31/05/2013

Dordogne 2013, jour 5, suite et fin ... peut-être !!!!!

DORDOGNE 2013 197.jpgAttention quand je dis "fin ... peut-être", ne croyez pas que vous vous en tirerez comme ça. Si je termine effectivement le récit du 5ème jour, il restera encore celui du sixième. Et, priez le Seigneur que, dans l'élan, ou le caribou pour mes amis canadiens, je n'en invente pas un septième !!

Une pizza, ça irait ? me demande la demoiselle derrière le comptoir, la casquette bleue vissée à l'envers sur la tête ...
Parfait ! que je lui rétorque avec un sourire jusque là !
Je demande l'autorisation de retourner à la moto pour décrocher le sac de réservoir non sans avoir préalablement dévissé le pied du Tripy pour le mettre à l'abri.
Je réintègre le bistrot, me débarrasse de la veste en plastique et du blouson, pose mes gants sur le radiateur qui n'est même pas tiède, mais bon ... et commande un soda brun pour patienter.
C'est à ce moment-là que je découvre que le bistrot est "fumeurs friendly" et l'odeur âcre de tabac envahit mes petits poumons sevrés depuis belle burette ...
J'en ai presque la nausée mais je résiste : ce n'est qu'à ce prix que j'aurai droit à ma pitance. La pitance contre la pénitence, en quelque sorte ...
Du coup, je choisi la pizza "Royale", qui coûte 50 cents de plus mais qui est garnie d'olives. C'est donc ça, la pitance contre la pénitence au jardin des oliviers, vous voyez la cène d'ici je suppose !!!
Je patiente donc, le temps de la confection et de la cuisson en regardant la télévision.

Justement, tiens, à propos de télévision, c'est l'heure de l'émission "On n'est pas des pigeons !" sur la RTBF ...
Permettez que je vous laisse un moment ? Merci !!

Voilà, après les pigeons, les infos ! Justement, que je vous parlais de tabac là, c'est aujourd'hui la journée mondiale sans tabac. Ainsi donc, un fumeur sur deux meurt à cause de la cigarette : le voilà averti, et comme un homme averti en vaut deux, l'autre l'est aussi et tant qu'à faire, nous voilà tous avertis car on meurt tous un jour ... ou l'autre. Autant l'autre comme disait ... l'autre !!!
Pfffffffff ...

Et cette pizza alors ? Elle arrive ??
Ben ouais, qu'elle arrive !
Et alors, ça valait la peine d'attendre ??
Ben ouais, ça valait, valet !!

Oh, c'était pas la pizza "della mamma" ni de la "bella mamma" mais vu les circonstances et l'endroit, il n'y avait vraiment pas de quoi se plaindre et quand la fille à la casquette à l'envers m'a demandé si c'était bon, je n'ai pas menti en lui répondant par l'affirmative. Après ça, j'ai bu un café "ristretto", j'ai remercié, j'ai salué la compagnie, dont un VRP qui connaissait la Belgique et Charleroi pour sa fantastique équipe de basket-ball. Et oui, Charleroi n'est pas connu que pour ses terrils et ... le reste !!
Le temps était toujours aussi maussade, comme on dit dans les services secrets israéliens et même pas dix bornes plus tard j'arrivais à Oradour-sur-Glane . Voilà bien un site qui mérite mille fois la visite pour le devoir de mémoire qu'il entretient mais en la circonstance, pour l'avoir déjà arpenté lors d'un précédent voyage d'une part, à cause de cette météo aussi triste que l'endroit d'autre part et enfin, parce qu'il restait encore 200 kilomètres à parcourir pour atteindre Bourges , j'ai juste fait le tour du parking où j'ai vu la camionnette d'assistance de Cap Moto d'ailleurs, et je suis reparti vers d'autres ... Cieux , pas plus cléments hélas, puis Vaulry, Le Châtain, Châteauponsac, Saint-Hilaire-la-Treille, Arnac-la-Poste (!), Saint-Agnant-de-Versillat, Saint-Germain-Beaupré, La Chapelle-Baloue, Crozant, Saint-Jallet, La Jarrige, Orsennes, Montchevrier, Le Magny, La Châtre, tous des noms de patelins qui auraient pu chanter à l'oreille mais qui pleuraient plutôt, tant ils étaient ensevelis sous un ciel si bas qu'un motard se serait perdu ...
Plus encore qu'en d'autres "temps", le pilotage d'une moto dans ces conditions nécessite une attention extrêmement soutenue et sans doute cela empêche-t-il de penser à quoi que ce soit d'autre, de sorte qu'on ne s'ennuie absolument pas. A un moment j'ai rejoint deux autres motards qui se sont rangés quelques secondes pour admirer le paysage (?) et qui sont repartis juste après, à mes trousses. J'ai pris plaisir à forcer un peu le rythme jusqu'à ce qu'ils lâchent l'affaire ... Je sais, c'est un peu idiot, mais voilà qui m'a fait gagner un peu de temps ;-))
A La Châtre, j'ai osé quitter le road-book, voyez comme je m'émancipe n'est-ce pas, pour atteindre un SUPER U et faire le plein de super 95 pour 21,84 €.
A ce stade j'avais atteint le "way point" 104 et autant dire que je touchais presqu'au but, Dieu merci et Mbokani aussi ;-))
En fonction de l'E.T.A. affiché par le Tripy, j'ai un peu baissé la garde et j'ai commencé à flâner. Je me suis arrêté tout près de Venesmes pour prendre en photo un four à chaux du 19ème siècle mais finalement je n'ai pas trouvé un angle de prise de vue satisfaisant et déçu, je me suis un peu enfoncé dans la campagne pour me soulager contre un arbre séculaire ou presque ;-)
Plus tard, je me suis à nouveau écarté quelque peu du road-book pour planter la Tiger devant la Basilique Notre-Dame-des-Enfants à Châteauneuf-sur-Cher , un édifice qui a une bien belle histoire qui vous est contée si vous prenez la peine de suivre le lien. Elle a été construite à l'initiative de l'abbé Jacques-Marie DUCROS, prenez donc la peine de suivre le lien sinon pourquoi il se serait décarcassé, hein ??
A ce moment là, j'étais à un jet de goupillon de l'hôtel, quelque 25 bornes à vue de nez et j'y suis arrivé vers 18h45 si je me souviens bien ...
Lorsque j'ai rangé la Tiger toute crottée dans l'alignement des autres motos, j'ai entendu qu'on m'appelait mais j'ai fait la sourde oreille, juste un peu, pour marquer le coup, et puis j'ai dit à François, Henri et Bernadette, qui prenaient le frais en terrasse : "Tiens, vous êtes déjà là, tizautes ??" et j'ai été à l'accueil où on m'a donné le numéro de chambre qu'on avait allouée au couple mythique mi-raisin que nous formons depuis 33 ans, ma Tendre et moi ...
J'arrive à l'étage, je frappe à la porte, personne ne répond. J'insiste. La porte de la chambre d'à côté s'ouvre, un gars passe la tête, je le questionne, il me dit que ma Tendre n'est sûrement pas dans la chambre en question, vu que c'est un pote à lui qui l'occupe mais qui n'est pas là pour le moment. Je me gratte les cheveux ... Je frappe à la porte d'en face, presqu'au hasard, pas de réponse non plus ! Pfffffff ... Même pas fichu de me souvenir d'un numéro de chambre, c'est dire si j'ai la tête bien vide et que je suis bien fatigué !! Je redescends à la réception. On me redonne le numéro, le même à priori ;-) et me voilà reparti. Je répète le numéro sans cesse dans ma tête tout au long du trajet et, miracle, je frappe à la bonne porte pour enfin tomber dans les bras de ma Josée qui s'inquiétait un peu, il faut bien le dire ...
Le repas du soir, initialement prévu à 19h30 a été reculé à 20h30 dans la mesure où les quelques équipages qui avaient effectué le VRAI road-book du jour sont arrivés au compte-goutte. Lorsque nous avons été invités à passer à table, le garçon nous a bien précisé que le buffet, bien garni de belles choses, n'était pas pour nous !
On a donc sagement attendu qu'on nous apporte d'abord le feuilleté de patates caché sous sa feuille de salade, puis la cuisse de lapin et sa purée Mousseline, petits pois et enfin, le cake au chocolat et son coulis de grenadine. Voilà qui n'a même pas gâché notre bonne humeur, contents que nous étions d'être à nouveau tous réunis autour d'une bonne table !
Pierre-Yves a de nouveau pris la parole pour le debriefing du jour et le briefing du lendemain, il a invité tout le monde à envoyer ses photos pour qu'elles soient mises en ligne sur le site de Cap Moto et il a gentiment fait référence à mon blog en disant que j'avais "une belle plume" ... Il a d'ailleurs mis un lien vers mon blog sur le site, ce dont je le remercie.
Et bien voilà : encore une de faite ! Une que les boches n'auront pas !!

Demain, 22 mai, dernière ligne droite, toute faite de virolos, direction la casbah !!!
Ah oui, j'oubliais : lors du repas, on a voté à main levée pour savoir qui faisait le road-book le lendemain et tout le monde a tendu le bras en l'air, voire les deux en ce qui me concernait ...

18:24 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

30/05/2013

Dordogne 2013, jour 5, suite !!!!!

DORDOGNE 2013 191.jpgJ'ai préféré saucissonner le compte-rendu de ce 5ème jour, pour qu'il ait l'air plus court !
410 bornes donc, à se taper tout seul dans son froc et dans son casque, sous une pluie qui n'a de cesse de tomber et encerclé parfois par une brume épaisse qui empêche de voir à plus de 20 mètres ...
Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?!?
Pourquoi n'ai-je ... Quoi ? De la neige ? En plus ? Mais non !! Pourquoi n'ai-je donc pas suivi les copains plutôt que de n'écouter que ... la petite voix qui m'a soufflé à l'oreille de n'en faire qu'à ma tête de mule !!
Tant pis, mon gars, maintenant tu assumes !!
Et donc après quelques routes roulantes, je suis entré dans le vif du sujet : Saint-Maime-de Péreyrol > Montanceix > Marsac-sur-l'Isle - attention route étroite :-( > crochet par l'Intermaché de Chancelade pour un appoint de 22.08 € d'essence > Bourdeilles et Brantôme - WP 27 - pour le premier arrêt PCP, (photos, café, pipi), café que je prends en terrasse car le bistrot est surchauffé et alors qu'il est déjà 11H00 et que j'ai parcouru tout juste 88 kilomètres : une moyenne de 40 à l'heure, génial !
Je repars direction Champagnac-de-Belair, Saint-Pardoux-la-Rivière, Nontron, Piégut-Pluviers, aah ça, pour pluvier il pluviait c'est sûr ! Marval, La Chapelle-Montbrandeix, La Mazaurie, Cussac, Oradour-sur-Vayres, "Rochechouart" et DOLMEN à babord toute !
Et bien non, la "roche n'a pas chu" : le dolmen tient sur ses pattes, prêt à bondir ;-). Je tourne autour, le prends de tous côtés, le Canon sous le manteau pour qu'il ne prenne pas l'eau !
Il est 13H00 et j'ai rajouté 95 bornes au compteur, la moyenne augmente, c'est déjà ça !
J'ai la dalle et je n'ai vraiment pas envie de sauter un repas, comme je l'ai fait la veille. Je continue donc une dizaine de kilomètres même pas, et j'arrive au WP 57 à Saint-Victurnien . Il y a là un bistrot, sur la Place du Chanoine Merlin, au numéro 1. Je plante la Tiger, enlève le casque, passe la tête dans l'embrasure de la porte que j'entrouvre et demande s'il reste quelque chose à becqueter pour un "pauvre motard égaré et affamé".

A suivre ...

23:35 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

Dordogne 2013, jour 5 !!!!!

