30/09/2013

Beaujolais, 2ème jour !!

BEAUJOLAIS 2013 059.jpgOn commence par les photos du jour , comme ça c'est fait et ça donne d'emblée une bonne idée de la beauté de la région.
Au menu du jour, un road-book de 216 kilomètres titré "Les villages dorés" !
216 km, une "bouclette", pas de quoi se lever à l'aube !
Rendez-vous à 8h00 pour le petit-déjeuner. Au buffet, il y en avait pour tous les goûts. J'ai chaque fois commencé par quelques céréales nappées de lait, suivies par de la baguette jambon/fromage et un fruit frais pour terminer le repas : "Mens sana in corpore sano" ! Le soir ce sera plutôt "In vino veritas" mais bon ... le vin, y a que ça de vrai n'est-ce pas ??
J'avais cru comprendre que nous roulerions avec Jacques, Solange, Willy, Magda et Edwin et, ne les voyant pas de la fenêtre de la chambre, j'ai pris tout mon temps. J'ai même allumé ma tablette Samsung et j'ai visité les quelques sites habituels ... C'est quand je me suis ENFIN décidé à rejoindre François et Henri au parking, que j'ai appris que nous n'allions roulé que tous les 3, Jacques et Solange se partageant entre leurs amis et nous pour les 2 boucles, un jour oui, un jour non ...
On démarre sans eux, pas d'omelette donc, et c'est là que je constate que je n'ai pas chargé le road-book du jour. Je m'arrête. Mes potes s'arrêtent un peu plus loin pour m'attendre. Je passe devant, guidé par mon fidèle TripyTwo !
Les D68, D43, D49, D504, D19, D120, passent par CERCIE, ODENAS, COGNY et nous conduisent jusque OINGT, un village classé parmi les plus beaux de France, un joyau du Beaujolais des Pierres Dorées !!
Pas le temps de descendre de moto que je me fais agresser parce qu'apparemment "je roule idiot" comme on dit dans le jargon motocycliste. Il y avait en effet un tas d'endroits où j'aurais pu et dû m'arrêter pour faire "LA photo" de l'année !! Là, stop, je dis non : on a chacun son sens du "beau" et je ne suis pas censé savoir que tel ou tel point de vue plaira plutôt qu'un autre, 200 mètres plus loin. Je sais, par expérience, qu'on s'arrête parfois à un endroit et que sitôt reparti on se dit : "Merde, j'aurais dû rouler encore ... 200 mètres, la vue était plus belle ici !!"
Et puis, Merde quoi : quand Jacques le juge bon, il s'arrête, il prend sa photo et il ne fait chier personne. On l'attend juste quelques secondes (ou pas) et on repart de plus belle ! Là, non : je suis devant, donc JE ROULE IDIOT !! Combien de fois n'ai-je pas suivi mes potes "droit devant" en me disant que "merde, là, si j'avais été seul, je me serais arrêté, il y avait LA PHOTO du siècle à faire, bon sang !!"
Petit coup de gueule en passant, voyez ?
Coup de gueule que j'ai poussé ce jour-là aussi, c'est dire si j'étais et suis toujours d'ailleurs plutôt "à fleur de peau" pour le moment, n'est-ce pas ?
J'ai même dit aux amis de rouler sans moi, comme ça ils pourraient s'arrêter tout leur saoul où bon et où beau leur semblait !
Phrase que j'ai (presque) regrettée au moment de la prononcer mais que j'étais prêt à assumer totalement ...
On a visité le village séparément, à bonne distance, et je suis certain d'avoir pris les plus belles photos ;-))
J'ai croisé le "groupe de Jacques" auquel j'ai failli me joindre mais cela aurait impliqué un second tour gratuit du village, ce que je n'étais pas vraiment prêt à concéder. J'ai donc rejoint la Tiger et j'ai vu que François et Henri m'attendaient en souriant ;-))
Ouf, on va reprendre la route ensemble une fois encore, comme on le fait depuis plus de 13 ans maintenant !
Ce n'était toutefois que partie remise ...

A suivre !

21:57 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : beaujolais 2013

29/09/2013

Beaujolais, 1er jour !

