26/08/2014

Forêt Noire, le retour du retour du come back !!

FORET NOIRE 2014 143.jpgMalheureusement, il n'y avait que 2 tables à l'extérieur : la nôtre et celle de "trikers" suisses qui occupaient la table voisine. La belle serveuse n'a dès lors pas eu l'occasion de beaucoup déambuler, comme dans un défilé de mode, de table en table ...
J'ai pris un faux-filet et j'aurais dû en prendre un vrai parce qu'il manquait beaucoup de saveur malgré sa belle garniture plutôt colorée. Il y a des steaks qui sont ... un peu comme le Canada Dry : ça ressemble à de la viande, c’est rouge comme de la viande ... mais ce n’est pas de la viande. Entendons-nous, on n'était pas dans du "reconstitué", loin s'en faut, mais manifestement ça manquait de "pep", tout le contraire de la belle serveuse, qui a elle seule, valait les 5 Spice Girls auxquelles on aurait ajouté Christina Aguilera, Britney Spears et ... Madonna jeune ;-)). En plus de ça, elle parlait plusieurs langues, peut-être pas "fluently" mais quand même et avec un accent craquant en plus. Si vous aviez entendu comment elle m'a appelé lorsqu'elle a entr'ouvert ... la fenêtre en agitant la nouvelle addition corrigée, vous auriez fondu sur place !!
Oui, parce qu'au moment de vérifier le compte, j'ai remarqué qu'on nous avait compté les consommations des tricyclistes helvètes, une erreur impardonnable ... vite pardonnée !! Pierre-Yves qui s'était joint à nous pour boire le café m'a aidé à scinder l'addition pour chacun, c'est d'ailleurs lui qui a fait le gros du travail vu que j'avais l'esprit ailleurs ! Mais où donc avais-je l'esprit ? M'en restait-il encore ne fusse qu'une once ?? Once plus once égale vingt-deux ... ouais, le calcul mental fonctionne encore :-)
En regardant ... "a posteriori" (le mot est choisi) la liste des points d'intérêts qui jalonnaient la route du retour, j'ai constaté qu'on est passé à côté de la Cascade du Nideck sans la voir : voilà ce qui arrive quand on est obnubilé par une ... chute de Rhin reins.
A un moment, il a bien fallu se dire adieu et reprendre la route. FORET NOIRE 2014 148.jpg La K 1600 GL est partie en tête, volle gas : faut avouer que c'est beau le souffle d'un 6 cylindres ! Avec Pierre-Yves, on a suivi de loin au début jusqu'à le rattraper et le dépasser au détour d'une bifurcation qu'il a loupée. On est arrivé au Rocher de Dabo après 27 kilomètres à rythme élevé, comme l'est le clocher de la jolie petite chapelle, pointant 30 mètres plus haut.
On n'a pas pris le temps d'escalader le rocher pour visiter ce lieu pieu, faute de temps une fois encore.
On est reparti sur le même rythme endiablé derrière un Pierre-Yves tout feu tout flamme, au guidon de sa fringante Tiger, qui a dû faire toutes les guerres, pour nous arrêter 13 kilomètres et demi plus tard au plan incliné Saint-Louis , un ascenseur à bateaux de type transversal unique en son genre en Europe. Il remplace à lui seul non moins de 17 écluses et offre une sensation unique. Du parking où nous avons planté les motos, nous ne voyions rien. Nous avons donc continué un peu plus loin et nous sommes alignés en bord de route pour prendre quelques photos. J'ai dû trottiner sur quelque cent mètres pour trouver un meilleur angle de prise de vue. Il y avait là un couple de français à bord d'une splendide Honda CB 1100 que je n'ai pas pu m'empêcher de photographier et ça leur a fait plaisir à ... tous les 3 vu le sourire qu'ils ont affiché.
