29/09/2012

Premier samedi sans voiture ... & dimanche aussi !

ARAGON 2012 PGIRL.jpgA Bruxelles, il y a un "Dimanche sans voiture" par an et on en fait tout un plat.
Tous les "B.O.B.O.S" en manque de vélo, trottinette, skate board et autres patins à roulettes s'accaparent la ville pour peu qu'il fasse soleil bien entendu, sinon, tout le monde reste à la maison et râle derrière sa fenêtre parce qu'on avait passé des heures à remettre en état de roulage, vélo, trottinette, skate board et autres patins à roulettes qui rouillaient dans la remise depuis ... le dernier dimanche sans voiture !!!
Hum, je sens que ça ne va pas faire plaisir à tout le monde cette intro, mais tant pis, j'assume !!
J'assume d'autant plus que, en ce qui me concerne, ce sont 10 interminables jours qui m'attendent, sans voiture et sans moto, cela va sans dire !! J'aurai ainsi 10 ans d'avance sur ces B.O.B.O.S en manque de vélo, trottinette, etc ...
Tout le monde aura compris que j'ai écopé d'un retrait de permis, d'où le "déchéance" contenu dans le titre du précédent mot pour lequel je n'avais pas été au bout ...
J'ai hésité à le dire sur ce blog car on pourrait mal interpréter cet aveu : certains penseront peut-être que je le dis pour me vanter, pour montrer mon petit côté "hors-la-loi" ou rebelle, voyez ?
Ceux-là se trompent sur toute la ligne, qu'ils peuvent même sniffer si ça les chantent ;-)
Un grand excès de vitesse en octobre 2010, 172 km/h pour tout dire, une convocation au Tribunal de Police en ... janvier 2012, une invitation à me présenter au bureau de Police il y a quelques jours, le dépôt du précieux "passe" hier vers 13h30 et me voilà mis à pied !! Au passage, remarquez une fois encore que la "Justice" n'a pas commis d'excès de vitesse : presque deux ans pour arriver au bout d'une procédure somme toute simpliste. Car, en effet, lorsque j'ai été convoqué au Tribunal, le 10 janvier 2012 à 8h30, je n'ai pas eu à argumenter ni à me défendre en produisant par exemple un certificat de ... bonne conduite. Que nenni !! A peine arrivé un greffier sans doute, m'a tendu une feuille A4 avec quelques informations et notamment un paragraphe particulier qui concernait les fous du volant comme moi qui outrepassent les limites des lois physiques et morales : s'agissant d'un délit majeur, il était écrit noir sur blanc que j'écoperais automatiquement d'un retrait de permis et que la seule chose qu'il me restait à faire était de décider si je voulais devenir piéton uniquement le week-end ou si je préférais subir ma peine d'une seule traite !
Evidemment, alors que la salle était comble, on a eu droit au défilé de tous les avocats qui représentaient, pour la plupart sans beaucoup de conviction, des "clients" comme moi et voyant qu'à 11 heures la salle ne désemplissait pas, la Juge en Chef, demanda s'il y avait des personnes qui n'étaient pas représentées par des plaideurs professionnels et, évidemment, tous les bras se levèrent en même temps !!
A partir de là, les choses se sont précipitées et mon tour est arrivé très rapidement cette fois !
Inutile de vous dire que l'oral ne s'est pas trop bien passé et que j'ai été recalé : j'avais pourtant révisé mon code, je connaissais tous les panneaux et j'étais certain de ne pas tomber dedans, quelle que soit la question. Mais il n'y a pas eu de question, juste un semblant d'attention, un sermon et 10 jours comme piéton.
J'ai protesté mollement en disant qu'en matière de vitesse tout était relatif et qu'il suffisait de passer outre Aix pour pouvoir se taper du 300 à l'heure sur les routes allemandes et qu'il n'y avait pas plus de morts là-bas, mais elle m'a illico presto subito cloué le bec en soulignant fermement qu'elle faisait appliquer la loi en Belgique et pas ailleurs !
Ici, pas de circonstances atténuantes, vos 38 ans de conduite sans accident avec juste 2 ou 3 procès, votre enfance malheureuse, vos origines modestes, rien ne fait pencher la balance de la Justice en votre faveur. En fait j'aurais juste espéré la peine minimum qui est de 8 jours si je ne m'abuse mais rien à faire, trop vite is te snel, c'est le barème, circulez, au suivant !!
Cela dit, les avocats qui ont défilé avant n'ont pas obtenu mieux et ça c'est bien fait, na !
Il y en a un, peut-être plus malin que les autres, qui a demandé la "photo-test" qu'il n'a pas trouvée dans le dossier. Késako cette photo-test ? En fait, avant de nous prendre en photos, les pandores en planque doivent tirer une première photo qui prouve apparemment que "tout est ok". A chaque fois qu'ils se déplacent, ils sont censés faire pareil ... A défaut, les clichés qui "suivent" sont apparemment considérés comme nuls et non avenus ! Voilà qui sent la brèche dans laquelle le juriste a tenté une percée, au grand dam de la Présidente qui a été obligée de reporter l'affaire, sans doute aux calendes !!!
Ah, un petit conseil si vous deviez vous faire prendre, pensez à demander au Tribunal la période qui vous arrange le mieux ou arrangez vous avec votre agent de quartier, toutes possibilités qui m'ont été dévoilées ... trop tard par la police locale !! Mais, tout belge est censé connaître la loi sur le bout des doigts n'est-il pas ? Et peu importe si vous êtes allochtone, pardon Joëlle !!
Quand on n'est plus maître du volant, on n'est plus maître de son destin, comme disait Giscard ! Hier, j'ai dû subir deux magasins de sanitaires, un lunch garden et, cerise sur le gâteau, un passage au Champion pour les courses avec madame ... Il était moins une qu'on passe à l'Inno pour qu'elle essaye deux ou trois trucs ;-))
Allez, plus que huit, on y sera vite !!

23:43 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

28/09/2012

Echéance et déchéance ...

