22/01/2014

Bailleux soit loué (c'est la 2ème mensualité !)

Rappelez vous (ou bien relisez si vous avez une mémoire de canari !), je terminais la note précédente par "quelques soucis" ... avant de partir à l'assaut du macadam !
En fait, à peine avais-je posé mes roues dessus, après avoir quitté le gravier de mon allée, que je constatai avec effroi que la Tiger, comment dire, cherchait son chemin ... Rien à voir ici avec le Tripy que j'avais bien allumé et qui m'indiquait déjà la voie à suivre !! Que nenni !! La moto semblait flotter, voyez ? Un peu comme une Harley-Davidson qui, entre un bloc moteur aux vibrantes vibrations et un châssis déséquilibré (exprès) pour essayer de récupérer les vibrations du premier cité, semble flotter en permanence ;-) C'est en tout cas ce que je me suis laissé dire ;-))
Mais ici, s'agissant d'une Triumph au "trois pattes" qui tourne mieux qu'une tocante helvète, c'était pour le moins ... euh ... déstabilisant.
J'en conclus et moi aussi d'ailleurs, qu'il fallait passer par une séance obligée de gonflage. C'est un phénomène connu de tous, que dès lors qu'on n'utilise plus sa brêle pendant des mois, il faut vérifier la pression avant de prendre la route. Il n'est par rare qu'il faille en effet ajouter 500 grammes voire deux livres d'air à chaque boudin !!
N'empêche, la roue arrière m'inquiétait tant la moto cherchait sa trajectoire en virage et je roulai à du 20 km/heure, les jambes tendues de part et d'autre de la machine, dans les lacets qui me menèrent sur la N5 !!
Je "fonçai" à très faible allure jusque la Station Total la plus proche, je n'y allais donc pas par hasard comme le dit la pub (!), je rangeai la Tiger près du gonfleur, je m'accroupis pour ôter le bouchon de la valve du pneu arrière, je poussai sur le bouton jusqu'à afficher 3.0 (kg), j'attrapai l'embout, le "branchai" sur la valve et j'attendis le "bip bip" qui m'avertirait que l'appoint était bien fait !
Je n'entends rien !!! J'impute cela au bruit du trafic, toujours trop intense sur cette N5. Je recommence l'opération tout en regardant le cadran du gonfleur et je constate qu'il affiche bien 3.0 mais le pneu est toujours désespérément raplapla !! Je me dis que la valve est peut-être grippée. Je passe au pneu avant. Je diminue la pression à 2.5 kg sur l'afficheur LCD. J'enlève la pipette avant, je branche le truc et là, tout se passe bien : de 2.2 kg, la pression monte graduellement aux 2.5 kgs demandés. Par acquit de conscience, je fais une dernière tentative sur le pneu arrière mais en vain !!
Que fallait-il faire ? Rentrer tout penaud et plus frustré que jamais en reportant la solution à plus tard ou bien tenter une pointe à peine 3 bornes plus loin en espérant que Bailleux soit présent ??
Ni une, ni deux, ni trois : je choisis la bonne option ;-)) et super, il est là !!!
Je le rejoins à l'atelier et lui expose mon problème. Il prend son gonfleur et se prosterne s'agenouille à son tour. L'air passe mais vu qu'il manque beaucoup de pression, il va recharger le gonfleur tout en me demandant de vérifier s'il n'y a rien de planter dans la carcasse du Tubeless. Je ne vois rien. Il revient. Il regarde à son tour et, avec son oeil de lynx averti, il voit une toute petite pointe métallique fichée dans le caoutchouc. Pas de doute, le pneu est victime d'une crevaison lente !!
Il est allé chercher le matos et, après plusieurs tentatives et avoir été obligé d'élargir le trou, il a enfin réussi à insérer une mèche préalablement encollée, en l'enfonçant jusqu'à laisser dépasser un petit centimètre environ de chaque bout.
J'ai récupéré le gonfleur et j'ai poussé la pression jusqu'à 3.2 kgs. Pourquoi 3.2 kgs ? Pour me laisser une marge de sécurité sans doute ;-))
Je demande combien je dois et, bien entendu, Claude me répond : "Rien !!"
Je dis : "Ah non hein ! Tu t'es esquinté les genoux, tu m'as rendu un immense service, je ne peux pas partir comme ça !!"
Il persiste. Je vais trouver Françoise et lui explique le topo. Elle me dit qu'elle ne sait pas ce qu'il a fait ... mais pour faire court, on convient d'une somme que j'estime équitable et que je dépose sur le comptoir. Je remercie, je demande s'il pense que je peux y aller les yeux fermés pour une balade de plus de 150 bornes, histoire de me rassurer, voyez ? Il me demande quand même de mettre de la salive autour de la mèche pour voir si ça fait des bulles ... Finalement, même si un petit ange me glisse dans l'oreille droite que je ferais tout aussi bien de rentrer à la maison, je n'écoute que le petit diable qui souffle dans la gauche, la bonne, et qui m'invite à la balade !!!!!
Au final, une splendide sortie de 165 kilomètres sous un ciel radieux, avec des routes tantôt bucoliques tantôt invitant à l'attaque ... toujours modérée, bien entendu. Je suis rentré avec un sourire jusqu'aux oreilles en pensant et en disant même que la moto, il n'y avait que ça de vrai !!!!

P.S. : je suppose que je dois quand même passer chez un "pro" pour réparer le pneu par vulcanisation, non ? Ce serait plus prudent !!

