18/07/2013

Comptes-rendus, suite !

008.JPGGibergeon, Signy-l'Abbaye, 14h18, on arrive au bout du repas après avoir échangé pleins d'anecdotes tournant autour de notre passion commune et, chacun à son tour, nous passons à la caisse pour payer la note. Encore une fois, 19 € 20 pour plus de deux heures passées à table, c'est de l'argent bien placé ;-)
Au moment de partir, les 2 derniers à lever le camp étaient encore les mêmes : Didier et moi. Je l'entends dire "Elle ne démarre pas !". Je l'entends répéter : "Elle ne démarre pas !" Ouille, ouille me dis-je dans mon for intérieur. Je m'apprêtais déjà à donner du gaz pour rejoindre les autres et les avertir du problème mais ce ne fut pas nécessaire. S'agissait-il d'une blague ou d'un mouvement intempestif, quoi qu'il en soit, le coupe-circuit avait basculé en mode "off" ! Pas de problème donc, nous nous sommes empressés de rejoindre les autres !
On est repartis sur Rocquigny, Grandrieux, Parfondeval, Morgny-en-Thiérache, Chaourse, Lislet, Rozoy-sur-Serre, etc ...
On est arrivés dans un village où il y avait une ducasse ou une kermesse, c'était la fête au village quoi !
On a planté les béquilles et on s'est dirigés vers le bar installé sous une tonnelle pour se désaltérer. Encore un moment bien sympa à marquer d'une mousse blanche ...
Au moment de repartir, Henri a modifié le road-book pour faire un crochet par le lac des Vieilles Forges pour faire un petit coucou à Didier qui nous avait lâchés un peu plus tôt pour aller y faire trempette. On voulait le surprendre et lui piquer ses fringues, c'est qu'on est des farceurs au R.A.T. !!
J'avais vanté l'endroit pour son côté calme et perdu dans la nature mais, quand nous sommes arrivés, il était "blindé". Il ne restait plus un mètre carré de disponible, ni sur le parking ni sur la petite plage de sable fin. On a bien vu la TDM de Didier, garée en contrebas, mais on a préféré continuer notre route, moins encombrée ! En plus quand il fait chaud, trop chaud, le mieux pour un motard c'est quand même de rouler, pour s'aérer. Le mieux pour un motard c'est quand même de rouler, tout court !!
Et donc on a roulé, on a continué sur des routes aussi étroites que bucoliques ... On a atteint Virelles et puis on a pris à droite toute pour embrancher la splendide route qui mène à Silenrieux. En chemin, alors que nous menions bon train, nous nous sommes rendu compte que nous avions perdu quelques wagons. Tout le monde ne rentrant pas sur Gerpinnes, nous ne nous inquiétions pas outre mesure, conscients que l'un ou l'autre avait coupé au court à un moment M de l'espace temps E.T. ;-). Henri ne s'est pas arrêté pour nous signaler qu'il allait bifurquer sur Philippeville un peu plus tard (voilà qui est corrigé suite au commentaire de l'intéressé) mais ... juste pour marquer l'arrêt et faire une pause à hauteur du Monument aux Américains, inauguré le 15 août 1993, en souvenir de l'équipage du B-17 (forteresse volante) tombé aux Dèrodès, sur la route de Virelles, le 30 décembre 1943. Il y avait là, dans le ciel, un petit avion qui faisait des semblants d'acrobaties. C'est le moment que choisit Laurence pour appeler Tonton Eric et se soucier de son sort. A la réflexion, c'est peut-être Tonton qui a appelé Laurence, mais là n'est pas l'important.
En fait, il était à l'arrêt, lui aussi, mais à 7 ou 8 kilomètres de l'endroit où nous étions, avec un pneu arrière crevé ! Sans hésiter, nous sommes tous retournés sur les lieux du crime pour porter secours à notre ami. La Tiger 955i "d'époque" étant équipée de jantes à rayons et de pneus à chambre à air, la seule solution était de retrouver l'arme, de la neutraliser et d'injecter un maximum de mousse pour remplir le pneu. Ainsi fut fait !