Nous y voilà à ce fameux cinquième jour !
Comme je l'ai dit, j'avais "anticipé le départ" dans la mesure où j'avais pris un peu d'avance la veille en bouclant pratiquement mes bagages ...
Le problème, pour peu qu'on puisse le qualifier comme tel, c'est que ma Dulcinée n'en avait pas vraiment fait autant.
Après un petit-déjeuner qu'elle et Gabrielle ont pris avec un ... "léger" décalage par rapport à d'autres qui l'avait déjà avalé à 7h32', après le briefing habituel avec P-Y auquel j'ai assisté, et alors que j'étais prêt depuis fort longtemps, je me suis senti en devoir d'aider à charger leurs bagages dans la Golf ainsi que les produits achetés par Henri et Bernadette au soir de la dégustation ...
Avant cela et étant entendu que la météo s'annonçait exécrable, j'avais été demander à François, puis à Alain, qu'elles étaient leurs intentions concernant le trajet vers Bourges. François, qui n'avait même pas planté le Tripy I sur le guidon de la Breva, comptait suivre son Garmin alors qu'Alain avait juste indiqué la destination Bourges sur son Tripy orange ...
Quant aux autres, les couples Solange & Jacques ainsi que Bernadette & Henri, qui logeaient un peu à l'écart dans d'autres bâtiments, je ne savais absolument pas ce qu'ils comptaient faire. Ils n'ont pas pris la peine de venir jusqu'au grand parking pour en discuter.
Jacques a bien passé la tête à un moment pour gueuler un bon coup afin que je m'active, mais c'est tout !
Quand je suis arrivé en queue de cortège et que je me suis aligné, ils ont tous taper les bras en l'air en dodelinant du chef de gauche à droite, ce qui a eu le don de m'énerver un peu plus encore car je l'étais déjà passablement vu qu'aucun d'entre eux n'était venu en renfort : bonjour la convivialité ...
En ce qui me concerne, j'avais allumé le Tripy et j'avais chargé le road-book du jour ... au cas où ... mais je n'avais pas encore pris de décision : j'attendais de voir ce qu'allaient faire les autres, comme souvent !!
Il n'a pas fallu attendre longtemps. Dès qu'on est arrivé en bas de la toute petite route, ils sont TOUS partis à droite alors que le Tripy indiquait de tourner à gauche. J'ai donc tout de suite compris qu'ils avaient choisi d'aller droit au but, façon TGV plutôt que de monter dans le tortillard ;-)
J'ai hésité 3/4 de seconde tout au plus et, n'écoutant que mon instinct primaire, j'ai pris à gauche !!!
J'ai fait un geste pour les saluer mais très discrètement, de peur qu'ils changent d'avis et se mettent à me suivre ;-)
Sans doute avais-je besoin de solitude ? Finalement, je suis un solitaire ... Il faut dire que la plupart du temps, un motard est tout seul dans son casque, face à la route et il peut rester ainsi, de longues heures sans échanger quoi que ce soit avec qui que ce soit. C'est bien un plaisir solitaire à la base. Après, c'est vrai, à l'étape, il faut composer avec les autres solitaires ;-))

Ainsi donc, malgré une météo de merde, il ne faut pas avoir peur des mots, surtout quand ils ont le mérite d'être clairs, je suis parti TOUT SEUL pour un road-book de 410 bornes, road-book qui, je le savais par avance, allait tournicoter dans tous les sens jusqu'à en perdre le nord, le sud, l'est et le reste !!
A côté de ça, celui des copains a été on ne peut plus simple : N21, A20 et N151, via Périgueux, Limoges et arrivée à Bourges prévue à l'Hôtel Brit du Lac Val d'Auron à 15H00 et restauration rapide sur le bord de l'autoroute !!
Très peu pour moi !!
Je n'aime pas du tout ces retours "bâclés" sous prétexte qu'on n'a pas trop le temps ou qu'il fait mauvais.
Une petite charentaise tout de même pour m'excuser, mais à peine à peine, de les avoir fait attendre si longtemps pour finalement leur fausser compagnie après 1 ou 2 kilomètres de parcours commun !!
Avant d'attaquer la suite, que diriez-vous de taper un oeil sur l'album photos du jour ?

22:33 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

29/05/2013

Dordogne 2013, jour 4, boucle 2, troisième !!!!

dordogne 2013Ouais, je sais, déjà rien que de lire le titre, c'est fatigant ! Mais bon, il faut bien numéroter les chapitres pour donner une suite logique au récit, non ?
J'arrive donc à Sarlat-la-Canéda (ça fait bougrement espagnol comme nom de patelin, hein ?), je parcoure quelques rues à pas d'homme, le centre ville semblant bien plus dédié aux piétons flâneurs qu'aux engins motorisés en tous genres et en tous lieux ...
Au bout d'une rue faite de pavés couleur "terre de France", j'atteins une place envahie par un tas de motos. Je n'ai toutefois que l'embarras du choix pour planter ma Tiger, ce que je fais. Je reste en selle quelques instants, le temps de décider si, oui ou non, je reste là ou bien si je continue le road-book.
Finalement, pressé par ma vessie, que je n'ai jamais prise pour une lanterne, même dans les nuits les plus noires, je me consulte et décide de rester là.
Je range le Tripy, les gants et le tour de cou dans la boîte à pains comme dit Jacques, j'accroche l'appareil photo autour du cou et je me dirige vers le haut de la ville, direction les jardins publics où je comptais prendre un peu le frais (?) et quelques photos de verdure. Fortuné, je tombe à pieds joints sur des toilettes publiques, ce qui fut j'avoue un grand soulagement ;-))
Après ça, je suis redescendu et me suis mis à arpenter quelques rues au milieu d'une foule relativement dense, jusqu'à entrer dans l'église du coin.
Quelques photos plus tard, qui je vois près des fonds baptismaux ? Le grand Gull ! Il était en compagnie d'Henri et de Bernadette. Nous sommes sortis de l'édifice et quelques secondes après, qui c'est qu'on voit apparaître sur la place ? Nan, pas la Madone, les miracles c'est pas ici !! Non, c'est François qui émerge de la foule avec un grand sourire !! Les grands esprits se rencontrent comme on dit, et les petits s'entrechoquent, n'est-ce pas Didier ?
Et donc, voilà, nous étions au grand complet ou presque. Sans se donner le mot, le groupe s'était reconstitué.
Il ne restait plus qu'à fêter ça autour d'un excellent 4 heures !
Mes amis ont tous pris une glace, j'ai préféré une crêpe vu que je n'avais rien mangé depuis le petit-déjeuner. J'ai tout de même eu droit à une boule de crème et à de la Chantilly que je n'ai pas pu laisser dans le plat : je suis contre le gaspillage, quel qu'il soit !!
Le gars qui a fait la Trans Tunisia en 1997 avec Didier ainsi que son inséparable acolyte se sont joints à nous.
Gull a effrayé tous les passants à cause d'une crise d'éternuements dont il a le secret et qu'il livre par paquets de douze ...
Repus, nous avons rejoint la place qui n'était qu'à deux pas de là, pour récupérer nos machines.
Alors que la boussole du Tripy indiquait clairement qu'il fallait filer à l'ouest, Henri partit dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre ;-)
Pas contrariants pour un sou, nous l'avons gentiment suivi sur deux ou trois-cents mètres, le temps qu'il se rende compte qu'il fallait faire demi-tour, ce que nous avons tous fait de concert ...
Je n'ai pas de photos des châteaux de Beynac et de Berbiguières qui se trouvaient respectivement à 12 et 26 kilomètres de Sarlat, sans doute nous sommes nous contentés de leur jeter un oeil distrait en passant : pensez, des châteaux, on en a vu d'autres, des plus grands, des plus beaux, des plus délabrés, des plus originaux ...
Pour celui des Milandes , situé à Castelnaud-la-Chapelle, nous avons toutefois fait une exception. On y a marqué l'arrêt, pour voir où avait vécu, pendant un temps, Joséphine BAKER, dont la plupart d'entre nous n'a retenu que la ceinture de bananes, à son grand dam ...
Il s'y donnait parait-il un beau spectacle avec des rapaces qui attrapaient des souris au vol mais, une fois encore, impossible de tout voir sans déborder de toutes parts du planning !!
Je suis devant, on arrive à Domme gottferdom, je me fourvoie et que fait François ? Alors que, sauf erreur, je devais m'être trompé pour la première fois du séjour, il en a eu assez qu'on se trompe manifestement. Entre Jacques plusieurs fois dans la journée, et Henri au moins une fois au sortir de Sarlat, s'en était apparemment trop pour lui, et dans ces cas-là, il s'en va, la tête dans la bulle !!
J'ai un peu tournicoté dans Domme et suis retombé sur le parcours quelques hectomètres plus loin, tout au plus. Tout les autres, à savoir Henri et Alain, m'ont suivi sagement et avec compréhension, et nous avons donc continué encore 60 kilomètres à bon rythme. Rien vu de Belvès ni du Cingle de Trémolat , taratata !! A un moment, j'ai été relayé par Henri qui a très bien maintenu le rythme aussi, pressé qu'il était de regagner le Domaine des Fargues pour le dernier repas du soir en ces lieux !
Peut-être était-il au courant des délices qui nous attendaient après tout ?
Car, outre l'accueil avec force boissons, alcoolisées ou non, et autres amuse-gueule, au menu du soir, il y avait des magrets de canard, cuits au feu de bois. Il faisait d'ailleurs tellement froid ce soir-là, qu'en plus de cuire les magrets, le feu de bois a été le bienvenu pour réchauffer les convives pendant l'apéro pris à l'extérieur.
Avant de gagner les tables, avec Bernadette nous sommes allés prendre livraison de sa commande de vin et de boîtes de foies, que nous avons rangée dans notre chambre, pas celle de Bernadette et moi hein, celle de Josée et moi bien sûr, on n'échange ni nos motos ni nos femmes, il faut le savoir une fois pour toute !
Après, les tables étaient appelées une à une et on faisait la fille pour les magrets, puis les oranges en sauce et enfin les pommes de terre : un régal et même deux régals puisqu'on a pu y retourner ;-)
La soirée a continué avec le résultat du concours car quelques uns ont trouvé le temps de répondre à l'essentiel des questions si pas à toutes. Le panier garni a été emporté par ... je ne sais plus qui. Peut-être la belle motarde aux longs cheveux bouclés qui roulait en Transalp et dont le compagnon ne supporte pas la moto ? Je ne sais plus ... J'avoue que je n'ai suivi l'histoire que de très loin ! En tout cas, félicitation à ceux qui ont pris la peine d'y participer et bravo à la gagnante ou au gagnant, voilà qui est dit !!
dordogne 2013On a aussi eu des bonnes nouvelles de l'accidenté du voyage. Et oui, un voyage moto sans incident, accident ou panne, ne serait pas un voyage moto. Il y avait là un couple, Monsieur (Didier) et Madame (Virginie) qui roulaient tous deux sur KAWA Z800, noire pour lui, verte pour elle. La veille, au détour d'un virage même pas méchant, Monsieur a fait un tout droit, direction le fossé. Heureusement, le fossé n'était pas profond et il semble qu'il se soit arrêté suffisamment tôt pour ne pas plonger avec la moto, celle-ci s'étant immobilisée contre un arbre. Là je fabule peut-être car personne n'a relaté les faits avec précision, j'ai juste "brodé" autour des quelques photos disponibles sur le site de Cap Moto ...
Au final, il se retrouve malgré tout avec une jambe cassée et quelques broches métalliques. Démoralisée par l'accident et une météo qui s'annonçait à nouveau maussade pour la journée du lendemain, Virginie a fini le voyage en camionnette avec Paul, les deux Kawas chargées sur la remorque. Dommage, dommage ... Ce sont malheureusement des choses qui arrivent.
L'an dernier c'est Bernadette qui finissait la jambe dans le plâtre et qu'on rapatriait de Sardaigne avec Henri après seulement 3 jours de voyage ! Une Bernadette qui, un an après, malgré une soixantaine de séances de kinésithérapie, claudique encore, même si très légèrement ... J'en profite pour souhaiter à tous les éclopés, graves ou légers, de ne garder aucunes séquelles de leurs mésaventures osseuses.

Et donc, quelque part, le voyage touchait déjà à sa fin, puisque le lendemain matin nous rebroussions chemin pour rentrer en Belgique !
Afin de gagner un peu de temps, j'ai commencé un empaquetage partiel de mes petites affaires après avoir choisi ma tenue du lendemain ;-)
Dans le même souci de ne pas (faire) perdre trop de temps, j'avais également décidé de prendre le petit-déjeuner déjà équipé de la tenue motard (sauf le casque) pour ne pas encore devoir me changer ensuite et ne pouvoir "clôturer" les bagages qu'en dernière minute !!
Voyez comme je suis organisé et soucieux de ne pas me faire attendre ...
Oui mais, car ... il y a un mais !
Vous l'allez voir tout à l'heure ;-))
Bonne nuitée et rendez-vous incessamment pour la suite à l'écran ?
Allez, ça diminue, on touche au but ou presque !!

21:15 Écrit par Alberto | Commentaires (10) | Tags : dordogne 2013

28/05/2013

Dordogne 2013, jour 4, boucle 2, deuxième !!!!