Bien échu ;-) que l'épilogue du voyage dans les Alpes intéresse encore quiconque !
Pourtant, dans une logique implacable qui veut que ... tout a une fin, je me sens en devoir d'aller au bout de ce récit de voyage. D'autant que tout ou presque était d'ores et déjà dit puisque la note précédente était ponctuée par notre arrivée à Couvin !! Alors que restait-il à dire alors que nous étions de plain-pied et depuis belle burette en Belgique après plus de 800 bornes de routes et d'autoroutes ?
D'abord, on peut commencer par signaler qu'arrivés à Couvin, nous avons planté les motos sur la place et que nous avons investi le restaurant qui fait le coin, à droite.
Au départ, nous avions laissé les Tripy et les sacs de réservoir sur les machines mais j'ai préféré aller les rechercher dans la mesure où je leur tournais le dos.
Du coup, Jacques a fait pareil ...
Ensuite, sans tarder nous avons fait notre choix dans la carte : boulettes sauce tomate/frites pour lui et américain/frites pour moi. Pour les nombreux amis français qui me font l'honneur de lire ce blog et pour les autres peut-être, un "américain" belge, c'est en fait un steak tartare français, voyez ? Je ne sais pas comment l'américain est devenu tartare en traversant la frontière et je ne chercherai pas à le savoir, je sais, c'est "pas sport", pfffffffff ;-))
On s'est également pris des bières pour arroser le tout et pas de dessert pour rester légers.
Plus tard, on a fait un long bout de N5 ensemble, en fait jusqu'au rond-point de "Mr Bricolage" où j'ai pris à gauche alors que Jacques continuait jusqu'aux portes de Charleroi pour se mettre en orbite via l'autoroute A54 en direction de Bruxelles ...
J'étais à la maison à 22h00 environ, maison close si je puis dire, dans la mesure où il n'y avait personne : sympa de rentrer chez soi, tard le soir, après 5 jours d'abstinence d'absence et de constater qu'aucune lampe, même d'appoint, n'est allumée pour vous guider, tel un phare sur la côte ... dans la nuit noire.
Ma soeur n'avait rien trouvé de mieux que d'inviter les miens à une petite soirée familiale. Bon, on ne va pas en faire un fromage, ni un plat car, il y a bien longtemps qu'on ne m'attend plus comme le Messie, mais non !!
Comme d'habitude, je remonte le drap , j'ai directement ouvert le top-case, fait le tri des linges sales et moins sales, c'est dire si j'avais encore de la ressource malgré cette très longue étape, j'ai même chargé les photos sur le pc si j'ai bonne mémoire !
Alors que j'avais pris congé le jeudi, je me suis même levé avant ma Douce pour lancer le café et prendre le petit déjeuner avec elle, c'est dire si j'étais peu marqué par ce "trip à l'arracher" !!
Par contre, l'après-midi du jeudi, je me suis littéralement effondré : je m'étais allongé dans le divan dans le but de soulager quelques raideurs naissantes et finalement j'ai roupillé comme un loir tout l'après-midi !!! C'est dire si j'étais quand même bien fatigué ;-)))
Et donc, cet épilogue, qu'est-ce qu'il dit ?
Et bien, il dit que je suis revenu ravi de ce périple dans les Alpes. Certes c'était un peu court, jeune homme, car on aurait pu faire bien d'autres cols en (bête de) somme, mais quel que soit le nombre de jours qu'on y passe, les Alpes valent cent fois le détour comme on dit chez Michelin en ajoutant trois étoiles à ces propos pour bien marquer le coup et les esprits !!
Et comme il ne faut pas abuser des bonnes choses et que j'avais déjà fait la Champagne et la Sardaigne ...
Tiens il n'y a pas un département en France qui s'appelle "Champagne-Sardaigne" ? Et donc, disais-je, comme j'avais déjà fait ... ce département ;-) et qu'on voulait encore se ménager quelques jours de congés en commun avec ma Douce, prolonger le séjour dans les Alpes aurait hypothéqué ce solde restant dû ...
Quant au retour en une traite, je ne le regrette absolument pas et je tiens à remercier ici, publiquement, l'ami Jacques qui a roulé comme un chef. Il a toujours gardé un bon rythme et même sur la route qui séparait Signy de Couvin par exemple, il ne s'est jamais "laissé aller" à suivre bêtement des caisseux sur le retour : à la moindre ouverture il mettait du gaz et dépassait. J'avoue que par moment, je me serais contenter de suivre !! En fait, c'est ainsi qu'on reste vigilant, en mettant du gaaaaazzzzzzz !!
Demandez aux pilotes de Moto GP voire de Formule 1, quelle est la meilleure recette pour ne pas commettre d'erreurs, même si on est loin devant, en tête d'une course ...

21:22 Écrit par Alberto | Commentaires (4)

20/09/2012

Les Alpes, le retour, quatrième !!

