26/05/2013

Dordogne 2013, jour 3, 1 ère boucle, deuxième !

Je vous ai fait la liste des spots touristiques incontournables, liste transmise par Pierre-Yves et Paul, qui malgré les apparences ne sont que deux, comme les trois mousquetaires qui en réalité étaient quatre ... et qui étaient soudés comme les cinq doigts de la main !
Voilà pour les chiffres du jour ;-)
Les lettres maintenant !
Si Gull, qui a un autre rythme que nous, s'est retrouvé par intermittence dans notre petit groupe au hasard du parcours, Alain lui, s'est joint à nous pour la boucle du jour.
On l'avait rencontré en Sardaigne. A l'époque il roulait sur une Yamaha Super Tenere 1200, la fameuse "grosse bleue" qui avait fait craquer plus d'une jolie corse, rappelez-vous !
Et bien là, il a troqué sa grosse bleue contre une superbe TRIUMPH Tiger 1050 dans sa toute nouvelle version "Sport" et dans sa livrée rouge qui lui sied à merveille. Elle existe aussi en blanc si je ne m'abuse, la couleur mode par excellence. Son concessionnaire, Yamaha à la base, a ajouté la marque anglaise à son enseigne et lui a donnée à l'essai. Apparemment, l'essayer c'est l'adopter car ... c'est ce qu'il a fait. Il l'a trouve bien plus "fun" à piloter que la grosse Yam et de fait, il tient bien mieux le rythme !
Et donc, voilà, après un copieux petit-déjeuner, nous avons pris la route et nous sommes arrêtés aux jardins panoramiques de Limeuil , KM 18 du road-book du jour, pour un pit photos et réponse au concours pour ceux qui avaient décidé d'y participer.
On continue, on zappe la Grotte du Grand Roc, car il y a d'autres grottes au programme de la boucle 2 du lendemain, on traverse le village de Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil presque taillé et en tout cas imbriqué dans la roche, et on atteint l'Abbaye de Cadouin .
Nouvel arrêt où l'on s'abrite et se recueille dans l'abbaye puis où l'on se réchauffe et s'abreuve au café d'en face ! La visite s'éternise, Jacques le Curieux et Didier la Science, ayant décidé de concert de visiter le cloître ...
Je ne suis pas sûr qu'on les ai attendus, à moins que nous les ayons laissés sur place en ouvrant un peu plus grand les gaz et en nous amusant enfin un peu sur la route jusqu'à atteindre un patelin nommé Saint-Cernin-de-l'Herm sur la D660 où nous tentons une approche au Relais de la Menaurie afin de savoir s'il est possible d'y casser la croûte. François a laissé sa belle MG ostensiblement au bord de la route pour que les retardataires voient bien qu'on avait planté là nos béquilles latérales ...
Sympa l'endroit : la cuisinière est venue sur le pas de la porte pour nous faire l'article. Elle a d'abord fait l'inventaire de son frigo et puis elle est venue nous dire ce qu'elle pouvait nous mitonner et à chacun de choisir en levant la main. Genre, j'ai 3 foies de jeunes bovins, qu'y qu'en veut ? Et Alberto, de lever la main, voyez ? Ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde ait fait son choix. Dans le même genre, au moment du café, la serveuse aux longs cheveux bouclés demande : Qui ne veut PAS de café ? Et de semer la confusion évidemment car en général on n'utilise pas la forme négative pour questionner les gens, non ? Du coup il a fallu 5 minutes avec au final des crampes dans les bras pour savoir combien de cafés devaient être servis ;-)
Pendant que nous étions là, d'autres motards ont tenté une approche, mais là encore nous avons agité les bras pour leur faire comprendre que c'était complet, qu'il n'y avait plus rien à becqueter là et qu'ils aillent se faire cuire un oeuf ailleurs, non mais !! On en a juste toléré un, sur Honda CBF 1000 rouge qui avait l'air moins affamé que les autres et plus sympathique malgré ses lunettes noires : il a partagé notre table et est parti bien avant nous sans payer la tournée générale, l'ingrat !!
