carrés ... Mais non, on y retourne, pour être sûr de chez sûr ! Je me dis que, peut-être, les copains m'ont piqué le document pour me faire une mauvaise blague. Je descends et les questionne. Mais non, ce n'est pas le genre à faire des mauvaises blagues. Je R-E-M-O-N-T-E et perquisitionne à nouveau ... Je me résigne enfin en me disant que ce n'est pas bien grave après tout ! En bas, je complète quand même un des documents laissé vierge par Pierre ou Henri qui, au moment de rentrer les copies, certifieront que j'ai paumé l'original.
On passe à table : cette fois nous nous retrouvons à côté de Mouche, Marie-Paule, Pascal (le technicien réseau) et sa femme avec lesquels nous faisons plus ample connaissance. Au menu ... je sais pu ! Juste qu'il y avait des croquettes et qu'encore une fois, Miss Pröhl n'a pas été avare et qu'elle est repassée quelques fois pour regarnir nos assiettes !!
Ce soir-là c'est "Mouche" qui a décroché le gros lot : une bouteille d'alcool de mirabelle. Avec Pierre-Gull, on s'est consulté et on est allé en cuisine pour réclamer nos bouteilles, gagnées la veille, et restées au frigo. Nous sommes retournés en salle, en marchant solennellement, lui devant avec la grande bouteille et moi, caché derrière, avec la petite bouteille : effet comique garanti !! On fait dans le burlesque avec Pierre ;-)))
Encore cette fois, nous avons préféré gagner la cour intérieure de l'hôtel pour siroter les derniers verres dans le calme et la fraîcheur du soir ... Même à une vingtaine de motard, ça peut devenir très bruyant, croyez-moi !!! Tout le monde n'a pas de chicane dans son pot d'échappement !!
Quand nous avons rejoint notre chambre avec Pierre, nous avons choisi la bonne option de déjà empaqueter nos affaires : le matin, c'est toujours un peu plus difficile car, avant de rassembler ses affaires, il faut commencer par rassembler ses esprits, ce qui n'est pas toujours aisé. C'est bien plus simple le soir, dans le mouvement !! Il faut juste décider de la tenue et encore, juste pour le haut, car pour ce qui est du bas, mis à part le dernier caleçon et les dernières chaussettes propres (si possible !), il n'y a pas à tortiller !!!
Une longue route nous attendait le lendemain : un road-book qui nous menait aux portes de la Belgique, à Habay-la-Neuve plus exactement après 389 kilomètres auxquels il fallait encore en ajouter plus de 130 pour atteindre la destination finale. On en a vu d'autres certes, la Bretagne en un jour par exemple, mais c'était quand nous étions jeunes, il y a bien longtemps ;-)))

21:25 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

19/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto, Boucle SUD !

FORET NOIRE 2014 092.jpgLes hauts lieux touristiques et/ou culturels du jour :
- Mont Kandel
- Sankt Märgen
- Schluchsee
- Feldberg
- Le moulin Hexenlochmülhe
- l'Abbaye Saint Drupert .
Autant dire que malgré un kilométrage relativement faible (241,6), il y avait du pain sur la planche et du beurre au frigo. Je sais, l'expression n'est pas attestée mais on ne va pas pour autant en faire ... un fromage !!
Ce matin-là, 9ème jour du mois d'août de l'an de grâce 2014, il faisait gris, un gris qui n'inspirait pas confiance, un gris sournois qui couvait de noirs desseins ... au point que Pierre-Gull, encore en slip dans la chambre, m'annonça qu'il ne bougerait pas de là. Et de fait après le copieux déjeuner, il commençait à tomber un fin crachin presque d'automne, ce qui, malgré mon insistance amicale, ne le fit pas changer d'avis ...
Bon, je vais dîner/souper de ce pas. Vous pouvez feuilleter l'album complet en attendant !

Petit intermède pour signaler que, sauf oubli ou omission, il n'y avait qu'une BMW 1200 GS sur les 18 motos présentes, un détail suffisamment important que pour être souligné, non ? Il y avait certes d'autres représentantes de la marque bavaroise mais elles n'étaient pas légion : une 700 GS, une 800 ST (celle de Gull), une 1200 RT (l'ancien modèle car le nouveau est interdit de circulation jusqu'à nouvel ordre) et une K 1600 GL, c'est tout.
On dénombrait en outre 4 Honda (2 Pan European, une CBF 1000 et une NC 700 à boîte DCT) et 2 Yamaha (une TDM et une FJR1300 à boite automatique) ainsi qu'une Ducati Multistrada 1200. Triomphe de Triumph avec pas moins de 6 félins : 2 Tiger 955i (Pierre-Yves et Obélix), 2 Tiger 1050 et 2 Tiger 800 (la mienne et celle du cokoteur ad interim d'Henri qui ne pouvait dès lors être qu'un fin connaisseur) !!
Je ne sais pas si tout le monde a pris la route mais ce qui est sûr c'est qu'à peine 16 bornes plus loin, on était plongé dans un épais brouillard au sommet du Mont Kandel où se trouvait la réponse à la première question du jour. Henri fila sans demander son reste ainsi que les 2 Tiger 1050, la 1200 GS et la FJR qui m'avaient dépassé dans la montée ... Je me frottais déjà les mains car cela faisait 5 concurrents de moins pour la victoire du jour. Nonobstant le fait que Paul avait signalé qu'on ne pouvait pas gagner deux fois, quid s'il n'en restait qu'un ... ou deux et que j'étais celui-là ou de ceux-là, mmmhhh ???
J'avais dépassé le sommet. Je pensais retourner en marchant au pas de course jusque là mais j'avais largement sous-estimé la distance. Exténué, je suis revenu sur la moto, j'ai fait demi-tour et me suis planté devant le panneau. En analysant les courbes de niveau, j'ai relevé la hauteur de 1.216,60 mètres que j'ai partagée avec les gars en TDM et en NC700. A l'arrivée j'ai appris que la bonne réponse résidait plus haut, à 1.242 mètres exactement : tous ces efforts pour rien !
Belle descente (j'aime bien les descentes !!) vers Sankt Märgen et Neuhäusle pour aboutir au moulin de Hexenloch et ses grandes roues à aubes. On tourne tout autour du bâtiment, on "descend dans les caves". On questionne la vendeuse au rayon charcuterie mais ... on oublie de "monter au grenier" où se trouvait la réponse à la 2ème question du jour !! La curiosité n'a jamais été un vilain défaut : elle participe de l'apprentissage en toutes choses !!
Via Neukirch, Titisee et son beau lac, Neustadt, Barental, Haüsem et Sankt Blasien et après 79 km de route en solitaire, et un arrêt prolongé à cause d'un accident sur la route (dont je reparlerai si j'y pense) je suis arrivé à Todtmoos où j'ai retrouvé Henri devant le banc de l'hôtel Rossle. Il venait de terminer son pique-nique, fait de biscuits au chocolat et d'une bouteille d'eau (!?!), même pas un Snikers qu'il gardait pour les amis et qu'il proposait à chaque halte ;-) Nous avons relevé la réponse N°3 et sommes repartis, ensemble cette fois pour 13 bornes jusque Geschwend, son église et sa plaque commémorative des guerres 14-18 et 39-45 ...
FORET NOIRE 2014 070.jpgHenri m'a invité à passer devant pour que je choisisse l'endroit où je voulais manger. Après quelques kilomètres j'ai repéré le "Maxi Döner und Pizzeria" à Schönau, un snack tenu par des turcs. On se présente comme "fransozen". Une gamine lance : "Salut ! ça va ?" Je montre la photo d'un plat sur le panneau à côté de la porte. Je demande quelle viande c'est et le gars pousse un "meuuuuh" très convaincant accompagné d'un large sourire ;-) Ok, je prends ça que j'dis en levant le pouce tandis qu'Henri demande une simple portion de frites et de la mayo.
C'était tout bon, tout frais et copieux et ça m'a coûté 3x rien de sorte que j'ai offert son repas à Henri.
Un court arrêt à Neuenweg (question N°5), un autre que j'ai failli louper à Untermünstal pour la question N°6 (un flash sur le Triipy) et une mauvaise réponse, une : que voulez-vous, en tant que comptable j'ai appris les plus et les moins, j'ai tout oublié des fois et les divisés. Plus loin, long arrêt à l'Abbaye St Drupert qui valait le détour.
Nous nous sommes installés en terrasse, au soleil. C'est Henri qui régalait cette fois. J'ai pris un double expresso (3.90 € - fichtre !) pendant qu'il prenait une espèce de sorte de café liégeois, plein de crème glacée et de Chantilly. Depuis que Bernadette ne l'accompagne plus, il fait encore moins attention à sa ligne. C'est vrai qu'il peut encore prendre 50 kilos voire plus si "affinités", il sera toujours plus léger qu'en duo ... Oh, ça va, c'est pour rigoler quoi : qui aime bien châtie bien, non ?? En même temps, à sa "décharge", il n'avait pas mangé grand-chose à midi alors que je m'étais goinfré de meuuuuuh, de crudités et de frites à ne plus savoir où les mettre ! Je me demande d'ailleurs parfois moi-même où tout ça passe tant ma ligne reste svelte ;-))))
Henri connaissait la réponse à la question sans avoir vu la fontaine. Il est resté devant son café amélioré pendant que je montais à l'assaut des marches de l'abbaye et que je prenais quelques photos de l'intérieur, terriblement rococo, des éléments qui la décoraient pire qu'un sapin de Noël ... Cela ne m'a pas empêché de tremper mes doigts dans le lavabo à la sortie et de me signer : ça me fera peut-être un an ou deux de plus à vivre, qui sait :-)
Une rafale de questions et/ou d'actions s'ensuivirent. Quelle est l'altitude du kiosque panoramique après Obergass, par exemple ? Il fallait ensuite valider le questionnaire à hauteur de l'hôtel Weidener Eck et enfin relever la date inscrite sur l'abreuvoir à Unzenfeld, tout ça sur une distance qui courrait sur à peine 22,5 km. A chaque halte, on en profitait pour enlever nos casques et parfois les blousons pour s'aérer un peu car les températures étaient redevenues estivales au fur et à mesure de notre avancement ...
Bon, c'est pas tout ça mais l'heure aussi avance et ça commence à bien faire. Cela fait 2 ou 3 soirs d'affilée que je vais me pieuter à 1 heure du mat' et ... le matin, c'est le pied de biche qu'il faut pour me sortir du lit !!