Moto sur la béquille, Tonton engagea la première et fit tourner la roue pour répartir de façon uniforme la mousse.
Il reposa ensuite la machine au sol mais le pneu grimaçait toujours un peu, toujours trop plat manifestement. Dans ces conditions, il était exclu que Jacqueline "monte à cul", même pour les quelques kilomètres qui nous séparaient de la station service de Silenrieux. A partir de là on a reformé les couples : Jacqueline, épouse d'Eric est montée avec Grégoire et j'ai hérité de Laurence, épouse de Grégoire. Cela faisait des plombes que je n'avais pas roulé en duo et j'avais quelque appréhension. Mais c'est méconnaître Laurence, un petit bout de femme qui doit peser dans les 45 kilos toute équipée, bottes, casque et T.V.A. compris ! Aucun souci donc, si ce n'est au moment de la prise en charge et à l'arrêt où il ne faut malgré tout pas oublier qu'on a un précieux bagage susceptible de se mouvoir au gré des envies ...
On a donc roulé en cortège, à un bon 50 à l'heure, soit près de 100 km/heure moins vite qu'à l'habitude sur cette route ;-)))
On est arrivé au rond-point, on a pris à droite et on a tous investi la station service Lukoil.
Comme nous encombrions un peu, j'ai rejoint Didier qui s'était posté en face, de l'autre côté de la rue et nous avons discuté de nos futurs voyages, le sien à Prague et puis le nôtre sur l'île de Man ...
On s'est quittés là-dessus puis j'ai retraversé la route pour m'inquiéter de savoir si tout allait bien, ce qui me fut confirmé. J'ai donc salué la compagnie et suis rentré à la maison. Au moment de plonger sur la N5, il y avait un trafic de "ouf" et j'ai donc continué par l'Est pour rejoindre le centre de Gerpinnes pour revenir ensuite par "Les Flaches".
Le lendemain, Laurence nous a envoyé un e-mail et nous a appris qu'au final, Tonton Eric avait dû faire appel aux services d'une dépanneuse et que Jacqueline et lui étaient rentrés à la maison à 22 heures ! Un véritable marathon pour Eric, qui avait "fait la nuit" et ... qui devait la refaire le soir même !!!
Voilà bien une panne anodine quand on est en voiture et qui peut se transformer en cauchemar lorsqu'on est en moto, qu'on est dimanche et qu'on descend par exemple ... en Auvergne ! C'est ainsi, qu'il y a quelques années, Didier s'est retrouvé immobilisé pour la même raison aux alentours de Reims de sorte qu'il a pu faire une croix sur la suite du voyage !
Dans des cas comme ça, on se rend bien compte qu'on devrait se balader avec deux boudins autour du cou ? Pourquoi deux boudins se demanderont les béotiens : parce qu'une moto n'a pas deux roues identiques, le boudin arrière étant généralement si pas toujours (?) plus gros que le boudin avant ! Ce n'est pas boudin blanc et blanc boudin, voyez ?
Donc, voilà : une bien belle journée ponctuée par une mésaventure qui n'a fait qu'apporter son grain de sel : le clou de la soirée comme l'a écrit Eric !
Bon, ben, les gars et les gattes, y a plus qu'à remettre ça sans attendre l'hiver, le vent, la pluie ;-)

19:48 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

Commentaires

Cher Alberto,
L'histoire de prendre vers Philippeville cétait lors de la balade des 4 vallées et non au retour de la balade RAT. Je comprends que vu les températures estivales ton cerveau bouillonne quelque peu et que ta mémoire défaille.
Amicalement

Écrit par : Obelix | 19/07/2013

Cerveau bouillu, cerveau foutu, comme on dit par chez nous !
C'est bien vrai que je me suis mélangé les pinceaux. En fait, je suppose que ton idée de départ, ce dimanche là, était de venir avec nous jusqu'au rond-point à Silenrieux mais vu le retard pris avec la crevaison, tu as rebroussé chemin une fois le problème "solutionné". C'est ça, hein ?

Écrit par : Alberto | 19/07/2013

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