13/05/2013

Bretagne, jour 4 + !!!!

"Le jour le plus long" aujourd'hui, pas seulement parce qu'il est prévu de passer par Bénouville et son célèbre pont levant qui fait sa "guest star" dans le film de guerre tout aussi célèbre, mais aussi et surtout parce qu'on doit se taper non moins de 580 bornes à en croire le programme de François.
Tant de kilomètres en un jour, en bande comme ça, avec les arrêts que ça suppose pour "socialiser" un minimum, ça implique des arrêts relativement fréquents et donc, des pertes de temps, de quoi justifier l'utilisation des voies rapides et des autoroutes.
Avant tout il fallait déjeuner et remettre de l'ordre dans la maisonnée. On s'y est tous attelés, ou presque. Pour une fois, Didier était prêt le premier ...
On a levé l'ancre qu'il était quelque chose comme 9 heures.
Quelques départementales plus tard et 150 bornes à bon rythme, on a atteint Dinan, ville que nous avons choisie non pas pour ses "couques" connues à Dinant avec un thé SVP et appréciées dans le monde entier, utilisées entre autre pour la fabrication de parpaings antisismiques dans les pays émergents, mais ... parce qu'elle était sur notre route et qu'une petite pause s'imposait à tous : comme en bagnole et peut-être plus qu'en bagnole d'ailleurs, un arrêt toutes les deux heures c'est un minimum ! La position sur un trail a beau être relativement confortable, il n'en demeure pas moins qu'au bout d'un ... certain temps, le même que met le fût du canon à refroidir après le passage de l'obus, on a besoin de s'étirer et de se détendre !
Alors que je m'étais laissé décramponner par mes acolytes sur les 4 voies limitées à 110 km/heure, régulièrement averti que j'étais par le Tripy II de zones "à risques", une fois arrivé sur l'autoroute, j'ai calé le compteur à 140 et j'ai commencé à les dépasser un à un jusqu'à ce qu'ils disparaissent de mes rétroviseurs ... A un moment, Didier est revenu sur moi et nous avons roulé de concert jusqu'au moment où nous avons décidé de ralentir le rythme pour nous faire rattraper par les autres. 130, 120, 110, 100, c'en était trop, ou trop peu, c'est vous qui voyez, en attendant, nous, on ne voyait rien venir. On s'est même arrêtés sur la dernière aire de l'autoroute et j'ai appelé et laissé un message à François.
Nous sommes repartis, sommes sortis de l'autoroute et, comme nous étions tous les deux sur la réserve, nous sommes mis en quête d'une station service que nous avons trouvée dans un énorme centre commercial.
De là, nouvel appel à François qui entretemps tentait également de m'appeler, de sorte qu'on a échangé nos positions : ils étaient deux ou trois "way points" plus loin, juste avant le pont de Bénouville et ils nous attendaient au restaurant "Les trois planeurs".
Mais ... il n'y a pas d'hélice hélas, c'est là qu'est l'os !!
Avec Didier on a eu du mal à sortir de cette banlieue où tout était en sens interdit à moins d'utiliser la piste cyclable qui nous aurait rapidement ramenés sur le droit chemin ...
Un quart d'heure plus tard environ, nous étions sur la route de Bénouville et, juste avant le pont, François s'était posté au bord de la route pour nous indiquer l'endroit exact où nos amis avaient planté leurs béquilles.
Pour ne pas perdre de temps, nous avons averti qu'il fallait ajouter 2 couverts et comme j'avais grand faim, je me suis attaqué au saucisson qui traînait sur la table. Pas offert le saucisson dont Henri m'éructa le prix de 4,90 €. Etant donné que je m'en serais tiré à trop bon compte si je m'étais contenté de "prendre le saucisson pour moi", j'ai aussi pris une des bouteilles de cidre à ma charge même si je n'ai bu qu'un Coca. S'il faut payer le voyage à Henri et Bernadette pour qu'ils continuent d'accepter de tolérer ma compagnie, je suis (presque) prêt à le faire. Cela dit, j'ai quand même l'impression que c'est "souvent le p'tit tchitcho qu'on spotche" comme on dit en wallon, mais restons-en là, j'ai l'habitude, je n'ai jamais été grand, même quand j'étais petit ;-))
Voilà qu'Alberto fait son Calimero maintenant, c'est trop cool ;-))