19:35 Écrit par Alberto | Commentaires (6) | Tags : forêt noire 2014

18/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto, Boucle EST !

FORET NOIRE 2014 023.jpgAprès ces intermèdes faits d'Ecosse et de circuit, je m'attèle (et pas "Jeu Mattel" n'est-ce-pas !) à continuer le compte-rendu du voyage en Forêt Noire avec Cap Moto. Je peux maintenant le faire sans déflorer le sujet, vu que les participants de la seconde virée sont rentrés hier et qu'ils ont fait leur propre expérience des lieux !
Si les albums d'Astérix le Gaulois se terminent toujours par un repas gargantuesque, nos journées commencent toujours par un petit-déjeuner plus copieux qu'à la maison : on a tellement de choix, qu'on ne peut pas s'empêcher de piocher ci et là.
Perso, j'ai toujours gardé la même ligne ... de conduite : jus de fruit, petits pains multi-céréales avec jambon, beurre et fromage, café noir et, pour terminer, un ravier de fruits frais. De quoi vous donner la pêche et la banane pour la journée !!
Une fois n'est pas coutume, Pierre-Gull et Henri sont partis sans trop m'attendre ce matin-là. Il faut dire que je suis rarement prêt le premier et, pour tout dire, quand Didier S. n'est pas là, je suis TOUJOURS le dernier à être prêt !!
Je les ai donc rejoints un peu plus tard sur la route. Pierre-Gull suivait (trop) sagement une file de voitures et, grâce à mon expérience du circuit (pffffffff !), je me suis lancé dans un long dépassement : d'abord Henri, puis Pierre-Gull, puis une, deux, trois, quatre voitures, puis ... la bifurcation à gauche qu'il fallait enfiler mais ... trop tard !!
Quelques centaines de mètres plus loin, il y avait une station service. J'en ai profité pour faire le plein d'Euro 10, un mélange contenant de l'alcool paraît-il, avant de rebrousser chemin pour reprendre la bifurcation loupée à l'aller !
Une splendide côte faite de larges virages s'en suivit : j'étais content de l'aborder seul, histoire de tracer des trajectoires au cordeau, plutôt qu'en guettant les feux stops de l'un ou l'autre motard en goguette voyez ?
On se retrouve un peu plus loin et on marque l'arrêt à un endroit qui semble être le départ de randonnées au fil de l'eau : "Zeller bachteig" signifie, en fait, des randonnées carrément "les pieds dans l'eau" c'est-à-dire qu'on remonte les rivières en se promenant dedans. Voilà qui doit être terriblement sympa en été !
On continue et on arrive à Bad Peterstal-Griesbach. On plante les béquilles devant le Musée de la Distillerie pour répondre à la 1ère question du jeu-concours qui concerne la contenance du gros tonneau (6000 lit.) ...
On poursuit sur la B28 jusqu'à Landtries-Freudenstadt et on s'arrête devant la stèle pour trouver la réponse à la question N°2. Cette question a fait polémique et je suis sûr que les oreilles de Pierre-Yves et de Paul sifflent encore ...chaque matin, au chant du coq ... de bruyère ;-))
A ce moment-là, je ne sais pas pourquoi mais Pierre n'était plus avec ... comme on dit à Bruxelles.
On est repartis jusqu'à atteindre la jolie bourgade de Wolfach qui invitait à s'y arrêter pour ce qui devait être le pit stop de mi-matinée. On a commencé par une boisson, puis, au vu de la carte, on a décidé d'y "séjourner" et prendre notre repas de midi. J'ai pris une espèce de sorte de jambon reconstitué ... du pays, accompagné de crudités en quantité et de pommes-de-terre accommodées d'excellente façon ma foi, le tout pour quelque 7.50 € si je me souviens bien.
On a levé le camp qu'il était déjà bien tard ! Après 32,5 km et après avoir traversé Lauterbach, Schramberg et Hardt, nous sommes arrivés à la maison du docteur Albert SCHWEITZER (1875-1965) où nous avons retrouvé Paul et Pierre-Yves qui a été le seul à la visiter : il a un passé lié à l'Afrique qui justifie cette curiosité intellectuelle.
J'en profite pour enlever la doublure de mon blouson Boomerang tant la température croit !
On file sur Braünlingen, 43 bornes plus loin : encore une belle bourgade dont plusieurs terrasses nous tendent leurs parasols ... Après avoir répondu à la question N°4 (Schwarzwalder Böte, à vos souhaits !), on choisit la plus accueillante. Paul est là : il a devant lui une énorme part de gâteau "Forêt Noire" qui fait bien envie. Je rentre dans l'estaminet, baragouine quelques mots d'anglais à la serveuse, pique une chaise car il n'y en avait plus en terrasse et commande une portion de cheese-cake avec des cherries, chéri, chéri : le régime çà sera pour demain ... peut-être !
Avec le Tripy (grâce ou à cause c'est selon), on repart de plus en plus souvent sans s'attendre et se regrouper. C'est ainsi que je perds Henri de vue. Arrivé à Mundelfingen, je relève la réponse à la question 5 (1912), je continue jusque Bonndorf où je vois Pierre-Gull qui se gare sur le trottoir pour répondre à la "6" que j'ai zappée, car elle n'a fait qu'une très brève apparition sur l'écran du Tripy que les plus distraits n'ont pas vue, et je continue jusque Lenzkirch, 13 km plus loin où je retrouve Henri devant la brasserie ROGG, fondée en 1846.
Je perds à nouveau la trace des uns et des autres et m'arrête au détour d'un virage, m'assieds sur un banc pour profiter d'un joli panorama et d'un peu de silence, juste entrecoupé par quelques passages de voitures et d'autres motards ... Personne à qui parler, parfois, ça fait du bien :-))
Paul me rejoint et repart avant moi dans la belle descente qui suit.
FORET NOIRE 2014 042.jpgJ'arrive ensuite à Donauschingen, à la source du Danube. Une polémique fait rage concernant cette source justement. Certains prétendent qu'elle se situe 48 kilomètres en amont, à Furtwangen. Ce qui est sûr, c'est que 2 rivières sont à l'origine du second plus long fleuve d'Europe après la Volga : la Breg et la Brigach (celui qui a dit "du tigre" va au coin !).
On se retrouve devant ce fond baptismal avec Paul, Pierre-Yves, Georges (qui fera la route du retour vers la Belgique avec moi), ainsi qu'un sympathique couple, lui "mécanicien réseau", elle institutrice. Les blagues fusent, les bons mots suivent. Je jette une pièce de 10 cents et fais un voeu que je ne révèlerai pas sinon il ne sera pas exaucé ...
Pierre-Yves, qui n'a pas peur de se mouiller pour le club, se déchausse et fait trempette au grand dam des touristes de la mer Noire qui ont quasi immédiatement ressenti une odeur de gouda mi-vieux envahir leurs rivages ...
Avec Paul, on rejoint Pierre-Gull, Henri et d'autres ... "Mouche" (c'est ainsi qu'on la surnomme) se joint à nous qui, entre hommes, continuons sans désemparer à tenir des propos sexistes, en veux-tu, en voilà ! Et elle de souligner chaque grivoiserie par un "Ouille Ouille" qu'on lui a collé comme second surnom à partir de ce jour-là ;-))
Très sympathique au demeurant la Francine (c'est son vrai prénom !). Elle roule actuellement sur une HONDA CBF 1000 et elle assume grave, par tous temps et en tous lieux, comme Dominique-nique-nique ;-))
C'est d'ailleurs elle qui a gagné l'alcool de mirabelle le lendemain soir après avoir répondu correctement aux 10 questions du jour !!
Entre charentaises, il y avait aussi Marie-Paule sur 700 GS (la future moto de Didier S.) : bravo à ces dames qui n'ont rien à nous envier si je puis dire et qui ont même bien plus de mérite que nous !
Dans la descente toute en virages serrés sur Altsimonswald, je me suis retrouvé derrière trois caisseux teutons qui se coursaient, ne laissant que quelques centimètres entre leurs pare-chocs, de sorte que je n'ai jamais trouvé l'ouverture pour les dépasser. Je suivais le dernier à la culotte pour bien lui faire comprendre de lâcher l'affaire mais ... rien à faire. Obnubilé par ce dépassement qui ne vint jamais, j'en ai oublié de taper un oeil à gauche où s'étendait dans toute sa ... euh ... grandiosité la Simonswald !!
Arrivé dans le village, j'ai doublé les 3 automobilistes en klaxonnant comme un dératé. A la réflexion, j'aurais pu m'en abstenir ;-)
Question N°9 relative à l'enseigne de l'hôtel Tannehof et dernière question, 10 bornes plus loin, concernant la hauteur du kiosque panoramique où nous fîmes notre dernière halte avant de regagner l'hôtel.
Avec Pierre-Gull et Henri on s'est concertés pour compléter nos trois formulaires et nous avons gagné ! Il n'y avait que 2 lots, nous avons reçu une grande et une petite bouteille de vin blanc ... que nous avons fait mettre au frigo.
Vous avez le menu du soir sur une photo que j'ai prise. La serveuse (Frau Pröhl) surnommée également "Ichlie Bediche" par certains fut très généreuse ce soir là, elle passa et repassa entre les tables pour nous servir à nouveau en viande, chou frisé et pomme-de-terre rissolée ...
Après le traditionnel discours de P-Y on est allé s'installer dehors, au calme, pour siroter nos derniers verres et faire plus ample connaissance avec l'un ou l'autre. Henri a réussi à pousser son cokoteur hors de sa chambre pour finir son séjour en "single", comme il le souhaitait !
La météo ne prédisait rien de bon et un des motards présents, à la base de l'existence d'une application dénommée "Weather Pro", confirmait cela en parlant de 14 litres d'eau au mm2 ou quelque chose du style ;-)))))
On a dormi là-dessus en se disant "ça va d'aller" !!