23:29 Écrit par Alberto | Commentaires (8)

Commentaires

Rappelle-toi ma petite mésaventure le dernier jour du retour de Sardaigne en mai 2012... J'avais aussi découvert un agent étranger dans le pneu arrière de la Breva alors que nous étions sur le point de prendre la route. On (c'est-à-dire Henri le GO) avait placé une mèche pour réparer le trou et j'ai pu rentrer sans problème à la maison, soit quelques 600 kms.
En plus, comme j'avais fait placer un nouveau pneu avant de partir en voyage et qu'il était donc presque neuf, ça me faisait mal au coeur de devoir le rechanger. Je l'ai donc gardé jusqu'à sa fin de vie normale et je n'ai eu aucun problème: la mèche a tenu bon.
Ce qui prouve que ce kit de réparation est une bonne affaire... du moment qu'on a des pneus tubeless.

Et pour la petite histoire, le mois dernier je constate un soir que la voiture a le pneu arrière droit crevé. Un pneu hiver tout neuf !
Ni une ni deux, je démonte la roue, je trouve une vis plantée dans le pneu, je la remplace avec une mèche (du kit) puis je remonte la roue après avoir attendu 30 minutes avant de regonfler le pneu et le tour est joué. J'ai non seulement économisé la réparation dans un garage mais surtout évité le désagrément d'être immobilisé.
Bien sûr, ce genre de réparation ne s'applique pas si le pneu est déchiré (n'est-ce pas Didier ?).

En conclusion, si la réparation est bien faite et tient au début, ça tiendra longtemps.

Écrit par : Francois | 23/01/2014

Cela m'est aussi arrivé et j'ai regonflé mon pneu avec une bombe pour aller jusqu'à Genappe chez Dynamic qui a mis une mèche et je l'ai laissée jusqu'à ce que le pneu soit tout à fait usé. Bien sûr comme dit François si le pneu est déchiré, tu as l'impression que cela tient et puis la mèche part à 90 km/h et ton pneu se dégonfle d'un coup et là tu as intérêt à tenir ton guidon, c'est ce qui m'était arrivé près de Rethel un jour de l'Ascension où apparemment le Ciel n'a pas voulu de moi, les marchands de pneu non plus car ils étaient fermés. Mais Yamaha Assistance veille et te mets à l'hotel conduisant ta moto au concessionnaire de Reims dès potron minet et t'envoyant un taxi pour récupérer ton bien avec des pneus neufs moins chers qu'en B dès midi.

Écrit par : ds | 23/01/2014

Bonsoir, puis-je me permettre une chite question? Au salon, j'ai vu une promo sur la suzuki DL650.
Vous avez roulé avec ce type de machine d'où ma question. Qu'en est-il d'une utilisation en duo pour les balades dominicales? Le confort pour la passagère est-il bon et y a t'il assez de puissance à deux ?
Merci et bonne continuation tant sur la route que sur ce blog.

Écrit par : Philippe | 23/01/2014

J'ai eu l'ancien modèle de 2004 à 2011 pour + de 70.000 kms sans aucun problème particulier. Légère et très maniable, souple dès 2000 tours et suffisamment puissante (67 chevaux) en-haut, je n'ai pas fait beaucoup de duo, mais les quelques fois que ma douce moitié m'a accompagné, je n'ai pas eu à en souffrir, ni la DL d'ailleurs ;-) Selle large et bien rembourrée, devant comme derrière, bon confort de suspension facilement réglable à l'arrière par molette, bonne protection au vent : c'est une très bonne voyageuse. Elle mérite plus que de simples sorties dominicales ... La nouvelle est presque devenue agréable à regarder en plus !

Écrit par : Alberto | 23/01/2014

Je suis allé sur le site de référence, celui de François, pour me remémorer l'épisode : c'était le 21 mai 2009 et on descendait en Auvergne ... Entre la crevaison et l'arrivée de la dépanneuse, il s'est passé 4 heures pendant lesquelles nous sommes restés au chevet de la TDM avant de la voir partir, elle et son propriétaire, à bord du camion !
Ce qui est con, c'est que j'aurais au moins dû repasser à la pompe pour vérifier la pression du pneu.
Un autre détail qui me chipote c'est que le bout de métal était tellement petit qu'il a été impossible de l'extraire et que l'ami Claude l'a poussé DANS le pneu. Qui me dit que ça n'aura pas une incidence sur l'usure ... interne (un comble n'est-il pas) ?

Écrit par : Alberto | 23/01/2014

Merci pour les renseignements.

Écrit par : Philippe | 24/01/2014

Tu as du temps...de l'argent (un peu) ...le pneu n'est pas tout neuf...

pourquoi risquer des soucis (ou même plus) lors d'une balade, pire lors d'un de tes voyages...

tu changes le pneu et tu roules tranquilli...

ce serait con que ton blog s'arrête pour si pneu...

Écrit par : speed | 24/01/2014

C'est pas faux non plus ça : dès que possible j'irai montrer mon boudin aux gars de Performance Bike et j'aviserai en conséquence. Si le pneu est presque neuf sur les flancs, la bande centrale est déjà bien entamée, et Claude BAILLEUX ne m'a une fois de plus pas raté en disant que "je n'anglais" pas assez ;-))
Vivement "Les Ecuyers" en avril !!!!!!

Écrit par : Alberto | 24/01/2014

Les commentaires sont fermés.