Ce n'est même plus drôle, n'est-il pas ? En même temps, ça me permet d'en garder un petit peu sous la plume sinon je n'aurais pas grand chose à dire à part suivre l'actu et épingler l'un ou l'autre truc susceptible de vous intéresser, ce que vous pouvez faire par vous mêmes à ce que je sache !
D'où ce récit distillé plus finement que le meilleur des breuvages !
Et justement, à propos de breuvage :-) vous nous aviez laissés, Jacques et moi, à la brasserie sur la Place d'Armes à Vitry-le-François face à laquelle nous avions planté nos béquilles latérales dans un emplacement prévu à cette fin. Sauf erreur, vu la taille de la place en question, il y a juste un parking long de 3 mètres tout au plus, réservé aux deux roues, c'est bien maigre, n'est-ce pas François ?
On traverse la rue pavée de bonnes intentions et on s'attable en terrasse. Le serveur ne tarde pas à venir : c'était l'heure du café mais nous avions grand soif et j'ai demandé s'il était possible d'avoir une grande bouteille d'eau pétillante et ... deux cafés. Pas de grandes bouteilles, uniquement des demis bouteilles ! Qu'à cela ne tienne, Etienne, on va prendre deux demis alors et deux cafés, merci !
On allonge nos guiboles sous la table et on s'étire comme on peut en attendant les boissons. Le gars se pointe avec deux bières et deux cafés. Mais ce n'est pas ce que nous avons commandé, m'sieur !?! Ben si qu'il dit l'autre là, deux demis et deux cafés. Mais non m'sieur, on a commandé deux demis BOUTEILLES D'EAU et deux cafés. En France, un demi c'est une bière qu'il rétorque l'autre : il fallait préciser !! On vous a demandé de l'eau, m'sieur, pas de la bière !!!
Il grommelle un truc entre les dents, dépose les deux cafés et repart en continuant de grommeler des trucs entre les dents ... Pas content le gars !
Il se pointe à nouveau quelques minutes plus tard et, avant même de déposer le plateau, dit : "Vous n'êtes pas d'ici vous ?" Et là, ce n'est pas trop dans mes habitudes, est-ce la fatigue déjà ou quoi ou qu'est-ce, mais je suis parti au quart de tour : "Ecoutez m'sieur, ça suffit là ! On vous a demandé une grande bouteille d'eau, vous avez dit que vous n'aviez que des demis, on vous en a donc commandé deux demis, c'est logique non ? Il fallait préciser "deux demis bouteilles d'eau" parce qu'en France ... Ben on n'est pas français m'sieur, on est des cons de belges voyez ? Je n'ai pas dit ça, vous devenez vulgaire qu'il me dit ...
Vulgaire ?!? vous vous rendez compte ?
Il était moins une qu'on en vienne aux mains ! Je lui ai dit qu'il ferait bien d'être un peu plus à l'écoute de sa clientèle et surtout plus aimable. Un vrai connard je vous jure !!
Du coup, c'est Jacques qui est allé payer à la caisse pour éviter qu'on se croise avec ce classieux serveur en short et chemise à carreaux : est-ce que c'est une tenue de travail ça hein ?
On a encore un peu profité de la terrasse ensoleillée avant de retourner aux motos et d'attaquer les 180 bornes qui restaient pour Couvin. Nous sommes montés sur la N44 direction Reims, jusque Châlon-en-Champagne, puis la D977 et Suippes. Quelque part entre les deux, nos témoins de réserve d'essence se sont allumés de concert et nous avions dans l'idée de faire le plein à Suippes, c'est que nous avons de la Suippes dans les idées, voyez ?
Hélas, il y avait bien une pompe AVIA mais elle était fermée et sans terminal bancaire. On continue quelques centaines de mètres et on voit une camionnette de la gendarmerie sur une sorte de square en ville. On accoste, Jacques descend de cheval, questionne les pandores qui lui disent qu'il n'y a rien dans le coin et qu'il faut retourner sur Châlon à 12 bornes de là ... soit-disant !
On tire sur les rennes pour un demi-tour gauche et on repart au trot sur Châlon, le témoin de réserve devenant de plus en plus menaçant !!
10 bornes, 12 bornes, 15 bornes, on arrive à une intersection, Jacques s'arrête, il me demande si on essayerait pas d'aller à ........... Oui mais, s'il n'y a rien là-bas ?? On continue, 20 bornes, finalement au bout de la 24ème borne on y arrive. Une station ESSO nous tend les pistolets : on choisit chacun sa pompe, la mienne fonctionne sans problème, celle de Jacques refuse obstinément son jeu de cartes complet. Il range sa GS à côté de la Tiger et une fois mon plein fait, je continue à verser le précieux liquide dans le réservoir de la grosse allemande. Il me donnera directement les 25 € en liquide car, comme le dit la sagesse populaire, les bons comptes font les bons amis.
Ainsi donc, l'aller retour Suippes-Châlon-Suippes nous aura coûté 50 bornes et une bonne demi-heure, comme si on avait le temps de batifoler, j'vous jure !!!
Au retour sur Suippes, on s'est fait rattraper par deux motards auxquels Jacques a fait signe de ralentir, ce qu'ils ont fait, en nous suivant gentiment. En fait, le fourgon bleu des Schtroumpfs était en "mission" et communiquait avec d'autres Schtroumpfs sans doute planqués quelque part sur ces interminables lignes droites qui caractérisent la région, lignes droites propices à l'ouverture des gaz en tout grand.
.Après Suippes, suivaient Mazagran, Rethel, Signy l'Abbaye, Rocroi, la frontière belge et Couvin que nous avons atteint à 20 heures environ.
A suivre ... on arrive au bout, rassurez-vous !!

23:59 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

18/09/2012

Les Alpes, le retour, troisième !!

