29/05/2013

Dordogne 2013, jour 4, boucle 2, troisième !!!!

dordogne 2013Ouais, je sais, déjà rien que de lire le titre, c'est fatigant ! Mais bon, il faut bien numéroter les chapitres pour donner une suite logique au récit, non ?
J'arrive donc à Sarlat-la-Canéda (ça fait bougrement espagnol comme nom de patelin, hein ?), je parcoure quelques rues à pas d'homme, le centre ville semblant bien plus dédié aux piétons flâneurs qu'aux engins motorisés en tous genres et en tous lieux ...
Au bout d'une rue faite de pavés couleur "terre de France", j'atteins une place envahie par un tas de motos. Je n'ai toutefois que l'embarras du choix pour planter ma Tiger, ce que je fais. Je reste en selle quelques instants, le temps de décider si, oui ou non, je reste là ou bien si je continue le road-book.
Finalement, pressé par ma vessie, que je n'ai jamais prise pour une lanterne, même dans les nuits les plus noires, je me consulte et décide de rester là.
Je range le Tripy, les gants et le tour de cou dans la boîte à pains comme dit Jacques, j'accroche l'appareil photo autour du cou et je me dirige vers le haut de la ville, direction les jardins publics où je comptais prendre un peu le frais (?) et quelques photos de verdure. Fortuné, je tombe à pieds joints sur des toilettes publiques, ce qui fut j'avoue un grand soulagement ;-))
Après ça, je suis redescendu et me suis mis à arpenter quelques rues au milieu d'une foule relativement dense, jusqu'à entrer dans l'église du coin.
Quelques photos plus tard, qui je vois près des fonds baptismaux ? Le grand Gull ! Il était en compagnie d'Henri et de Bernadette. Nous sommes sortis de l'édifice et quelques secondes après, qui c'est qu'on voit apparaître sur la place ? Nan, pas la Madone, les miracles c'est pas ici !! Non, c'est François qui émerge de la foule avec un grand sourire !! Les grands esprits se rencontrent comme on dit, et les petits s'entrechoquent, n'est-ce pas Didier ?
Et donc, voilà, nous étions au grand complet ou presque. Sans se donner le mot, le groupe s'était reconstitué.
Il ne restait plus qu'à fêter ça autour d'un excellent 4 heures !
Mes amis ont tous pris une glace, j'ai préféré une crêpe vu que je n'avais rien mangé depuis le petit-déjeuner. J'ai tout de même eu droit à une boule de crème et à de la Chantilly que je n'ai pas pu laisser dans le plat : je suis contre le gaspillage, quel qu'il soit !!
Le gars qui a fait la Trans Tunisia en 1997 avec Didier ainsi que son inséparable acolyte se sont joints à nous.
Gull a effrayé tous les passants à cause d'une crise d'éternuements dont il a le secret et qu'il livre par paquets de douze ...
Repus, nous avons rejoint la place qui n'était qu'à deux pas de là, pour récupérer nos machines.
Alors que la boussole du Tripy indiquait clairement qu'il fallait filer à l'ouest, Henri partit dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre ;-)
Pas contrariants pour un sou, nous l'avons gentiment suivi sur deux ou trois-cents mètres, le temps qu'il se rende compte qu'il fallait faire demi-tour, ce que nous avons tous fait de concert ...
Je n'ai pas de photos des châteaux de Beynac et de Berbiguières qui se trouvaient respectivement à 12 et 26 kilomètres de Sarlat, sans doute nous sommes nous contentés de leur jeter un oeil distrait en passant : pensez, des châteaux, on en a vu d'autres, des plus grands, des plus beaux, des plus délabrés, des plus originaux ...
Pour celui des Milandes , situé à Castelnaud-la-Chapelle, nous avons toutefois fait une exception. On y a marqué l'arrêt, pour voir où avait vécu, pendant un temps, Joséphine BAKER, dont la plupart d'entre nous n'a retenu que la ceinture de bananes, à son grand dam ...
Il s'y donnait parait-il un beau spectacle avec des rapaces qui attrapaient des souris au vol mais, une fois encore, impossible de tout voir sans déborder de toutes parts du planning !!