A ce moment-là la K1600 n'était plus avec nous. Je ne sais pas si c'était dû au rythme imposé par Pierre-Yves mais j'avoue qu'il fallait drôlement s'accrocher !! A un moment, au niveau d'un feu rouge, il s'est rangé sur le trottoir et s'est mis à trifouiller les notes qu'il avait dans sa sacoche de réservoir. Il nous a fait signe de continuer d'un geste de la main. Georges a hésité un instant mais il a finalement emboîté ma roue. Et là, on a bien roulé pendant près de 170 bornes sans s'arrêter sauf une fois, lorsqu'il a fallu enfiler les plastiques, la pluie, fine au début, devenant de plus en plus soutenue au fil des kilomètres. Je ne résiste pas à vous citer toutes les villes et villages que nous avons traversés. Les voici dans l'ordre d'apparition au générique : Lutzelbourg, Phalsbourg, Oberhof, La Petite-Pierre, Frohmuhl (magique ?), Diemeringen, Domfessel (non ce n'est pas nom du curé qui a inventé cet excellent fromage !), Herbitzheim, Sarralbe, Puttelange-aux-Lacs, Macheren, Longueville-lès-Saint-Avold, Boucheporn (où l'on rêve d'une bonne pipe, n'est-il pas ?), Boulay-Moselle, Rémelfang, Freistroff, Kédange-sur-Canner, Koenigsmacker, Cattenom, Roussy-le-Village, Zoufftgen et, enfin, Dudelange, tous des noms qui pour la plupart fleurent bon la Dure Germanie plutôt que la Douce France, non ??
A Dudelange on a fait les pleins d'une euro super 95 à 1,313 € le litre : pays béni !! Ce n'est pas comme en Italie où Moto 80 nous l'annonce à 1,811 € dans les premières infos reçues concernant le prochain voyage. Mais de cela, nous reparlerons un peu plus tard si vous voulez bien ...
Il était autour de 17h30-18h00 à ce moment là et alors que nous nous apprêtions à redémarrer, nous avons vu arriver Pierre-Yves qui s'est arrêté et avec lequel nous avons échangé quelques mots encore. En ce qui nous concernait, Georges et moi, nos routes se séparaient +/- là : nous allions monter sur l'autoroute et filer au plus vite à la maison, en respectant les limitations de vitesse cela va sans dire. P-Y, lui, allait faire un crochet par Habay-la-Neuve, histoire de voir s'il y avait l'un ou l'autre motard du groupe qui s'y serait arrêté en attendant de boire le dernier en compagnie des G.O.'s.
Question "boire le dernier", j'ai bien été servi après cet arrêt ravitaillement et je ne me suis pas rincé que le gosier !! Un premier orage de Dieu le Père m'est tombé sur le râble à peine avais-je posé les roues de la Tiger sur l'autoroute. Soixante bornes plus tard, à hauteur d'Habay-la-Neuve, un second orage de Dieu le Père, le Fils et le Simple d'Esprit, que même Noë se serait empressé de reconstruire une arche avec les moyens du bord, je dirais même plus du tribord, a pris le relais du premier pour finir d'achever de me tremper jusqu'à l'os et par-delà. J'ai hésité à m'arrêter mais, je ne sais pas trop pourquoi, dans ces cas-là, mon idiot de côté jusqu'au-boutiste me pousse à persévérer et comme j'étais déjà "percé", j'ai "véré", ah ah ah !!!
Faut dire qu'au fil de l'eau des kilomètres j'ai pris confiance, au point de maintenir un 120/130 contre vents et marées, dépassant même quelques caisseux timorés par la même occasion et malgré un pneu avant bien usé que je viens d'ailleurs de changer, mais cela aussi fera l'objet d'une note future !
Au bout d'un certain temps, celui qu'il faut au canon pour refroidir une fois que l'obus est sorti, voyez, j'en avais marre de cette autoroute et je suis sorti à Wellin. J'ai ensuite continué sur Beauraing, puis Givet, Philippeville et la N5, une belle manière de boucler ce périple, en le terminant exactement par les routes empruntées à l'aller. Les esprits logiques me diront que c'est très souvent comme ça et je ne pourrai qu'acquiescer !
Que dire en guise, en guise, en guise, d'épilogue : que ça m'a bien plu ... surtout sur la fin ;-))
Encore plus de seize cents bornes au compteur de la Tiger
Et autant de souvenirs supplémentaires au conteur Albert ...

18:28 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

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