17 spots pour 253 kilomètres, ça vous en met un tous les 14,882 km, soit, en supposant une moyenne optimiste de 60 km/h, tous les quarts d'heure et ça implique juste un arrêt photo et un redémarrage sur les chapeaux de roues ... à défaut de quoi, voilà une boucle qui aurait pu prendre 3 journées à elle seule !!
Autant dire donc qu'il fallait faire des choix ...
Pour ce qui est de notre petit groupe de motards, on s'est un peu appuyés sur la connaissance de la région qu'en avaient Jacques et Solange, pour y avoir séjourné à quelques reprises me semble-t-il.
Par contre, pour Gabrielle et Josée, qui ne faisaient pas la même ronde que nous, ce matin-là et comme chaque matin ou presque d'ailleurs, après le petit déjeuner, s'est tenue une courte réunion présidée par Pierre-Yves, qui les a conseillées sur ce qu'il fallait voir en priorité et sur la manière la plus appropriée de s'y rendre : encore merci à lui d'avoir consacré un peu de son temps à nos compagnes.
Le matin, nous n'étions jamais à table en même temps. Certains s'y pointaient dès 7h30 tandis que d'autres montraient le bout du nez vers 8h15-8h30, de sorte qu'on n'a jamais discuté le coup sur ce que nous allions voir ou pas sur le parcours. Cette petite phrase anodine prendra toute son importance le lendemain matin, "vous l'allez voir tout à l'heure" comme le dit au curé Thérèse Pança, la femme de Sancho, au chapitre XLIV du roman de Cervantès, Don Quichotte de la Manche, page 287 de l'édition de 1837 ... à peu près !
Et donc, nous voilà partis, toujours les mêmes, toujours accompagnés d'Alain qui nous a adoptés pour le voyage, toujours près à enfiler les plastiques même si le ciel est plus dégagé ce matin et si les pronostics quant à la météo du jour sont plutôt dans le "beau" que dans le "variable" !
On fait quoi ... 25 bornes à tout rompre et on atteint la Grotte de Rouffignac . Dans un premier temps, Henri et Bernadette s'arrêtent avec nous puis prennent congé de nous parce qu'ils préfèrent aller voir la "Maison Forte" de Reignac. En fait, qu'ils me contredisent si je me trompe, mais je pense qu'eux aussi connaissent assez bien la région et qu'ils ont déjà visité cette grotte ou celle de Lascaux ...
Nous avons donc planté les motos face à l'entrée de la Grotte, nous nous sommes acquittés des 6.50 € en échange du ticket d'entrée, puis avons attendu sagement le train sur le quai 9 3/4 pour un voyage dans la préhistoire ...
Au début, les commentaires, énoncés d'une voix monocorde et "numérisée", semblaient sortir tout droit d'un enregistreur ou d'un robot, mais en réalité, nous avions bien un guide en chair et en os, équipé d'un micro et qui débitait son savoir de façon un peu automatique dirais-je. Mais au fil des hectomètres, le discours est devenu plus intéressant jusqu'à arriver sur les lieux mêmes ou nos ancêtres, 14.000 ans plus tôt, s'étaient amusés à graver ou dessiner divers animaux sur les parois plus ou moins friables de ces grottes façonnées par des rivières souterraines ... Alors, pourquoi s'être enfoncés si loin dans les entrailles de la terre pour laisser libre cours à leurs talents artistiques, jusqu'à parfois ramper dans d'étroites galeries pour en peindre les plafonds ? Mystère et boule de gomme !! Ce qui est sûr, c'est que c'était la meilleure façon de conserver ces oeuvres à l'abri ... des regards et du temps !!!
Il a été dit également qu'ils avaient une parfaite connaissance des animaux qu'ils ont dépeints : la preuve avec un mammouth dont l'artiste a parfaitement représenté le "trou du cul", ce n'est pas moi qui le dit, c'est notre très sérieux et très compétent guide qui a employé ce terme. Il a trouvé ce point particulier tellement intéressant qu'il s'est lancé dans une parfaite traduction en anglais, en employant le terme "anal clapet" si j'ai bonne mémoire, et tout le monde de pouffer ... Il faut dire que sa prononciation valait, presqu'à elle seule, le déplacement, n'est-ce pas, Solange ??
Ouais, Solange ne lit pas mon blog, ni Jacques d'ailleurs. Je leur ai dit que c'était probablement le DERNIER voyage que je faisais avec eux s'ils ne mettaient pas un commentaire en bas de l'un ou l'autre épisode de ce compte-rendu !!!
La visite terminée, nous sommes revenus à ciel ouvert et je dois avouer que l'air et la lumière commençaient déjà à me manquer ... C'est pourquoi, une fois encore, je suis parti devant. Je suis arrivé le premier à la Côte de Jord où, m'a-t-il semblé, il n'y avait rien à voir, juste un parking en forme de rond-point et en sous-bois, sauf peut-être à s'en écarter pour accéder à un point de vue ? J'ai donc fait le tour du rond-point et j'ai repris le chemin en sens inverse, où j'ai croisé mes amis motards. Sans les attendre, j'ai continué jusqu'au Château de Losse , de l'autre côté de la rivière et j'ai rangé la Tiger un peu plus loin. J'en suis descendu, j'ai pris le Canon dans le top-case Givi, j'ai marché quelque 50 mètres, j'ai pris une première photo, puis une deuxième, puis une troisième ... J'ai attendu mes acolytes, j'ai attendu, attendu, ils ne sont jamais venus, zaï zaï, zaï, zaï ... J'en ai conclu qu'ils s'étaient encore éternisés au spot précédent, me suis dit qu'à ce train de sénateur là, on ne serait pas rendus avant la nuit tombée et, ni une ni deux ni trois, je suis remonté en selle, sur mon fidèle destroyer destrier, j'ai donné un petit coup de rênes à la Tiger et hiaaaaa hiaaaaa, j'ai repris la route, le mors aux dents !!
Je suis arrivé à La Roque-Saint-Christophe , un village troglodyte à voir absolument : là aussi j'ai fait deux fois le tour du parking, j'ai même vu qu'il y avait l'un ou l'autre motard du groupe de Cap Moto, j'ai vu qu'il était possible de se restaurer à l'ombre des arbres ... et j'ai continué ma route, sans trop savoir si je n'allais pas y revenir !
Trois bornes plus loin, face à un parking rempli de camping cars, se dressait la Maison Forte de Reignac , un site assez impressionnant que j'ai eu envie de visiter. J'ai rangé la Tiger à côté d'un mobile home dans l'embrasure de la porte duquel est apparue une dame qui a engagé la conversation après mon poli "bonjour" !
Elle a vu "BAILLEUX" sur la plaque de la moto et elle a cru que je venais de "Baileux", voyez ? En fait, il y avait là comme une "concentre" de belges qui faisaient le tour de France en camping car. J'imagine que ça doit être assez sympathique comme mode de déplacement même si ça fait souvent tache dans le paysage. Un camping fait souvent tache dans un paysage mais un camping car, c'est une tache mobile, voyez ? Mais bon, rien à dire, chacun prend son plaisir où il veut, n'est-ce pas ?
Et bien moi, j'ai pris plaisir à visiter cette vaste demeure gagnée sur la roche, pleine d'objets hétéroclites qui ont sans doute chacun une histoire, d'escaliers de pierre ou de bois qui grimpent sur plusieurs étages ...
Une belle blonde, sans doute d'origine hollandaise à l'accent, me demande ce que signifie "silex", je lui réponds "You mean Sex, Uma ?" Ici, les accrocs de pubs télévisées sauront à quelle boisson gazeuse je fais allusion alors que les autres me prendront pour un vieux satyre ;-))
Je n'ai évidemment pas dit ça, hein !! Suis pas fou quand même !!
En cours de visite, je reçois un SMS de Jacques qui me dit : "Miam, miam chez les troglodytes. A+"
Je réponds : "Suis à Maison Forte"
Il me dit : "Sadique ! Nous on mange. On te retrouvera à maison forte."
La visite dure une bonne heure. J'ai la dalle. Je me dis que j'aurais peut-être dû les rejoindre pour casser la graine avec eux mais je ne voulais pas non plus bâcler la visite ... Je la termine donc. Y a rien à becqueter à la boutique. J'achète une bouteille de San Pellegrino que je descends plus vite que les escaliers qui me restent à dévaler pour rejoindre la moto. Je taille une bavette avec quelques sexagénaires en goguette qui s'apprêtent à visiter à leur tour la bâtisse. Je me prépare doucement : tour de cou, bouchons dans les oreilles, fermeture de toutes les tirettes-éclairs ... Pas de Jacques, de Solange, de François, d'Alain ou de Didier à l'horizon. Je ne vais tout de même pas rebrousser chemin, bon sang !
C'est décidé, je reprends la route sans demander mon reste, ciao !!
On dit que "ventre affamé n'a pas d'oreilles" mais il semble qu'il n'ait pas d'yeux non plus car je n'ai pas jeté un oeil au Château de Commarque , ni même à celui de Puymartin qui se trouvaient sur la route aux KM 97 et 107 !
Je suis donc arrivé à Sarlat-la-Canéda vers 15 heures, la vessie pleine mais le ventre désespérément vide ...

A suivre ...

21:43 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : dordogne 2013

27/05/2013

Dordogne 2013, jour 4, seconde boucle, première !!!!

Table des matières bien plus étoffée encore que lors de la première boucle puisqu'au lieu de 11 "spots" touristiques incontournables, ils ne sont pas moins de 17 cette fois ! Il y a :
- la Grotte de Rouffignac
- le Château de Losse
- les Grottes de Lascaux
- la Roque-Saint-Christophe
- la Maison Forte de Reignac
- les abris de Cap Blanc
- le Château de Commarque
- puis celui de Puymartin
- Sarlat-la-Canéda
- le Château de Beynac
- le Château de Bergiguières
- celui de Milandes
- et pourquoi pas le Château de Castelnaud, hein ?
- et La Roque-Gageac
- et la Bastide de Domme, gottferdom (une fois !)
- et Belvès
- et le Cingle de Trémolat, tralala !!!
grotte de rouffignac.jpgOui, 6 "spots" en plus, pour éclairer encore d'avantage notre lanterne concernant cette région qui regorge de la Vézère de richesses touristico-culturelles !
Six spots en plus certes, mais cinq kilomètres de moins tout de même !!

A suivre ...

Voici en attendant le lien vers les photos du jour et leurs légendes : de quoi vous faire patienter j'espère ;-))

18:25 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

26/05/2013

Dordogne 2013, jour 3, 1 ère boucle, deuxième !

Je vous ai fait la liste des spots touristiques incontournables, liste transmise par Pierre-Yves et Paul, qui malgré les apparences ne sont que deux, comme les trois mousquetaires qui en réalité étaient quatre ... et qui étaient soudés comme les cinq doigts de la main !
Voilà pour les chiffres du jour ;-)
Les lettres maintenant !
Si Gull, qui a un autre rythme que nous, s'est retrouvé par intermittence dans notre petit groupe au hasard du parcours, Alain lui, s'est joint à nous pour la boucle du jour.
On l'avait rencontré en Sardaigne. A l'époque il roulait sur une Yamaha Super Tenere 1200, la fameuse "grosse bleue" qui avait fait craquer plus d'une jolie corse, rappelez-vous !
Et bien là, il a troqué sa grosse bleue contre une superbe TRIUMPH Tiger 1050 dans sa toute nouvelle version "Sport" et dans sa livrée rouge qui lui sied à merveille. Elle existe aussi en blanc si je ne m'abuse, la couleur mode par excellence. Son concessionnaire, Yamaha à la base, a ajouté la marque anglaise à son enseigne et lui a donnée à l'essai. Apparemment, l'essayer c'est l'adopter car ... c'est ce qu'il a fait. Il l'a trouve bien plus "fun" à piloter que la grosse Yam et de fait, il tient bien mieux le rythme !
Et donc, voilà, après un copieux petit-déjeuner, nous avons pris la route et nous sommes arrêtés aux jardins panoramiques de Limeuil , KM 18 du road-book du jour, pour un pit photos et réponse au concours pour ceux qui avaient décidé d'y participer.
On continue, on zappe la Grotte du Grand Roc, car il y a d'autres grottes au programme de la boucle 2 du lendemain, on traverse le village de Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil presque taillé et en tout cas imbriqué dans la roche, et on atteint l'Abbaye de Cadouin .
Nouvel arrêt où l'on s'abrite et se recueille dans l'abbaye puis où l'on se réchauffe et s'abreuve au café d'en face ! La visite s'éternise, Jacques le Curieux et Didier la Science, ayant décidé de concert de visiter le cloître ...
Je ne suis pas sûr qu'on les ai attendus, à moins que nous les ayons laissés sur place en ouvrant un peu plus grand les gaz et en nous amusant enfin un peu sur la route jusqu'à atteindre un patelin nommé Saint-Cernin-de-l'Herm sur la D660 où nous tentons une approche au Relais de la Menaurie afin de savoir s'il est possible d'y casser la croûte. François a laissé sa belle MG ostensiblement au bord de la route pour que les retardataires voient bien qu'on avait planté là nos béquilles latérales ...
Sympa l'endroit : la cuisinière est venue sur le pas de la porte pour nous faire l'article. Elle a d'abord fait l'inventaire de son frigo et puis elle est venue nous dire ce qu'elle pouvait nous mitonner et à chacun de choisir en levant la main. Genre, j'ai 3 foies de jeunes bovins, qu'y qu'en veut ? Et Alberto, de lever la main, voyez ? Ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde ait fait son choix. Dans le même genre, au moment du café, la serveuse aux longs cheveux bouclés demande : Qui ne veut PAS de café ? Et de semer la confusion évidemment car en général on n'utilise pas la forme négative pour questionner les gens, non ? Du coup il a fallu 5 minutes avec au final des crampes dans les bras pour savoir combien de cafés devaient être servis ;-)
Pendant que nous étions là, d'autres motards ont tenté une approche, mais là encore nous avons agité les bras pour leur faire comprendre que c'était complet, qu'il n'y avait plus rien à becqueter là et qu'ils aillent se faire cuire un oeuf ailleurs, non mais !! On en a juste toléré un, sur Honda CBF 1000 rouge qui avait l'air moins affamé que les autres et plus sympathique malgré ses lunettes noires : il a partagé notre table et est parti bien avant nous sans payer la tournée générale, l'ingrat !!
Plus tard, alors qu'on photographiait le Château de Bonaguil , on a été rejoints par deux gars en BMW, une GS 1200 hyper-accessoirisée, et un modèle de tourisme plus ancien. L'un d'eux (trois quatre) avait fait la Trans Tunisia en 1997 avec Didier qui se souvenait de la femme du gars, une sportive qui courait à côté de la moto, lorsque le terrain était trop meuble ou incertain, pour leur éviter l'ensablement ...
Le gars a fait un demi-tour au frein à main, puis est repassé, debout sur les cale-pieds avec une caméra au point pour filmer le petit groupe, béat d'admiration devant l'aisance avec laquelle il chevauchait une machine aux allures pachydermiques ... mais presque !
S'il me lit ou si quelqu'un me lit qui le connait, qu'il fasse passer le message : on aimerait avoir les images !!
On fait dix bornes encore et hop, encore un château, le Château de Gavaudun . Dix bornes plus loin, devinez sur quoi on tombe, je vous le donne en mille, un château, celui de Biron . Alors que j'avais prévu d'aller plus loin avec les autres, le fait d'y croiser Josée et Gabrielle, m'a laissé sur place et comme Didier et Jacques avaient déjà payé la visite par je ne sais quel biais d'ailleurs, je me suis retrouvé à visiter le château de fond en comble avec eux. Rien à regretter, le site vaut bien le détour. Beaucoup de choses à y voir, qui couvrent plusieurs siècles et qui les ont traversés. J'en ai ramené l'essentiel des photos du jour, c'est dire !
La visite a duré longtemps, très longtemps et j'avais hâte de remonter sur la Tiger, oubliée sur la petite place depuis longtemps, trop longtemps ...
C'est pour cela d'ailleurs que j'ai zappé la visite suivante. Imaginez en effet qu'à peine 8 bornes plus loin, autre site à ne louper sous aucun prétexte, la Bastide de Monpazier . J'y suis arrivé, j'ai fait un premier tour du parking en attendant les autres qui sont arrivés et qui, sans hésiter, se sont désapés pour faire la visite. Je les ai salué, leur ai expliqué que j'avais trop envie de rouler, de prendre un peu mon pied et je les ai laissés là. Il faut dire aussi que l'heure avançait grave, qu'il restait plus de 80 bornes à abattre et qu'il y avait au bout, une dégustation de produits locaux au Domaine des Fargues, prévue à 19h30'.
C'est qu'on a beau ouvrir les gaz en grand, c'est miracle si on arrive à des moyennes de 50 à l'heure sur ces petites routes de l'arrière pays, voyez ? Le calcul était donc vite fait : pour déguster il ne fallait plus tortiller ou alors tortiller vite !
Je me suis bien fourvoyé autour de la Bastide de Molières dont j'ai fait au moins deux fois le tour de la place, où j'ai fait rire un groupe de motards qui prenaient le soleil, j'ai bien marqué l'arrêt devant le Château de Bannes d'abord et de Lanquais ensuite, mais je me suis surtout focalisé sur ma moyenne pour finalement atteindre le domaine vers 19h15. Le temps d'enfiler la tenue civile que je me joignais déjà à mes amis pour tâter des produits locaux, des produits de bouche bien sûr, de terroir bien entendu, liquides comme solides, et croyez-moi, ça valait vraiment la peine de se presser sur la fin du road-book. Du rosé, du blanc, du rouge, du foie de canard et d'oie étalés sur un pain de Dieu le Père, après quoi on est passés à table déjà passablement éméchés et ça s'est terminé dans la joie et la bonne humeur dans une cacophonie insupportable ;-)
De ce fait, la nuit a été un peu agitée ... mais bonne, mais agitée !
Bonne nuit et à demain pour la seconde boucle !!