alpes 2012Terminer ce compte-rendu semble mission impossible. Va falloir demander l'aide de Tom Cruise Control, tiens !!
3 tranches pour le retour, comme je le disais précédemment : Les Arcs 1800 -> Viriat, Viriat -> Ville-Sous-La-Ferté et enfin, V-S-L-F -> Couvin.
3 tranches pour 3 motards, Jacques, Philippe et moi-même !
On quitte l'Hôtel du Golf à 7h30, en laissant François à son triste sort, on descend sur Bourg Saint-Maurice, on monte sur l'ex N90 devenue D1090 par quel tour de passe-passe et sous quelle autorité, on n'a pas le temps de se le demander, pensez, trop de route à tailler, on voit le toit de l'Hôtel du Capricorne où nous logeâmes maintes fois, je me mets debout sur les cale-pieds et je constate qu'il a gardé la même couleur saumon rose canadien et la même enseigne, je me dis que peut-être, il n'a pas changé d'affectation même s'il a changé de gestionnaire, et je continue, peinard, loin derrière mes deux acolytes qui semblent oublier les limitations à 110, voire 90 qui alternent joyeusement sur cette ancienne nationale ...
On passe donc Moutiers, puis Albertville, on atteint Ugine par la D1508 et on poursuit sur Annecy. Au fur et à mesure que nous avancions, le trafic se faisait de plus en plus dense avec un semblant de point culminant à Annecy justement.
C'est là qu'un motard qui faisait partie du club Moto80 et qui roulait sur une splendide KTM 990 SMT se rangea à mes côtés pour me signaler que mon top-case (Givi Maxia 55L) "vibrait pas mal" en se demandant si "c'était normal". Il était suivi, un peu plus loin, par une autre moto que j'ai longtemps prise pour la Varadero de Philippe mais ... en réalité ... il n'en était rien. Philippe, qui trimballait ses deux valises latérales, s'était en fait englué un peu plus que Jacques et moi dans les embouteillages et sans doute qu'au "gnègnème" rond-point, il a perdu le contact visuel, après quoi, je ne sais pas s'il a continué longtemps sur le road-book originel, mais j'ai appris à l'arrivée qu'il avait opté pour l'autoroute qu'il n'avait plus lâchée jusqu'à la maison où il est arrivé sain et sauf, mais "crevé", en se jurant qu'il ne ferait plus jamais une aussi longue étape !!
Nous avons continué sur la D1508 jusqu'à embrancher l'autoroute A40 pour un court tronçon de 77 kilomètres environ jusqu'à la sortie Viriat. Nous avions été prévenus dès le départ, il y aurait deux tronçons d'autoroute sur le road-book du retour, représentant quelque 200 kilomètres, histoire de se voir avancer un peu plus, voyez ?
Certes, l'autoroute, ce n'est pas du tout notre tasse de thé à nous motards, mais que représentent 100 kilomètres sinon à peine trois quart d'heure ... et 5,60 € de péage !
Nous nous sommes rangés sur le parking pour enfiler les gants et tirer les fermetures éclairs et avons été rejoints par le même gars sur la SMT 990 et la moto que j'avais prise pour la Honda de Philippe et qui était en réalité une Yamaha FJR 1300 chevauchée par un jeune couple. Nous avons également été rattrapés par un autre couple, lui en Varadero aux pots chantant et aux phares antibrouillards façon vieilles voitures de rallyes, elle sur une Honda Hornet mais le nouveau modèle, pas l'ancien quoi !
Nous les avons laissés repartir devant, place aux jeunes n'est-il pas, et avons repris les D1083 puis D996 jusque Marboz, puis Louhans suivi par Mervans, les N73, D973, via Seurre, encore un petit bout de D996 et la D20 jusque Nuits-Saint-Georges où nous décidâmes de nous arrêter pour le repas de midi.
Il était en réalité quelque chose comme 12h45 et nous avions déjà accompli près de 350 kilomètres.
J'ai pensé à François qui avait prévu une première étape d'un peu plus de 300 bornes pour remonter en Belgique et je me suis fait la réflexion qu'il pouvait déjà être à son hôtel relais pour ... midi : de quoi faire une longue sieste après un bon repas et une plus longue sieste encore avant le repas du soir sans compter une longue nuit de repos après cette longue longue étape !!!
Nuits-Saint-Georges : comme dans tout homme, il y a un sommelier qui cochonne, je ne vous ferai pas l'injure de vous faire la leçon sur ce "patelin" au nom plus qu'évocateur. Et d'ailleurs, sur la place où nous plantons les motos, il y a des dégustations à tous les coins. Comme nous ne sommes pas là pour boire, nous choisissons le restaurant "La Côte d'Or" et nous nous installons en terrasse.
Sans crier gare, Jacques enlève son pantalon ... ce qui fait tourner les têtes et provoque des murmures dans l'assemblée ;-). Sous le pantalon Gore-Tex, il a pris l'habitude de garder un pantalon léger, en Tergal je crois ... Celles qui rêvaient de voir l'homme dans toute sa splendeur en seront pour leurs frais. Ceci dit, son idée est bonne de glisser un pantalon sous le pantalon : c'est certainement plus confortable à tous points de vue ! Et Jacques n'est pas à une originalité près : souvent il enlève même ses bottes pour rester en chaussettes et ... il n'attend pas le plateau de fromage pour le faire ;-))
On n'a pas pris l'apéro contrairement à ce que la photo du jour suggère, nous avons juste brouté une salade de gésiers et une bouteille de Badoit. Ah oui, les photos du jour justement : les voici !
Elles ont "toutes" été prises lors de l'arrêt de midi : je rappelle que nous avions plus de 800 bornes à faire et qu'on n'avait dès lors pas le temps de faire du tourisme !!
A la table voisine, il y avait d'autres belges qui avaient compris, à notre accent, qu'on était aussi de là-bas ;-) Ils étaient en visite et logeaient chez le fiston qui s'était installé comme boulanger un peu plus au sud. Il nous a d'ailleurs laissé sa carte de visite en nous invitant à passer à l'occasion ... Bien sympathique même si cette carte de visite est plus que probablement restée sur la table du restaurant car je ne l'ai pas retrouvée !
On a mangé (et bu) léger pour rester "aware" car, si la tendance est déjà à l'assoupissement après un repas, on devait en plus se taper le second tronçon d'autoroute juste derrière, et l'autoroute ce n'est pas notre tasse de thé à nous motards ... Euh, j'ai comme l'impression que je me répète là, non ??
Et donc, une seconde tasse de thé, plus soporifique qu'une camomille indeed, longue de quelque 87 miles (à vos convertisseurs !) à parcourir sur la A31 jusqu'à la sortie 23 à Ville-Sous-La-Ferté, son église, sa boucherie et son péage : encore 5,80 € sur le relevé Mastercard !
Nouvelle mise à zéro (MAZ) du journalier avant les derniers 265 kilomètres jusqu'à Couvin, sa grand place, la plus belle du monde après celle de Bruxelles et ses frites, les meilleures du monde sans doute aussi !!!
On se dirige vers Bar-sur-Aude par les D396 et 384, on poursuit cette dernière jusque Soulaine-Dhuys et Montier-en-Der pour enfiler ensuite les D12 et D13 jusque Vitry-le-François où nous avions convenu de boire le café au ... café habituel où nous nous sommes arrêtés des dizaines et des dizaines de fois déjà, c'est dire si nous sommes des habitués de l'endroit !!
Et pourtant l'accueil fut plutôt mitigé, mais ceci est une autre histoire ... à suivre !!!!!!!!!!!!