Plus tard, alors qu'on photographiait le Château de Bonaguil , on a été rejoints par deux gars en BMW, une GS 1200 hyper-accessoirisée, et un modèle de tourisme plus ancien. L'un d'eux (trois quatre) avait fait la Trans Tunisia en 1997 avec Didier qui se souvenait de la femme du gars, une sportive qui courait à côté de la moto, lorsque le terrain était trop meuble ou incertain, pour leur éviter l'ensablement ...
Le gars a fait un demi-tour au frein à main, puis est repassé, debout sur les cale-pieds avec une caméra au point pour filmer le petit groupe, béat d'admiration devant l'aisance avec laquelle il chevauchait une machine aux allures pachydermiques ... mais presque !
S'il me lit ou si quelqu'un me lit qui le connait, qu'il fasse passer le message : on aimerait avoir les images !!
On fait dix bornes encore et hop, encore un château, le Château de Gavaudun . Dix bornes plus loin, devinez sur quoi on tombe, je vous le donne en mille, un château, celui de Biron . Alors que j'avais prévu d'aller plus loin avec les autres, le fait d'y croiser Josée et Gabrielle, m'a laissé sur place et comme Didier et Jacques avaient déjà payé la visite par je ne sais quel biais d'ailleurs, je me suis retrouvé à visiter le château de fond en comble avec eux. Rien à regretter, le site vaut bien le détour. Beaucoup de choses à y voir, qui couvrent plusieurs siècles et qui les ont traversés. J'en ai ramené l'essentiel des photos du jour, c'est dire !
La visite a duré longtemps, très longtemps et j'avais hâte de remonter sur la Tiger, oubliée sur la petite place depuis longtemps, trop longtemps ...
C'est pour cela d'ailleurs que j'ai zappé la visite suivante. Imaginez en effet qu'à peine 8 bornes plus loin, autre site à ne louper sous aucun prétexte, la Bastide de Monpazier . J'y suis arrivé, j'ai fait un premier tour du parking en attendant les autres qui sont arrivés et qui, sans hésiter, se sont désapés pour faire la visite. Je les ai salué, leur ai expliqué que j'avais trop envie de rouler, de prendre un peu mon pied et je les ai laissés là. Il faut dire aussi que l'heure avançait grave, qu'il restait plus de 80 bornes à abattre et qu'il y avait au bout, une dégustation de produits locaux au Domaine des Fargues, prévue à 19h30'.
C'est qu'on a beau ouvrir les gaz en grand, c'est miracle si on arrive à des moyennes de 50 à l'heure sur ces petites routes de l'arrière pays, voyez ? Le calcul était donc vite fait : pour déguster il ne fallait plus tortiller ou alors tortiller vite !
Je me suis bien fourvoyé autour de la Bastide de Molières dont j'ai fait au moins deux fois le tour de la place, où j'ai fait rire un groupe de motards qui prenaient le soleil, j'ai bien marqué l'arrêt devant le Château de Bannes d'abord et de Lanquais ensuite, mais je me suis surtout focalisé sur ma moyenne pour finalement atteindre le domaine vers 19h15. Le temps d'enfiler la tenue civile que je me joignais déjà à mes amis pour tâter des produits locaux, des produits de bouche bien sûr, de terroir bien entendu, liquides comme solides, et croyez-moi, ça valait vraiment la peine de se presser sur la fin du road-book. Du rosé, du blanc, du rouge, du foie de canard et d'oie étalés sur un pain de Dieu le Père, après quoi on est passés à table déjà passablement éméchés et ça s'est terminé dans la joie et la bonne humeur dans une cacophonie insupportable ;-)
De ce fait, la nuit a été un peu agitée ... mais bonne, mais agitée !
Bonne nuit et à demain pour la seconde boucle !!

12:14 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

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