12:14 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

25/05/2013

Dordogne 2013, jour 3, 1ère boucle !!!

Au menu du jour une boucle de plus de 250 bornes avec comme spots touristiques à voir absolument sous peine d'amende :
- le jardin panoramique de Limeuil : KM 18
- la Grotte du Grand Roc : KM 37
- Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil : KM 39
- l'Abbaye de Cadouin : KM 72
- Villefranche-du-Périgord : KM 117
- le Château de Bonaguil : KM 147
- le Château de Gavaudun : KM 165
- le Château de Biron : KM 176
- la Bastide de Monpazier : KM 184
- la Bastide de Molières : KM 207 et, last of the list
- le Château de Manquais Lanquais ... Encore un château, ça manquait !!!
Voici, d'entrée de jeu si je puis dire, les photos du jour . Oui, je dis d'entrée de JEU car il était possible de participer à un concours comportant 10 questions dont les réponses étaient éparpillées tout au long du parcours avec, à la clé, un seul et gros lot, à savoir un panier garni de produits locaux ... éparpillés tout au long du parcours avec, à la clé, un seul et gros lot, à savoir un panier garni de produits locaux ... ah ah ah, vous vous êtes faits avoir n'est-il pas ? Attention, il n'y avait pas un panier garni à gagner par jour mais il fallait attendre la deuxième volée de questions du lendemain pour espérer l'emporter !

A noter pour les pressés qui n'ont jamais le temps de rien : les comptes-rendus de François et d'Henri sont déjà en ligne, des comptes-rendus qui vont droit au but ! Je vous invite dès lors à vous rendre sur leurs sites respectifs et respectés et vous saurez déjà toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, sur ce voyage en Dordogne !!

Pour les autres, les gourmets, les épicuriens, les pensionnés, les amateurs d'à-peu-près et de ... réalité virtuelle, ces pages restent ouvertes encore ... un certain temps avant le fin mot de l'histoire avec un tout petit "h" ;-)

A suivre !!!

17:09 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

Dordogne 2013, jour 2, suite !!

DORDOGNE 2013 019.jpgLa météo laissait donc à désirer et c'est d'ailleurs là, à Saint Désiré, que j'ai arrêté le récit de nos aventures "tripydentes" de ce deuxième jour.
Nous venions de quitter la Place de l'Eglise, du gnègnème siècle je vous le rappelle, sous une pluie quasi diluvienne ...
Pour info, le centre géographique de la France, et par conséquent du Monde diront certains chauvins, se trouve quelque part là-bas ...
Quelques kilomètres plus tard, nous avons retrouvé le trio François, Henri & Bernadette qui s'étaient abrités dans un bistrot. On s'y est abrités à notre tour, autour d'un bon café chaud, et on a discuté le coup de savoir si on continuait le road-book contre vents et marées ou bien si on prenait les grands axes (nationales & autoroute) pour rejoindre le Domaine des Fargues dont vous connaissez tous les coordonnées GPS maintenant que vous les avez gravées à vie dans vos "P.O.I.", tant le lieu est hautement recommandable. Ok, j'insiste, peut-être lourdement, mais j'ai négocié une "com" substantielle à chaque fois que j'évoque ... le Domaine des Fargues ;-)))
Avant d'aller plus loin, voici les photos du deuxième jour : il n'y en a que 17 parce que mon Canon n'est pas étanche !!

Petite réflexion avant de reprendre la route ...
Lorsqu'il s'agit d'improviser un nouvel itinéraire, c'est toujours François qui s'y colle, sans doute parce qu'il se porte volontaire, mais aussi parce qu'il trimballe avec lui, outre son Tripy de première génération, un GPS de marque Garmin (je crois) qui permet de définir un autre tracé, chose qu'interdit le Tripy I sauf à y aller à la boussole. Or, et c'est là qu'intervient ma remarque pertinente, nous sommes 3 à posséder le Tripy II qui permet également de s'écarter du road-book originel mais apparemment aucun d'entre nous n'y pense, préférant sans doute se faire guider. Venant de ma part, ça se conçoit car j'ai jusque là fonctionné comme ça, mais venant des autres, voilà qui m'étonne un peu. La prochaine fois, promis juré, je me porterai volontaire, si on m'y autorise bien entendu ;-)). Je ferme la charentaise et remets les bottes de cuir et le casque melon !!
Ouille, ouille, autre charentaise concernant les casques, de marque SHOEI en particulier : aujourd'hui, au magasin RAD de Zaventem, entretien + vérification gratuits de votre cax SHOEI avec des remises jusqu'à 15% sur tous les accessoires de la marque ...

Ainsi donc, après un rapide tour de table, il fut décidé à l'unanimité et très logiquement, d'emprunter d'abord la N145 puis l'autoroute A20 jusque Brive .
François s'est calé devant et nous, derrière !
Nationales limitées à 110 et autoroute limitée à ... 110 également vu qu'il pleuvait. On s'est donc retrouvés au milieu du trafic des voitures, un exercice très déplaisant à mon goût, fait de dépassements et de retours incessants sur la voie de droite, avec un regard permanent sur les rétros, mais c'est à ce prix qu'on respecte les limitations de vitesse. Perso, j'aurais calé le compteur à +/- 130 et j'aurais été de l'avant mais, comme je ne savais pas trop où et quand on allait sortir de l'autoroute, j'ai rongé mon frein et pris mon mal en patience ...
Pour l'anecdote, sachez qu'on s'est arrêtés vers 12h45 dans une station service AVIA à Saint Sulpice Le Gueretois , qu'on y a fait les pleins et qu'on y a mangé de la bouffe industrielle genre "tartines triangulaires garnies" et soda, le tout debout, dans un coin du shop ...
Après un péage facturé 0,60 € à la sortie Mansac , on a donc quitté l'autoroute jusqu'à la station suivante et, alors que le soleil était miraculeusement revenu, on y a un peu musardé, le temps de sécher, juste un peu !
Là encore, discussion à bâtons rompus pour savoir comment on allait appréhender les 89 kilomètres restant à parcourir pour atteindre ... le Domaine des Fargues, que vous connaissez tous maintenant puisque ... ok, ok, j'arrête !!
François a confirmé maintes fois qu'il allait continuer à suivre son GPS, Henri allait suivre François, alors que les autres, dont j'étais, choisissaient de se recaler sur le road-book qui passait à +/- 10 bornes de là, et de finir sur les petites routes locales.
Si c'est ce que nous avons fait, Henri qui était derrière nous mais devant François, a fini forcément par nous suivre alors que François est parti avec son sale Garmin, droit devant ;-))
Par contre, nous avons donc repris des petites routes aussi sympathiques qu'étroites et nous avons atteint Saint Léon sur Vézère à 10 kilomètres de Montignac où nous avons marqué l'arrêt pour le "4 heures" comme disent les élèves qui fréquentent l'école buissonnière ...
L'Auberge du Pont nous a accueilli en son sein, fait de vieilles pierres et de gourmandises alléchantes, les photos parlant d'elles-mêmes, non ?
Près de la caisse, à la sortie, il y avait une cage avec deux magnifiques perruches aux couleurs vives : j'ai appris qu'on les appellait des "inséparables" parce qu'elles ... le sont effectivement. D'ailleurs, à les regarder, malgré l'espace relativement exigu, elles se suivaient partout ! C'est pas comme les gars qui composent notre petit club, hein François ;-)
Après Montignac, Thonac, Campagne, Le Bugue et Sainte-Foy-de-Longas .
On y était vers 18h30 me semble-t-il, deux heures après François, qui a ainsi enfin trouvé le temps de se doucher à s'n'aise ...
Avant de prendre le verre de bienvenue en terrasse, Olivier, un des tenanciers, nous a conduit à nos chambres où nous avons pu déposer notre barda. Sans vouloir Paul & Mickey, mais afin de ne dire que la vérité, toute la vérité, sans parti pris, j'avoue tout de même que la découverte fut plutôt décevante. Pourquoi donc :
1/ parce que les chambres ne fermaient pas à clé
2/qu'il y avait une salle de bain pour 3 chambres
3/ et qu'une forte odeur de peinture fraîche envahissait les lieux.
Limite du tolérable, même si on est motard et qu'on en a vu d'autres. Il faut toutefois se rappeler que pour ce qui concerne Didier et moi, nous attendions également nos belles, qui suivaient en voiture et, lui comme moi, ne présumions rien de bon quant à leur réaction face aux points noirs précités.
Didier avait en plus un souci de lit et de matelas mais en dire plus serait révéler des choses qui relèvent du strict domaine privé et ... cela ne nous regarde pas, tout-à-fait Thierry !
Résultat : alors que j'avais déjà rangé tout mon bazar, j'ai dû le transférer dans une chambre voisine. Rien de grave assurément, pas de quoi fouetter un chat !
On est passés à table vers 20h30 et là encore, je ne sais plus trop ce qu'on nous a servi, mais ce que je peux dire c'est que c'était bon. C'est ici que j'attends l'équipe pour me rafraîchir la mémoire, voyez ?
Question "rafraîchissements" justement, c'était "vin à volonté", en l'occurrence du BERGERAC Tradition, Domaine de Siorac, sélectionné par le guide Gilbert & Gaillard, c'est dire s'il était bon et c'est dire aussi si l'ambiance y est allée crescendo !
Au moment d'aller au dodo d'ailleurs, ça n'a pas été sans poser des problèmes car nos chambres étaient très proches de cette grande salle où tout le monde parlait haut et fort et s'esclaffait à qui mieux mieux ... C'est qu'il y a des couche-tôt dans notre groupe, des sensibles de l'oreillette et il est tout-à-fait concevable que ce vacarme et ce brouhaha les incommodent. Sans compter que les lieux étant mal "répertoriés" certains personnes allaient et venaient dans le couloir à la recherche de toilettes ... n'hésitant pas à utiliser NOTRE SALLE-DE-BAIN ! Il aurait été bien simple d'apposer, de ci de là, des plaques sur les portes pour indiquer ce qui se trouvait derrière, non ? Sans doute les gestionnaires n'ont-il pas trouvé le temps car il semble que la restauration du domaine ne soit pas totalement arrivée à son terme et qu'il y ait eu d'autres priorités ...
Ah oui, en plus de ça, pas de chauffage dans les chambres où il régnait un foie froid de canard : rien pour mettre nos frusques à sécher et rien pour nous réchauffer si ce ne sont nos compagnes !!!
Reste que, perso, j'ai bien dormi, du sommeil du juste, comme un loir ou presque ...
Ne restait plus qu'à attendre le lendemain pour une première boucle dans la région !

10:28 Écrit par Alberto | Commentaires (4) | Tags : dordogne 2013

Dordogne 2013, jour 2 !!

