16/04/2013

Et alors cette "belle hivernale" printanière ?

Y a des mauvaises langues qui disent que "je la fais toujours longue" quand je raconte un truc. Mais voyez plutôt ce qu'écrit le journaliste de MOTO PULSION à propos de cette balade que j'ai choisie dans la bibliothèque du TRIPY II dont le départ se trouvait à quelques lieues du petit nid d'amour qu'ont investi Christine & François, dans une haute branche de Bousval ...
Pour la petite histoire, la balade proposée remonte à 2005 ou 2006. Cela dit, les problèmes de gestion des logements sociaux évoqués sont de nature intemporelle ...
Voici donc la prose promise, prose due :
Pas de haine dans le Hainaut
Si à l’automne de l’année dernière, le Hainaut et la région de Charleroi ont défrayé la chronique avec la révélation de pratiques douteuses dans la gestion des logements sociaux. Il ne faut pas pour autant verser l’ensemble de cette région dans un panier nauséeux. Les roads-books permettent de se rappeler que le Hainaut recèle de jolis coins à (re)découvrir. Notre point de départ se fera pourtant en terre brabançonne. L’abbaye de Villers-la-Ville est une pure merveille. En cette saison grise, froide et humide, il se dégage des ruines, une atmosphère mystique, presque magique. On se demanderait où se cachent les Elfes.
De Neandertal à Jules Tacheny
La route se fait tout de suite jolie pour rejoindre Marbais d’où l’on rattrapera la nationale 93. Axe routier de moyenne importance, elle nous permet de rejoindre gentiment une toute petite route vers Spy. Soyez vigilant sur votre boîtier Tripy, on dépasse facilement la route vers Spy. On est sur un chemin comme on les aime. Cela tourne, cela monte et cela descend. Splendide ! On traverse Jemeppe-sur-Sambre où nous traversons…la Sambre aux méandres languissants. Nous délaisserons St Gérard pour repartir au Sud-Ouest vers Mettet et son célèbre circuit Jules Tacheny. La route est moins viroleuse mais les paysages sont variés et valent le coup d’œil.
Classiques en solitaire
Direction Walcourt pour atteindre une « classique moto ». Walcourt-Cerfontaine-Virelles ! Un triptyque aux qualités exceptionnelles emprunté chaque été par des milliers de motos. En cette saison, c’est un pur régal. Personne ou presque sur ces routes rendent le coin encore plus sympathique. Les lacs et leurs bords sont déserts. Le Ry Jaune et Falemprise en égoïste, valent largement la peine d’affronter quelques frimas. Les classiques redeviennent fort agréables en hiver ! Alors que la plupart des amateurs motorisés filent droit vers Chimay, nous vous proposons, à 7 kilomètres après Cerfontaine, de partir plein Est pour traverser le joli bois de Walestru et contourner le bois d’Aublain. La route est étroite mais en bon état, les virages nombreux, et les hameaux traversés respirent la paix et la sérénité. Prudence tout de même le revêtement est parfois gras. Le passage d’engins forestiers ou agricoles laisse des traces sur la route.
Encore, j’en veux encore.
Après cette belle boucle forestière, on contourne le bel étang de Virelles pour remonter vers Froidchapelle. On est pratiquement sur des chemins de remembrement (pourtant bien asphaltés, n’ayez pas peur de faire cette balade au guidon d’une sportive) où deux motos auront parfois peine à se croiser, pour rejoindre Fourbechies, Renlies, Sivry-Gare et finir sur la grosse N53. Nous rejoignons Beaumont d’où nous reprendrons la N40 sur quelques kilomètres avant de bifurquer vers Merbes-le-Château et Binche.
L’image du Hainaut
Dès les faubourgs de Binche, l’habitat et le cadre général se conforment à une certaine image du Hainaut. Les maisons ressemblent bien souvent à d’anciens corons réaménagés. Il se dégage de ces lieux une humanité indéniable, un passé social lourd et un présent parfois difficile. En quittant la N55 pour prendre la N563 vers Morlanwez, l’on découvre une friche industrielle ouverte aux vents. Un bâtiment haut de plusieurs étages hantés par les souvenirs d’une activité humaine grouillante laisse visible sa carcasse et ses fenêtres éventrées à la vue des passants. Un peu plus loin sur la N563, un autre bâtiment du même style se transforme en fantôme délaissé par l’industrie.