21:44 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : forêt noire 2014

Mise au point ...

Ce n'est pas parce que j'ai fait 52 tours sur le circuit de Mettet que
- je vais défier le majestueux Stelvio
- je vais lâcher la KTM (200) de l'ineffable Claude N. sur la route !!
Ceux qui font du circuit vous diront que ce n'est pas parce qu'ils en font qu'ils vont plus vite sur la route. Ce serait même plutôt LE CONTRAIRE car, à partir du moment où on peut se "défouler" sur piste, même si je n'aime pas ce mot-là pour la circonstance, on reste d'autant plus sage sur la route qui est pleine de dangers, une route sur laquelle, finalement, on s'ennuie un peu !!
Sur la piste, rien de tout ça : on retourne les rétros, on fixe les cônes et on travaille ses trajectoires et ses vitesses de passage : RIEN d'autre pour perturber le cerveau !
J'ai raconté cette expérience, non pas pour me la péter, ceux qui me connaissent BIEN savent que ça n'a jamais été mon genre, ça ne l'est pas et ça ne le sera jamais, mais pour la partager d'une part et, d'autre part, pour encourager ceux qui aiment un tant soit peu la vitesse, à en faire là où c'est autorisé, surveillé, encadré et sécurisé plutôt que sur route ouverte.
Ite, missa est ...
In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti
Deo gratias
Amen !

PS : Qui potest majus potest et minus !

19:51 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

17/08/2014

Journée Touring à Mettet ... P.M. !

Nous terminions notre repas lorsque Stéphane MERTENS a pris le micro pour nous rappeler de bien vérifier si on était toujours "de la même couleur", autrement dit, si on ne changeait pas de "catégorie", celle-ci dépendant des temps réalisés le matin.
Je termine ma canette, fais mon rototo et me dirige sans conviction vers le camion où étaient affichés les chronos et où une belle surprise m'attendait : avec mon 1:34.514, je passais de la couleur verte à la couleur jaune, de justesse certes, mais quand même ! C'est comme si, heu, on sautait de Moto3 en Moto2 ou presque, voyez ? Pour un vieux peï de bientôt 58 balais qui foule pour la première fois le circuit mythique mi-raisin de Mettet, ça le fait, croyez-moi !!
Ceci dit, voici quelques chiffres qui remettent les choses en perspective :
- 67 transpondeurs ont été fixés, toutes catégories confondues;
- dans les 67, on dénombrait 5 instructeurs, 1 "médecin" (?) et ... Stéphane MERTENS himself;
- reste donc 60 motards qui, en fin de journée, se répartissaient en 13 rouges, 16 bleus, 17 jaunes et 14 verts;
- là-dedans, il y en a qui étaient bleus et qui sont devenus jaunes (de peur ?), d'autres qui voyaient rouge et qui sont devenus bleus (de prusse !) et 2 ou 3 qui, comme moi, sont passés du vert au jaune;
- tout cela assimilé, sachez que j'ai finalement fait le ... 45ème temps ... sur 60.
Notez que j'aurais sans doute pu améliorer ...
Si, si !! Mais comme d'autres aussi, probablement car ...