Une étape de 423,725 km cette fois ... soit ... si je compte bien ... 2.966,075 km ...
Hein ?
J'ai pas écrit qu'on devait la parcourir SEPT fois mais CETTE fois ! Faudrait voir à pas trop déconner non plus, hein !!
Une journée marquée sous le sceau ... saut ... d'eau car, plus qu'hier et moins que demain, espérons-le en tout cas, il est à nouveau tombé des cordes, des hallebardes, des chats et des chiens et même des grenouilles qui avant de s'écraser au sol poussaient de grands Brekekekex coax coax ...
La journée avait pourtant bien commencé, par un copieux petit déjeuner buffet où il ne manquait rien d'essentiel ni de superflu d'ailleurs. Petit détail, Jacques s'est juste amusé à déplacer une veste qu'un hôte avait accrochée à une des chaises de la table que nous avions occupé la veille. Le gars est venu trouver le Jacques pour lui faire comprendre que ce n'était pas un truc à faire, sur quoi j'ai dit que la table était réservée, suite à quoi le gars m'a jeté un regard torve ...
M'en fous, j'ai des grands amis dans ma bande de jeunes ;-)
On a quitté Varenne Vauzelles parmi les derniers, comme souvent et arrivés à hauteur du circuit de Magny-Cours, alors qu'une fois encore j'étais devant, j'ai pris l'option d'y aller en prenant sur la gauche et en passant sous le tunnel, suivi par Jacques & Solange ainsi que par Didier. S'agissant d'un arrêt facultatif, François et Henri qui n'en avait apparemment rien à faire, ont continué le road-book, tout droit.
Comme la pluie commençait à s'intensifier, j'ai marqué l'arrêt sous le tunnel et j'ai proposé qu'on enfile les scaphandres, ce que nous avons fait. Je sais très bien qu'il est dangereux de s'immobiliser dans les tunnels mais il s'agissait plus ici d'un pont et il n'y faisait guère sombre, pas plus qu'à ciel ouvert, si je puis dire, dans la mesure où il était en train de se boucher complètement !
En plus de ça, ce fût une belle occasion d'assister à un défilé de voitures extraordinaires. En effet, on ne comptait plus les Ferrari, Lamborghini et autres Mac Laren dont les pilotes prenaient parfois un malin plaisir à faire rugir leurs V8, 10 ou 12 ...
Une fois recouverts de plastiques, de pied en cap et, que dis-je, en péninsule, nous avons poussé un peu plus loin, juste le temps de voir quelques autres spécimens rouler sur la piste du célèbre circuit !
Après ça, nous sommes repartis, en suivant fidèlement le road-book jusque Saint Désiré et son église du même nom.
Hélas ça tombait tellement dru qu'il était pratiquement impossible de prendre des photos d'extérieur et comme l'église était fermée, on n'a pas non plus prendre quelques photos au sec !
Une dame qui passait par là s'est mise en quête du curé mais sans succès, parti qu'il était sous d'autres cieux, plus cléments sans doute, dans un "paradis" fiscal quelconque !
Au moment de partir, la Twingo de la dame en question n'en voulait plus. Jacques, Solange et Didier ont poussé la voiture jusqu'à ce que son moteur daigne s'ébrouer ...

A suivre !!

00:45 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

24/05/2013

Dordogne 2013, jour 1 !

DORDOGNE 2013 008.jpgHonnêtement, je démarre ce compte-rendu de voyage avec un semblant de ... "lassitude"... car je redoute quelque peu la ... "longitude" ... du travail qui m'attend ;-)
Faut me comprendre : du 1 au 5 mai, voyage en Bretagne, du 6 au 16 mai, compte-rendu sur ce même blog, du 17 au 22 mai, périple en Dordogne et du 23 au "je ne sais quand", narration de ce dernier. Voilà qui commence à prendre un équivalent temps plein ou presque pour ce qui n'est, au départ, et à l'arrivée aussi d'ailleurs, qu'un hobby !!
Si je comptais les heures passées et que je les facturais à ... qui de droit (d'auteur), je serais riche à l'heure qu'il est !
Au troisième top, il sera exactement 17 heures, 54 minutes et 55 secondes ...
Mais je perds du temps une fois encore ...
Venons-en donc au fait, rien qu'aux faits en fait !

Rendez-vous à la maison pour Gull (Triumph Speedmaster), un nouvel ami qui se remet aux voyages en moto après 6 ans de balades dominicales, Jacques & Solange (BMW 1200 GS), des vieux habitués, Didier (Yamaha TDM 900), tout aussi vieux et Gabrielle (Peugeot 205 Roule en Carrosse), son épouse qui s'apprêtait à faire la route avec nous mais au volant d'une voiture ...
Le premier est arrivé pile poil à l'heure, les autres ont suivi dans le désordre.
Certains ont pris un café pendant que d'autres s'éternisaient en bavardage sur le pas de la porte, dans la cuisine ou dans l'allée latérale.
Finalement, on a rassemblé tout le monde et on a pris la route qu'il était pratiquement dix heures moins le quart.
Nous avions rendez-vous à 11h00 à Rethel avec Henri et Bernadette (Triumph Tiger 955i) et, peut-être François (Moto Guzzi Breva 1200) s'il n'avait pas décidé de prendre les grands axes jusqu'à Nevers où était fixée l'arrivée de la première étape, longue de 559 km au départ de Aish-en-Refail.
Car il faut savoir qu'on annonçait une "wet race" et que certains avaient déjà envisagé des voies plus rapides et plus pénétrables que celles du Seigneur qu'ont l'habitude de faire suivre les G.O. de Cap Moto ...
C'est Jacques qui a pris les rennes et qui a mené bon train jusque Rethel, tellement bon train qu'on a rapidement perdu Gull, pas habitué à un tel rythme.
On est arrivés au Carrefour des lieux à 11h10, on s'est salués, on a fait les pleins, pour moi 20.96 € ou 137.49 "anciens nouveaux" FrF, on a discuté pique-nique, Henri et Bernadette ayant choisi cette option, mais vu le froid qui régnait, on a finalement décidé de trouver un resto sur la route ... route qu'on a reprise vers 11h30 !

Quelques way points plus tard, alors qu'on le croyait loin derrière, on est tombé sur Gull qui pique-niquait adossé à la vitrine d'une boulangerie, tout seul. On s'est arrêtés un instant puis on est repartis. Jacques voulait absolument manger à Sézanne mais Sézanne était encore à plus de 80 bornes et en France, se pointer en nombre dans un restaurant à 13h45, heure estimée de notre arrivée, aurait été pure folie, on aurait certainement trouvé porte de bois même en usant de la formule magique "Sezanne, ouvre-toi !" (ouais, j'ai osé !). J'ai pris la tête du convoi, le Tripy me donne en effet des ailes d'une envergure sans cesse grandissante, c'est sûr, et quelques bornes plus tard, on tombe sur le "Relais de la Vallée", sur la D9, à Fontaine s/Ay exactement. Je m'engage sur le parking, suivi par les copains. Henri et Bernadette plantent la béquille de la Tiger noire un peu à l'écart, à l'abri des regards, pour grignoter leur pique-nique, pendant que nous investissons bruyamment les lieux, Didier en tête comme souvent quand il s'agit d'investir ... l'homme étant un homme d'action(s) !
Encore une fois, pour 12,50 € il y avait une formule menu avec entrée buffet froid, plat et dessert. On a un peu panaché la formule, Solange se contentant du buffet, pendant que les autres prenaient des pâtes carbonara ou du filet de cabillaud avec supplément pommes vapeur gratuites mais il a fallu insister pour les avoir : struggle for life, indeed !
Boissons et cafés en prime, on s'en est tiré pour 11 € à tout casser, chacun bien sûr !!
Le service extrêmement rapide ne nous a pas fait perdre trop de temps et nous sommes repartis, le ventre plein et le coeur léger. Chouilly, Pierry, Moussy, Brugny, Montmort-Lucy, Etoges, Congy, Saint-Prix, Soizy, (cherchez l'intrus jusqu'ici !) puis Sézanne, Marcilly-sur-Seine, Romilly-sur-idem, Avon-la-Pèze, Planty, VUlaine, Molinons, Les Sièges et Cerisiers au way-point 76 pour les uns ou "60 16" pour les autres !!
Comme j'avais une forte envie de café, que je l'avais signalé à un moment à Didier qui roulait devant, que lors de la traversée de quelques uns des patelins inscrits en bleu ci-devant, il n'avait rien trouvé, il me fit signe de passer devant et de dénicher un bistrot moi-même vu que c'était moi qui voulait ... offrir le café !
On arrive à une intersection et, alors que le Tripy m'intime, à voix basse, l'ordre d'aller tout droit, je tourne à droite pour m'enfoncer dans Cerisiers où, après quelque 200 mètres, je tombe sur une place, encombrée par une foire et des auto-tamponneuses, où je parque la Tiger. Il y avait là un bar qui s'appelait "Au cheval blanc" et ça "tombait bien" qu'on s'y arrête car il a commencé à tomber des cordes, des hallebardes, des chats et des chiens comme diraient les anglo-saxons et on était bien content d'être planqués-là.
D'autant que le gars derrière le comptoir s'est avéré être un sacré personnage qui aurait valu à lui seul le détour ! Il était intarissable et plein d'humour et de gentille dérision : il a été jusqu'à me laisser une carte de visite sur laquelle il a apposé un timbre en me faisant promettre qu'on lui enverrait une carte postale de Dordogne ... ce que Solange s'est normalement chargée de faire, je pense, alors que c'est Jacques, qui s'est chargé de la note de bar !
On continue, plein sud, dans l'espoir sans doute de dénicher le soleil, via Toucy jusqu'à atteindre le Château de Guédelon dont je vous invite à parcourir le site pour tout savoir sur cette aventure un peu folle qui a été inspirée par je ne sais quel esprit ... euh ... bâtisseur ;-)
Il est 17h45 environ et il est exclu d'envisager une visite qui nécessiterait au minimum 1 heure au pas de course et une journée en prenant véritablement le temps de s'imprégner de l'ambiance et de discuter avec tous les artisans qui sont occupés sur le site !!
Personnellement j'ai visité le site en 2006 lors de mon séjour en Bourgogne et donc, je n'ai pas regretté qu'on zappe l'affaire ...
On s'est enfoncés un peu plus encore dans la France profonde jusqu'à rejoindre le village de Dampierre-sous-Huy où François questionna un passant qui passait pour lui demander où l'on pourrait trouver de l'essence. Droite toute pour tomber quelque cent mètres plus loin sur une petite station service Chez Kiki où nous faisons les pleins de Super 98, François, Jacques et moi : le prix de 1.677 € au litre se justifie sûrement par le côté local de la production de ce précieux liquide, vieillit en fût de chêne centenaire, plus que probablement ;-))
On retrouvera les autres une quarantaine de kilomètres plus loin, alors qu'ils faisaient le plein dans une sorte de "Tricatel" du combustible, pouah !!
A ce stade, nous n'étions plus très loin du but, sans doute 60-65 bornes tout au plus. L'hôtel qui avait été réservé était le Brit Hotel Magdalena de Varenne Vauzelles, dans la périphérie de Nevers, Nevers et demie ... mais il était bien plus tôt quand nous y arrivâmes !!
Nous étions logés avec ma Douce au 4ème étage, heureusement avec ascenseur, mais un ascenseur qu'il fallait appeler sans crier et qu'il ne fallait pas trop charger par respect pour ses rhumatismes articulaires ...
Après le repas, qui ne m'a pas laissé un grand souvenir, non pas parce que ce n'était pas bon, mais plutôt parce que ma mémoire défaille, et après un mini speech tenu par Pierre-Yves, on est allé dehors pour prendre le frais, le très frais même et compter les motos.
Si François ne s'est pas trompé, ce qui lui arrive aussi parfois, c'est un être humain comme vous et moi, il y en avait là 35 dont 14 BMW, un rapport bien plus équilibré que chez Moto 80 où l'on compte pas moins de ... 80 % de ... BMW, j'exagère à peine ou si peu !!
J'ai pris la précaution de mettre le bloc disque dans la mesure où, quoi qu'on en pense, c'est moi qui ait la plus belle moto, na !!
On était tous bien fatigués après cette longue chevauchée et, sans demander notre reste, nous avons tous gagné nos chambres pour un repos bien mérité !!
Demain, deuxième étape pour rejoindre notre lieu de villégiature proprement dit au Domaine des Fargues à Sainte Foy de Longas dont voici les coordonnées GPS à défaut d'une adresse précise : N 44°55'24" E 00°47'05", coordonnées à noter une fois pour toute dans vos "P.O.I." tant l'endroit est à recommander chaudement, surtout en été, car là, on n'a pas bruni c'est sûr ;-)))

18:07 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

23/05/2013

Dordogne, le retour !

Ce petit mot juste pour rassurer les inquiètes et les inquiets : je suis bien rentré, hier, vers 20 heures, après 2.651,1 km de routes variées, 42 heures et 24 minutes à dos de moto avec une conso moyenne de 5.0 litres au cent.
Tout s'est bien passé merci.
Je vous raconte par le menu incessamment bientôt : restez tunés !!

Tout ceci vous rappelle certainement quelque chose, et pour cause, c'est mot pour mot ce que j'ai écrit quand je suis revenu de Bretagne, il y a juste quelques jours à peine ...
Attention, si les mots n'ont pas changé, par contre tous les chiffres, eux, ont été "mis à jour" en fonction de la réalité du terrain et des statistiques de l'ordinateur embarqué dans le petit boîtier qui sert de tableau de bord à la Tiger.
Oui, s'il y a bien un SEUL défaut à cette Tiger, c'est la "riquiquitude" du cockpit comme dirait Sé-Sé-Sé-Ségolène : impossible de voir l'heure sans tendre les nerfs optiques et écarquiller les yeux jusqu'à ce qu'ils sortent du casque pour pouvoir lire les 4 chiffres qui la compose. L'âge moyen du motard ayant presque doublé depuis cette dernière décennie, il serait bien vu de la part des constructeurs de passer à des "fonts" plus lisibles !!
Comme il faudra qu'ils envisagent d'installer des "selles percées" pour les plus vieux d'entre nous ;-))

Allez, dans ma grande bonté et puisqu'il me reste encore quelques ressources, voici d'ores et déjà, en exclusivité mondiale et par-delà, les premières photos qui composent les nombreuses pages de l'album dédié à ce périple en Dordogne, périple organisé par CAP MOTO que je remercie d'emblée pour la compétence et le professionnalisme, au nom de tous les participants ... du moins, je présume ;-)
S'il y a quelques mécontents, ils savent qu'ils peuvent directement s'adresser à Paul, les autres sont en train d'applaudir Pierre-Yves !!

22:43 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

14/05/2013

Bretagne, jour 5, le dernier !!!!!