BEAUJOLAIS 2013 008.jpgJe m'y mets mais j'ai rarement aussi peu eu envie de me coller à un compte-rendu. Cela fait quelque temps déjà que je ne suis pas trop dans mon assiette, que je ne me sens plus à ma place nulle part et que, du coup, même les quelques bons moments que m'accorde la vie, ne sont pas appréciés à leur juste valeur : sans doute est-ce aussi le cas avec ce voyage. Il faut dire qu'il n'a duré que 4 jours et à peine le temps d'y être qu'il fallait déjà revenir : pas de quoi laisser des souvenirs "imputrescibles" comme je dis parfois car ils n'ont même pas eu le temps de se graver !
Comme par exemple cette première et très longue journée qui nous voyait quitter Couvin pour rejoindre Villié-Morgon avant le soir ...
Les organisateurs n'ont pas cédé à la facilité de nous faire emprunter l'autoroute. Même pas le moindre mètre. Seules des nationales et des départementales étaient au menu du jour et, les français sont là pour le dire, on les fait mourir de plaisir , il est parfois des départementales qui offrent beaucoup de plaisir aux motards un peu pressés par le temps ;-)
Mais commençons par le commencement, voulez-vous ?
Je suis arrivé à COUVIN vers 8h30 comme demandé. Il y avait là déjà pas mal de motos sur la place et l'organisation nous attendait "A la ruche", un des nombreux cafés qui encadrent l'endroit !
J'ai décliné mon identité et j'ai reçu le road-book papier, que j'avais déjà pris la peine d'imprimer à la maison.
J'ai pris un café, pas offert par Moto 80, un peu décevant pour le coup, puis j'ai rejoint mes habituels acolytes à table.
On est partis vers 9 heures 15 je crois direction ROCROI.
Voici les quelques photos de ce premier jour ...
Vu qu'il y avait beaucoup de kilomètres à abattre, on a tracé : on a traversé Signy-l'Abbaye, Rethel, Juniville, Pontfaverger, Bethenville, Saint-Martin-L'Heureux, Mourmelon-Le-Grand, La Veuve, Châlon-en-Champagne, Vitry-la-Ville, Loisy-sur-Marne, sans jeter le moindre regard en arrière, sans même soulager l'une ou l'autre vessie, 217 bornes d'une traite, jusqu'à arriver à Brienne-Le-Château, où nous avons planté nos béquilles dans le parking du Bar Restaurant "Le Saint Jean", un estaminet qui semblait sympathique mais il a bien fallu déchanter. Vous me direz, vaut mieux déchanter que déjanter et je ne pourrai que vous donner raison ,-)
N'empêche, au vu de la carte, il n'y avait pas grand choix et les prix n'étaient pas ce qu'on a l'habitude de voir dans les restos routiers sympas que nous fréquentons le plus souvent !
Il n'y avait rien à moins de 15 € et aucun menu "biker's friendly" ! Il y avait bien de la choucroute, c'était d'ailleurs la fête de la choucroute à Brienne, 4 tonnes de choux et de croutes étaient d'ailleurs prévues pour le week-end ! Mais un plat de choucroute à 22 €, avouez que ce n'est pas des plus engageant !! Henri a pris un pavé de saumon alors que François et moi, avons jeté notre dévolu sur de l'andouillette ... J'avoue que je ne savais pas trop ce que c'était et j'ai été assez rapidement fixé. Une saucisse à base de tube digestif de porc : voilà bien un "truc" qui ne me fait pas peur. J'en ai vu d'autre en temps de guerre ;-) Autant j'ai apprécié (à sa juste valeur toutefois, on n'est évidemment pas là dans la haute gastronomie), autant François pas ! Du coup, pour le même prix, j'ai hérité d'une bonne part supplémentaire : toujours ça de pris par les temps qui courent ;-))
On a payé chacun notre dû, certains se laissant aller, comme d'habitude, à un copieux dessert gourmand.
On est repartis sur Dienville puis Bar-sur-Seine où nous sommes passés sur le road-book 01.b.
Direction Polisot sur la D452 jusque Les Riceys, puis Laignes, Montbard, Semur-en-Auxois, Précy-sous-Thil et Saulieu où nous décidons d'un second arrêt. Un café où l'on s'est parfois déjà arrêtés lors de nos nombreuses descentes et/ou remontées de Belgique en France et Lycée de Versailles ...
Non loin de là, le restaurant de Bernard LOISEAU, un haut lieu de la gastronomie française où nous aurions certainement été déjeuner si nous y étions arrivés plus tôt ;-))
On a bu le café au "Bar du Nord" ... Depuis que je le bois sans sucre, je l'apprécie de moins en moins, le café, d'autant qu'on se demande parfois ce qu'on y met dedans, le café ... Là, on aurait dit qu'il avait séjourné une dizaine d'années dans le filtre ...
Il restait quelque 160 bornes à parcourir et on avançait ma foi très bien !
Pas une raison suffisante pour s'endormir sur ses lauriers. On connait la fable du lièvre et de la tortue, cette dernière se trouvant fort dépourvue quand la bise fut venue ... Ouais, pas sûr, mais bon ...ça remonte à si longtemps !!!
Saulieu, Autun, Montcenis, Blanzy, Cluny, Tramay et La Terrasse de Chiroubles, endroit surplombant toute la vallée du Beaujolais d'où l'on a pu voir le Mont Blanc qui se dessinait clairement à l'horizon.
Trop bien l'endroit, on y serait bien restés quelque temps encore mais il fallait rejoindre l'hôtel où nous étions tous attendus !
On y était vers 18h30 environ ce qui nous donnait le temps de s'installer, calmement, le repas du soir étant prévu à 20h30, heure locale ;-)
Chambre 313 au deuxième étage, déception : étriqué, l'espace se rapprochait de celui d'une cabine de ferry, idem pour les espaces de rangement. Heureusement François est plutôt conciliant de ce côté là dans la mesure où il emporte bien moins de fringues que moi, moins coquet qu'il est ;-)) Pas de sèche-cheveux non plus ! Bon, nous on s'en passe plus ou moins mais il y avait quand même une bonne dizaine de couples et les épouses ont paraît-il dû se partager un ou deux de ces appareils qui circulaient dans l'hôtel ...
On a parfois été habitués à mieux, c'est indéniable !!
Nous sommes descendus au bar pour boire une bière en attendant qu'on nous invite à rejoindre la salle de restaurant. Henri a répété, haut et fort à qui voulait l'entendre, qu'une chope à 3.50 € c'était proprement du vol, un scandale, beaucoup trop cher !! Tout au long du voyage d'ailleurs, il n'a pas arrêté de se plaindre du prix des choses, à croire qu'il a vécu toutes ces dernières années sur un garde-manger qu'il a constitué avant la guerre, sans savoir laquelle ... Lassant !!
On a retrouvé nos amis Jacques et Solange qui étaient descendus en 2 étapes, accompagnés de Willy et Magda ainsi qu'Edwin, the best !!
Menu 3 services avec, en plat principal ce soir là, du poulet fermier, arrosé par un Saint-Amour dont les bouteilles étaient débouchées lorsqu'elles furent amenées à table, de quoi faire douter les éternels sceptiques sur le contenu desdites et des dives bouteilles évidemment ...
Perso, le vin, je le bois, mais je ne prétend aucunement y connaître quoi que ce soit. Je le trouve juste meilleur au fur et à mesure que je vide les verres ;-))
Promenade digestive dans le parking de l'hôtel et traditionnel décompte des BMW par rapport "au reste du monde". Cette fois nous avons dénombré 24 bavaroises contre 28 "autres" dont je n'ai pas fait le détail. En fait ça fait 52 n'est-ce pas mais, ce soir là, il n'y avait que 51 motos sur le parking ...
Vous voulez savoir le pourquoi du comment ? Restez scotchés et vous le saurez !!

21:50 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : beaujolais 2013

Warm up ...