Du fait de changement de catégorie, je n'ai pas eu le temps de faire ma petite sieste au bord du ruisseau, avec le cuicui des p'tits zoziaux. Le 4ème "run" des jaunes commençait à 14h40 au lieu de 15h00 si j'étais resté célibataire vert !!
Le nouvel instructeur, Greg, me souhaite la bienvenue au sein du nouveau groupe et me félicite pour le coup !
Je remonte en piste après un arrêt de presque 1h45 donc, et le chrono de mon premier tour (1:37.761) est quasiment le même que le dernier tour effectué lors du "run" 3, à savoir 1:37.551 alors qu'à ce moment-là, j'étais chaud boulette : cela prouve que j'allais très probablement améliorer grave me semble-t-il ... Mais, mais ... si j'ai continué sur le même rythme lors du 2ème tour, la pluie, une qui frappe bien sur la visière, s'est invitée lors des 2 tours suivants. J'ai hésité à rentrer au stand car je sentais déjà l'humidité s'immiscer sous le Gore-Tex du pantalon mais, contrairement à quelques uns, j'ai continué sans désemparer. Et voyez la progression des temps comme elle est intéressante :
- 3ème tour : 1:53.524
- 4ème tour : 2:05.542
- 5ème tour : 1:56.549
- 6ème tour : 1:51.410
- 7ème tour : 1:46.862
- 8ème tour : 1:45.050
Voyez comme j'ai "vite" repris confiance et remis du gaz ??
Débrief : on n'était que 4 ou 5 dans la salle des jaunes. Il y en a qui on renoncé à pousser plus loin la plaisanterie ou qui attendent des jours meilleurs. Greg nous demande nos impressions, il revient sur la prise d'angle, le regard, l'importance plus grande de rester cool, un style coulé étant la clé pour aller vite et bien.
Buvette : gnègnème café pour rester ... vite et bien ;-))
touring moto dayL'heure du 5ème "run" a sonné. Le soleil qui entretemps avait fait quelques apparitions miraculeuses, de celles qu'a connues la vertueuse Bernadette, a pratiquement séché la piste. Il reste malgré tout quelques zones plus "sombres" et l'un ou l'autre petit filet d'eau qui ruisselle ici et là, dû au dénivelé du circuit. C'est la raison pour laquelle je n'améliorerai finalement pas. Si j'ai fait des tours d'une constance à la LORENZO, avec 5 tours dans les 1:35, mon meilleur temps sera de 1:34.783 soit 269 millièmes de plus que lors du "run" 3 : dommage !!! Pourtant je n'ai pas ménagé ma peine, mettant parfois la Tiger au rupteur en 2ème et 3ème vitesse avec, comme meilleure vitesse de pointe dans la ligne droite un ... sage ... 173 km/heure : après, t'es obligé de couper car SURTEES, ANDERSON et le double gauche t'attendent tous les 3 au tournant !!
Drapeau à damiers agité par un commissaire, plus loin un rouge pour signaler qu'il faut quitter la piste et ... je m'engage sur la voie "out".
Avant-dernier "run" bouclé. On gagne la salle de débriefing, le dernier car il n'y en aura pas après le sixième, Greg demande qu'on remplisse le bulletin d'évaluation des instructeurs, il nous remercie, nous invite à persévérer dans cette recherche de nos limites ... pour ne jamais les dépasser !!
Pendant que Philippe conte fleurettes à Martine, un gars s'installe à mes côtés et engage la conversation. Il me parle des "track days", avec ou sans instructeur, me dit tout le bien qu'il en pense, évoque aussi WIM, l'instructeur néerlandophone pour lequel il a une haute considération, et blablabla ... Non mais ? Y a des gens E-N-C-O-R-E plus bavards que moi alors, me dis-je dans mon for intérieur ??
Et la pluie qui recommence à tomber dru !! Et les instructeurs de libérer les nappes d'eau qui se sont rassemblées entre les tonnelles !!! Et de se demander si oui ou non on va le faire, ce dernier run. On se questionne avec Philippe et on se donne mutuellement du courage. On n'est pas venu là pour faire pâtisserie tapisserie, non mais, sans blague, meeeeerde !!
On quitte nos banquettes, on se range à l'entrée et finalement, nous ne sommes plus que 7 et 2 instructeurs à nous lancer pour cette dernière série de tours. La piste est bien mouillée cette fois, dans tous les virages. Encouragé par Greg qui est venu placer sa R6 devant mes roues et qui m'aide à travailler mes trajectoires, je gagne en confiance : après un premier tour en 1:48.843, je boucle le "der des der" en 1:43.696 soit à peine 9 secondes de plus que sur piste sèche à une moyenne sidérante de 79,154 km/heure au lieu des 86,844 obtenus en condition ...optimale : ce n'est même pas 7 km/heure moins vite !
Enchanté d'avoir effectué ce dernier run, malgré l'heure avancée et l'asphalte mouillé, au moment de quitter la piste, je me mets debout sur les cale-pieds et salue les commissaires d'un hochement de tête ou d'un salut, un peu comme dans les vrais grands prix voyez ? Manquait juste les wheelings !!! Et les commissaires de me saluer en retour : la gloire quoi ;-)))
Après ça, il restait à enlever et restituer le transpondeur. La dame au guichet m'a filé l'url du site sur lequel je pourrais obtenir tous mes chronos. Je suis monté en salle pour récupérer ma boîte à pains, j'ai bu un dernier café, j'ai abordé et salué Eric BRUN, un instructeur dont j'avais entendu parler et qui connait bien Didier S. via Fun Evasion ...
J'ai remercié Madame MAHIEU et tout le monde au passage pour cette M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E journée, d'autant plus magnifique qu'elle me fut offerte via Moto Addict ! J'étais parmi les 5 motards qui ont remporté ce concours organisé par 5 médias différents : c'est pas du bol de chez bol ça ?!?

Je ne le jurerais pas, mais il n'est pas impossible que je participe à un trackdays un de ces quatre ... Dommage qu'ils ne soient pas organisés le vendredi !

Pour info, tous les chronos sont disponible sur le site www.chronolux.net , rubrique Classements > Résultats 2014 >> Mertens Riding School >>> Vendredi 15 août (Résultats + tours)

18:14 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : touring moto day

16/08/2014

Journée Touring à Mettet ... A.M.

touring moto dayRTL-TVI était là et le reportage est passé au 19 heures hier soir.
Regardez la vidéo
: les plus attentifs et/ou les habitués reconnaîtront mon casque Shoei au hasard des images ...
Question "images", voici les miennes : quelques photos prises avec l'habituel CANON lorsque mon top-case était disponible et avec mon portable SAMSUNG quand la "boîte à pains" était rangée dans le local où se tenaient les débriefings : on m'a évidemment encouragé, un sourire en coin, à l'enlever avant de monter sur le circuit !!
Je vais faire court, pour changer, on me reproche souvent assez mes longueurs ... Une façon de compenser ma faible hauteur sans doute ;-))
Je vous passe donc la nuit agitée, le réveil douloureux à 6h30 et le départ un peu contre mon gré vers 7h26 pour une arrivée sur le parking du Circuit de Mettet vers 7h45. Sur place : restitution du document "Abandon de recours", remise de l'enveloppe avec le N°17 et le transpondeur, fixation de celui-ci au cadre de la Tiger et rendez-vous en salle de briefing. Par erreur, et ensuite pour faire compagnie à Philippe, un motard rencontré en Sardaigne en 2012, j'assiste au briefing des bleus et des rouges, puis à celui des verts et des jaunes. En discutant avec l'instructeur des verts, j'apprends qu'il était à Beuvardes en avril et, de fait, après réflexion intense, je le reconnais : c'est Gauthier qui s'occupe des débutants sur circuit, alors que Greg(ory) s'occupe des jaunes ...
Après le briefing sécurité, je me pointe à la buvette, je prends un premier café (1€) et un bout (ou deux) de quatre-quarts ...
9h55 : petit rassemblement juste avant de monter en piste. Gauthier nous annonce qu'il va faire les 3 premiers tours comme "poisson pilote" et qu'il nous laissera ensuite passer par paquet ... (c'est la séquence qu'on voit en début de reportage).
Certains ont occultés leurs rétros, phares et feu rouge (!) avec du tape, moi, comme d'autres, je "retourne" juste mes rétros, comme on l'a demandé lors du briefing ...
Voilà, ça y est : on s'engage sur la voie des stands, c'est parti, impossible de faire demi-tour ;-))
3 tours à un train de sénateur, puis interdiction de dépasser sauf dans la "longue" ligne droite des stands (par la gauche uniquement !) et, dans une moindre mesure, l'autre, plus courte, entre les virages Agostini (4) et Saarinen (5).
Au premier "run", en plus du premier tour qui ne compte pas, je tourne 7 fois et mon meilleur temps est de 1:51.767.
Débriefing : technique du regard, fermeture des visières SVP (!), explication plus fine de quelques trajectoires ...
Au deuxième "run", je fais 8 tours et le temps descend à 1:39.967 soit 11.800 sec de mieux
Debriefing : mouvements du haut du corps ...
Troisième "run" : 9 tours et 1:34.514, soit encore 5.453 sec de moins. Mais où et quand cela s'arrêtera-t-il ? ;-))
Pour info, le record du tour à moto a été fixé à 1:03.55 en 2011 mais il n'est pas précisé à bord de quel missile sol-sol. Reste qu'il y a de la marge, même sur une Tiger de 94 chevaux ...
Et bien, c'est le moment d'arrêter. La "mi-course" est atteinte. Dernier debriefing du matin : faudrait voir à être plus actif sur les cale-pieds, oublier la position "en canard" et les orteils en éventail pour une position sur la pointe des pieds qui permet de pousser sur l'un ou sur l'autre pour accompagner le virage ...
Et maintenant, à tââââââââble !!!
3 pièces de viande, diverses salades et une canette ... Je me retrouve en face d'un gars qui s'accompagne de béquilles mais ça ne l'empêche pas de faire des runs d'enfer sur sa Street Triple : la prochaine sera une Daytona, c'est sûr !
A côté de moi un gamin qui s'étonne que je sois plus rapide de 4 secondes sur la piste. Il roule sur une Kawa ER 6N ... On s'amuse à se chambrer l'un l'autre !
La moto participe à lever la barrière des générations, c'est sûr !!

A suivre !

20:01 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : touring moto day

14/08/2014

Scotland, LE RETOUR, by Didier S.