18:19 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : alpes 2012

17/09/2012

Misano Adriaticocorico ;-)

ROSSI 2012 MISANO ARRIVEE.jpgComment taire et passer sous silence, même s'il est d'or, la splendide deuxième place du "Doctor" ROSSI à Misano hier ??
Dans le milieu de la Moto GP c'est à une véritable résurrection à laquelle nous avons assisté hier, non ??
Je ne vais pas y aller de ma propre prose cette fois, je vais juste copier/coller l'extrait d'un article issu du site Moto-Net, article que je trouve parfait de rigueur, de justesse, de mesure et d'à-propos !!
Il commence par la déclaration de VALENTINO et continue avec l'analyse par le "journal", le voici :
Valentino ROSSI, Ducati (6ème en qualifs et en 2ème course) : "Ça a vraiment été une belle course et je suis très content. C'est un très bon résultat et je veux le dédier à Sic et à sa famille, à Paolo, Rossella et Martina. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui travaillent avec moi et chez Ducati Corse parce qu'ils donnent toujours le meilleur d'eux-mêmes, comme moi".
"Après deux années difficiles, nous avions vraiment besoin de ce résultat. Je suis aussi ravi d'avoir fait une course sur le sec avec un aussi bon niveau, en maintenant un rythme élevé et en limitant l'écart sur Lorenzo. Nous avons bien travaillé. Le nouveau cadre et le bras oscillant nous permettent de faire plus de modifications sur la géométrie. Ici j'avais un meilleur feeling avec l'avant et la moto me semblait mieux équilibrée à l'accélération".
"Le set-up que nous avons trouvé était bon puisque j'ai pu être rapide et régulier durant toute la course. L'important sera de continuer comme ça et de faire de notre mieux pour porter Ducati le plus haut possible sur les prochaines courses".
L'analyse Moto-Net.Com : Depuis fin 2010, Ducati et ROSSI affirment avoir trouvé des solutions intéressantes à l'issue de chacune de leurs nombreuses séances d'essais privés. Des déclarations optimistes répétées tel un mantra, dont le crédit s'est toutefois progressivement affaibli vu le peu de progression réellement constatée.
Du coup, lorsque le constructeur italien et son futur ex-pilote vedette annoncent qu'un châssis et un bras oscillant redessinés auraient donnés des "résultats intéressants" lors de tests privés à Misano (lire MNC du 30 aout 2012), il n'y a guère que les fans du n°46 et de la marque de Bologne pour réellement croire au miracle...
Et pourtant, ce week-end à San Marin, miracle il y a eu : qualifié sixième - sa meilleure qualifications de la saison avec Brno -, ROSSI part comme un boulet de canon à l'extinction des feux et se positionne en solide deuxième derrière LORENZO ! A ce stade, beaucoup se disent qu'il va rapidement rétrograder, victime des habituels maux de cette moto qui tient son génie en échec. Mais non !
L'Italien parvient à réaliser des chronos très corrects (son meilleur tour ne comptant que 4 dixièmes de plus que celui de Lorenzo) et surtout très réguliers, puisque son rythme n'a baissé que d'environ quatre dixièmes entre son troisième tour (1'34.851) et son 25ème (1'35'281). Une performance de taille, sachant que le n°46 a fait une course en solitaire : Lorenzo était loin devant et BRADL, qui l'a longtemps menacé, a décroché en cours de route.
Il conserve cette deuxième place jusqu'à la ligne d'arrivée, franchie sous les vivas d'un public en délire. Dans le clan Ducati, on exulte de la même manière : non seulement le nonuple champion du monde accroche son meilleur résultat et un troisième podium avec la D16, mais son écart sur le leader est passé de 23,703 secondes l'an passé à 4,398 sec dimanche !
D'où les questions que se posent certains observateurs : ROSSI quitterait-il Ducati au moment où les Rouges sortent enfin la tête de l'eau ? A force de travail et de développement, la GP12 se serait-elle hissée au niveau de ses concurrents nippones ?
Si l'on se fie au résultat brut, on peut être tenté de le croire... Mais l'examen de certaines données incite à plus de réserve. Certes, ROSSI termine deuxième, mais il manquait de sérieux clients : STONER soigne sa fracture de la cheville et PEDROSA a été poussé vers la sortie. Sans parler de CRUTCHLOW qui a chuté ou de DOVIZIOSO qui s'est "réveillé" un peu tard.
En outre, les temps au tour étaient sensiblement moins élevés : en 2011, Lorenzo est descendu en 1'33.906 avec sa 800cc, contre 1'34.398 cette année avec la 1000cc. Le manque d'essais sur le sec et la chute de PEDROSA ont certainement joué un rôle dans cette "contre-performance" du Majorquin...
Cela étant, il serait injuste de réduire cette belle deuxième place à un concours de circonstances favorables : le Docteur s'est franchement dépouillé pour créer l'exploit à domicile, comment en témoignent les importants mouvements de suspension de sa Ducati sur certaines réaccélérations ! Sûr que son pote MARCO aurait apprécié le spectacle (lire notamment MNC du 14 septembre 2012 et MNC du 15 septembre)...


On attend la suite avec impatience ...
“Ma c’è davvero qualcuno convinto che Rossi sia bollito?”

23:08 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

16/09/2012

Les Alpes, le retour, deuxième !

