18/08/2014

La Forêt Noire avec Cap Moto, Boucle EST !

FORET NOIRE 2014 023.jpgAprès ces intermèdes faits d'Ecosse et de circuit, je m'attèle (et pas "Jeu Mattel" n'est-ce-pas !) à continuer le compte-rendu du voyage en Forêt Noire avec Cap Moto. Je peux maintenant le faire sans déflorer le sujet, vu que les participants de la seconde virée sont rentrés hier et qu'ils ont fait leur propre expérience des lieux !
Si les albums d'Astérix le Gaulois se terminent toujours par un repas gargantuesque, nos journées commencent toujours par un petit-déjeuner plus copieux qu'à la maison : on a tellement de choix, qu'on ne peut pas s'empêcher de piocher ci et là.
Perso, j'ai toujours gardé la même ligne ... de conduite : jus de fruit, petits pains multi-céréales avec jambon, beurre et fromage, café noir et, pour terminer, un ravier de fruits frais. De quoi vous donner la pêche et la banane pour la journée !!
Une fois n'est pas coutume, Pierre-Gull et Henri sont partis sans trop m'attendre ce matin-là. Il faut dire que je suis rarement prêt le premier et, pour tout dire, quand Didier S. n'est pas là, je suis TOUJOURS le dernier à être prêt !!
Je les ai donc rejoints un peu plus tard sur la route. Pierre-Gull suivait (trop) sagement une file de voitures et, grâce à mon expérience du circuit (pffffffff !), je me suis lancé dans un long dépassement : d'abord Henri, puis Pierre-Gull, puis une, deux, trois, quatre voitures, puis ... la bifurcation à gauche qu'il fallait enfiler mais ... trop tard !!
Quelques centaines de mètres plus loin, il y avait une station service. J'en ai profité pour faire le plein d'Euro 10, un mélange contenant de l'alcool paraît-il, avant de rebrousser chemin pour reprendre la bifurcation loupée à l'aller !
Une splendide côte faite de larges virages s'en suivit : j'étais content de l'aborder seul, histoire de tracer des trajectoires au cordeau, plutôt qu'en guettant les feux stops de l'un ou l'autre motard en goguette voyez ?
On se retrouve un peu plus loin et on marque l'arrêt à un endroit qui semble être le départ de randonnées au fil de l'eau : "Zeller bachteig" signifie, en fait, des randonnées carrément "les pieds dans l'eau" c'est-à-dire qu'on remonte les rivières en se promenant dedans. Voilà qui doit être terriblement sympa en été !
On continue et on arrive à Bad Peterstal-Griesbach. On plante les béquilles devant le Musée de la Distillerie pour répondre à la 1ère question du jeu-concours qui concerne la contenance du gros tonneau (6000 lit.) ...
On poursuit sur la B28 jusqu'à Landtries-Freudenstadt et on s'arrête devant la stèle pour trouver la réponse à la question N°2. Cette question a fait polémique et je suis sûr que les oreilles de Pierre-Yves et de Paul sifflent encore ...chaque matin, au chant du coq ... de bruyère ;-))
A ce moment-là, je ne sais pas pourquoi mais Pierre n'était plus avec ... comme on dit à Bruxelles.
On est repartis jusqu'à atteindre la jolie bourgade de Wolfach qui invitait à s'y arrêter pour ce qui devait être le pit stop de mi-matinée. On a commencé par une boisson, puis, au vu de la carte, on a décidé d'y "séjourner" et prendre notre repas de midi. J'ai pris une espèce de sorte de jambon reconstitué ... du pays, accompagné de crudités en quantité et de pommes-de-terre accommodées d'excellente façon ma foi, le tout pour quelque 7.50 € si je me souviens bien.
On a levé le camp qu'il était déjà bien tard ! Après 32,5 km et après avoir traversé Lauterbach, Schramberg et Hardt, nous sommes arrivés à la maison du docteur Albert SCHWEITZER (1875-1965) où nous avons retrouvé Paul et Pierre-Yves qui a été le seul à la visiter : il a un passé lié à l'Afrique qui justifie cette curiosité intellectuelle.
J'en profite pour enlever la doublure de mon blouson Boomerang tant la température croit !
On file sur Braünlingen, 43 bornes plus loin : encore une belle bourgade dont plusieurs terrasses nous tendent leurs parasols ... Après avoir répondu à la question N°4 (Schwarzwalder Böte, à vos souhaits !), on choisit la plus accueillante. Paul est là : il a devant lui une énorme part de gâteau "Forêt Noire" qui fait bien envie. Je rentre dans l'estaminet, baragouine quelques mots d'anglais à la serveuse, pique une chaise car il n'y en avait plus en terrasse et commande une portion de cheese-cake avec des cherries, chéri, chéri : le régime çà sera pour demain ... peut-être !
Avec le Tripy (grâce ou à cause c'est selon), on repart de plus en plus souvent sans s'attendre et se regrouper. C'est ainsi que je perds Henri de vue. Arrivé à Mundelfingen, je relève la réponse à la question 5 (1912), je continue jusque Bonndorf où je vois Pierre-Gull qui se gare sur le trottoir pour répondre à la "6" que j'ai zappée, car elle n'a fait qu'une très brève apparition sur l'écran du Tripy que les plus distraits n'ont pas vue, et je continue jusque Lenzkirch, 13 km plus loin où je retrouve Henri devant la brasserie ROGG, fondée en 1846.
