20/08/2014

La Forêt Noire, boucle sud, sud-est, sud-ouest !!

FORET NOIRE 2014 061.jpgUn détail que j'ai oublié de mentionner lors de cette boucle sud en Forêt Noire ... c'est l'accident qui s'est produit sur la route. Une voiture s'est retrouvée sur le toit sans qu'on en connaisse les raisons. Quand je suis arrivé sur les lieux, le gars en TDM et l'autre en NC 700X à boîte DCT étaient sur la place. Ils m'ont dit qu'il y avait de l'ordre d'une demi-heure d'attente. Sans trop y penser, j'ai décidé d'attendre en leur compagnie. Nous étions alors stationnés sur une voie de parking sur la droite de la route. Après 20, 25 minutes d'attente, un pompier me braille un truc au loin. Je lui fais comprendre ... que je ne comprends rien, avec des gestes d'impuissance. Du coup, le gars braille encore plus fort, Raus, Schnell, même pas un Bitte voyez, en disant qu'il faut faire demi-tour, avec force gestes à l'appui. Heureusement mes comparses ont le sang froid d'avancer un peu plus loin sur une aire de stationnement aménagée sur la gauche de la route cette fois. Si j'avais été seul, je crois que j'aurais obéi aux ordres éructés par ce suppôt du Führer ... à la tronche taillée à la serpe. C'est que, la minute d'après, alors que nous avions fait place nette, il a laissé toute une file de voitures s'engager sur cette voie et que, la minute suivante, la route était complètement dégagée, de sorte que nous avons enfin pu continuer le road-book !
Tous les pompiers ne sont pas forcément des héros à admirer, il y a des cons dans toutes les corporations !! Cela dit, on peut être un con ... admirable : c'est d'ailleurs le genre qui représente le gras des "people" qui font la une des médias !!