BRETAGNE 2013 219.jpgPour me "raccrocher" à la note précédente, j'avais envie d'ajouter "Le jour le plus court" au vu des distances affichées par le road-book soit 169,828 kms mais c'eut été doublement faux, d'une part parce qu'on a fait plus court encore avec la boucle sur place d'à peine 150 bornes et d'autre part, parce que le road-book s'arrêtait à Salles, près de Chimay, ce qui impliquait que nous avions tous encore du chemin à parcourir pour rejoindre nos foyers respectifs ...
Comme souvent ;-) la journée a commencé par un petit déjeuner. Si nous étions juste notre petit groupe pour le repas de la veille au soir, je n'écris pas souper sinon nos amis français ne comprendraient pas, je n'écris pas dîner non plus sinon les belges penseront que je parle du repas de midi, par contre, ce matin nous étions accompagnés par six ou huit autres pensionnaires, probablement tous de la région à leurs mines réjouies et leur accent du cru m'a-t-il semblé en tout cas ...
Nous avons demandé le chemin à prendre pour nous rendre sur le site de la Cité Souterraine et l'avons emprunté. Nous avons dû poireauter un petit quart d'heure, le temps que la maîtresse des clés arrive et nous ouvre les portes.
Nous nous sommes acquittés chacun d'une somme de 11 €, et pas 10 comme nous l'avions espéré si nous avions bien négocié et nous avons reçu, en échange, un bigophone à utiliser tout au long du parcours en fonction des numéros apposés de ci de là, permettant d'accéder aux commentaires explicatifs.
Quelques hectomètres en surface d'abord avec d'un côté la reconstitution d'une antenne chirurgicale et de l'autre, celle d'un poste de télécommunications allemand. Plus loin quelques animaux de basse-cour dont un coq à grande gueule, gaulois sans doute, puis, plus loin encore, une volée de marches plongeant dans le noir, obscur et sombre mais néanmoins légèrement éclairé par des loupiotes savamment dispersées !
Pour l'illustration, voici les dernières photos dont la plupart ont été prises sous terre. Pour tout savoir sur cette Cité Souterraine, je vous invite soit à vous y rendre, soit à surfer sur la Toile !!
La visite a duré +/- 3/4 heures, suite à quoi nous nous sommes un peu promenés sur le site jusqu'à monter tout en haut de la butte puis tout en haut du moulin : on est comme ça nous, on vise à aller toujours plus haut !!
Marre du nivellement par le bas, na, na ... Split, mmmhhh !!
Nous sommes revenus au logis et avant d'aller nous équiper de pied en cap, que dis-je, en péninsule, nous sommes passés prendre un café sur l'invitation de Madame Soirant. Elle était occupée à saluer les autres hôtes et ... hum ...ça n'en finissait pas. C'est qu'elle a dû répondant Dame Soirant. D'ailleurs, j'ai failli passer sous silence l'épisode de la veille au soir. Nous étions quelque part entre le fromage et le dessert et elle est venue s'attabler avec nous, le temps de nous inviter à revenir l'an prochain car on "fêtera" le centenaire du début de la "Grande Guerre", l'occasion pour la région d'organiser toute une série d'évènements et de commémorations. Elle nous a aussi raconté quelques anecdotes dont celle concernant les soldats australiens, venus en nombre (près de 10% de la population que comptait le pays à l'époque) pour appuyer les alliés. On a d'ailleurs tout récemment découvert, par hasard, dans le grenier d'une maison de Vignacourt, quelque 4.000 photos de ces soldats, des clichés pris par un couple de fermiers résidant là. Ces soldats étaient soignés par la population : le temps de les remettre sur pied que les généraux de l'époque les renvoyaient à la Boucherie ...

Comme je n'avais plus assez de thunes, François a payé la chambre et le couvert pour moi. Je l'ai remboursé en arrivant à la maison alors que je n'avais pas encore enlevé ma panoplie du "parfait" motard !
On a pris la route et on s'est d'entrée écartés du road-book pour trouver une station service. L'ordinateur de bord de la BM de Jacques annonçant une autonomie restante de 12 kilomètres, c''était la chose à faire en tout premier lieu. On a donc tous fait le plein et on a un peu tournicoté pour retomber sur le trajet prédéfini, à Rubempré si je ne me trompe pas, mais je peux me tromper, qui plus est, je me donne l'autorisation de me tromper !
Herissart, Toutencourt, Harponville, Hédauville, Albert, Méaulte, Cléry-sus-somme, Péronne, Doingt, Roisel, Templeux-le-Guiard, ..., Guise, La Capelle, Rocquigny, Fourmies, ...Salles et la Friterie Saint Antoine qui n'a pas plus l'air ouverte qu'une coquille Saint Jacques : je sais, ça ne veut rien dire mais c'est moi qui raconte et j'avais envie de mettre Saint Jacques dans la même poêle que Saint Antoine !!
Un panneau nous indique "qu'on sert jusqu'à 14h30" ! Il est 14h45 au bas mot ... Bernadette s'arme de son plus beau sourire et franchit la porte vitrée de l'estaminet. Elle revient, avec un sourire plus large encore, pour dire que c'est ok et qu'on peut s'installer en terrasse : magnifique !!
Steak pour les uns, boulettes sauce tomate pour les autres, cheeseburger, tomates au thon pour moi, accompagnés par un cornet de frites succulentes pour chacun, un régal assurément.
Voilà un voyage qui se termine un peu comme dans les bandes dessinées d'Astérix et Obélix, autour d'une table bien garnie : ne manquaient que les sangliers et la cervoise !
Beau voyage même si bien trop court et un peu froid mais si peu !
Un tout grand merci à François pour cette organisation sans faille et aux autres pour leur présence, souvent agréable ;-)))
Plus que 3 fois dormir et on remet le couvert en espérant que le temps ne le sera pas !!

J'espère aussi que ce compte-rendu vous a plu : si oui, n'hésitez pas à laisser un commentaire dithyrambique, crotte de bique !!

J'allais oublier de remercier l'actrice principale, Kate la Blanchette, sans laquelle tout cela n'aurait pas été possible, ma Tiger, une machine qui a tout pour elle : j'ai beau chercher la petite bête, je ne vois rien à lui reprocher sauf bien sûr qu'elle reste un peu trop haute sur pattes pour moi, mais là, je ne peux en vouloir qu'à mes ... ascendants ;-)

20:40 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : bretagne 2013

13/05/2013

Bretagne, jour 4 + !!!!

"Le jour le plus long" aujourd'hui, pas seulement parce qu'il est prévu de passer par Bénouville et son célèbre pont levant qui fait sa "guest star" dans le film de guerre tout aussi célèbre, mais aussi et surtout parce qu'on doit se taper non moins de 580 bornes à en croire le programme de François.
Tant de kilomètres en un jour, en bande comme ça, avec les arrêts que ça suppose pour "socialiser" un minimum, ça implique des arrêts relativement fréquents et donc, des pertes de temps, de quoi justifier l'utilisation des voies rapides et des autoroutes.
Avant tout il fallait déjeuner et remettre de l'ordre dans la maisonnée. On s'y est tous attelés, ou presque. Pour une fois, Didier était prêt le premier ...
On a levé l'ancre qu'il était quelque chose comme 9 heures.
Quelques départementales plus tard et 150 bornes à bon rythme, on a atteint Dinan, ville que nous avons choisie non pas pour ses "couques" connues à Dinant avec un thé SVP et appréciées dans le monde entier, utilisées entre autre pour la fabrication de parpaings antisismiques dans les pays émergents, mais ... parce qu'elle était sur notre route et qu'une petite pause s'imposait à tous : comme en bagnole et peut-être plus qu'en bagnole d'ailleurs, un arrêt toutes les deux heures c'est un minimum ! La position sur un trail a beau être relativement confortable, il n'en demeure pas moins qu'au bout d'un ... certain temps, le même que met le fût du canon à refroidir après le passage de l'obus, on a besoin de s'étirer et de se détendre !
Alors que je m'étais laissé décramponner par mes acolytes sur les 4 voies limitées à 110 km/heure, régulièrement averti que j'étais par le Tripy II de zones "à risques", une fois arrivé sur l'autoroute, j'ai calé le compteur à 140 et j'ai commencé à les dépasser un à un jusqu'à ce qu'ils disparaissent de mes rétroviseurs ... A un moment, Didier est revenu sur moi et nous avons roulé de concert jusqu'au moment où nous avons décidé de ralentir le rythme pour nous faire rattraper par les autres. 130, 120, 110, 100, c'en était trop, ou trop peu, c'est vous qui voyez, en attendant, nous, on ne voyait rien venir. On s'est même arrêtés sur la dernière aire de l'autoroute et j'ai appelé et laissé un message à François.
Nous sommes repartis, sommes sortis de l'autoroute et, comme nous étions tous les deux sur la réserve, nous sommes mis en quête d'une station service que nous avons trouvée dans un énorme centre commercial.
De là, nouvel appel à François qui entretemps tentait également de m'appeler, de sorte qu'on a échangé nos positions : ils étaient deux ou trois "way points" plus loin, juste avant le pont de Bénouville et ils nous attendaient au restaurant "Les trois planeurs".
Mais ... il n'y a pas d'hélice hélas, c'est là qu'est l'os !!
Avec Didier on a eu du mal à sortir de cette banlieue où tout était en sens interdit à moins d'utiliser la piste cyclable qui nous aurait rapidement ramenés sur le droit chemin ...
Un quart d'heure plus tard environ, nous étions sur la route de Bénouville et, juste avant le pont, François s'était posté au bord de la route pour nous indiquer l'endroit exact où nos amis avaient planté leurs béquilles.
Pour ne pas perdre de temps, nous avons averti qu'il fallait ajouter 2 couverts et comme j'avais grand faim, je me suis attaqué au saucisson qui traînait sur la table. Pas offert le saucisson dont Henri m'éructa le prix de 4,90 €. Etant donné que je m'en serais tiré à trop bon compte si je m'étais contenté de "prendre le saucisson pour moi", j'ai aussi pris une des bouteilles de cidre à ma charge même si je n'ai bu qu'un Coca. S'il faut payer le voyage à Henri et Bernadette pour qu'ils continuent d'accepter de tolérer ma compagnie, je suis (presque) prêt à le faire. Cela dit, j'ai quand même l'impression que c'est "souvent le p'tit tchitcho qu'on spotche" comme on dit en wallon, mais restons-en là, j'ai l'habitude, je n'ai jamais été grand, même quand j'étais petit ;-))
Voilà qu'Alberto fait son Calimero maintenant, c'est trop cool ;-))
On est repartis en rangs serrés pour ne plus se perdre de vue jusqu'au petit port de Honfleur. On a trouvé à se garer assez facilement alors qu'Henri et Bernadette ont tourné plus longtemps. Le temps qu'ils nous rejoignent, nous avions décidé de repartir : trop de monde, trop de kilomètres à faire encore, trop connu comme endroit où nous nous sommes déjà arrêtés à au moins deux reprises, de sorte qu'on est remonté sur nos machines sans demander notre reste. Le pont de Normandie puis celui de Tancarville et arrivée à Clères sur une charmante place avec son marché couvert, son petit ruisseau et ses bistrots. En plus il y avait là quelques belles machines à photographier dont une Moto Guzzi V 850 GT datant du ... hum ... gnègnème siècle avec le propriétaire de laquelle, Jacques tailla une bavette. Il nous fit le résumé de la conversation mais j'avoue que j'avais la tête ailleurs à ce moment là. Où ça me direz-vous ? Je n'en sais rien en fait !! Nulle part sans doute parce qu'encore une fois j'ai pris l'addition à ma charge. Pas étonnant dès lors que le lendemain matin, au moment de payer la chambre d'hôtes, je n'avais plus une thune !!
Mais n'anticipons pas. Il restait un petit 120 kilomètres pour atteindre "Le logis de l'oie" à Naours. Notez que le "s" final ne se prononce pas, je l'apprendrai lors de notre visite de la cité souterraine en écoutant le bigophone distribué à l'entrée du site ...
A quelques encablures de la destination du jour, il a commencé à pleuvoir mais nous ne nous sommes pas équipés de pied en cap ou en péninsule, on a bravement continué sous une fine pluie qui n'a pas eu le temps de s'immiscer partout.
Nous nous sommes excusés pour l'heure relativement avancée mais la tenancière des lieux nous a dit que nous n'étions pas aux pièces ... Ce n'est pas pour autant que nous nous sommes attardés à d'interminables ablutions et, le temps de dire pouf pouf, nous étions à table, les couverts en main, plantés à la verticale ;-))
Cela a commencé par des amuse-gueules accompagnés d'un apéro régional dont la nature m'échappe, puis un plat régional, un gratin de chicon je crois (?), une ficelle picarde (?) mais là je fais appel à Bernadette pour plus de précision car la dame nous a donné la recette dont je ne me souviens aucunement, puis encore un bout de viande ficelée (!), de la salade et des frites, puis un plateau de fromages et du gâteau battu en dessert, genre panettone mais picard !
J'ai proposé une petite marche dans le village mais pas d'amateurs, rien que des pros ;-) bons pour le dodo !
Quand on roule avec le troisième âge, il faut faire preuve de compréhension et de respect car le respect s'perd ma bonne dame !!
Cela dit, sans rire, total respect pour des gars et des ... euh ... nénettes qui font tout sauf se traîner sur la route, à dos de moto, par monts et par vaux, sur le sec et le mouillé. Je ne suis pas du tout sûr d'être en mesure d'en faire autant dans dix ans même si je le souhaite ardemment.
Dodo donc, avec une chambre pour François et moi, une autre, avec un grand lit, pour Didier et, entre les deux, une toilette et une petite salle de bain, le tout au sommet d'un escalier plutôt raide, comme toutes nos articulations ce soir-là, après une bien longue route.
Bonne nuit et à demain pour la dernière étape, courte mais bonne, comme les meilleures blagues !