Les meilleures choses ont une fin.
Nous devons être à Newcastle à 16h.00 pour prendre le bateau vers Ijmuiden et cela nous fait 411km et nous ne pouvons pas traîner en route. Néanmoins on part vers 9h.00 et au début je suis Pierre avec sa Triumph Explorer. Mais il n’est pas encore bien réveillé et traîne sur la route . En fait il lui faut une bière pour commencer à rouler convenablement. Je l’abandonne, suivi de Roger en BMW 700GS, qui trouvera qu’après tout je roule à bonne allure. On s’arrêtera après une centaine de km, attendant de voir Pierre passer. Je repars pour le rattraper mais je ne le retrouverai qu’à Newcastle car il s’est trompé et est parti vers Glasgow plutôt que de contourner Edimbourgh.stirling castle.jpg
On passe autour du château de Stirling sans avoir le temps de le visiter.
Les ruelles autour du château en pavés (heureusement pas mouillés) auront raison d’une K1300S qui finira le voyage sur la remorque d’assistance. (cfr. Le lièvre et la tortue).
On prend donc le bateau à l’heure et celui-ci est plein d’une bande de jeunes anglais qui célèbrent un mariage, la fin d’une vie de garçon et un brûlage de culottes, bref c’est l’ambiance à bord. Le lendemain d’ailleurs prenant le frais sur le pont je rencontre deux lascars plus tatoués l’un que l’autre qui ont quelque difficulté à tenir debout. L’un deux lance d’un air tout à fait pété« Let us have some mushrooms.. » A mon avis, il n’y a pas que le whisky qui a coulé à flots.
ecosse2014 106.JPGRetour sur le continent par la Hollande et par des petites routes le long de la côte et passage de bac. On ira très bien manger à Zierikzee près des pont-levis et le brave Ambye remis de son strike BMW nous offre le repas (très bonne soupe de poissons, valant largement la bouillabaisse).
On saluera Pierre-Yves à Rumst le remerciant pour cette balade écossaise sans une goutte de pluie.
Il paraît que nous devons retourner parce que nous n’avons pas pu saisir le charme profond de l’Ecosse humide.

21:37 Écrit par Alberto | Commentaires (5)

13/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto, l'aller II ...

Déjà avant d'arriver à Delme, j'avais ouvert un peu grand au point qu'à l'étape, Paul me le fit remarquer. De son côté, il s'est un peu calmé sur les belles départementales françaises depuis qu'il s'est fait "jumeler" si vous voyez ce que je veux dire : les 90 € dont il a dû se délester lui sont restés en travers du gosier. Un de nos amis réserve d'office un petit budget pour ce genre de circonstances, se permettant dès lors de dépasser les limitations de vitesses d'un certain pourcentage ...
Après le Col du Donon, les routes sont enfin devenues plus intéressantes et traversaient des paysages plus bucoliques. J'ai déjà oublié si oui ou non nous avons marqué un arrêt "quatre heures" pour boire et pisser un coup, il est très probable que oui. N'ayant fait aucune photo lors du trajet, je n'ai pas de point de repère : grossière erreur de la part d'un habitué des comptes-rendus fouillés, détaillés, truffés de détails croustillants ... ou pas !! Peut-être qu'Henri ou Pierre-Gull s'en souviennent-ils auquel cas ils sont priés de souffler la réponse dans ma bonne oreille, l'autre SVP !!
Ce qui est sûr, c'est que nous avons traversé Schirmeck, Rothau, Saint-Blaise-la-Roche, puis Châtenois, Emmendingen et enfin Lörch pour arriver à Suggental et son hôtel vers 18h30 si je ne m'abuse.
Ce qui est tout aussi sûr, c'est qu'en arrivant à l'accueil de l'hôtel, à l'insu de mon plein gré, le regard plongé dans le corsage très avenant de la sympathique serveuse, flanquée pour l'occasion de la patronne, j'ai d'emblée dit "Ich bin alleïn", ce qui eut le don de les faire passer du sourire au rire, ce qui était un peu l'effet escompté, voyez, mais Gull d'intervenir en me rappelant à la dure réalité, celle de la chambre twin entre mecs, pffffff !!
Alors que certains utilisèrent les garages, nous avons laissé les motos sur le parking. Nous avons décroché les sacs de réservoir, top-case, valises latérales et amené le tout à la chambre 103, au 1er étage. Belle chambre, entre charentaises : spacieuse, généreusement équipées en meubles de rangement ainsi qu'en prises électriques, dotée d'une large terrasse et d'une grande salle-de-bain aménagée pour des personnes à mobilité réduite. Un détail : assis sur le "pot", je n'avais pas pied !
La journée ayant été chaude, on a pris le temps de se doucher, chacun à notre tour avant de gagner la cour intérieure de l'hôtel où nous avons pris l'apéritif. On s'est directement mis au demi-litre de bière pour étancher nos grands soifs, demi-litre qu'on a bissé pour accompagner le repas. D'abord une soupe de légumes, puis une salade verte colorée de quelques quartiers de tomates, FORET NOIRE 2014 001.jpgensuite des tranches de rôti de boeuf accompagnées de schupfnudel, des pommes-de-terre en forme de nouilles si vous voulez et enfin un dessert à base de fruits rouges, le tout de bonne facture même si pas d'une grande finesse gastronomique, mais on n'est pas là pour ça ...
En fin de repas, on a fait tinter les verres pour faire taire l'assemblée, certaines tables étant bien plus bruyantes que d'autres soit dit en passant, et Pierre-Yves a pris la parole pour son habituel speech de debriefing et de briefing, c'est comme ça qu'on dit en bon français non ?
Il a ensuite distribué les formulaires comportant 10 questions concours dont les réponses étaient à trouver tout au long des 307 kilomètres qui nous attendaient pour notre première boucle en Forêt Noire, la boucle Est avec, au programme, comme "hauts lieux touristiques et/ou culturels"
- la source du Danube ainsi que
- la Simonswald
On a rejoint nos chambres vers 22h30-23h00, munis du code Wi-Fi pour surfer quelques minutes via tablette et smartphone, on a regretté d'emblée ces lourdes couettes qui sévissent maintenant dans pratiquement tous les hôtels. C'est sans doute plus facile et rapide à manipuler mais c'est du "on/off" : trop chaud ou trop froid mais jamais idéal !
Pour la petite histoire, on a appris qu'Henri partageait sa chambre avec un certain Philippe. Celui-ci croyait dormir seul dans la mesure où son cokoteur attitré avait eu un accident qui l'avait empêché de participer au voyage. Il fût plutôt surpris de tomber sur un gaillard qui se baladait à poil dans "sa" chambre et qui allait ronfler comme un troupeau de buffles toute la nuit ...
Bonne nuit !!

PS : bon voyage à ceux qui prennent la route demain pour cette même destination !! Prudence et abstinence sont les deux mamelles ... Mmmmhhh !!!

23:03 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

Scotland, J6, by Didier S.

ecosse2014 087.JPG
Enfin, le Loch Ness, on va tout savoir sur Nessie…
<<-- Non ce n’est pas Nessie !! mais un brave bovidé écossais (race highland). Il faut se méfier de ces animaux qui ne marchent pas toujours tout droit étant souvent nourris des restes des distilleries de whisky. Mais alors Nessie ?ecosse2014 091.JPG D’abord l’ambiance : bien qu’il fasse beau un brouillard quasi perpétuel règne sur le Loch Ness et nous invite à la méditation .Loch-Ness-Monster-Posters.jpg (au loin une bosse, serait-ce Nessie ?)
Le Loch Ness Exhibition Centre va tout nous expliquer. Nous y rencontrons nos collègues, mais une petite catastrophe vient de se passer : en se parquant avec sa passagère sur un devers Ambye a fait tomber sa Triumph 800 qui a fait s’étaler comme un jeu de dominos 5 panzers BMW du groupe qui étaient alignés comme à la parade, le dernier se payant la portière d’un brave touriste belge.
L’ambiance est donc assez refroidie, mais personne n’est blessé et Ambye accepte tous les torts. Décidément, et Henri le confirmera, la Triumph est fâchée avec les devers, mais aussi pourquoi cette agressivité contre les machines teutonnes ?
A l ‘entrée de l’Exhibition Centre, j’ai entamé les négociations pour un prix de groupe (il faut être 10), et essaie de convaincre les BMWistes de participer mais dégoutés par la chute de leurs engins, ils s’en vont. Finalement je rassemble 8 personnes et le guichetier accepte de nous donner le tarif de groupe et le petit film en français. C’est un vrai film policier où Sherlock Holmes nous aide à découvrir la vérité sur le monstre.
ecosse2014 096.JPGOn vous y conte toutes les recherches entreprises et pourquoi malgré la profondeur du lac (300m) et l’utilisation du Yellow Submarine, le mystère n’est pas résolu, mais il semble quand même que ce n’est pas un plésiosaure . Voir ce lien

ecosse2014 097.JPGNous continuons notre route vers le nord pour prendre notre lunch dans un pub à Cromarty le long d’une baie où les plateformes pétrolières viennent faire leurs réparations. Voulant prendre une photo je m’aperçois que j’ai dû oublier mon appareil à l’Exhibition Centre que je contacte par téléphone. Ils me disent ne rien avoir trouvé. Néanmoins je décide d’abandonner le road-book et de retourner seul au Centre pour y rechercher mon appareil. Heureusement quelqu’un l’avait déposé au guichet. Et je peux rentrer en photographiant le château d’Urquhart et en m’arrêtant au bord du lac.
Ce soir Pierre que j’avais abandonné à Cromarty gagne la petite bouteille de whisky et nous la fera goûter lors de ce dernier crépuscule bien agréable.
Voici TOUTES LES PHOTOS !!!