LE DRAPEAU A DAMIERS C EST DANS LA TETE.jpgA demain qu'il disait, tu parles !!
J'avoue que je n'ai pas ou plus la tête à ça, depuis le temps, c'est normal aussi !!
En plus, madame est partie ... Oh, pas définitivement, pas de quoi se réjouir et faire la fête car ... elle revient ;-)).
Déjà, lorsque je l'ai amenée à l'aéroport de Zaventem, où nous devions être à quatre heures du matin s'il-vous plaît bien, dans la nuit de dimanche à lundi dernier, il s'est fallu de peu que j'y reste ...
Non, pas à l'aéroport pour attendre son retour, mais sur la route !
Sur la route du retour en effet, à hauteur de la sortie "Jumet Nord", j'ai vu les phares d'une voiture qui était engagée dans cette bretelle et qui s'apprêtait à monter sur l'autoroute à contresens. J'ai fait des appels de phares, j'ai ralenti, j'ai klaxonné comme un forcené et j'ai eu le temps de voir qu'il s'agissait d'une BMW X5 grise. Le fantôme qui était au volant a continué sur la bretelle sans désemparer et, arrivé au bout, il a fait ... demi-tour pour monter sur l'autoroute dans le bon sens ! Si j'étais arrivé ne fusse que 30 secondes plus tôt à cet endroit, je ne suis pas sûr que je serais là pour vous raconter cette "anecdote".
Croyez-moi sur écrit, je vous assure qu'à ce moment là, à cinq heures du matin, après une nuit presque blanche, on met un certain temps à réaliser ce qui se passe réellement !!
Oui, et donc, madame étant partie, j'ai des devoirs supplémentaires à faire, voyez ? Des devoirs tels que préparer le souper, anticiper les repas à venir, tenir la maison plus ou moins en ordre, faire quelques courses d'appoint, des petites choses certes, mais qui pourrissent une vie ;-)
En même temps, je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même car c'est moi qui ai "initié le mouvement". Depuis 2000, année où j'ai investi dans un deux roues motorisé, j'ai entrepris des dizaines de voyages en laissant ma moitié au bord du trottoir si je puis dire ... On a bien fait l'un ou l'autre mini-trip en duo mais, ceux-là, on les compte sur les doigts d'une main amputée du pouce et de l'auriculaire, voyez ?
Et comme elle n'aime pas trop ça, la moto, on peut l'admettre même si c'est incompréhensible, elle part de son côté, avec sa mère ou ma soeur et/ou avec des copines ... me laissant seul avec mon désespoir, je suis malâââââââde, parfaitement malâââââââde ...
Chansons me direz-vous ! Et bien non, car ces derniers temps je ne tiens pas vraiment la forme. Je suis même resté à la maison jeudi et vendredi de la semaine passée tant j'avais des douleurs dans la nuque. Le toubib m'a prescrit une radio des cervicales et une prise de sang mais je n'ai encore rien fait ... En général, on attend que ça passe et, en général, ça passe ! Mais là, ça fait une semaine que je suis sous anti-inflammatoire et, si la douleur s'est atténuée, elle est toujours là, insidieuse, elle guette le moindre mouvement trop démonstratif ...
Jacques me dit de faire une résonance magnétique nucléaire (!) plutôt qu'une bête radio, ma fille m'a donné la carte de visite d'un bon kinésithérapeute, ma femme m'a laissé un genre de minerve chauffante et moi je ... ne prends aucune mesure particulière et j'ai même renoncé à me plaindre, enfin presque ;-)

11:55 Écrit par Alberto | Commentaires (5)

13/09/2012

Les Alpes, le retour !!

Voilà bientôt un mois jour pour jour que j'en suis redescendu de ces montagnes, en motocyclette, pouet pouet !!
Bientôt un mois, vous vous rendez-compte ! Non mais, vous en êtes-vous seulement rendus compte ?? Et toujours pas de compte-rendu !! Enfin, pas complet quoi, puisque rien n'a encore transpiré, ni sous les bras, ni ailleurs, concernant le retour !
Je crois que c'est la première fois, ou la seconde tout au plus, que je traîne à ce point pour finaliser un récit de voyage !!
Je vais vous faire grâce du résumé des précédents épisodes sinon on n'est pas rendu et vous invite à les relire pour vous imprégner à nouveau, le mot est choisi, comme la plupart des autres d'ailleurs, de l'ivresse des cimes, car les cimes m'agréent, pffffffffff !!!!
Elles m'agréent les cimes !!!
Or donc, mais où est donc Ornicar, nous étions descendus en deux jours, nous avions effectué nos deux boucles sur place, il nous restait juste à saluer ces majestueuses Alpes et à rentrer à la maison.
Alors que certains avaient opté pour un retour saucissonné, Jacques, Philippe et moi, avions décidé de nous taper les 753 kilomètres et 981 mètres qui nous séparaient de Couvin en une seule traite, restait ensuite à gagner Bruxelles ou Charleroi pour rejoindre nos pénates !
Pour espérer y être avant la nuit noire, il fallait se lever dès potron-minet et c'est ce que nous fîmes puisque le réveil sonna à 6h30, heure locale bien évidemment !
Pour gagner un peu de temps encore, je crois, sans en être vraiment sûr, que j'ai été déjeuner en tenue motard directement. Alors que François remontait en deux jours et qu'il aurait dès lors pu carrément s'offrir une obèse matinée, il s'est levé et il a partagé le repas avec nous pour nous souhaiter un bon retour.
A 7 heures 30 sonnantes et trébuchantes, on s'est retrouvé sur la grille de départ habituelle, face au grand parking. Pour une fois, je n'ai pas oublié de rendre la clé de la chambre à la réception, chose qui m'arrive assez fréquemment je dois l'avouer !
Le road-book du 5ème jour était découpé en trois tranches, la première, longue de 228,812 km jusqu'à Viriat, un patelin que nous connaissons bien puisque nous y avons séjourné à plusieurs reprises dans des chambres d'hôtes au Moulin de Champagne, la seconde jusque Ville-Sous-La-Ferté qui fait la fierté de toute la ville comme chacun sait, une étape de deux cent cinquante-neuf kilomètres et sept cent cinquante-huit mètres et la troisième qui nous conduisait à Couvin et encore 265,411 km, s'il-vous-plaît !!
Long and winding road, isn't it ??
Tellement longue que ça me fatigue rien que d'en parler ...
Je vais en rester là pour cette fois car il est bien tard à nouveau !
A demain !!