On était donc arrivé à hauteur de l'abreuvoir à Unzefeld où nous avons retrouvé Marie-Paule et sa GS 700 ainsi que le couple en Pan European.
Il restait une soixantaine de bornes pour boucler la boucle et plus une seule question à laquelle répondre, de sorte qu'il ne restait plus qu'à tracer ... sans se poser de questions ;-))
C'est ce que j'ai fait en savourant chaque virage, chaque montée, chaque descente comme si c'était la première fois, humant les senteurs, reniflant les odeurs, scrutant les paysages souvent verdoyants ... jusqu'à me ranger dans un parking, à l'ombre d'un arbre, tout près des deux clochers de Sankt Peter. J'ai attendu qu'Henri arrive pour lui signaler ma présence et quand il est passé et s'est garé sur le trottoir au croisement suivant, j'ai fait quelques dizaines de mètres à pied et en contrebas pour trouver le meilleur angle de prise de vue, car, comme pour la moto, la photo c'est avant tout une question d'angle ;-))
FORET NOIRE 2014 109.jpgJe l'ai rejoint quelques minutes plus tard. Il venait de recevoir un SMS ou un appel de Pierre-Gull qui lui signalait qu'il était ... sur la place de Sankt Peter et qu'il nous y attendait !
On a donc enfourché nos montures et sans avoir eu le temps de taper la seconde, nous étions sur la place !!
Nous avons repéré sa 800 ST mais on a un peu dû le chercher du regard vu qu'il s'était installé à la terrasse, à l'autre bout de la place. Il nous a raconté qu'il avait finalement fait une partie du road-book, qu'il avait mangé là le midi et qu'il y était revenu pour boire le dernier tant il avait trouvé les routes environnantes et l'endroit sympas.
C'est sur la table de ce bistrot que j'ai fait une photo de la feuille concours du jour avec l'idée qu'elle me servirait à rédiger ce compte-rendu et je regrettai, dans la foulée, de ne pas avoir eu la même idée avec la feuille de la veille.
Nous sommes restés là un bon moment à siroter nos boissons au soleil et à nous raconter notre journée.
Il restait 18.387 mètres à parcourir pour regagner l'hôtel que j'ai "déroulés" sans flâner, toujours actif derrière la bulle et le guidon, suivi par Pierre et Henri ... Un Henri qui ... n'arrivait pas ... Apparemment, le Tripy I en redemandait car il l'a remis sur le road-book à l'insu de son plein gré, comme pour repartir pour un second tour ! C'est au 5ème way-point qu'Henri s'est rendu à l'évidence qu'il fallait tenter une manoeuvre de diversion pour retrouver le chemin de l'hôtel !! Fichu Tripy I va !!!
Alors que Pierre-Gull transite quelques minutes par la chambre et rejoint rapidement le groupe en-bas, aussi loin que je sois concerné, je prends mes aises : il n'est que 18h15-30 par-là et j'ai tout le temps devant moi !
D'abord consultation des news sur la tablette, puis SMS à ma Douce pour la rassurer, puis douche exhaustive (?), de pied en cap et en péninsule, puis rasage de près, puis nouvelle consultation des news ... des fois qu'il y aurait du nouveau ! Je suis fin prêt, je m'apprête à descendre et je vais dans la poche interne du Boomerang pour récupérer la feuille-concours ... Pas là ! Tiens ? Comment ce fait-il ?? Je l'ai retirée et remise au moins 10 fois dans la journée pour noter les réponses ! Je fouille les autres poches, la chambre de fond en comble, le top-case, litre par litre (il en fait 33), je retourne dans les poches. Vous avez remarqué comment, dans ces cas-là, on vérifie 2, 3 voire 4 fois la même chose, des fois qu'on serait passé à côté alors qu'une poche, merde, ça fait quelques centimètres carrés ... Mais non, on y retourne, pour être sûr de chez sûr ! Je me dis que, peut-être, les copains m'ont piqué le document pour me faire une mauvaise blague. Je descends et les questionne. Mais non, ce n'est pas le genre à faire des mauvaises blagues. Je R-E-M-O-N-T-E et perquisitionne à nouveau ... Je me résigne enfin en me disant que ce n'est pas bien grave après tout ! En bas, je complète quand même un des documents laissé vierge par Pierre ou Henri qui, au moment de rentrer les copies, certifieront que j'ai paumé l'original.
On passe à table : cette fois nous nous retrouvons à côté de Mouche, Marie-Paule, Pascal (le technicien réseau) et sa femme avec lesquels nous faisons plus ample connaissance. Au menu ... je sais pu ! Juste qu'il y avait des croquettes et qu'encore une fois, Miss Pröhl n'a pas été avare et qu'elle est repassée quelques fois pour regarnir nos assiettes !!
Ce soir-là c'est "Mouche" qui a décroché le gros lot : une bouteille d'alcool de mirabelle. Avec Pierre-Gull, on s'est consulté et on est allé en cuisine pour réclamer nos bouteilles, gagnées la veille, et restées au frigo. Nous sommes retournés en salle, en marchant solennellement, lui devant avec la grande bouteille et moi, caché derrière, avec la petite bouteille : effet comique garanti !! On fait dans le burlesque avec Pierre ;-)))
Encore cette fois, nous avons préféré gagner la cour intérieure de l'hôtel pour siroter les derniers verres dans le calme et la fraîcheur du soir ... Même à une vingtaine de motard, ça peut devenir très bruyant, croyez-moi !!! Tout le monde n'a pas de chicane dans son pot d'échappement !!
Quand nous avons rejoint notre chambre avec Pierre, nous avons choisi la bonne option de déjà empaqueter nos affaires : le matin, c'est toujours un peu plus difficile car, avant de rassembler ses affaires, il faut commencer par rassembler ses esprits, ce qui n'est pas toujours aisé. C'est bien plus simple le soir, dans le mouvement !! Il faut juste décider de la tenue et encore, juste pour le haut, car pour ce qui est du bas, mis à part le dernier caleçon et les dernières chaussettes propres (si possible !), il n'y a pas à tortiller !!!
Une longue route nous attendait le lendemain : un road-book qui nous menait aux portes de la Belgique, à Habay-la-Neuve plus exactement après 389 kilomètres auxquels il fallait encore en ajouter plus de 130 pour atteindre la destination finale. On en a vu d'autres certes, la Bretagne en un jour par exemple, mais c'était quand nous étions jeunes, il y a bien longtemps ;-)))

21:25 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : forêt noire 2014

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