À la séance d'échauffement ce matin à Aragon, c'est Valentino ROSSI qui a fait le meilleur temps. Bon, il n'a fait que 18 millièmes de mieux que le jeune prodige espagnol, Marc MARQUEZ et 97 millièmes de mieux qu'un Cal CRUTCHLOW peut-être retrouvé, mais il fallait être là, si tôt le matin, pour un pilote qu'on sait relativement lent à la mise en route ;-)
Espérons que cela augure qu'il sera ENFIN de la bagarre pour un podium car il faut bien avouer que ses 4 dernières 4èmes places ont été plutôt décevantes, même si les 3 ibères qui sont devant ... ne déméritent pas, c'est le moins qu'on puisse écrire.
4 podiums cette année pour le Dottore : une deuxième place lors de la première course de la saison au Qatar. Souvenez-vous de sa remontée fantastique au cours de laquelle, il avala tous ses adversaires ... sauf LORENZO bien entendu, et tout le monde de titrer qu' IL ÉTAIT DE RETOUR et que les 2 compères allaient tout rafler !! Hélas, il a fallu attendre Assen pour que VALE assène un nouveau grand coup à ses adversaires après une victoire extrêmement autoritaire puisqu'il mena la course du début jusqu'au drapeau à damiers !
Ensuite, il a terminé deuxième au GP d'Allemagne mais ni LORENZO ni PEDROSA n'étaient de la partie pour cause de blessures, et troisième à Laguna Seca, les deux espagnols étant encore convalescents. Depuis lors il engrange les 4èmes places ... Certains pensent qu'il y est bien ... à sa place, d'autres pensent et espèrent qu'il est en mesure de venir titiller le trio espagnol ! Je fais partie de ces derniers qui le verraient encore bien premier ;-))

11:01 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

24/09/2013

Faut pas confondre balade et ballade !

Cette erreur est Trop Souvent commise ...
Alors, au pire, en cas d'hésitation, pourquoi ne pas mettre 3 "L", ou 4 comme chez Renault avec sa "4L" ??
Voici, pour commencer, et en guise d'introduction au voyage dont je suis revenu sain et sauf, comme vous pouvez le remarquer, voici donc une BALLADE, celle des pendus, de François VILLON, poète du Moyen-Âge. Pourquoi diantre cette ballade macabre, me direz-vous ? Tout bêtement, parce que l'hôtel qui nous a hébergés (allemands ou bretons, c'est selon !) pendant 3 nuitées n'était autre que "Le Villon" (à Villié-Morgon) et que la ballade dont question était affichée dans le hall de réception !
La voici, en bleu mais dans toute sa noirceur :

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Pour que vous ne restiez pas "suspendus" d'avantage, sachez que tout (ou presque) s'est bien passé, qu'en 4 jours j'ai parcouru 1.587,9 km alors que le temps de roulage, si j'en crois l'ordinateur de bord de la Tiger, a été de 24 heures 18 minutes pour une consommation globale de pile 5 litres au cent.
Voilà pour les chiffres, les lettres suivront, votre compte est bon !!

22:52 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : beaujolais 2013

20/09/2013

Le Beaujolais, comme si on y était (déjà) !

La mode est au "teasing" : succombons-y !
Mais contrairement à la pratique générale où on ne fait que suggérer et où il faut tout deviner, vous aurez droit, ici, à bien plus qu'un semblant d'ébauche de début de voyage !
Sachez donc, d'ores et déjà, qu'il se décomposera en 4 jours :
1. descente en 525 km jusqu'à Villié-Morgon
2. Première journée sur place : boucle titrée "Les villages dorés" : 216 km
3. Seconde journée "Boucle dans le Maconnais" : 171 km
4. Retour (déjààààààà !?!) vers Couvin : 536 km.
Que dit Wiki de cette belle région vinicole, Nicole ?
Pour la première fois sur ce blog (quoi que, je me demande si je n'ai pas déjà fait le coup à l'occasion ...), je vais tenter un compte-rendu AVANT le départ. Une façon, la seule sans doute, d'ENFIN prendre François de vitesse ;-)))

Jour 1 : rendez-vous à Couvin où je retrouve François et les autres. Broum-broum, miam-miam, et glou et glou : excellent ce Chiroubles !
Jour 2 : beaux villages dorés et belles campagnes aux tons automnaux ... Ah ah ah, au tonneau ... Un délice ce Juliénas, hein ?
Jour 3 : Maconnais bien ici, hein les gars et les gonzesses ? Broum-broum, miam-miam ... On reprend une bouteille ? Un Brouilly s'il-vous plait ! Hic !!
Jour 4 : Pffff, on n'a pas goûté un p'tit Saint-Amour ? On va pas partir comme ça. Ouais, mais au p'tit déj, ça le fait pas ! Bah, c'est pas pour une fois ! Garçon ?!!? Un Saint-Amour et des croissants siouplai !! Broum-broum, miam-miam : aahh des bonnes grasses frites bien de chez nous et une Leffe blonde pour ponctuer ce beau voyage !!

Epilogue : chouette voyage, chouette ambiance, quand est-ce qu'on remet ça ??? A propos, Chef, un p'tit verre on a soif !!!

17:26 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : beaujolais 2013

18/09/2013

La vie c'est du cinéma ...

À l'heure où (presque) tout le monde rêve de se mettre en scène, ou d'être la star d'un jour ... ou deux, en dirigeant sa webcam sur sa petite personne pour se filmer en train de dire ou de faire n'importe quoi, on vit d'ailleurs dans l'ère du grand n'importe quoi , vous l'avez sûrement remarqué, car rien ne vous échappe, n'est-ce pas, je ne résiste pas à vous communiquer un lien vers une vidéo qui VAUT le détour, une vidéo réalisée par François, lors de notre périple en Sardaigne l'an dernier. Il vient de la mettre en ligne . C'est que ça demande beaucoup de temps et de patience si on veut bien faire les choses et c'est ce qu'a fait François. En plus d'un casting d'enfer, il n'y a qu'a voir l'acteur qui apparaît dès la première image, le fameux petit homme qui cruise et qui a fait un triomphe dans un "blog buster" qui s'intitulait "Top Case" je crois, il y a tout un travail de mise en scène, de découpe et de montage, de sous-titrage pour ... éviter les malentendus, travail de bénédictin qui force l'admiration.
Mais trêve de balivernes et autres billevesées, voici la vidéo : 15 minutes de bonheur parce qu'elles vont à l'essentiel !
Voyage, voyage ...
On est bientôt reparti, youpie !!

PS : petit "bonus" pour ceux qui apprécient 1/ la marque Moto Guzzi 2/ les gros trails 3/ entendre parler dans la langue de Dante ? Le voici !!

22:01 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

14/09/2013

The world's a stage ...