23:27 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

12/09/2012

Mise à nu à Misano ...

BIAGGI 2012 MISANO.jpgQuoi ? Vous pensez peut-être que la demoiselle ci-dessous, oh oui, oh oui, va enlever son ... drapeau à damiers à Misano Adriatico ?
Je n'ai pas son numéro, je sais juste qu'il faut appuyer sur ... le petit carré, noir ou blanc, la notice ne le dit pas, une fois qu'on a laissé son message ;-))
Misano ce week-end. Chacun des pilotes a une bonne raison "pour y" briller et "pourrir" l'autre : PEDROSA pour continuer à mettre la pression sur LORENZO, LORENZO qui va vouloir montrer qu'il est le patron, DOVIZIOSO parce qu'il est en Italie et qu'il veut aussi montrer qu'il est plus fort que CAL, ROSSI parce qu'il est dans son jardin et qu'il veut dédier un podium à son "petit frère" SIMONCELLI, HAYDEN parce qu'il est de retour et qu'il veut monter à Ducati que le team pourra encore compter sur lui, BARBERA parce qu'il revient aux affaires après sa longue suspension pour blessures diverses et variées, Jonathan REA qui débarque de WSBK et remplace au pied levé un STONER fraîchement opéré, SPIES qui veut montrer qu'il en veut encore et qu'il aimerait finalement rester dans la catégorie reine ...
Le podium sera trop petit, comme souvent et il faudrait envisager une sorte de pyramide à 15 marches pour caser tous ceux qui marquent des points finalement !!

Hein ? Quoi ?? Le retour des Alpes ???
Ben oui que je suis revenu, évidemment que je suis revenu !
Et ???? Le compte-rendu ????? Quel compte rendu ?????? Celui du retour ??????? Je ne l'ai pas encore fait ????????
Vous avez raison !!!!!!!!!
Je m'y attèle incessamment, désolé pour cet oubli ...

N.B. : "notez bien" que c'est l'empereur Maximus BIAGGIUS qui a remporté les deux manches en juin sur son Aprilia RSV4, alors, fratelli d'Italia, allons enfants !!!

13:20 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

09/09/2012

World Superbike ...

SBK 2012 MOSCOW.jpgDemain, nouvelle(s) manche(s) en Superbike au Nürburgring, sur les terres de BMW.
MELANDRI a pris le meilleur sur BIAGGI lors de la précédente manche sur le nouveau circuit de Moscou. Sans doute a-t-il été le plus motivé pour franchir le drapeau à damiers : au vu des images, on peut le comprendre ...
"En attendant", c'est le romain qui a décroché la SUPERPOLE devant SYKES et ... MELANDRI sur le circuit de Rhénanie-Palatinat !!
Bien sûr qu'elle n'est pas "latina" puisqu'elle est teutonne, pffffffff !
Demain, sortie du R.A.T. Bailleux mais sans moi, la faute à des cervicales douloureuses qui mettent mon équilibre en balance et provoquent un semblant de nausées depuis 3 jours maintenant ...
J'ai eu 56 ans le 6, c'est sans doute la faute au "coup de vieux", un peu comme le "coup du lapin", du coup je suis obligé d'en poser un aux collègues, de bureau d'une part et de virée d'autre part !
Croyez bien que je m'en passerais !
Bah, entre la Superbike et la F1 au Mugello, j'aurai de quoi tuer le temps demain !

00:11 Écrit par Alberto | Commentaires (1)

05/09/2012

Les Alpes, seconde boucle, troisième, clap, clap, clap !!