Je perds à nouveau la trace des uns et des autres et m'arrête au détour d'un virage, m'assieds sur un banc pour profiter d'un joli panorama et d'un peu de silence, juste entrecoupé par quelques passages de voitures et d'autres motards ... Personne à qui parler, parfois, ça fait du bien :-))
Paul me rejoint et repart avant moi dans la belle descente qui suit.
FORET NOIRE 2014 042.jpgJ'arrive ensuite à Donauschingen, à la source du Danube. Une polémique fait rage concernant cette source justement. Certains prétendent qu'elle se situe 48 kilomètres en amont, à Furtwangen. Ce qui est sûr, c'est que 2 rivières sont à l'origine du second plus long fleuve d'Europe après la Volga : la Breg et la Brigach (celui qui a dit "du tigre" va au coin !).
On se retrouve devant ce fond baptismal avec Paul, Pierre-Yves, Georges (qui fera la route du retour vers la Belgique avec moi), ainsi qu'un sympathique couple, lui "mécanicien réseau", elle institutrice. Les blagues fusent, les bons mots suivent. Je jette une pièce de 10 cents et fais un voeu que je ne révèlerai pas sinon il ne sera pas exaucé ...
Pierre-Yves, qui n'a pas peur de se mouiller pour le club, se déchausse et fait trempette au grand dam des touristes de la mer Noire qui ont quasi immédiatement ressenti une odeur de gouda mi-vieux envahir leurs rivages ...
Avec Paul, on rejoint Pierre-Gull, Henri et d'autres ... "Mouche" (c'est ainsi qu'on la surnomme) se joint à nous qui, entre hommes, continuons sans désemparer à tenir des propos sexistes, en veux-tu, en voilà ! Et elle de souligner chaque grivoiserie par un "Ouille Ouille" qu'on lui a collé comme second surnom à partir de ce jour-là ;-))
Très sympathique au demeurant la Francine (c'est son vrai prénom !). Elle roule actuellement sur une HONDA CBF 1000 et elle assume grave, par tous temps et en tous lieux, comme Dominique-nique-nique ;-))
C'est d'ailleurs elle qui a gagné l'alcool de mirabelle le lendemain soir après avoir répondu correctement aux 10 questions du jour !!
Entre charentaises, il y avait aussi Marie-Paule sur 700 GS (la future moto de Didier S.) : bravo à ces dames qui n'ont rien à nous envier si je puis dire et qui ont même bien plus de mérite que nous !
Dans la descente toute en virages serrés sur Altsimonswald, je me suis retrouvé derrière trois caisseux teutons qui se coursaient, ne laissant que quelques centimètres entre leurs pare-chocs, de sorte que je n'ai jamais trouvé l'ouverture pour les dépasser. Je suivais le dernier à la culotte pour bien lui faire comprendre de lâcher l'affaire mais ... rien à faire. Obnubilé par ce dépassement qui ne vint jamais, j'en ai oublié de taper un oeil à gauche où s'étendait dans toute sa ... euh ... grandiosité la Simonswald !!
Arrivé dans le village, j'ai doublé les 3 automobilistes en klaxonnant comme un dératé. A la réflexion, j'aurais pu m'en abstenir ;-)
Question N°9 relative à l'enseigne de l'hôtel Tannehof et dernière question, 10 bornes plus loin, concernant la hauteur du kiosque panoramique où nous fîmes notre dernière halte avant de regagner l'hôtel.
Avec Pierre-Gull et Henri on s'est concertés pour compléter nos trois formulaires et nous avons gagné ! Il n'y avait que 2 lots, nous avons reçu une grande et une petite bouteille de vin blanc ... que nous avons fait mettre au frigo.
Vous avez le menu du soir sur une photo que j'ai prise. La serveuse (Frau Pröhl) surnommée également "Ichlie Bediche" par certains fut très généreuse ce soir là, elle passa et repassa entre les tables pour nous servir à nouveau en viande, chou frisé et pomme-de-terre rissolée ...
Après le traditionnel discours de P-Y on est allé s'installer dehors, au calme, pour siroter nos derniers verres et faire plus ample connaissance avec l'un ou l'autre. Henri a réussi à pousser son cokoteur hors de sa chambre pour finir son séjour en "single", comme il le souhaitait !
La météo ne prédisait rien de bon et un des motards présents, à la base de l'existence d'une application dénommée "Weather Pro", confirmait cela en parlant de 14 litres d'eau au mm2 ou quelque chose du style ;-)))))
On a dormi là-dessus en se disant "ça va d'aller" !!

21:44 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : forêt noire 2014

Commentaires

Lisez ce que "Mouche" a écrit dans le Livre d'Or de Cap Moto :
Mouche
(mardi, 12 août 2014 02:26)
"Je suis très enthousiasmée par ma première participation à une balade de 4 jours avec Cap Moto : Foret Noire 2. Merci Paul et Pierre Yves pour cette superbe organisation et l'ambiance très chaleureuse ! Les participants forment une grande famille de gamins et gamines qui fêtent leur rencontre avec un respect mutuel et la force unie d'une équipe à la découverte du monde ! J'apprécie, merci. Je penserai à vous en sirotant ma Mirabellenwasser !!!"

C'est tellement vrai tout ça !!

Écrit par : Alberto | 19/08/2014

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