14/02/2014

Dans la série ...

... "J'dis ça, j'dis rien", une formule qui m'est chère, sans qu'elle me coûte un kopeck en plus (!), voici un texte de Raymond DEVOS qui va dans le même sens, un sens unique par conséquent !
Cela s'intitule "Parler pour ne rien dire" ... Quand je vous le disais !!
Mesdames et messieurs …, je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.
Oh ! Je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! »
Evidemment ! Mais c’est trop facile !... C’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tous ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?
Eh bien, non ! mesdames et messieurs, moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres !
Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n’avez rien à dire, eh bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ? Eh bien, de rien ! De rien ! Car rien … ce n’est pas rien ! La preuve, c’est que l’on peut le soustraire.
Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien, c’est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant ! Une fois rien … c’est rien ! Deux fois rien … ce n’est pas beaucoup ! Mais trois fois rien !... Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose … et pour pas cher !
Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien :
Rien multiplié par rien = rien.
Trois multiplié par trois : neuf.
Cela fait : rien de neuf !
Oui… Ce n’est pas la peine d’en parler !
Bon ! Parlons d’autre chose ! Parlons de la situation, tenez !
Sans préciser laquelle !
Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation, quelle qu’elle soit.
Il y a quelques mois, souvenez-vous, la situation pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui n’en était pas meilleure non plus !
Déjà, nous allions vers la catastrophe et nous le savions … Nous en étions conscients !
Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui !! Oui ! La catastrophe, nous le pensions, était pour demain !
C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui ! Si mes calculs sont justes !
Or, que voyons-nous aujourd’hui . Qu’elle est toujours pour demain !
Alors, je vous pose la question, mesdames et messieurs : Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons ? D’ailleurs, je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare !

Pour votre gouverne, sachez que ce texte a été écrit dans sa période "1969-1976" et avouez qu'il n'a pas pris une ride contrairement à vous et moi ...

18:57 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

Rien à dire ? Mais tu n'en penses pas moins, j'espère ?

Écrit par : Francois | 15/02/2014

Ouais, pour le moment je ... panse mes plaies et c'est pas que ça me plaise !
Je "vois" que ta main va mieux et c'est tant mieux : tu t'es donc permis une courte sortie à moto et les carpiens ont tenu, carpien diem !! Pour la Normandie, je sais pas encore : le programme est déjà "full" mais j'essaye de convaincre ma Douce que j'ai sacrément besoin de me détendre pour tenter de rester dans une spirale positive ... Et un des seuls moyens que j'aie pour me détendre, c'est de rouler à moto avec les potos ... Je vous tiens au courant dès que possible !

Écrit par : Alberto | 15/02/2014

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