Je suis devant, on arrive à Domme gottferdom, je me fourvoie et que fait François ? Alors que, sauf erreur, je devais m'être trompé pour la première fois du séjour, il en a eu assez qu'on se trompe manifestement. Entre Jacques plusieurs fois dans la journée, et Henri au moins une fois au sortir de Sarlat, s'en était apparemment trop pour lui, et dans ces cas-là, il s'en va, la tête dans la bulle !!
J'ai un peu tournicoté dans Domme et suis retombé sur le parcours quelques hectomètres plus loin, tout au plus. Tout les autres, à savoir Henri et Alain, m'ont suivi sagement et avec compréhension, et nous avons donc continué encore 60 kilomètres à bon rythme. Rien vu de Belvès ni du Cingle de Trémolat , taratata !! A un moment, j'ai été relayé par Henri qui a très bien maintenu le rythme aussi, pressé qu'il était de regagner le Domaine des Fargues pour le dernier repas du soir en ces lieux !
Peut-être était-il au courant des délices qui nous attendaient après tout ?
Car, outre l'accueil avec force boissons, alcoolisées ou non, et autres amuse-gueule, au menu du soir, il y avait des magrets de canard, cuits au feu de bois. Il faisait d'ailleurs tellement froid ce soir-là, qu'en plus de cuire les magrets, le feu de bois a été le bienvenu pour réchauffer les convives pendant l'apéro pris à l'extérieur.
Avant de gagner les tables, avec Bernadette nous sommes allés prendre livraison de sa commande de vin et de boîtes de foies, que nous avons rangée dans notre chambre, pas celle de Bernadette et moi hein, celle de Josée et moi bien sûr, on n'échange ni nos motos ni nos femmes, il faut le savoir une fois pour toute !
Après, les tables étaient appelées une à une et on faisait la fille pour les magrets, puis les oranges en sauce et enfin les pommes de terre : un régal et même deux régals puisqu'on a pu y retourner ;-)
La soirée a continué avec le résultat du concours car quelques uns ont trouvé le temps de répondre à l'essentiel des questions si pas à toutes. Le panier garni a été emporté par ... je ne sais plus qui. Peut-être la belle motarde aux longs cheveux bouclés qui roulait en Transalp et dont le compagnon ne supporte pas la moto ? Je ne sais plus ... J'avoue que je n'ai suivi l'histoire que de très loin ! En tout cas, félicitation à ceux qui ont pris la peine d'y participer et bravo à la gagnante ou au gagnant, voilà qui est dit !!
dordogne 2013On a aussi eu des bonnes nouvelles de l'accidenté du voyage. Et oui, un voyage moto sans incident, accident ou panne, ne serait pas un voyage moto. Il y avait là un couple, Monsieur (Didier) et Madame (Virginie) qui roulaient tous deux sur KAWA Z800, noire pour lui, verte pour elle. La veille, au détour d'un virage même pas méchant, Monsieur a fait un tout droit, direction le fossé. Heureusement, le fossé n'était pas profond et il semble qu'il se soit arrêté suffisamment tôt pour ne pas plonger avec la moto, celle-ci s'étant immobilisée contre un arbre. Là je fabule peut-être car personne n'a relaté les faits avec précision, j'ai juste "brodé" autour des quelques photos disponibles sur le site de Cap Moto ...
Au final, il se retrouve malgré tout avec une jambe cassée et quelques broches métalliques. Démoralisée par l'accident et une météo qui s'annonçait à nouveau maussade pour la journée du lendemain, Virginie a fini le voyage en camionnette avec Paul, les deux Kawas chargées sur la remorque. Dommage, dommage ... Ce sont malheureusement des choses qui arrivent.
L'an dernier c'est Bernadette qui finissait la jambe dans le plâtre et qu'on rapatriait de Sardaigne avec Henri après seulement 3 jours de voyage ! Une Bernadette qui, un an après, malgré une soixantaine de séances de kinésithérapie, claudique encore, même si très légèrement ... J'en profite pour souhaiter à tous les éclopés, graves ou légers, de ne garder aucunes séquelles de leurs mésaventures osseuses.