En gros, ça signifie que le monde est petit ! Une bonne nouvelle pour des gens comme moi qui plafonnent à 1m66, non ?
Aujourd'hui, après un crochet au parc à containers (déchetterie en français dans le texte) et après que la nature m'ait remercié de mon passage, j'ai été flâner chez Mr Bricolage ...
Si on n'arrive pas à comprendre nos femmes qui ne se lassent jamais de faire les boutiques, on est finalement comme des enfants dès lors qu'on se retrouve dans un magasin de bricolage, vous ne trouvez pas ?
J'étais donc là, j'essayais de comprendre à quoi pouvait bien servir tel et tel outil, lorsque j'entends une voix qui dit : "Alors Monsieur, toujours content de votre Triumph ?"
Je me retourne et qui je vois ? Devinez un peu ?? Claude BAILLEUX !! Mon "ex" mais toujours présent et sans doute futur concessionnaire. Poli et affable, comme La Fontaine, je m'inquiète de sa santé, il a en effet des petits soucis de diabète, et de savoir ce qu'il devenait. En fait, l'homme s'ennuie un peu. Autant son fils a énormément de boulot, autant lui passe son temps à ... des bricoles !
Il aiderait bien le gamin mais ce dernier ne semble pas y tenir plus que ça et ne crie au secours que rarement.
Il était là, il cherchait des vis et des cornières pour installer des panneaux dans sa camionnette.
Je continue à me perdre dans les rayons, jusqu'à entendre une autre voix "familière". Même topo, je regarde en arrière et qui je vois ? Devinez un peu ?? GULL !! Oui, celui-là même qui est venu en Dordogne avec nous en mai dernier. Quand je vous le disais que le monde était petit !! Le grand GULL, qui roulait sur une Triumph Speedmaster et qui vient d'acquérir une BMW 800 ST d'occasion, full équipée !
À quand un prochain voyage ?
Tiens, ça me fait penser que ma Tiger n'a plus bougé depuis le retour de l'IOM soit le 18 août ! Et ce n'est pas demain qu' elle roulera : on est invité à un baptême ... Il faudra attendre le Beaujolais pour remettre le couvert ! Heureusement qu' il y a les voyages sinon la Tiger se morfondrait à longueur d'année dans le garage !! À propos du Beaujolais on vient justement de recevoir des nouvelles : on connaît maintenant le lieu de rendez-vous pour le départ ainsi que le nom de l'hôtel qui nous hébergera à destination.
Concernant les road-books, on peut regretter la politique de Moto 80. De deux choses l'une : soit on attend le jour J et les fichiers électroniques PDF, Garmin et Tripy seront disponibles sur place, soit on en fait la demande expresse et on les obtiendra la veille du départ par e-mail ... Pourquoi cette "frilosité" à lâcher les road-books un peu plus tôt pour qu'on puisse y taper un œil et déjà voir ce qu'ils nous réservent ? Peur qu'on les sème aux 4 vents ? Sauf erreur, on a quand même payé plus de 300 € pour ce trip et ce n'est pas comme lors d'une balade dominicale organisée où des "pic-assiettes" pourraient se joindre clandestinement aux participants sans payer la cotisation ... Mais bon, c'est ainsi, quand on voyage avec une organisation, il faut se plier aux règles, même si elles sont discutables.

21:16 Écrit par Alberto dans Web | Commentaires (0)

10/09/2013

Le silence est d'or et ... le livre aussi !

REHAUSSEUR GUIDON.jpgMa mère disait souvent (en italien) : "la parole est d'argent mais le silence est d'or !"
Je n'ai pourtant pas le souvenir d'avoir été un enfant bavard ;-)
Sans doute le disait-elle à l'intention de ma soeur, qui n'avait pas la langue dans sa poche et qui ne la tournait pas 7 fois avant de dire ce qu'elle pensait ...
C'est qu'il y en a certains pour me croire bavard mais il n'y a rien de plus faux. Tiens, je pourrais rester muet comme une tombe jusqu'à la Toussaint s'il le fallait ! Mais ce jour là, je m'extasierais volubilement sur toutes les fleurs qu'on viendrait déposer sur moi ...
Quelle vision singulière, n'est-il pas ?
Bon, bon, encore une fois, la recherche d'un titre "original" m'a fait m'écarter du sujet !
En fait, je venais juste vous dire que, comme d'autres, j'ai laissé un message dans le "Livre d'Or" de Cap Moto .
Et bien, suite à ça, aujourd'hui, dans ma boîte aux lettres électronique, j'ai reçu ceci, de la part d'un des G.O.'s :
Bonjour Alberto,
Les voyages qui se prolongent dans le temps, n'est-ce pas merveilleux. Pouvoir encore vivre et/ou revivre ces belles aventures longtemps après. Grâce à ton récit cette possibilité est donnée à tout le monde, et par magie des mots même à ceux qui n'ont pas participé à ce séjour.
Merci
Pierre-Yves

Je n'attends rien de la part des gens qui me lisent, certains depuis le début, soit novembre 2004, et je conçois aisément que ça ne leur vienne même plus à l'esprit de me remercier ne fusse que pour l'effort fourni consistant à faire état de nos nombreux voyages, et justement, cette rareté fait que j'apprécie d'autant plus quand quelqu'un prend la peine de le faire.

Bon, c'est pas tout ça, mais je suis en manque d'accessoires pour la Tiger. Renseignements pris auprès de membres de l'ex RAT Bailleux, Eric et Pierre, un rehausseur de guidon viendrait apparemment bien à point pour soulager mes poignets et mes avant-bras endoloris dès que j'ai quelques kilomètres de moto dans les jambes (?) !
Ils m'ont confirmé un net gain en confort sans que le feeling au guidon soit altéré.
En fait, malgré mes longs bras (et mes courtes jambes, le tout me rapprochant bien plus du singe que la plupart des humains), je trouve que le guidon est un peu trop loin et trop bas malgré une modification de réglage que j'avais faite avec Mr Bailleux. Ce rehausseur, qui permet en outre d'avancer le guidon par pivotement, devrait faire l'affaire. Ce modèle vaut 99.95 €, ce qui n'est certes pas donné ! Il y en a bien un autre à 39.95 € mais il a le désavantage d'être fixe : il rehausse, point barre !
Avant de passer commande, j'ai écrit chez SW Motech pour demander s'il était possible d'obtenir également des embouts en caoutchouc pour ma platine de top-case, parce que deux d'entre eux se sont fait la malle, si je puis dire. Du coup, les top-cases, grand et petit, ont tendance à vibrer un peu trop pour que je sois totalement rassuré ;-)
Il ne faudrait pas qu'eux aussi se fassent la malle !!
Tiens, plus que 10 fois dormir et on la refait la malle, direction le Beaujolais ! Je me demande quand Moto 80 nous fournira tous les détails ainsi que les road-books, qu'on fasse déjà chauffer l'huile ;-))

22:49 Écrit par Alberto | Commentaires (7)

07/09/2013

T T T

Le titre, faut le prononcer "Ti Ti Ti "...
Tititi, pour "Transition Toute Trouvée" ... avant de passer à autre chose. Car il faudra bien passer à autre chose, n'est-ce pas ? Le voyage "plus-que-parfait" sur l'île de Man se conjugue maintenant à l'imparfait ... Nan, pas l'imparfait du subjonctif ... Voilà un exercice qui pourrait être marrant : vous narrer un voyage, le prochain peut-être, à l'imparfait du subjonctif !
En attendant voici l'article de Moto-Station, pour faire cette transition dont je parlais d'entrée !!