21:30 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : bretagne 2013

12/05/2013

Bretagne, jour 4 !!!!

On a fêté les mamans aujourd'hui, l'occasion d'une bien agréable petite réunion de famille. Voilà une "chose" qui compte bien plus qu'on pourrait le croire !!
Cela étant souligné, il faut bien dire que ça ne m'a pas aidé à continuer le récit du voyage en Bretagne et à préparer celui en "Dordognie", conscient toutefois que pour ce dernier point, en matière de préparatifs il n'y a guère grand chose à faire !!
Il y a juste un petit dossier à monter pour nos épouses afin qu'elles aient les quelques informations pratiques autant qu'utiles avec les adresses des hôtels, leurs numéros de téléphones ainsi que ceux des participants à joindre au cas où. Pour ce qui est du GPS TOM TOM qu'elles utiliseront et des road-books fournis au format *.ITN par les gars de Cap Moto, j'ai obtenu l'explication pour les copier/coller et surtout (!) les rendre accessibles à l'écran ! J'ai également ajouté dans les "favoris" les adresses postales et/ou les longitude/latitude des trois hôtels si elles décidaient d'emprunter d'autres routes que celles qui nous sont proposées à nous, motards !
Je ne vois plus très bien ce qu'il reste à faire pour qu'elles soient totalement parées !!
Pour en revenir à la Bretagne, au vu de l'heure tardive, voici juste le lien vers les photos du 4ème jour qui nous voyait déjà prendre la route du retour !!

23:57 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : bretagne 2013

11/05/2013

Bretagne, jour 3, suite !!!

BRETAGNE 2013 111.jpgPour cette boucle bretonne, voyons un peu ce qu'annonce François, régional de l'étape qui a mis tout cela sur pied et qui a rédigé un mémo pour chaque jour :
Une petite boucle de 150 kms dans le sens contraire des aiguilles d'une montre en grande partie dans la presqu'île de Rhuys avec beaucoup d'arrêts plus ou moins culturels. On commence par rendre visite aux amis d'Henri et Bernadette avant de tourner en rond dans La Roche Bernard. Ensuite on roule un peu dans les terres pour mieux apprécier le retour en bord de mer avec des coins typiques comme les petits ports de pêche qui ont été transformés en ports de plaisance, les pubs irlandais (!), les ruines datant du niènième siècle (ou avant), les moulins (pas à vent) et un retour à la maison pour un repos bien mérité. Attention, si on visite tout ce qu'il y a à visiter, ça pourrait coûter cher !
Qu'en fut-il sur le terrain, je dirais même plus, sur la route ?
Et bien, il en fut ainsi !!
Mais avant de prendre la route, nous avons pris le petit-déjeuner tous ensemble, tous ensemble. L'ami Jacques s'était porté volontaire pour aller chercher le pain et les croissants, de sorte que nous avons très bien commencé la journée.
Ensuite, c'est vrai, nous avons retourné nos montres pour faire la ronde de 146,940 kms exactement. Premier arrêt à Arzal, où demeurent des amis d'Henri. En fait, le mari a travaillé chez un fournisseur de la société dans laquelle Henri a officié plus de 35 ans. Son métier l'a fait bourlinguer de par le monde jusqu'à le conduire là ... Remarquez ici l'ingénieux raccourci utilisé par mes bons soins ;-)
Ces nombreux voyages d'affaires lui ont donné le goût de l'aventure et il s'apprête à tout larguer, au propre comme au figuré. Alors que certains se sentent pousser des ailes, aidés en cela par des boissons énergisantes, ce sont des nageoires qui sont en train de lui pousser sur le dos. En effet, il est sur le point de vendre "tous ses biens terrestres" pour acquérir un catamaran et ... parcourir les océans l'essentiel du temps !
Il compte emporter avec lui sa femme bien sûr et son chat, un splendide chat américain aux oreilles de lynx et au long poil cendré : pauvre bête qui devra passer le plus clair de son temps sur un catamaran pas marrant. Finie la chasse aux souris, bonjour la pêche au poisson-chat ... Est-ce que ça résiste aux griffes d'un chat ces coques en plastique ?
Perso, voilà bien un truc qui ne me fait pas rêver. Certes, filer doux, toutes voiles repliées dans les eaux azures des Caraïbes, se dorer la pilule et le reste sur le sable aussi fin que blanc, ça évoque des choses et ça ne peut pas laisser indifférent. N'empêche, je préfère mon Loir gaulois au Tibre latin et plus mon petit Liré, que le mont Palatin ...comme disait l'autre !
Difficile de concevoir qu'on puisse tout laisser ainsi, derrière soi, pour prendre la mer ... d'autant que c'est un leurre car, c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, tadadam !!!
Toujours intéressant toutefois de discuter avec des gens qui ont des projets, des idées et qui ont le don pour les exposer et les partager !
On caresse le matou et on prend congé car, comme toujours, la route nous appelle, les deux mains en porte-voix : ohé des motos !!!!
Camoël, Férel, Marzan, promenade dans La Roche Bernard puis Péaule et Questembert.C'est connu, les kilomètres ça creuse, la preuve en est avec tous ces nids-de-poule. La place de la ville grouillait de restaurants et autres snacks et c'est au "vogel pick" que nous avons opté pour celui où nous nous sommes assis en terrasse, oui en terrasse, parce que, figurez-vous que le soleil, qui s'était fait oublier jusque là, avait décidé de sortir dehors : il en connait un rayon celui-là pour se pointer quand on ne l'attend plus !
Burger, frites & Breizh Cola au menu, typiquement régional, passage au distributeur pour alimenter le portefeuille après l'estomac, on pouvait repartir pour d'autres aventures.
Berric, Theix, Noyalo, Le Hezo, Saint-Armel, Le Clifden, pub irlandais fermé jusque 16 heures, on pousse plus loin jusque Port de Logeo où on prend le café, les pieds dans l'eau ou presque, puis Saint Gildas de Rhuys, Arzon et son Moulin à marée de Pen Castel que nous visitons vite fait bien fait tant il n'y a pas grand chose à y moudre.
On a sauté "la butte de César" qui ne méritait apparemment pas le détour et on a rejoint le "Cairn du Petit Mont". Henri, Bernadette et François ayant déjà visité le site lors d'un précédent voyage, ils sont restés au parking pour garder les motos et les casques pendant que Didier et moi avons arpenté le petit chemin jusqu'au monument en question, un amoncellement de pierres savamment superposées sous lesquelles s'étendent diverses pièces, plus ou moins grandes. On y devine des glyphes qui remontent au gnègnème siècle, oui des glyphes et pas des hiéroglyphes, n'est pas sacré qui veut !!
Petite charentaise ici pour remercier Didier et sa culture qu'il distille plutôt qu'il l'étale, comme une fine liqueur plutôt que comme une marmelade ;-)
Il ne restait plus que le Château de Suscinio à mettre à notre tableau de chasse et nous l'avons assiégé et mitraillé de toutes parts, il n'y a qu'à voir le nombre de clichés que j'en ai tiré !
La boucle était presque bouclée, la prochaine étape étant le quartier général à Penvins. Il fallait aussi penser au dîner. Impossible de quitter la Bretagne sans avoir mangé une crêpe salée, n'est-il pas ? Et comme le hasard fait souvent bien les choses, à seulement un jet de poêle de là, dans un zig-zag, dans le trait d'union comme dirait François, la crêperie "Les Salines", 11 rue de Ker an Poul, nous titille les narines au passage. On s'arrête pour réserver une table pour 7 mais l'endroit est clos. Qu'à cela ne tienne Etienne, François relève le numéro de téléphone. Quelque temps plus tard, il appelle et confirme la réservation. Etant donné qu'il n'y avait qu'un kilomètre et deux cents mètres à parcourir, nous nous y sommes rendus à pied : il faisait beau, ce n'était dès lors pas un problème !
Finalement on a pris une crêpe salée en plat et une crêpe sucrée en dessert. J'ai choisi la "kermoizan" et quand j'y pense, j'en ai encore l'eau à la bouche : trop bonne la kermoizan, d'ailleurs la sympathique serveuse m'a dit que c'était le meilleur choix, na, et vous savez quoi, nous étions au moins deux à le penser !!
Encore une belle journée ponctuée par une double promenade jusqu'à la maison d'abord et une pointe jusqu'à la mer ensuite : curieusement, en tendant fort l'oreille, on a pu entendre le "Brekekekex coax coax" des grenouilles du Nil ...
Rideau sur le troisième jour !!

Pour les amoureux de culture avec un grand "Q" et de batraciens avec des longues cuisses, voici un lien à suivre ...

19:47 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : bretagne 2013

Bretagne, jour 3 !!!

Pffff, ça n'avance pas !
Et c'est d'autant plus difficile qu'on est déjà en pleins préparatifs du prochain voyage, en Dordogne cette fois !!
Des échanges de fichiers, de courriels, de points de vue, de commentaires plus ou moins utiles, fusent dans tous les sens !!!
En plus, même s'il est organisé par un club, CAP MOTO pour ne pas le citer, il y a un paramètre supplémentaire d'importance : Gabrielle et Josée, les deux moitiés des soussignés Didier et Alberto, nous accompagnent et étant donné que le moyen de locomotion est différent et que le guide de positionnement satellitaire (?) est également différent, il y a une préparation supplémentaire à effectuer. Et qui s'y colle ? Bibi en Personne avec les difficultés récurrentes qu'il connait déjà en matière organisationnelle en temps normal, vous imaginez les difficultés insurmontables que Bibi rencontre ;-))
Donc voilà, pour vous faire patienter, le lien vers l'album photos du troisième jour dans cette Bretagne bretonnante !!
Quand je pense qu'il y a des pensionnés qui prétendent ne même pas trouver le temps de lire mon blog ... Honte à eux !!

13:15 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : bretagne 2013

09/05/2013

Bretagne, jour 2 suite !!+

BRETAGNE 2013 099.jpgAprès avoir fait le tour du dolmen, nous laissons les fées au logis et quittons Essé pour rejoindre notre prochaine destination, Lohéac et son Manoir de l'Automobile. Nous transitons par Bourg-des-Comptes, sans doute un nid de comptables, Saint-Senoux et Guipry-gui-groyait-brendre, un patelin à la renommée ... proverbiale (pffff !).
Alors ce Manoir de l'Automobile ? Et bien, une véritable caverne d'Ali Baba devant laquelle on reste justement ... baba ... tant elle est remplie de richesses plus ou moins inestimables : des voitures partout, tellement partout qu'on ne sait plus trop où donner de la tête et des yeux, des voitures de tous âges, toutes en parfait état de restauration, tellement partout aussi que parfois c'est même trop, on n'arrive pas à tourner autour pour admirer ici la croupe, là-bas la calandre, là-bas encore, l'intérieur garni de cuir et de bois ... Presque dommage une telle pléthore tant on aimerait parfois s'attarder sur un détail particulier plutôt que sur un ensemble de modèles parfois disparates. Sans doute eut-il été plus avisé d'oublier ces quelques mises en scène de la vie de tous les jours avec ces boutiques de dentistes, médecins généralistes et/ou terrasses de café garnies de mannequins habillés d'époque, pour laisser plus de place à certains modèles de voitures mythiques mais c'est là la seule critique que je puisse formuler et je suis sûr par ailleurs que cette diversification plaît à beaucoup d'autres visiteurs ... J'ai pris pas mal de photos mais pratiquement toutes les voitures exposées auraient mérité de figurer en bonne place dans l'album !
Côté pratique, nous sommes arrivés sur place vers 16h41' et l'entrée était à 10 € pour un adulte. Nous avons baigné dans cette atmosphère nostalgique, faite de souvenirs plus ou moins lointains suivant l'âge de chacun, jusque 18h15 approximativement.
Il restait pas moins de 100 kilomètres à parcourir pour rejoindre Penvins et il fallait encore s'arrêter pour acheter du fromage et du beurre pour les pâtes du soir et les croissants du matin ...
Lohéac, Bruc-sur-Aff, La Gacilly, Saint Gravé, Rochefort-en-Terre, Questembert, Berric, Saint-Nolff, Surzur, Certain Zertain, ?, Saint-Armel, Sarzeau, supermarché fermé, on continue et on arrive à Penvins qu'il est aux environs de 19h45. Mais c'est que notre ami François est obstiné et, qu'après nous avoir ouvert le garage, il reprend la route et trouve un "Huit à huit" tout neuf (pfff) duquel il ramène le beurre et le fromage mais c'est pas tout, mais c'est pas tout, du pain et des pommes également pour le petit déjeuner.
Nous finissons de ranger les motos en les débarrassant des Tripy I et II ainsi que de leur bagages. François distribue les draps et se rend immédiatement compte qu'il manque les essuies de bain. Comme il a oublié de nous demander d'en amener avec nous, il reprend la moto et fonce à Sarzeau pour "réparer son erreur".
Pendant ce temps-là, on ne chôme pas : certains s'occupent des lits pendant que d'autres s'affairent en cuisine et dressent la table et que d'autres encore s'inquiètent du froid relatif qui règne en la demeure. Nos ingénieurs se penchent sur les radiateurs et le tableau électriques pendant que d'autres inspectent la cheminée car un feu de bois providentiel pourrait palier leur carence de fonctionnement. Finalement, dans le doute, on ne fera pas de feu et on réussira à faire fonctionner un ou deux radiateurs ...
Dès que nous entendons le brôôôôôôôôôm du bi de la Guzzi, Henri jette sans ménagement les pâtes dans l'eau bouillante. Quelque dix minutes plus tard, il demandera "à l'italien de service" de les goûter. Tiens, à l'occasion, avant de sortir les frites de la ... friteuse, je demanderai "au belge de service" d'en vérifier la cuisson ...
A appliquer lors d'une prochaine invitation ...
Nous sommes tous passés à table et avons mangé sans compter car le kilo et demi de spaghetti cuit par Henri suffit ... plus qu'amplement. J'en ai repris deux fois si je ne m'abuse ...
Après ça, nous sommes allés faire une petite promenade digestive dans un noir presque absolu et n'avons dès lors pas pu voir la mer. Nous nous sommes contentés de l'entendre un peu comme lorsqu'on colle un coquillage à son oreille ...
Retour au domicile et dodo sous quelques couches de couvertures !!
Fin journée 2 !!