Et donc, quelque part, le voyage touchait déjà à sa fin, puisque le lendemain matin nous rebroussions chemin pour rentrer en Belgique !
Afin de gagner un peu de temps, j'ai commencé un empaquetage partiel de mes petites affaires après avoir choisi ma tenue du lendemain ;-)
Dans le même souci de ne pas (faire) perdre trop de temps, j'avais également décidé de prendre le petit-déjeuner déjà équipé de la tenue motard (sauf le casque) pour ne pas encore devoir me changer ensuite et ne pouvoir "clôturer" les bagages qu'en dernière minute !!
Voyez comme je suis organisé et soucieux de ne pas me faire attendre ...
Oui mais, car ... il y a un mais !
Vous l'allez voir tout à l'heure ;-))
Bonne nuitée et rendez-vous incessamment pour la suite à l'écran ?
Allez, ça diminue, on touche au but ou presque !!

21:15 Écrit par Alberto | Commentaires (10) | Tags : dordogne 2013

Commentaires

Et bien moi, je trouve super de lire comment le même voyage a été vécu par les autres. C'est un peu le revers de la médaile, une vue en deux dimensions. C'est dommage que les autres ne nous donnent pas leurs impressions, ça permettrait de rentrer dans la troisième, quatrième ou même la cinquième dimension. Donc je dis bravo et continue comme ça.

Écrit par : Francois | 29/05/2013

Je suis bien d'accord avec ça et suis heureux que tu ne me contredises en rien ;-))
J'ai déjà dit aux autres que ce blog leur était ouvert : il suffirait de m'envoyer un texte au format "word" par exemple que je copierais/collerais avant de le publier en l'attribuant à son auteur.
Josée envisage de raconter SON VOYAGE avec GABRIELLE, vu les innombrables péripéties qu'elles ont vécues (huile, perte des clés, routes submergées et ... procès pour excès de vitesse reçu hier !) et même si ça ne me rassure pas trop, je suis prêt à lui céder le clavier ;-)
Heureusement, elle a repris un intérim de longue durée (3 mois) et du coup, elle a d'autres chats à fouetter ... Planquez-vous les minets !!!

Écrit par : Alberto | 29/05/2013

Qques infos supplémentaires : le motard qui a fait la Transtu en 97 s'appelle Michaël. L'accident de la Kawa se serait passé comme suit d'après l'épouse du blessé : ce Didier a un manque de sensibilité de la jambe droite et il a freiné trop fort de l'arrière à l'entrée du tournant ce qui l'a fait déraper , il est tombé dans le ravin avec sa moto. Quand nous sommes passé (Jacques et moi) l'accident venait de se produire, les pompiers étaient là et avait remonté sa moto et son casque mais pas encore le blessé qui a un fémur cassé et plusieurs broches.

Écrit par : ds | 30/05/2013

Un des nombreux avantages de suivre les road-books Cap Moto à la lettre (ou à la boule-et-flèche), c'est d'être quasiment sûr de ne pas rencontrer de Schtroumpfs sur les routes ouvertes qui sont tellement petites que même la gendarmerie ne les emprunte pas. Donc peu de chance de se faire flasher.

Écrit par : Francois | 30/05/2013

Et pourtant cher François, Michaël et son pote se sont faits lazeriser sur le roadbook à l'aller, ou plutôt un seul des deux, car les Schtroumpfs semblent avoir quelque difficulté à enregistrer par jumelles lazer 2 excès de vitesse de motards l'un après l'autre. Ils ont donc fait caisse commune pour payer les 90 euros. Et c'est pourquoi Gabrielle propose à Alberto de partager l'amende de Josée, dis-nous donc combien on te doit (et où cela s'est-il passé). Pour la Golf amphibie, il semble qu'elles aient eu de la chance car ces moteurs détestent aspirer de l'eau plutôt que de l'air.

Écrit par : ds | 31/05/2013

Ils n'ont vraiment pas eu "un morceau de chance" ! Il y avait une SEULE et UNIQUE ligne droite sur les 2500 km des road-books de Cap Moto, et ils ont réussi à se faire prendre ;-))
Très sympa de votre part d'accepter de partager l'amende de Josée ...
Je scanne le PV et te rappelle notre numéro de compte à la DB par e-mail : merci d'avance !!!

Écrit par : Alberto | 31/05/2013

Coucou Alberto je decouvre ton blog ainsi que tes aventures en Dordogne ou nous etions à 4 Neyla Robert Muriel et votre serviteur
Ce message juste pour confirmer que c'est bien la grande bouclée Muriel en transalp qui a repondu a toutes les questions du concours ainsi que moi meme ... au plaisir de se voir à L ile de Man puisque tu ne seras pas avec nous a Prague

Écrit par : Sacha | 05/07/2013

Je ne peux définitivement pas être partout ;-)
Au plaisir en effet, même si je ne remets pas un visage sur tous les prénoms que tu cites ...
On vous voit quelque part sur les photos de CAP MOTO ??
See you on THE isle, man !!

Écrit par : Alberto | 05/07/2013

Sur les photos de paul ... Neyla et son scooter 400 sont Omnipresent ;o))

Écrit par : Sacha | 06/07/2013

Ok, je vois mieux ! N'est-ce pas le groupe qui nous avait laissés sur place un jour que nous étions en agglomération, sur la route du retour, et que NOUS respections S-C-R-U-P-U-L-E-U-S-E-M-E-N-T les 50 à l'heure ??
:-)

Écrit par : Alberto | 06/07/2013

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