Autre petit lien pour se remémorer (peut-être) quelques règles de grammaire concernant la concordance des temps lorsqu'on subordonne la principale ;-)

Après, si vous insistez, je donnerai mon opinion sur le fameux TT de l'IOM !! Il faudra que vous insistiez lourdement ...

19:18 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

05/09/2013

IOM, happy log !!

iom 2013A vol de goéland ou de mouette, c'est vous qui voyez, voilà une île qui fait 50 bornes de long (entre Sound au sud et Point of Ayre au nord) sur 25 bornes de large (entre Peel à l'ouest et Baldrine à l'est) et pourtant on a parcouru, en tout et pour tout, quelque 1.700 bornes au cours de ce voyage. Attention, 1.700 bornes sur le plancher des veaux, vaches, cochons et autres moutons à 4 cornes, mais pas loin de 1.000 en mer !!
Premier temps mort : la Cagiva de François aurait parcouru 1.932 km alors qu'il s'attendait à 1.500. Personnellement, je suis assez perplexe. Mon trip 2 annonce 1.674,6 km. Quand j'additionne les road-books de Cap Moto, j'arrive à 1.235 km, auxquels il faut bien évidemment ajouter ceux parcourus en Belgique pour aller à Zeebrugge et en revenir, soit, en arrondissant environ 400 bornes de plus. Sachant que j'ai fait 2 fois le tour du circuit Tourist Trophy et qu'on a fait un aller retour Douglas > Kirk Michael entre les 2 musées, que pour le surplus, j'ai fait un crochet Zeebrugge > Koksijde soit 70 kilomètres, je devrais avoir 1.235 + 400 + (60+40) + 70 soit 1.805 km et pas 1.674,6.
Comme toujours, la vérité est quelque part entre les deux chiffres !!
Si j'étais mauvaise langue, je dirais que le compteur de la belle italienne a été trafiqué en son temps et qu'il ... hum ... rattrape à grands pas les kilomètres décomptés, mais je ne le dirai pas, ce n'est pas mon genre de médire et, si je dis ça, je ne dis rien, n'est-ce pas Didier ?
Encore une fois, il faut souligner la qualité des road-books et du soin apporté à la préparation du voyage par la sympathique équipe de Cap Moto. Le couac au niveau de l'assistance (remorque en rade) n'aura pas eu de conséquence, les chutes à déplorer étant pratiquement sans conséquence, contrairement à l'épisode vécu en Dordogne ... où tout avait été géré de main de maître, faut-il le rappeler ? Bon j'arrête avec la brosse à reluire sinon on va penser que je négocie un rabais pour un prochain voyage ;-))
Justement, j'ai déjà hâte d'être en Novembre pour le "souper des anciens" et la présentation des projets et du programme 2014 !!
Je vous invite :
-à lire et relire le compte-rendu de François;
-à surfer sur le site de Cap Moto pour voir le millier de photos que Paul a faites;
- et à regarder les quelques photos que j'ai extraites du lot et sur lesquelles j'apparais égoïstement, la dernière ayant été piquée dans l'album de Claude Speedster !
Quelques regrets malgré ce tableau qui pourrait paraître idyllique :
- l'absence d'Henri, de Bernadette et de Solange que j'espère retrouver dans le Beaujolais;
- le manque de temps pour tout visiter : il aurait fallu 1 voire 2 jours de plus pour pouvoir profiter des nombreux sites qu'il a fallu "zapper", faute de temps justement. Mais là, je prêche dans le désert car, avec 20 jours de congés par an, impossible de faire mieux si on veut ménager la chèvre et le choux, entendez par là, les vacances à moto et les vacances familiales.
Encore merci à Pierre-Yves et Paul, les deux G.O.'s, à Diana, Thierry et Thomas, les 3 mousquetaires de l'assistance qui n'ont rien eu à faire mais qui l'ont bien fait. Entre charentaises, se coltiner un énorme pick-up 4x4, chargé jusqu'au toit et par-delà, sur les routes qu'on a empruntées (et qu'on a rendues, n'en doutez pas !), c'est déjà un exploit en soi !!
Merci à tous les participants, mes éternels compagnons de route, Didier, François et Jacques bien entendu, mais aussi à Luc et Agnès, Didier et Virginie, Philippe, Yvan, Roger et Chantal, Jean-Luc et Christine, Dominique, Jean-Marc, Eric, Yvon, Claude (!!), Rudy, Serge et Geneviève, Philippe et Martine, Georges et Bernadette, Jean-Louis et Karine, Pierre, Charles, André, Neila, Fabian et Gilles qui, d'une manière ou d'une autre, ont tous mis leur grain de sel dans cette recette toujours bien épicée et jamais fade, qu'est un voyage à moto !!!

23:13 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : iom 2013

04/09/2013

IOM, le 8ème et dernier jour ou presque ...