21:00 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : ecosse 2014 didier

12/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto: l'aller !

Pour rappel, ça se passe du 7 au 10 août, la Forêt Noire étant une région située dans le sud ouest de l'Allemagne. Il n'est pas vain de s'informer juste un peu sur les endroits vers lesquels on part en voyage, oui Nicole, même s'il ne s'agit pas de régions vinicoles !! Certes, il ne faut pas tout connaître mais un "digest" de type devenu incontournable comme Wikipédia permet d'en savoir suffisamment pour ... étaler un peu de sa culture si on venait à manquer de confiture, voyez ? C'est aussi une manière de respecter les hôtes et les autres !!
Mais commençons, voulez-vous ?
Bon, avec Pierre (Gull) on a échangé quelques SMS la veille du départ afin de déterminer l'endroit et l'heure du rendez-vous. Pour l'endroit, on est vite tombés d'accord. Pour l'heure, entre les propositions suivantes, à savoir 7h15, 8h00, 7h45, on l'arrêta à 7h29 !!
J'étais à l'heure, pas Pierre. Je porte la main à ma poche pour constater ... que j'ai oublié le GSM (portable) sur le capot de la chaudière Buderus ... Impossible de s'en passer ! Je rebrousse chemin. Je plante la Tiger devant la maison, j'ouvre le garage, récupère le Sésame et repars dare-dare. Sur les 4 kilomètres qui me séparent du lieu de rendez-vous, je fais un check-list rapide des choses ... que j'aurais également pu oublier d'emporter. Ni une ni deux, je tombe sur les articles manquants : un peigne et la graisse pour chaîne ! Tant pis !! Je ferai avec ou plutôt sans !!!
Gull est là. Il me file le produit anti-buée qu'il m'avait promis, m'obligeant à ôter le casque pour badigeonner mes lunettes.
Il fait le plein. Pas moi, j'ai fait un complément à la maison à partir du bidon dans lequel je stocke l'essence pour la tondeuse. On prend la route : N5 jusque Philippeville, N40 jusque Givet, puis Beauraing et Wanlin et un petit raccourci qui nous mènera directement sur l'aire de la station service, sans devoir monter sur l'autoroute.
Le tronçon Philippeville > Givet était une fois de plus couvert de brume, comme c'est souvent le cas, le fait d'un micro-climat sur la plaine très probablement. Me suis rappelé au passage d'un épisode lointain où j'ai failli me prendre une bagnole qui arrivait en face, tous feus éteints, une Alfa grise, je m'en rappelle encore. Faut dire que je m'étais lancé dans un dépassement un peu "au pif" mais sans trop me déporter sur la gauche, ce qui m'a sauvé !!
Les participants à ce voyage arrivent les uns après les autres mais, bizarrement, Henri n'arrive pas. Ce n'est pas son genre. Il est plutôt de ceux qui arrivent à l'avance aux rendez-vous alors qu'en ce qui me concerne, je suis de ceux qui se pointent "un poil trop tard" !!
L'heure tourne, au point que je m'inquiète et que je l'appelle et lui laisse un message sur sa boîte vocale.
En attendant, Pierre, qui était parti sans prendre de petit-déjeuner, s'achète un ou deux croissants et un café qu'il avalent en marchant de long en large. Moi, je me contente d'un café. Henri arrive enfin. Il était parti à 8h30 de chez lui, sous-estimant peut-être le temps nécessaire à rejoindre le lieu de départ, à moins que ce ne soit dans l'intention de rouler seul ...
Finalement, si on ne compte pas Pierre-Yves dans sa camionnette, nous sommes partis les derniers !
Pierre (Gull) nous avait annoncé qu'il continuerait sur l'autoroute jusqu'au contournement de Metz alors que le road-book nous faisait sortir à Longwy après 80 bornes sur ce long ruban d'asphalte monotone.
Il a bien essayé de nous convaincre de faire comme lui mais sans succès. Pourtant il n'avait pas tort quelque part car, entre Longwy et Delme sur la N955 où il nous donna rendez-vous par SMS, la route n'avait aucun intérêt ... motocycliste. Des longues lignes droites entrecoupées de ronds-points en veux-tu en voilà, tout cela à travers une région industrieuse sans charme touristique. Mais au moins, il y avait justement quelques ronds-points pour dire de zigzaguer un petit peu ;-))
Comme je n'avais pas pris la précaution de faire le plein à Wanlin, j'ai eu un petit stress au niveau ... carburant : d'abord une station en panne, puis une entorse au road-book pour trouver une pompe et enfin la délivrance alors que l'ordinateur de bord n'affichait plus que quelque 20 bornes d'autonomie : autant dire que j'ai fait le plein à ras bord et par-delà, histoire d'aller le plus loin possible !!
forêt noire 2014On a donc retrouvé Pierre (Gull) à Delme, à la pizzeria PIZZ-A-DOM. Il était installé en terrasse et taillait une bavette avec le tenancier devant une bouteille de rosé. Lui et moi avons pris une pizza 4 saisons alors qu'Henri mangeait les 2 petits pains qu'il avait emportés avec lui pour le pique-nique. On a tranquillement mangé et sifflé la bouteille. Nous avons été rejoints par Pierre-Yves qui a pris un café avec nous et qui est reparti aussi vite : il voulait franchir le col du Donon avant nous pour ne pas être une chicane !!
Entre nous, ne le répétez dès lors pas, le Donon, je ne l'ai pas vu arriver : annoncé par le Tripy à "X" kilomètres, puis à "Y" kilomètres, je ne me suis pas rendu compte que ... j'étais en réalité dessus ! La pente était tellement douce que ce n'est qu'arrivé au sommet que j'ai compris qu'il n'y avait plus qu'à le redescendre !! Et le sommet, je l'ai reconnu. Je me suis rappelé qu'on s'était arrêté là en 2000 et quelque et qu'on avait pique-niqué, adossés au muret qui entoure son monument commémoratif de ... je ne sais pas quoi !!
Vérification faite, c'était en 2007, de retour des Alpes. On y avait d'ailleurs croisé un allemand qui roulait avec une MOTO GUZZI V7 "améliorée", équipée d'un moteur de plus forte cylindrée et qui avait parcouru plus d'une centaine de milliers de kilomètres ...
Allez voir l'album de l'époque (en bas dans le bandeau de gauche "Alpes 2007 Retour") et lisez éventuellement le récit du retour ...

23:39 Écrit par Alberto | Commentaires (5) | Tags : forêt noire 2014

Journée "Touring" à Mettet, ce 15 août

TOURING MOTO DAY.jpgVoyez plutôt le programme :

Programme du motard:
07 h :
• Accueil avec encadrement par des moniteurs brevetés et expérimentés
• Contrôle technique et administratif
• Formation de groupes selon niveau
9 h - 18 h :
• 6 sessions-runs (20 minutes) par groupe
• Rythme progressif et non sportif
• Sessions axées sur la maîtrise
• Surveillance rigoureuse par les instructeurs et les commissaires
• Service chrono
• Souvenir offert à tous les pilotes
Attention: la limite sonore sur le circuit de Mettet est fixée à 94 décibels en statique et à 101 décibels en dynamique.

Programme pour tous :
• Démonstration gilets airbag
• Visite du bivouac du Dakar
• Séance info premiers secours pour motards
• Présence exclusive du team Marc VDS racing
• Barbecue 20 € et bar (payant)
• Baptême sur piste (payant 36 €)
• Test my bike


Programme + qu'alléchant, pour le motard comme pour tous. Je suppose et j'espère qu'il sera possible de suivre le programme pour tous entre les sessions-runs !. Seuls point négatifs :
-l'heure prévue pour l'accueil. 7 heures du mat', mazette, c'est vachement tôt non ? Et encore, perso j'ai la chance d'habiter non loin du circuit !
-la météo : comme "toujours", elle s'annonce incertaine voire improbable avec, sans doute un temps clair et ensoleillé le matin mais des nuages et des précipitations à craindre l'après-midi ...
On avisera mais ... la combi cuir risque de ne pas être la seule de mise !!

