24/05/2013

Dordogne 2013, jour 1 !

DORDOGNE 2013 008.jpgHonnêtement, je démarre ce compte-rendu de voyage avec un semblant de ... "lassitude"... car je redoute quelque peu la ... "longitude" ... du travail qui m'attend ;-)
Faut me comprendre : du 1 au 5 mai, voyage en Bretagne, du 6 au 16 mai, compte-rendu sur ce même blog, du 17 au 22 mai, périple en Dordogne et du 23 au "je ne sais quand", narration de ce dernier. Voilà qui commence à prendre un équivalent temps plein ou presque pour ce qui n'est, au départ, et à l'arrivée aussi d'ailleurs, qu'un hobby !!
Si je comptais les heures passées et que je les facturais à ... qui de droit (d'auteur), je serais riche à l'heure qu'il est !
Au troisième top, il sera exactement 17 heures, 54 minutes et 55 secondes ...
Mais je perds du temps une fois encore ...
Venons-en donc au fait, rien qu'aux faits en fait !

Rendez-vous à la maison pour Gull (Triumph Speedmaster), un nouvel ami qui se remet aux voyages en moto après 6 ans de balades dominicales, Jacques & Solange (BMW 1200 GS), des vieux habitués, Didier (Yamaha TDM 900), tout aussi vieux et Gabrielle (Peugeot 205 Roule en Carrosse), son épouse qui s'apprêtait à faire la route avec nous mais au volant d'une voiture ...
Le premier est arrivé pile poil à l'heure, les autres ont suivi dans le désordre.
Certains ont pris un café pendant que d'autres s'éternisaient en bavardage sur le pas de la porte, dans la cuisine ou dans l'allée latérale.
Finalement, on a rassemblé tout le monde et on a pris la route qu'il était pratiquement dix heures moins le quart.
Nous avions rendez-vous à 11h00 à Rethel avec Henri et Bernadette (Triumph Tiger 955i) et, peut-être François (Moto Guzzi Breva 1200) s'il n'avait pas décidé de prendre les grands axes jusqu'à Nevers où était fixée l'arrivée de la première étape, longue de 559 km au départ de Aish-en-Refail.
Car il faut savoir qu'on annonçait une "wet race" et que certains avaient déjà envisagé des voies plus rapides et plus pénétrables que celles du Seigneur qu'ont l'habitude de faire suivre les G.O. de Cap Moto ...
C'est Jacques qui a pris les rennes et qui a mené bon train jusque Rethel, tellement bon train qu'on a rapidement perdu Gull, pas habitué à un tel rythme.
On est arrivés au Carrefour des lieux à 11h10, on s'est salués, on a fait les pleins, pour moi 20.96 € ou 137.49 "anciens nouveaux" FrF, on a discuté pique-nique, Henri et Bernadette ayant choisi cette option, mais vu le froid qui régnait, on a finalement décidé de trouver un resto sur la route ... route qu'on a reprise vers 11h30 !