326.JPGOui, "presque", parce qu'en fait, de huitième jour il n'en a pratiquement pas été question. Première explication : on était dans le ferry depuis la veille 18 H 00 et le débarquement a eu lieu aux alentours de 9h00 du matin, ce vendredi là. Il ne restait plus qu'à rentrer à la maison, ceci étant valable pour mes 3 acolytes et sans doute pour tous les autres participants à ce voyage. C'est ça que je vous disais au début du compte-rendu : il aurait pu porter sur 6 jours et non 8.
Ainsi donc, on a été libéré du ventre de la baleine "Piennow" (P & O !) vers 9heures. J'étais derrière François, comme souvent, et j'ai continué à le suivre au sortir du port, sur la route nationale. Puis je l'ai perdu de vue, simplement parce que je respectais "au pied de la lettre" ou plutôt "du chiffre" la limitation de vitesse. C'est qu'en Flandre, on ne badine pas avec la vitesse !!
Je regrette de ne pas avoir marqué l'arrêt au port en rejoignant le groupe qui s'était rassemblé sur le côté. J'aurais pu échanger les dernières nouvelles, rappeler qu'il ne fallait surtout pas hésiter à visiter mon blog et saluer toute la compagnie en remerciant Paul et Pierre-Yves pour leur excellente préparation et leur sympathique présence tout au long de ce beau voyage.
La prochaine fois je m'attarderai un peu plus. C'est comme pour Didier et Jacques : ils étaient sans doute sortis quelques secondes après nous du bateau et, là aussi, je n'ai pas pris la peine de les attendre. Il faut dire, à ma décharge publique, qu'on s'était salués alors que nous étions encore dans les cales vu qu'ils savaient que j'allais rejoindre ma Dulcinée à Coxyde plutôt que de faire un bout de chemin avec eux.
Ici, on touche à la deuxième explication du titre puisque j'ai finalement joué les prolongations jusque dimanche.
Et bien, nous y voilà ! J'avais annoncé à ma Tendre que je serais à Coxyde vers 10 heures et c'est aussi pour ça que je n'ai pas trainé, ni sur place, ni en route. Je croyais qu'il n'y avait que quelques kilomètres entre Zeebrugge et Koksijde mais, en réalité, il y en avait 71 (dixit le Tripy), soit probablement une heure de route ...
Lorsque je suis arrivé en bas de l'immeuble j'ai entendu un "Houhou !!" et j'ai vu ma Juliette au balcon qui me faisait signe, un grand sourire aux lèvres : ça me manquait !! Pour un peu, je sortais la guitare mais ... je ne l'avais pas prise dans mes bagages et, en plus, je ne sais pas en jouer !
Restait à trouver une place pour ranger la Tiger, ce que je fis en la mettant de biais, collée au derrière de la Jetta, en bout de rue. J'aurais pu la glisser entre deux voitures mais je craignais une manoeuvre maladroite d'un automobiliste distrait (ces 2 termes devenant pratiquement un pléonasme par les temps qui courent) ... Faut voir aussi les créneaux qu'on apprend dans les auto-écoles maintenant, dis : y a place pour un bus !! Alors qu'en bout de rue, comme elle était placée, elle ne risquait (presque) rien.
Quoi que ...
Là aussi je dis "presque" parce qu'en réalité, je n'étais pas là d'une heure et, alors que je revenais des poubelles, je croise un motard de la police ... Je le suis du regard. Il s'arrête à hauteur de la Tiger. Aïe me dis-je. C'est vrai qu'elle était juste au bout du bout de la rue que j'vais dire ... Il descend de sa moto. Ouille, je suis bon que j'me fais. Lui aussi, comme le Policeman de Hebden Bridge, sort son "filet à papillons" ... Et c'est là que je précipite le pas. J'arrive à sa hauteur, enfin, façon de parler parce que le gars me dépassait au moins de deux têtes et je baragouine quelques mots de néerlandais, je dis que c'est ma moto, je dis que je viens d'arriver, je demande s'il y a un problème, je dis que c'est la caisse de madame qui est juste devant et que, par conséquent, je ne gêne pas, et il me répond qu'il y a ... deux problèmes et que les deux véhicules ne sont pas aux 5 mètres réglementaires. Je lui demande d'attendre (sous entendu avant de dresser PV) et lui dis, promis, juré, craché, qu'on allait dégager tout de suite. Et encore une prune d'évitée, une double prune même !
On ne rigole pas avec ces gens là : je me rappelle une année où on a retrouvé la Bora (oui, à l'époque on avait une Bora) en fourrière avec une quarantaine d'autres véhicules. J'expliquerai à l'occasion ... C'est hors sujet !
C'est un peu pour me venger de ça, que j'ai pris une des photos de l'album du jour et des suivants : vous voyez de laquelle je veux parler, je présume ;-))
J'ai donc passé le vendredi, le samedi et la matinée du dimanche là-bas, entouré de toutes les femmes que j'aime , et j'ai profité de quelques promenades les pieds dans l'eau, les pieds sur la digue et les pieds (de plomb) dans quelques boutiques. Justement, j'avais entendu qu'elles comptaient les refaire le dimanche après-midi ce qui m'a donné une bonne raison de partir en milieu de matinée ...
Evidemment, au retour, j'ai "écopé" d'une bonne drache ... régionale : ah, que c'est bon de rentrer au pays wallon ;-))

Ben voilà, on est au bout du bout cette fois. Ne reste plus qu'à rédiger l'épilogue qui ne saurait tarder !! Merci pour votre patience et votre fair-play !!

23:45 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : iom 2013

03/09/2013

IOM, zevende dag, septième jour, seventh day, settimo giorno, etc ...