On est repartis en rangs serrés pour ne plus se perdre de vue jusqu'au petit port de Honfleur. On a trouvé à se garer assez facilement alors qu'Henri et Bernadette ont tourné plus longtemps. Le temps qu'ils nous rejoignent, nous avions décidé de repartir : trop de monde, trop de kilomètres à faire encore, trop connu comme endroit où nous nous sommes déjà arrêtés à au moins deux reprises, de sorte qu'on est remonté sur nos machines sans demander notre reste. Le pont de Normandie puis celui de Tancarville et arrivée à Clères sur une charmante place avec son marché couvert, son petit ruisseau et ses bistrots. En plus il y avait là quelques belles machines à photographier dont une Moto Guzzi V 850 GT datant du ... hum ... gnègnème siècle avec le propriétaire de laquelle, Jacques tailla une bavette. Il nous fit le résumé de la conversation mais j'avoue que j'avais la tête ailleurs à ce moment là. Où ça me direz-vous ? Je n'en sais rien en fait !! Nulle part sans doute parce qu'encore une fois j'ai pris l'addition à ma charge. Pas étonnant dès lors que le lendemain matin, au moment de payer la chambre d'hôtes, je n'avais plus une thune !!
Mais n'anticipons pas. Il restait un petit 120 kilomètres pour atteindre "Le logis de l'oie" à Naours. Notez que le "s" final ne se prononce pas, je l'apprendrai lors de notre visite de la cité souterraine en écoutant le bigophone distribué à l'entrée du site ...
A quelques encablures de la destination du jour, il a commencé à pleuvoir mais nous ne nous sommes pas équipés de pied en cap ou en péninsule, on a bravement continué sous une fine pluie qui n'a pas eu le temps de s'immiscer partout.
Nous nous sommes excusés pour l'heure relativement avancée mais la tenancière des lieux nous a dit que nous n'étions pas aux pièces ... Ce n'est pas pour autant que nous nous sommes attardés à d'interminables ablutions et, le temps de dire pouf pouf, nous étions à table, les couverts en main, plantés à la verticale ;-))
Cela a commencé par des amuse-gueules accompagnés d'un apéro régional dont la nature m'échappe, puis un plat régional, un gratin de chicon je crois (?), une ficelle picarde (?) mais là je fais appel à Bernadette pour plus de précision car la dame nous a donné la recette dont je ne me souviens aucunement, puis encore un bout de viande ficelée (!), de la salade et des frites, puis un plateau de fromages et du gâteau battu en dessert, genre panettone mais picard !
J'ai proposé une petite marche dans le village mais pas d'amateurs, rien que des pros ;-) bons pour le dodo !
Quand on roule avec le troisième âge, il faut faire preuve de compréhension et de respect car le respect s'perd ma bonne dame !!
Cela dit, sans rire, total respect pour des gars et des ... euh ... nénettes qui font tout sauf se traîner sur la route, à dos de moto, par monts et par vaux, sur le sec et le mouillé. Je ne suis pas du tout sûr d'être en mesure d'en faire autant dans dix ans même si je le souhaite ardemment.
Dodo donc, avec une chambre pour François et moi, une autre, avec un grand lit, pour Didier et, entre les deux, une toilette et une petite salle de bain, le tout au sommet d'un escalier plutôt raide, comme toutes nos articulations ce soir-là, après une bien longue route.
Bonne nuit et à demain pour la dernière étape, courte mais bonne, comme les meilleures blagues !

21:30 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : bretagne 2013

Commentaires

La ficelle Picarde... une bonne tranche de jambon posée sur une crêpe salée remplie de champignons et échalottes hachés, enroulée et cuite dans de la crème (surtout pas de la sauce béchamelle comme dans les restaurants) et servie bien chaude. Un régal et... si peu calorique.

Écrit par : Francois | 14/05/2013

Ouais ... faut pas tirer sur la ficelle quoi !!
Hein biloute !

Écrit par : Alberto | 14/05/2013

Un méchant Calimero , c'est pas si cool que ça...!!!!! Mais bon, on connaît ton humour grinçant.

Écrit par : Bernadette | 15/05/2013

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