17:00 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : bretagne 2013

08/05/2013

Bretagne, jour 2 !!

Nous avons donc passé la nuit à l'hôtel Jehan de Beauce dans le centre ville, face à la gare de Chartres. J'avais entrouvert la fenêtre et laissé pendouiller mon pantalon Goretex "au balcon", mais il n'était pas sec le matin venu. Désagréable sensation que d'enfiler un pantalon froid et humide au lever mais, quand on voyage à moto, il faut faire des concessions au confort douillet. Les gants par contre étaient pratiquement secs au moment de quitter les lieux.
Nous avons bien évidemment commencé par prendre le petit déjeuner dans une salle située au rez-de-chaussée d'un autre hôtel, contigu, l'Hôtel des poèmes ...
Particularité : la présence d'un grand frigo où étaient entreposés tous les produits frais, de la charcuterie au lait, en passant par les jus de fruits et le beurre. Voilà bien une façon de faire qui inspire confiance contrairement à ces buffets où tout est étalé pendant parfois des heures à l'air libre et à la convoitise de chacun en général et ... des mouches en particulier ;-)
Les road-books du jour comportaient un peu plus de 380 kilomètres. Il y avait en effet 2 road-books ... En fait il y en avait même trois, car il y en avait bien un troisième, qui était comme qui dirait le "grand frère" du deuxième, l'un dont l'auteur était François et qui faisait Lohéac, Penvins en direct et un autre, concocté par Jacques celui-là, et qui faisait un crochet par Sérent où demeure un de ses neveux ...
Après quelques tergiversations, il fut convenu que Jacques et Solange lui rendraient visite le lendemain sans que nous les y accompagnions !
Le premier road-book nous emmenait donc jusqu'à Lohéac en empruntant des patelins comme Lucé, Cintray, Champron-en-Gâtine, Nogent-le-Rotrou, La Chapelle-Souèf, Pouvrai, jusqu'au Café du Centre à Marolles-les-Brault. Tous ces kilomètres pour arriver au quartier des Marolles, de quoi étonner nos amis bruxellois, non peut-être !
Nous avions grand besoin de vidanger mais nous avons été devancés par une troupe de "prostatiques" qui revenaient apparemment d'un enterrement. Quelqu'un a d'ailleurs serré la main à notre doyen (?), le petit Didier en lui présentant ses plus sincères condoléances. Confusion bizarre si l'on se rappelle la tenue "tout en cuir" de notre ami, nouvellement équipé d'un blouson noir de marque Richa qui lui fait des pectoraux à la "Hulk" mais qui lui raccourcit visuellement un peu plus encore les jambes ;-)))
On a tous bu un grand café, de quoi se réchauffer car même s'il faisait sec, il continuait à faire froid. J'en venais presque à regretter d'avoir pris mon blouson aéré plutôt que mon gros cuir.
J'avais toutefois pris la précaution d'emporter avec moi mes sempiternels sous-pulls à col roulé et de bonnes chemises Levis.
Vu l'heure déjà avancée, on n'a pas trop tortillé et on est repartis de plus belle direction Dargueil, Vivoin, Beaumont-sur-Sarthe, La Chapelle-Rainsouin, Soulgé-sur-Ouette, pouette pouette, pour enfin atteindre le restaurant que François avait suggéré dans son road-book, appelé "Chez Marcel", un "routier" sympa et pas cher pour un sou à Bonchamp-Lès-Laval ! Un menu à 12.50 € avec entrée, plat, fromage et vin ! Perso, je me suis régalé de bulots mayonnaise en entrée, le reste étant plus anecdotique ...
J'ai par contre le souvenir d'une très jolie serveuse de couleur aux traits très fins et au fort accent de là-bas !
Dur dur de reprendre la route après un tel repas, mi gastronomique mi roboratif : une petite sieste dans le camion aurait été la bienvenue ;-) mais une fois encore la route nous appelait et ce sont 60 nouvelles bornes qui nous attendaient pour atteindre le prochain spot touristique à Essé, la roche aux fées , un dolmen ... où l'amour sera loi, où l'amour sera roi, où tu seras reine ... Mais je m'égare, gare !!
Ma Douce me manquerait-elle déjà ??
On ne sait pas grand chose de cette construction ancienne : certains disent que ce sont des fées qui ont amené là toutes ces lourdes pierres mais comme Didier, j'aurais plutôt tendance à penser que c'est la même équipe d'ouvriers égyptiens qui a monté les pyramides de Kellogs et les statues de l'île de Pâques : ils étaient tellement compétents et ... pas chers, qu'ils ont été appelés aux quatre coins du monde et par tous les temps !
Après cette déduction pleine de bon sens, vous m'en direz tant, que diriez-vous d'une petite pause photos avec la série tirée lors du deuxième jour de ce périple ? Je vous laisse feuilleter l'album à votre aise, prenez votre temps, c'est toujours ça de pris !!

22:09 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : bretagne 2013

07/05/2013

Bretagne, jour 1 !

Suis parti juste un peu trop tôt ce matin-là, premier jour du joli mois de mai de l'an de grâce deux mille treize ...
La preuve c'est que je suis arrivé le premier chez Obélix et sa belle et nouvelle maison.
Entre charentaises, saviez-vous qu'il lui a consacré un blog tout entier et un tas de briques aussi ...
Pour ceux que ça intéresse, je rappelle le lien qui détaille toute son érection : ça va sans doute en faire bander certains ...
Donc, je suis arrivé le premier, quelque dix minutes avant François et encore au moins autant avant les "bruxellois", ce qui m'a laissé le temps de boire et reboire un café et de faire et refaire un tour du propriétaire. Si l'intérieur est pratiquement achevé hormis l'un ou l'autre détail, c'est le jardin qui fait maintenant l'objet de toutes les attentions, en commençant par les diverses plantations !
Nous sommes partis vers 10H20 pour un road-book qui comportait un peu plus de 350 bornes en direction de Chartres et son incontournable cathédrale dont la visite était au programme ...
Je rappelle que c'est François qui a tout préparé : les road-books aller et retour ainsi que celui qui nous faisait faire une boucle en Bretagne, les réservations dans les 2 hôtels de transit, l'accueil dans la maison de famille à Penvins, etc ... C'est bien simple, s'il avait pu faire les lits à notre place à l'arrivée, il l'aurait fait ! Le truc c'est qu'il avait oublié les essuies, il ne nous avait rien dit à ce sujet, et donc, pendant qu'on faisait les lits, il est allé les chercher dans une autre maison qui appartient également à la famille et qui se trouve à un Sarzeau de puce ... Mais je brûle des étapes comme disait le pyromane qui suivait le tour de France ... Hein ? Keskidi ??
Donc, on s'éloigne de Seloignes à, à, à la queue-leu-leu, Henri & Bernadette devant, sur leur vaillante Tiger qui doit tourner autour des 140.000 kilomètres ... suivis par Jacques et Solange sur leur fringante GS blanche, puis Didier sur son éternelle TDM qui lui en fait voir de toutes les couleurs, du noir au bordeaux Neuilly-Passy , en passant par le rouge pompier, puis encore François et la beauté classique de sa Moto Guzzi et enfin, last of the list, votre serviteur sur sa pétillante Blanchette ...
Toute l'équipe fonce tranquillement sur Hirson, Buire, Vervins, Crécy-sur-Serre, Condren, Ognes, Pont-L'Evêque, Dives et, de fil en aiguille, on arrive à Tricot (ah, ah, elle est bonne celle-là !) puis à Beauvais où on dégote un resto & grill à l'enseigne "Poivre Rouge" duquel nous investissons le parking.
Bonne bouffe, serveuses sympas, une qui, pour moi, avait le regard de Michel Pfeiffer, mais les copains ont dit qu'elle lui ressemblait comme moi à Alain Deloin, une autre, brunette, à laquelle j'ai fait du gringue pour obtenir une rondelle de tomate en plus des pilons et des frites, histoire d'avoir un peu de fraîcheur et de couleur dans l'assiette. Il s'en est fallu de peu qu'elle ajoute une seconde rondelle à mon café ;-))
On était presque tous à sec au moment de repartir et nous avons poussé un peu plus loin, jusqu'à Auneuil, aux portes de Gisors, pour faire les pleins. Bonne nouvelle, l'essence a déjà été beaucoup plus chère : il n'y a pas si longtemps elle se négociait à prix d'or (noir) à plus d'un euro soixante-dix voire un euro septante et là, on tourne autour de l'euro et demi, un cadeau c'est sûr !!!
A propos de cadeau ;-), voici le lien vers les photos du premier jour de ce trip breton ... C'est pas beau ça ?

Pendant que vous regardiez les photos, nous avons continué notre route. Gisors donc, puis Dangu, Tilly, Vernon, Douains, Pacy-sur-Eure, Garennes-sur-Eure-Aussi, Rouvres, Bù, Coulombs, (t'as bu François ?), Maintenon, Lèves et enfin Chartres.
Sur la fin du parcours, il a commencé à pleuvoir à verses au point que nous nous sommes arrêtés à hauteur d'une gare, non pas afin de prendre le train, ce qui aurait été une idée comme une autre, voire meilleure qu'une autre d'ailleurs, mais plutôt pour enfiler les plastiques par-dessus les cuirs ou les textiles plus ou moins étanches ...
Nous avons repris la route un peu plus tard et, comme souvent dans ces cas-là, mes acolytes se trainent de virages en tournants, de sorte que je prends généralement l'initiative. Ce n'est pas pour rien si, dans le milieu, on m'appelle "Rain Man" ... Je dois avoir quelque chose de Dustin Hoffman quelque part !
Je suis donc arrivé à Chartres le premier mais je ne savais pas à quel hôtel nous logions. J'ai donc enlevé les gants complétement détrempés, j'ai sorti le programme que François avait rédigé et que j'étais le seul à avoir imprimé, pour constater qu'il s'agissait de l'hôtel Jehan de Beauce, qui était juste là, à un jet d'arrosoir de l'endroit où je m'étais arrêté. Les autres n'ont pas tardé à arriver, Didier avec Jacques et Solange, puis François avec Henri & Bernadette.
Nous avons tous rejoint la réception où une très sympathique employée nous a accueillis. Les chambres désignées, nous les avons tous gagnées pour mettre nos frusques à sécher et, sans prendre le temps de nous doucher, pensez, c'était déjà fait !, nous nous sommes habillés en hâte pour aller visiter la Cathédrale qui fermait ses portes du paradis à 19h30 !!!
Sur le conseil de l'hôtesse de l'hôtel, nous avons auparavant pris la précaution de réserver une table au restaurant "Le café Serpente", en face de l'édifice religieux.
Comme souvent, la visite de ce genre de lieu s'accompagne d'un recueillement indispensable et d'un émerveillement face aux prodiges que l'homme a pu faire en ces temps anciens car la cathédrale remonte au moins au ... gnègnème siècle, après Jésus-Christ je présume ...
Au moment de quitter les lieux, toutes les issues étaient fermées et le "propriétaire" a dû regrouper les brebis égarées pour leur permettre de recouvrer leur vie terrestre !
Après ça, nourriture terrestre justement et bonne ripaille au restaurant, arrosée d'un vin moyen pour quatre d'entre nous et une addition décente pour tous.
Promenade digestive dans le bas de la ville puis, au retour, très agréable surprise avec un "son & lumière", surtout lumière d'ailleurs, sur tous les côtés de la cathédrale. J'ai fait un petit film avec l'appareil photo mais ... je l'ai mis à la verticale, de sorte que l'image est couchée : une histoire à dormir debout, je sais ! J'ai retiré la vidéo de Picasa car elle ne donnait évidemment rien ! Beau spectacle donc qui ponctuait une toute aussi belle journée, même pas gâchée par cette pluie et par une température définitivement sous les normales saisonnières !
Bonne nuitée !!

20:45 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : bretagne 2013

Bretagne, le retour ...

Ce petit mot juste pour rassurer les inquiètes et les inquiets : je suis bien rentré, hier, vers 17 heures, après 1.761,7 km de routes variées, 27 heures et 22 minutes à dos de moto avec une conso moyenne de 4.9 litres au cent.
Tout s'est bien passé merci.
Je vous raconte par le menu incessamment bientôt : restez tunés !!

00:43 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : bretagne 2013

01/05/2013

Jour "J" moins quelques "H" ...

Voilà, les valises sont bouclées et je pense n'avoir rien oublié ... quoi que ...
Une année, c'était heureusement un voyage relativement court et de l'autre côté de la Manche si j'ai bon souvenir, j'ai oublié de prendre des chaussures : j'ai passé le séjour en bottes, du petit déjeuner au repas du soir. Là, non, les chaussures sont au fond du top-case. Mais rien ne dit que chemin faisant, je me rende compte que j'ai laissé un truc ou l'autre à la maison. Cette fois, ça ne devrait être rien d'essentiel !
Oufti, il est minuit les petits !!
Je vais essayer de dormir sur mes deux oreilles mais ça risque d'être physiquement difficile : l'insomnie guette ;-))
Allez, bonne fête du travail demain ! Pensez aux malheureux qui se lèveront tôt pour arpenter les routes ...
Je vous raconte tout à mon retour, promis !!

00:01 Écrit par Alberto | Commentaires (0)