P1070808.JPGHumber Bridge, à 15 bornes de Hull et de l'embarcadère, tralalère !
A force de tourner en rond, petit patapon, à la recherche d'un pub digne de ce nom, on a finalement planté nos béquilles latérales au "Humber Bridge Country Park" : Claude n'était pas encore totalement convaincu et manifestait l'envie de "refaire un petit tour gratuit" mais François en décida autrement. J'avoue qu'aussi loin que j'étais concerné, j'en avais aussi assez.
Buvette huppée, havre de paix, ce sont les commentaires qu'on fait Claude et François
Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on aura jamais ...
Pfff, chaque fois c'est pareil ...
Sorry, ça a été plus fort que moi ;-)
Je disais donc que C & F ont tous deux trouvé l'endroit presque paradisiaque ;-)
En fait, on se serait plutôt cru au purgatoire voyez ? Quelque part entre l'enfer et le paradis, dis ! Un immense parking, doublé d'un second parking au cas où le premier ne suffirait pas, c'est dire si, parfois, l'endroit est bondé. Il doit être le départ d'excursions ou de visites thématiques concernant ce fameux pont. Quoiqu'il en soit, ce jour là, à part nos trois motos, il n'y avait pratiquement pas âme qui vive. Mais, heureusement, outre un centre d'information touristique, fermé pour l'occasion me semble-t-il, (erreur, le "container bureau" était ouvert, Claude l'a même visité - voir commentaire) il y avait aussi deux roulottes, une jaune et une blanche où il était possible d'étancher sa soif et de satisfaire une éventuelle fringale. Sympa le type à la roulotte : coiffure "banane" des années 50, on aurait dit Johnny Bigoudi ;-))
Inventaire vite fait, nous avons opté pour un grand café, servi dans un gobelet en plastique et un muffin au chocolat soigneusement emballé dans un plastique aussi. Constat au passage : chaque fois qu'il y a moyen de becqueter, même n'importe quoi, je ne passe jamais mon tour !! Va falloir essayer de mettre un frein avant d'atteindre le quintal !!
On a reçu des nouvelles de nos deux autres acolytes, Didier et Jacques : ils prenaient le thé au "Queens Park", sans doute un pub à un jet d'ancre du port.
Nous nous y sommes retrouvés, guidés dans les derniers kilomètres par Pierre-Yves qui nous a conduits jusqu'à l'embarcadère. Gros rassemblement autour de deux splendides ancêtres de la gent motocycliste qui se trouvaient sanglées sur une remorque attelée à une Vauxhall Vectra, Opel chez nous. On était tous autour à montrer du doigt telle ou telle pièce d'orfèvrerie que constituaient les phares, les carburateurs, les roues dentées du compteur et ... les klaxons !
Cela me démangeait grave et, me penchant à la portière côté ... euh ... passager ... ou conducteur, je ne sais plus, faut savoir que c'est inversé là-bas, j'ai demandé dans un anglais approximatif si je pouvais faire "pouet pouet" en ajoutant le geste à la parole. Amusés, les 2 types m'ont donné le feu vert et je ne m'en suis pas privé, faisant du coup, rire la galerie. On ne se refait pas et ça fera bientôt 57 ans que je m'en fais presqu'un devoir ;-) Je trouve que ça devrait compter pour ma pension ... Ne fusse que pour 2 ou 3 ans de carrière voyez, pour tenir compte d'une espèce de sorte de "pénibilité". Ben ouais, les copains me disent parfois que je suis pénible ;-)))
Bon, bon, restait à gagner le bateau, à arrimer au mieux les motos à l'aide des habituelles sangles et emporter juste le nécessaire pour ne pas encombrer les étroites cabines. Même topo qu'à l'aller bien évidemment avec 4 couchettes et 2 mètres carrés d'espace avec un petit "e" au début et un "e" muet à la fin !
Repas à 20 heures au "Kitchen", courte promenade nocturne sur le pont et retour à l'enclos pour le dodo.
J'y pense : si on dormait debout, on pourrait pratiquement mettre 16 personnes dans ce même espace ! Il suffirait de quelques cordes en plus et le tour (pendable) serait joué !
"Que la mer soit calme ... et avec votre esprit ! Allez en paix, ite missa est !!

22:56 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : iom 2013

Vos beaux yeux, belle marquise ...

POURQUOI CACHER CES BEAUX YEUX.jpgPourquoi cacher ces beaux yeux ?? Après on s'étonne qu'on ne sache pas où poser les nôtres ;-) !!
Tiens, je vais essayer de retrouver le passage de la pièce de Molière dans lequel il est question de beaux yeux, de marquise et d'amour ...
Le voici : c'est la réplique du Maître de philosophie à Monsieur Jourdain qui souhaite de l'aide pour écrire quelque chose à une personne de grande qualité (une marquise) dans un petit billet qu'il veut laisser tomber à ses pieds:
"On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : "Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour". Ou bien : "D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux". Ou bien : "Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir". Ou bien : "Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font". Ou bien : "Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour."
Le Bourgeois gentilhomme, Acte II, Scène 4


16:32 Écrit par Alberto | Commentaires (3)

02/09/2013

IOM, le 7ème jour, suite !

iom 2013Je me laisse distraire par le quotidien et son cortège de quotidienneté ...
Voilà plus de 15 jours que ce voyage sur l'Île de Man est bouclé alors que son compte-rendu ne l'est pas encore : c'est lamentable, n'est-ce pas ?
Faire durer le plaisir en distillant le récit au goutte à goutte, c'est bien, mais il arrive un moment où la goutte fait déborder le vase, surtout quand elle ne tombe pas ;-))
En plus de ça, tout le monde sait que même les vases communiquent, alors ? Faut communiquer, matin, midi et soir, trois fois par jour, en grande forme toujours !
Je communique, tu communiques, il communique, nous communiquons, vous communiquez, ils communiquent, ta mère !!
Ouais, ça part fort, ça promet !!

Bon, je relis le truc pour me resituer, vous permettez ? Pendant ce temps là vous pouvez vaquer ...

Alors, vous vaquâtes ??