13:16 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : touring moto day

11/08/2014

Scotland, J5, by Didier S. (L'Île de Skye)

Skye Bridge.jpgecosse2014 062.JPGLe 5ème jour Dieu créa les animaux et donc ce devrait être le jour de Nessie, mais non ce sera la visite de l’île de Skye.
Comme les G.O.s prévoient plus de 450km ils ont supprimé les questions-rallye et même nous recommandent de ne pas prendre le bateau, mais de faire l’aller et le retour par le pont de cette fameuse île qui n’en est plus une.
Il fait un peu brumeux, mais c’est de la brume de beau temps.
Le premier site où l’on s’arrête est le bien connu château d’Eilean que vous trouvez sur toutes les cartes postales de l’Ecosse.
ecosse2014 065.JPGecosse2014 072.JPGC’est lui qui garde l’entrée de l’île qui a un passé particulier étant restée Viking jusqu’au moyen-âge. Ensuite elle a servi de refuge aux princes écossais pourchassés par les anglais pour finir bien entendu par se rendre . C’est un très beau coin avec des montagnes escarpées et des lacs déserts, ou des falaises comme Old Man of Storr.
ecosse2014 081.JPGOn a fait le tour de l’île sans oublier le Bokrijk local, ni le pont de Sligachan juste avant de s’arrêter boire un verre en face de l’île de Raasay dans un hôtel bien chic (The Sconser Lodge), parquant nos motos à côté des cabriolets Jaguar en salivant devant les langoustines de la carte. Hélas nous n’avions pas le temps de traîner…

22:55 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : ecosse 2014 didier

Scotland, J4, by Didier S.

Peut-être vous attendiez vous à ce que je démarre le compte-rendu de mon voyage en Forêt-Noire ? Et bien, non ! Je suis encore en train de sécher après avoir "essuyé" 2 orages sur la route du retour !
Voici donc de quoi vous faire voyager/patienter, le temps que mon esprit redevienne +/- étanche ;-))

Nous entamons aujourd’hui la boucle Est, mais au petit déjeuner on a demandé qui voulait du haggis ce soir. Je me suis inscrit et on verra tout à l’heure. Nous voilà parti vers le Ben Nevis (la plus haute montagne de Grande Bretagne : 1344 m).
Toujours la belle A82, mais cette fois le but est la distillerie de whiskey de Dahlwinnie . Nous y sommes entrés et avons humé l’air alcoolisé mais la visité étant payante (8 livres), nous avons préféré dépenser 11 livres à acheter une petite bouteille de 15 ans d’âge qui nous réchauffera si jamais la température descendait (ce qui ne sera pas le cas). Et nous filons à jeun vers les ecosse2014 044.JPGchutes de Briar qui sont un endroit de pèlerinage où les poètes anglais venaient chercher l’inspiration. Pas loin de là nous déjeunerons en achetant comme dessert d’excellentes cerises écossaises.
Pas loin non plus le château de Blair
(voir lien) qui pour une fois n’est pas gris mais peint en blanc, cela nous change des forteresses médiévales.
Bien que nous ne visitions ni le parc, ni le château la gardienne se plie en quatre pour nous aider à répondre aux questions de Pierre-Yves. Comme souvent les châteaux ne se voient pas de la route et il faut payer sa dîme pour rentrer dans le parc , y faire quelques kms avant d’arriver devant la demeure. Finalement c’est très bien et les intérieurs de ces châteaux ont gardé leur charme et leur mobilier (ils ont échappé aux valeurs de la république), mais avec la visite du parc il faut compter au moins deux heures et notre haggis n’attendra pas. Et pourtant la reine Victoria s’y est arrêtée ainsi qu’au point de vue ecosse2014 048.JPG« Queen’s view »
(voir lien) ,où Pierre croyant acheter une bière a pu déguster une boisson aux herbes non alcoolisée et assez pharmaceutique. On avait oublié que les pubs n’ouvrent pas avant 5h et qu’il faut une licence pour vendre ne fut-ce qu’une bière.
ecosse2014 052.JPGOn s’arrêtera encore brièvement au Castle Menziès où l’assistance nous aidera à répondre à une question piège. Puis retour à l’hôtel via les chutes de Dochart pour se préparer à affronter le haggis.
Ah la panse de brebis farcie…Un humoriste français a dit « Quand je l’ai vue , j’ai cru que c’était de la m…, et que je l’eu goûtée j’ai regretté que ce n’en fut point. » Eh bien pas du tout, le haggis qu’on nous a préparé ressemblait à un Parmentier de viande d’agneau parfumée aux herbes et était très savoureux. Nous sommes parmi les gagnants de la journée, mais le tirage au sort désigne Sacha comme vainqueur de la bouteille de whisky. Bonne nuit et gare aux midges, ces minuscules mouches qui vous mordent au crépuscule.

Quelques liens :

- Blair Castle
- Queen's View
- Menzies Castle

18:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : ecosse 2014 didier

06/08/2014

Si toi aussi tu t'es reconnu ...

MOTOTHERAPIE.jpgTu vois, Claude, je recycle tout ;-)
Je fais feu de tout bois ...
Et qui a bu, boira !!

14:24 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

Schwarzwald !

oxford oximiser.jpgPlus que 2x dormir avant le départ pour la Noire Forêt et le (bon) stress gagne ...
J'ai tout mis à recharger : Tripy, appareil photo et Gsm. Je me suis même rappelé en toute fin de soirée que dimanche, après avoir caressé la Tiger avec quelques chiffons Vulcanet , j'avais lancé le trois pattes pour faire un tour du pâté de maisons, histoire de voir si tout tournait toujours rond. Et bien, au lancer justement, le moteur s'est un peu fait prier, voyez ?
Du coup, je viens de sortir l'Oxford Oximiser et après avoir connecté le fil rouge avec le bouton rouge et le noir avec le bouton noir, j'ai branché le tout au secteur. Et de fait, le chargeur m'est témoin que la batterie avait besoin d'un petit coup de pouce ...
Encore une bonne chose de faite qui me permettra de dormir sur mes deux oreilles !
Après l'Ecosse, les cosses !!

00:40 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

05/08/2014

Scotland, J3 afternoon, by Didier S. !!

ecosse2014 030.JPGNous arrivons à Inveraray où se trouve le château utilisé pour la série Downton Abbey. Bientôt vous pourrez visiter la chambre où le valet de pied et la fille de cuisine ont passé leur nuit de noces … Je l’avais visité en 2007 (voir le compte-rendu de François) .ecosse2014 033.JPGA part cela Inveraray est un joli petit port où nous avons mangé une «Baguette with Ham and Cheese » qui n’était rien d’autre qu’une tartine de pain gris bien frais.
On continue vers Oban en passant par le jardin botanique de Crarae : des eucalyptus mais pas de koalas.
On arrive à un pont sur le canal de Crinan où il faut dire combien de bateaux y passent par an : un bonhomme se précipite vers nous en criant "three thousands" sans que nous lui ayons rien demandé. J’ai essayé de le convaincre de crier "two thousands" aux autres, mais sans succès.
Un magnifique spectacle nous attend : un vapeur d’époque passe une écluse manœuvrée à la main, l’éclusier dirige la manœuvre mais les plaisanciers doivent s’arcbouter sur les leviers qui ouvrent et ferment progressivement les portes de l’écluse.ecosse2014 036.JPG
On poursuit le long de ce canal jusqu’au petit port de Crinan qui ma foi, fait bien breton.
Il fait toujours splendide (25°C) et nous continuons vers Oban en patientant devant un pont tournant (les plaisanciers ont priorité…). On en oublie presque que tous ces lochs communiquent avec la mer.ecosse2014 043.JPG
Et on rentre bien sagement. On n’a pas gagné la 1ère étape du rallye, mais très généreusement les vainqueurs vont partager la petite bouteille de whisky le soir sur la terrasse, mais gare aux midges.
Demain vous en saurez plus.


Voici les liens à suivre :

- Kilchum Castle
- Inveraray
- Crarae garden
- Crinan

19:32 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : ecosse 2014 didier

Forêt Noire, back to the past ...

0022_61.JPGPour passer le temps, je suis allé voir ce que j'écrivais sur le précédent voyage que j'ai effectué en Forêt Noire. C'était en 2001, je roulais à l'époque avec une Suzuki Freewind que j'avais surnommée "Orange Mécanique" et c'était mon deuxième voyage après la Normandie en avril ...
Voici d'abord le lien vers mon intro qui date du 3 mars 2005.
Pour rappel, si je roule depuis 2000, j'ai démarré ce blog fin 2004, voyez ?
Voici ensuite le lien vers mon compte-rendu qu'Henri avait eu la gentillesse de publier sur son site. L'épilogue est tronqué, sans doute avait-il estimé que ça faisait déjà assez long comme ça ;-)
Il y a quelques fautes d'orthographe que j'ai relevées à la lecture mais que je ne peux matériellement pas corriger hélas 3x !!
A noter que je soulignais déjà le côté peu amène des caisseux allemands ...
Apparemment, ça se confirme car, dans les infos pratiques transmises par Pierre-Yves, on peut lire ceci :
Si les routes empruntées donnent envie d’arsouiller la poignée de gaz, faites tout de même attention. Les Allemands ne rigolent pas avec les règlements et surtout quand ils sont à bord de leur grosse voiture. Le respect des limitations de vitesse ils connaissent et l’appliquent à la lettre. De plus ils n’acceptent pas d’être dépassé par une moto quand il y a une ligne blanche continue et surtout quand ils attendent sagement dans une file. Remonter une file de véhicules à l’arrêt reste interdit chez les Teutons. Si vous le faites c’est à vos risques et périls car ils n’hésiteront pas à vous fermer la porte !
Nous voilà doublement avertis !!