Arrivée au château
On arrive au terme de cette belle hivernale : le château de Seneffe. A l’entrée du village, prenez à gauche pour aller vous arrêter devant les grilles du splendide château. Si l’hiver n’est pas la saison des prises d’angle « d’enfer », si la poignée de gaz et les commandes de frein se manient avec douceur et délicatesse, cette saison offre bien d’autres plaisirs. Votre moto vous sera reconnaissante de ce « décrassage » et surtout vous reviendrez avec la tête emplie de paysages splendides et avec la fierté d’avoir fait une « Belle Hivernale ». Bonne route et prudence ! Retrouvez tous les détails pratiques de cette balade dans le numéro 181 daté février de MOTO PULSION.
Alors ? Longuette la présentation, hein ??
A la limite, on a plus vite fait de grimper sur sa mob et de faire la ronde en question, non ???
Ceux qui l'ont faite laissent parfois des commentaires. En voici deux, choisis ... au hasard :
Belle hivernale réalisée par ce beau week-end ensoleillé d‘automne. Félicitation au(x)concepteurs(s) de cette magnifique ballade. Que des kilomètres de bonheur.
Par respect pour les auteurs, je n'ai rien enlevé (avec un seul "L") à leurs propos.
Au tour de l'ami Ben maintenant, l'ours de service ;-)
Roadbook parcouru en 1200GS avec Tripy. C‘est le genre de RB qu‘on fait bloqué en sixième, une main sur le guidon, en attendant que ça passe... Très peu pour moi. Pas de virages et paysages assez moyen: je ne le conseille donc pas.
Alors, alors ...
Comme souvent, voire toujours, la vérité est quelque part entre les deux !
Magnifique, on a certes déjà parcouru beaucoup mieux. A déconseiller, faut pas non plus exagérer !!
Comment a-t-il fait pour tenir la 6ème tout du long avec la main gauche in the pocket avec une GS qui n'a pourtant pas la réputation d'être hyper-souple. C'est vrai qu'il y avait parfois des tronçons trop rectilignes, c'est vrai qu'à un moment, à mon grand désespoir, je me suis retrouvé sur l'incontournable route des Barrages et je me suis surpris à penser que j'allais me faire bouffer par toutes les GS-ZX-CB-RRR du coin de sortie en ce splendide dimanche ensoleillé. Mais, mais, parce qu'il y a deux mais : au moment où on ne s'y attend pas ou plus, la flèche tourne et on se retrouve dans des petits patelins, genre Marly-Gomont , savez, de ces petits patelins que même Jean-Pierre Pernot il soupçonne même pas qu'ils existent ;-)))
C'est plutôt sur la fin que ça s'est gâté, au moment où on traverse d'anciennes villes industrielles et des quartiers sans grand intérêt ...
D'ailleurs, à un moment, je me suis arrêté : il était 15h30, je crevais la dalle, je cherchais un frite-kot désespérément et justement, en désespoir de cause, j'ai planté la Tiger devant une station TOTAL. J'ai acheté un bout de baguette sauce pitta, une Bifi et un coca, le tout pour quatre quarante. J'ai mangé debout tout en feuilletant le dernier Moto 80 que j'ai acheté avant de quitter les lieux, même si la gentille demoiselle qui tenait la boutique m'avait dit que je pouvais le remettre en rayon ...
Un peu plus tard, j'étais au bout du road-book, au château de Seneffe.
J'y suis ensuite allé au pif pour rejoindre mes pénates. Encore 290 bornes de plus au compteur. Sans avoir l'air d'y toucher, j'en suis maintenant à 17.285 bornes avant d'attaquer les plats de résistance que sont La Bretagne et la Dordogne en mai, l'Ile de Man en août, et peut-être le ... Beaujolais ... en dessert !!
Va falloir caser l'entretien des 20.000 en mai.

21:17 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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