Ainsi donc, jour 1, Blanckenberge, les statues de sable, ferry, Hull ok, jour 2, traversée, Yorkshire, Lancaster, ok, jour 3 boucle et nouveau ferry pour rejoindre Douglas, ok, jour 4, boucle côte, jour 5, boucle montagne, jour 6, on reprend le même et on recommence avec retour sur Heysham et retraversée jusque Tankerley, c'est fait aussi ok, jour 7, de Tankerley à Hull ...
Ah ben voilà, c'est là qu'on est, sur la route entre Tankerley et Hull.
On n'a pas vu la Caverne à John Le Bleu, juste la route affaissée, on n'a pas vraiment vu le château de Chatsworth, la faute à François qui a fait demi-tour droite ;-), on s'est par contre arrêtés, sans lui, aux pierres couchées de Arbor Low et je suis reparti tout seul de là, Didier et Jacques continuant à deviser sur le passé et l'avenir de l'homme qui, comme le dit le poète, n'est autre que la femme !!
J'ai donc roulé seul, avec mon fidèle Tripy, qui est muet comme le serviteur de Zorro, celle-là n'étant pas la moindre de ses qualités. Il n'y a pas pire en effet qu'une voix qui vous répète "faites demi-tour dès que possible" alors que vous vous refusez à le faire ! Et donc, comme Zorro sur son blanc destrier, je sais, le cheval de Zorro est noir, mais là s'arrêtait la comparaison, comprenez-vous ?, j'ai continué sur Cromford où je n'ai pas vu la belle Cindy, puis Matlock, Tansley, puis straight on vers Stretton, Clay Cross, Holmewood, Palterton, soit environ 70 kilomètres jusqu'à arriver à Langwith. Je commençais à crever la dalle mais je n'avais pas encore vu de "pub" à mon goût, ni aucun devant lequel j'aurais vu un rassemblement de motos. Ce fut ENFIN le cas à Langwith : devant le "Gate Hotel", il y avait quelques motos immatriculées dans notre plat pays, qui n'est pas le tien, cher lecteur étranger ;-)
La dernière moto garée n'était autre que celle de François, ce qui me conforta dans mon choix.
Je pénétrai dans l'estaminet, avec toujours ce décor chaleureux essentiellement fait de bois et de mobilier aux couleurs anciennes, et vis que François était attablé au côté de Claude Speedster : l'un mangeait, l'autre le regardait manger ...
François m'expliqua qu'il y avait une formule "beufeille" à 4 livres 75, qu'il fallait payer au comptoir contre un ticket qui ouvrait l'accès au "garde manger". Je commandai en plus un soda et j'allai au "beufeille". Personne. Un client, très serviable, m'expliqua qu'il fallait "sonneille" ;-). Arriva alors une jeune fille de derrière la cuisine qui me demanda ce que je voulais et moi de "demandeille" s'il était possible d'avoir "un peu de tout" comme dans la pub sur les fromages belges qui passait en télé il y de cela quelques "anneilles". Et de fait, j'ai eu droit à 3 sortes de viandes que j'ai accompagnées de légumes au choix (pommes-de-terre, pois, carottes ...).
J'ai rejoint Claude et François (malheureusement les Clodettes n'étaient pas de la partie !) et j'ai mangé en 4ème vitesse pour ne pas faire perdre trop de temps à François qui avait fini depuis belle burette. Je lui ai dit qu'il pouvait partir mais il a eu la courtoisie de m'attendre.
Entre charentaises, dire "en 4ème vitesse" c'est franchement dépassé quand on sait que les boites manuelles en comportent très souvent 6. C'est comme dire de quelqu'un qu'il vit à "100 à l'heure", là-aussi, on est largement au-delà depuis un siècle désormais !!
Mais cela nous éloigne encore une fois du sujet, n'est-ce pas ?
Il nous restait quelque chose comme 125 bornes à parcourir pour arriver à Hull et nous les avons parcourues à bride abattue, accompagnés par Claude que nous avions rejoint. Nous avons franchi un premier pont pour lequel le road-book annonçait un péage de 10 pences mais qui était gratuit. Puis Newton on Trent, Torksey Lock, Gainsborough, Messingham, Scawby, jusqu'à arriver en vue du fameux Humber Bridge, 5ème plus long pont suspendu construit en ce bas monde. François nous conduisit alors quasiment jusqu'aux pieds du pont où nous prîmes quelques photos. Nous avions repéré un pub non loin de là mais comme il semblait soit fermé soit en tout cas déserté, nous décidâmes de franchir le pont car nous avions vu d'autres pubs, au loin, sur l'autre rive.
Nous passons le pont en regardant en l'air pour admirer sa superstructure, puis à gauche et à droite pour voir le bras de mer qu'il enjambe, oui, le bras qu'il enjambe, ça vous les coupent ça hein ?
On arrive de l'autre côté et là, François se met à chercher désespérément le pub providentiel qui nous désaltérerait. Rien à l'horizon après deux ou trois tours dans le quartier, malgré l'aide du Garmin. Claude prend le relais. Même chose : deux ou trois petits tours plus tard on finit par aboutir dans un vaste parking quasi désert où François, un peu fatigué de tourner, décide de planter la béquille de sa belle Cagiva couleur aubergine, ou bordeaux ou landes mannoises, c'est vous qui voyez ;-))

A suivre ...

21:49 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : iom 2013

01/09/2013

Le monde est ... Silverstone !!

Pffffff, Marquèz a encore frappé, et plus fort encore qu'il ne l'avait fait jusque là.
Imaginez : le record du tour était détenu par Casey STONER en 2.02.020, obtenu en 2011 sur sa RCV 800cc.
En FP1, Marquèz fait 2.03.816, en FP2 c'est Lorenzo qui descend à 2.02.734. Arrive la FP3 où Marquèz reprend la main avec 2.02.482. En FP4, une session qui compte "pour du beurre", Lorenzo flirte avec le record puisqu'il s'en rapproche à 29 millièmes avec un temps de 2.02.049. Et les commentateurs sur Eurosport de se mettre à rêver d'un temps canon aux qualifs, qui prendrait 1/2 seconde au temps de Stoner.
La "Q2" commence, Lorenzo part en tête du groupe et, dans son deuxième tour, claque un premier temps à 2.01.497 : le record est déjà largement battu et le rêve des journalistes sportifs se réalise. Il reste 12 minutes pour faire mieux encore !!
Marquèz : 2.01.287, Lorenzo 2.01.217, Lorenzo encore 2.00.819, et Marquèz de fixer le chrono définitif.
Au final, après un duel de oufs, Marquèz pulvérisera le record de 1 sec 329 millièmes !!!!!!!!
Voici les temps des 6 premiers :

1. MARQUEZ - 2.00.691
2. LORENZO - 2.00.819 (+128)
3. CRUTCHLOW - 2.01.425 (+734)
4. BRADL - 2.01.558 (+867)
5. PEDROSA - 2.01.624 (+933)

6. ROSSI - 2.02.109 (+1.418 !!)

Ainsi donc, 5 pilotes ont fait mieux que le temps de Stoner en 2011. Que le record ait été battu, c'est sans doute normal.
Les motos sont plus puissantes qu'en 2011 (1000 cc au lieu de 800 cc) et sur un circuit comme celui-là, il semble que ça soit un paramètre important.
Les conditions météorologiques étaient en plus idéales, ce qui n'est pas souvent le cas à Silverstone.
Reste que la performance est ahurissante. Lorenzo a été fantastique tout au long des sessions et encore plus lors de la séance de qualification, avec un paquet de tours sous les 2.02. Mais que dire de Marquèz ?
Autant le pilotage de Lorenzo est parfait, autant celui de Marquèz semble parfois brouillon : il est en glisse de partout, il zigzague lors des freinages en levant la roue arrière, il corrige ses prises d'angle à chaque virage et ... il prend 128 millièmes à Lorenzo. C'est tout bonnement fantastique !!
On verra demain comment la course va se jouer mais il semble qu'au lieu d'être 3 loin devant comme à Brnôôôôôôôôôôôô, ils ne seront cette fois que deux !

00:33 Écrit par Alberto | Commentaires (2)