Et voici le lien vers les quelques photos de l'époque que j'ai retrouvées sur un vieux CD de FotoLabo ...

00:00 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

04/08/2014

Depuis le temps qu'on en parle ...

yamaha-mt-09x.jpegC'est vrai quoi ! Voici un article que m'a signalé l'ami Claude N.
Cela fait ... une décennie ou presque que les aficionados attendent une remplaçante à la vaillante mais ... éternellement vieillissante TDM de Yamaha.
Là, depuis la sortie de la MT-09, les bruits de couloir enflent et il semblerait qu'enfin les choses se précisent.
Voici le lien vers l'article en question.
Il n'y a plus qu'à attendre ...
Ce serait une moto de Milwaukee on pourrait soupirer en priant que ça ne soit pas comme l'Harleysienne ;-))
Voilà en tout cas un modèle qui, s'il sortait des chaînes, pourrait intéresser Didier ... en occasion en 2019 et ... votre serviteur en ... 2018 si Triumph ne sort pas une Tiger ... 900 un peu plus ... caractérielle d'ici là !!

22:19 Écrit par Alberto | Commentaires (6)

Scotland, J3 morning, by Didier S. !

Le troisième jour une boucle Sud est prévue après notre « Traditional British Breakfast ». Personnellement je me contente de « bacon and tomatoes ». Comme mon voisin Pierre se prend pour Alberto absent et drague la serveuse, nous sommes tous les deux copieusement servis.
Le roadbook comprend comme souvent chez Cap Moto un petit rallye touristique avec des questions, les gagnants pouvant gagner une petite bouteille de whisky.ecosse2014 014.JPG Donc on regarde bien partout et notamment en s’arrêtant à Kinlochleven, petite localité minière qui transformait la bauxite en aluminium grâce à l’électricité produite par cette turbine.
ecosse2014 021.JPGMais très vite le roadbook nous emmène en forêt le long d’un torrent par un chemin caillouteux. Question piège : quelle est la particularité géologique de ces rochers ? Nous nous croyons très savants en répondant qu’il s’agit de roche du Calédonien, alors qu’il fallait simplement dire qu’elles étaient trouées par la rivière. Nous avons ainsi raté la bouteille de whisky alors que notre réponse était bonne, mais la question mal posée, il aurait fallu parler de particularité « morphologique ».ecosse2014 023.JPG
Nous nous croyons déjà vainqueurs et continuons le rallye. Il faut maintenant connaître le nom du seigneur du château de Kilchum et pour ce faire se taper 3km à pied à travers tout. . De retour avec la réponse on rencontre la bande à Neila, qui me demande la réponse et quand je lui dit qu’il s’agit d’un Campbell pas celui de la soupe mais lequel, perfide elle me dit « Oui, tu vas dire que ton grand âge fait des siennes et que tu ne te rappelles plus ». Le respect se perd dans les digitales…

21:28 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : ecosse 2014 didier

03/08/2014

Scotland, J1 & 2, by Didier S. !!

ecosse2014 003.JPGL’Ecosse çà commence par la traversée de la Hollande et le bateau Ijmuiden-Newcastle. On avait rendez-vous sur l’autoroute près d’Aerschot.ecosse2014 004.JPG Pierre-Yves et Paul nous attendant à Newcastle, c’est Ambroise (dit Ambie) avec sa nouvelle Tiger 800XC qui prenait les présences. Son bulletin de loto rempli, je suis parti avec Pierre qui allait partager ma cabine. Pierre roule avec une nouvelle Triumph 1200 Explorer.
Heureusement la traversée de la Hollande sous 32°C était tout à fait bucolique (petits bois,digues,bacs) et s’est déroulée sans heurts sauf que quelques-uns ont souffert de la chaleur.
Beau bateau danois, repas avec un verre de vin et cabines par deux, donc tout confort. Mer hyper calme avec au loin soit des éoliennes, soit en approchant du Nord de l’Angleterre des plateformes pétrolières.
Accueil à Newcastle, on aurait dit des vieux copains qui ne s’étaient plus vu de puis un an. Temps toujours splendide. Et on est parti par la vallée traditionnelle de la Tweed sans oublier de s’arrêter aux Scottish borders et d’apprendre que l’Union Jack est en fait la fusion de la croix de St André écossaise et de celle de St Georges anglaise.
Après avoir contourné Glasgow on arrive chez les Pictes (ainsi nommés par les Romains, car ils se peignaient le visage),lomondluss.jpg on suit le Loch Lomond (patrie du whisky du capitaine Haddock) et on s’arrête le long de la plage de Luss. Il fait toujours beau et on déguste une glace et pourtant le long de la route des panneaux préviennent « Heavy rain ». Will it rain cats and dogs ? Non même pas un bruit d’orage. Lorsque j’ai interrogé la réceptionniste de l’hôtel sur la raison de ce message alarmant elle m’a dit « C’est pour dégouter les Anglais et les dissuader de nous envahir ». Les Ecossais ont donc bien été contaminés par l’humour britannique.
ecosse2014 010.JPGAvant d’arriver à notre hôtel à Fort William, il nous reste à parcourir Glen Coe (vallée de la Coe) par une route impeccable et quasi déserte(l’A82). Une bonne façon de nous mettre dans la magie écossaise. L’hôtel est bien placé le long d’un loch et aucun bruit pendant la nuit. C’est un hôtel qui reçoit des cars de pensionnés pour qui le soir, un danseur fait quelques valses avant de les convier à dépenser leurs sous au bingo. Nous ne serons pas toujours dans le ton surtout quand on chantera la Brabançonne le soir du 21 juillet, ou quand un membre de l’assistance voudra nous montrer que le kilt lui sied si bien. (je n’ai pas la photo…)

19:24 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : ecosse 2014 didier

Chose promise, chose due ...

J'avais mis Didier au défi de rédiger un compte-rendu de son voyage en Ecosse, voyage qu'il était le seul de notre petit club à entreprendre avec Cap Moto. Je lui avais en outre promis, avec son accord s'entend, de le publier ici même ... Et bien, il l'a fait mesdames, messieurs : non seulement il a partagé un album photos que je distillerai au goutte à goutte à sa demande mais en plus il a commencé la rédaction dudit compte-rendu. Voilà pour l'intro. Pour bien distinguer son écrit du mien, comme je le fais parfois, j'ai pensé qu'il valait mieux nous quitter sans un adieu l'afficher en BLEU .
Autant que possible, je ne ferai ni n'insérerai aucun commentaire dans son texte et distinguerai complètement les notes qu'il m'enverra suivant son bon vouloir.
Voici donc, dans une première note distincte (qui suit !) le compte-rendu des 2 premiers jours ...

19:14 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

01/08/2014

ça sent le pin ...

Après la note qui précède, j'aurais pu/dû (cul) écrire "ça sent le sapin" ... en évoquant ainsi la boîte qui nous sert de dernière demeure après le trépas !
Mais, mais, c'était sans compter sur les divers e-mails envoyés ce jour par l'équipe de Cap Moto, des e-mails avec les road-books au format trb (Tripy I et II), gpx (Garmin) , itn (Tom Tom) et pdf (pour ceux qui ne jurent que par le papyrus) ! Des road-books qui nous conduiront, nous feront découvrir et nous ramèneront de la Forêt Noire, connue pour ses ... pins ! Voilà pour expliquer le titre !!
Et du pain, il y en aura sur la planche, voyez plutôt waf waf :
- départ le jeudi 7 à 9h30 de l'habituelle station service située à Wanlin en direction de Waldrich-Siggental où se situe notre hôtel, soit 398 kms auxquels il faut ajouter ceux nécessaires à rejoindre Wanlin;
- vendredi 8 août : boucle "Est" de 307 kms;
- troisième jour : boucle "Sud" avec 241 kms mais pas moins de 6 hauts lieux touristiques et/ou culturels à voir absolument;
- retour avec 389 bornes de routes qui nous mèneront aux portes d'Habay-la-Neuve, ce qui signifie qu'il m'en restera 130 à abattre pour rejoindre mon mainate et mes pénates ...
Hein ? Non, je n'ai pas de mainate, pourquoi ?? Aaaaahhhhh, oui mais non, c'était juste pour l'association de mots, voyez ?

16:40 Écrit par Alberto | Commentaires (8)