Quelques way points plus tard, alors qu'on le croyait loin derrière, on est tombé sur Gull qui pique-niquait adossé à la vitrine d'une boulangerie, tout seul. On s'est arrêtés un instant puis on est repartis. Jacques voulait absolument manger à Sézanne mais Sézanne était encore à plus de 80 bornes et en France, se pointer en nombre dans un restaurant à 13h45, heure estimée de notre arrivée, aurait été pure folie, on aurait certainement trouvé porte de bois même en usant de la formule magique "Sezanne, ouvre-toi !" (ouais, j'ai osé !). J'ai pris la tête du convoi, le Tripy me donne en effet des ailes d'une envergure sans cesse grandissante, c'est sûr, et quelques bornes plus tard, on tombe sur le "Relais de la Vallée", sur la D9, à Fontaine s/Ay exactement. Je m'engage sur le parking, suivi par les copains. Henri et Bernadette plantent la béquille de la Tiger noire un peu à l'écart, à l'abri des regards, pour grignoter leur pique-nique, pendant que nous investissons bruyamment les lieux, Didier en tête comme souvent quand il s'agit d'investir ... l'homme étant un homme d'action(s) !
Encore une fois, pour 12,50 € il y avait une formule menu avec entrée buffet froid, plat et dessert. On a un peu panaché la formule, Solange se contentant du buffet, pendant que les autres prenaient des pâtes carbonara ou du filet de cabillaud avec supplément pommes vapeur gratuites mais il a fallu insister pour les avoir : struggle for life, indeed !
Boissons et cafés en prime, on s'en est tiré pour 11 € à tout casser, chacun bien sûr !!
Le service extrêmement rapide ne nous a pas fait perdre trop de temps et nous sommes repartis, le ventre plein et le coeur léger. Chouilly, Pierry, Moussy, Brugny, Montmort-Lucy, Etoges, Congy, Saint-Prix, Soizy, (cherchez l'intrus jusqu'ici !) puis Sézanne, Marcilly-sur-Seine, Romilly-sur-idem, Avon-la-Pèze, Planty, VUlaine, Molinons, Les Sièges et Cerisiers au way-point 76 pour les uns ou "60 16" pour les autres !!
Comme j'avais une forte envie de café, que je l'avais signalé à un moment à Didier qui roulait devant, que lors de la traversée de quelques uns des patelins inscrits en bleu ci-devant, il n'avait rien trouvé, il me fit signe de passer devant et de dénicher un bistrot moi-même vu que c'était moi qui voulait ... offrir le café !
On arrive à une intersection et, alors que le Tripy m'intime, à voix basse, l'ordre d'aller tout droit, je tourne à droite pour m'enfoncer dans Cerisiers où, après quelque 200 mètres, je tombe sur une place, encombrée par une foire et des auto-tamponneuses, où je parque la Tiger. Il y avait là un bar qui s'appelait "Au cheval blanc" et ça "tombait bien" qu'on s'y arrête car il a commencé à tomber des cordes, des hallebardes, des chats et des chiens comme diraient les anglo-saxons et on était bien content d'être planqués-là.
D'autant que le gars derrière le comptoir s'est avéré être un sacré personnage qui aurait valu à lui seul le détour ! Il était intarissable et plein d'humour et de gentille dérision : il a été jusqu'à me laisser une carte de visite sur laquelle il a apposé un timbre en me faisant promettre qu'on lui enverrait une carte postale de Dordogne ... ce que Solange s'est normalement chargée de faire, je pense, alors que c'est Jacques, qui s'est chargé de la note de bar !
On continue, plein sud, dans l'espoir sans doute de dénicher le soleil, via Toucy jusqu'à atteindre le Château de Guédelon dont je vous invite à parcourir le site pour tout savoir sur cette aventure un peu folle qui a été inspirée par je ne sais quel esprit ... euh ... bâtisseur ;-)
Il est 17h45 environ et il est exclu d'envisager une visite qui nécessiterait au minimum 1 heure au pas de course et une journée en prenant véritablement le temps de s'imprégner de l'ambiance et de discuter avec tous les artisans qui sont occupés sur le site !!
Personnellement j'ai visité le site en 2006 lors de mon séjour en Bourgogne et donc, je n'ai pas regretté qu'on zappe l'affaire ...
On s'est enfoncés un peu plus encore dans la France profonde jusqu'à rejoindre le village de Dampierre-sous-Huy où François questionna un passant qui passait pour lui demander où l'on pourrait trouver de l'essence. Droite toute pour tomber quelque cent mètres plus loin sur une petite station service Chez Kiki où nous faisons les pleins de Super 98, François, Jacques et moi : le prix de 1.677 € au litre se justifie sûrement par le côté local de la production de ce précieux liquide, vieillit en fût de chêne centenaire, plus que probablement ;-))
On retrouvera les autres une quarantaine de kilomètres plus loin, alors qu'ils faisaient le plein dans une sorte de "Tricatel" du combustible, pouah !!
A ce stade, nous n'étions plus très loin du but, sans doute 60-65 bornes tout au plus. L'hôtel qui avait été réservé était le Brit Hotel Magdalena de Varenne Vauzelles, dans la périphérie de Nevers, Nevers et demie ... mais il était bien plus tôt quand nous y arrivâmes !!
Nous étions logés avec ma Douce au 4ème étage, heureusement avec ascenseur, mais un ascenseur qu'il fallait appeler sans crier et qu'il ne fallait pas trop charger par respect pour ses rhumatismes articulaires ...
Après le repas, qui ne m'a pas laissé un grand souvenir, non pas parce que ce n'était pas bon, mais plutôt parce que ma mémoire défaille, et après un mini speech tenu par Pierre-Yves, on est allé dehors pour prendre le frais, le très frais même et compter les motos.
Si François ne s'est pas trompé, ce qui lui arrive aussi parfois, c'est un être humain comme vous et moi, il y en avait là 35 dont 14 BMW, un rapport bien plus équilibré que chez Moto 80 où l'on compte pas moins de ... 80 % de ... BMW, j'exagère à peine ou si peu !!
J'ai pris la précaution de mettre le bloc disque dans la mesure où, quoi qu'on en pense, c'est moi qui ait la plus belle moto, na !!
On était tous bien fatigués après cette longue chevauchée et, sans demander notre reste, nous avons tous gagné nos chambres pour un repos bien mérité !!
Demain, deuxième étape pour rejoindre notre lieu de villégiature proprement dit au Domaine des Fargues à Sainte Foy de Longas dont voici les coordonnées GPS à défaut d'une adresse précise : N 44°55'24" E 00°47'05", coordonnées à noter une fois pour toute dans vos "P.O.I." tant l'endroit est à recommander chaudement, surtout en été, car là, on n'a pas bruni c'est sûr ;-)))

18:07 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : dordogne 2013

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