On y retourne !! J'espère que vous suivez toujours ces aventures alpestres et erratiques ;-)
Souvenez-vous, nous étions au sommet du Grand Saint Bernard, dans une Cantine italienne et nous dégustions de la charcuterie et des fromages locaux ou pas, les yeux rivés sur des paysages grandioses, touchant le Nirvana du bout des doigts sans devoir se mettre sur la pointe des pieds.
Je suis allé commander deux cafés, Philippe n'en buvant pas, et lorsque la jolie serveuse les apporta, pour l'un d'eux (trois, nous irons au bois !), il y avait plus de café dans la sous-tasse qu'ailleurs. Il faut dire que j'avais demandé à ce qu'ils soient plus longs que la contenance d'un dé à coudre et qu'elle les avait par conséquent allongés. Il faut dire aussi qu'elle était venue sans plateau et qu'elle avait dû descendre un long escalier. Elle repartit comme elle était venue pour en ramener un autre : c'est pas du service ça, hein !?!
Nous avons quitté l'endroit presqu'à regret et avons entamé la descente en roue libre si j'ai bonne mémoire, la cadence augmentant au fur et à mesure car continuer à un tel rythme de sénateur aurait été du gâchis, comme me l'avait d'ailleurs dit Philippe lors d'une précédente descente trop nonchalante à son goût.
Toujours d'attaque le grand Philippe ;-))
Nous voilà donc zigzaguant joyeusement sur la S27 direction Aosta via Etroubles et Gignod puis la S26 via Saint Pierre qu'on salua en espérant le voir le plus tard possible, puis Avise, La Salle, et Morgex jusque Pré-St-Didier.
Petite pause et arrêt sur image(s) pour les photos du jour !!
Arrivés à Pré-St-Didier, il fallait charger le road-book "3C" et continuer sur la S26, direction La France et le Col du Petit St Bernard.
Ce n'est pas ce que nous avons fait. Jacques, qui connait la région comme sa poche et les "endroits où être" comme on dit en bon français traduit du mauvais anglais, continua sur la S26d, pour une "variante alta" en direction du Val Veny. Au bout, ou presque, d'une route de plus en plus étroite, nous sommes arrivés au "Rifugio Monte Bianco", situé à 1700 mètres exactement.
Il y avait là des tas de randonneurs (et neuses ^^) habillé(e)s aussi légèrement qu'ils (elles) étaient lourdement chaussé(e)s, quelques un(e)s assoupi(e)s dans des chaises longues en toile, profitant de la chaleur prodiguée par les rayons du soleil.
Comme on était en Italie et suivant une tradition bientôt séculaire, ce qui ne nous rajeunit certes pas, j'ai offert le "quatre heures" fait de quartiers de tartes aux pommes arrosés, pour mes acolytes, par une eau et du jus de citron frais pressé s'il vous plaît, tandis que je me contentais à nouveau d'un soda marron sucré, voyez ce que je veux dire ?
Inutile de dire que cette tournée m'a coûté un pont et pourtant il y en a encore au moins un, voire deux, pour dire que je suis ... hum ... économe, une réputation totalement injustifiée croyez-moi sur parole et comme "Verba volant, scripta manent" je n'hésite pas une seconde de plus pour l'écrire, noir sur
.Ouais, y a un blanc, je sais, c'est exprès, c'est parce que j'ai écrit "blanc" en ... blanc !!!
Nous étions "au pied" des hautes montagnes et Jacques de pointer du doigt les Grandes Jorasses, la Dent du Géant, le Fauteuil des Allemands et l'Aiguille Noire de Peuterey, dont nous avons tiré les portraits ...
Là encore, nous sommes partis à regret mais il restait de la route à tailler : nous sommes retournés sur Pré-St-Didier pour reprendre la S26 et, via La Thuile qui ne nous est pas tombée dessus, et le Col du Petit St Bernard et ses petits lacets très fréquentés, nous avons regagné l'Hexagone, la N90, La Rosière 1850, Bourg-St-Maurice, puis la D119 jusqu'aux Arcs 1800 !!!
La seconde boucle était bouclée !!
J'ai retrouvé François qui était rentré bien avant nous, on a débriefé, je me suis douché, changé et on a rejoint le bar. Il a offert la tournée mais j'ai poliment décliné et j'ai sans doute bu quelques gorgées de la Blanche de Jacques.
Ce soir-là, avant de passer à table, c'était soir de tombola, une tombola sponsorisée par les magasins RAD avec des lots sortis de leur stock. François a gagné un spray WD40 !! Le gros lot était une veste textile de taille XS qui n'allait pas du tout avec le malabar qui le remporta !!
Nous sommes ensuite passés à table où François a retrouvé un voisin si je ne m'abuse et avec lequel nous avons discuté sécurité routière, freinages d'urgence, évitements et négociation de lacets de montagne en freinant de l'arrière tout en mettant du gaz : tiens, tiens, je croyais être l'inventeur de cette technique ;-))))
Promenade digestive sans Philippe qui souffre de polyneuropathie et qui doit par conséquent se ménager, un Philippe qui nous a fait part de ses nombreux déboires au cours de ces dernières années mais qui, maintenant, va beaucoup mieux, on est content pour lui !!!

Vu qu'on levait l'ancre très tôt le lendemain matin, j'ai fait en sorte de rassembler mes petites affaires dans divers sacs, pensé à ce que j'allais mettre comme tenue ;-)), rechargé Tripy et Gsm, alors que d'autres avaient été chercher leurs montures au parking et s'affairaient devant l'hôtel pour déjà arrimer armes et bagages.

Dernière nuit à l'Hôtel du Golf avec réveil à 6h30 !! Vous avez dit "vacances" ???

23:30 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : alpes 2012

03/09/2012

Val Veny, Val Joly, Val Vici ...

Vous êtes des millions à m'avoir réclamé à cor et à cri, la suite du feuilleton des Alpes et je suis désolé de vous laisser dans l'attente, comme on dit au Camping des Flots Bleus ...
J'ai eu beaucoup d'autres chats à fouetter ces derniers temps et, à propos de chat justement, je ne peux pas passer sous silence la disparition de notre Nutella, une belle chatte qui approchait les quinze ans, une gentille chatte qui, l'âge n'aidant pas, était devenue totalement sourde, une petite chatte qui a été heurtée par un véhicule qui descendait sans doute trop vite la rue et qu'elle n'a même pas entendu arriver, une pauvre chatte qui repose maintenant en paix dans le fond du jardin ...
Ce n'est certes qu'un petit animal, plutôt indépendant qui s'en va définitivement mais auquel toute une série de petits souvenirs resteront attachés : la Mort ne laisse jamais indifférent.
Et donc, pour en revenir au titre, aux Alpes et à mon actualité motarde, avant de me raccrocher au récit alpestre qui continuera par notre escapade en Italie dans le Val Veny, sachez que je me suis offert un petit caprice à moi tout seul ce dimanche, une virée dans l'Avesnois dont voici les trois photos .
Quand je dis "tout seul" ce n'est pas tout-à-fait vrai puisque j'étais flanqué de mon fidèle écuyer, "TripyTwo", comme qui dirait le "Passe-Partout" de fort Boyard, Tripy-Tout que j'ai suivi au long des 157 kms qu'il m'a proposé de faire en sa compagnie, sur les traces d'un road-book choisi dans sa bibliothèque, au départ du rond point du Bultia à Gerpinnes jusqu'au Val Joly et par-delà !
Pour vous dire si j'avais envie d'un caprice en solitaire, tout seul, tout seul, c'est que lorsque je suis arrivé à hauteur de la station Avia où j'envisageais de faire le plein vu que la jauge n'affichait que 3 barrettes, le simple fait d'y voir deux motards me fit passer mon chemin : je n'avais même pas envie de faire un semblant de causette, ce qui est souvent le cas quand on en croise ...
J'ai donc continué ma route vers Nalinnes ...
Ce détail a légèrement conditionné et contrarié une partie du reste de ma virée car il n'a pas fallu longtemps pour que l'énorme témoin jaune de passage sur la réserve s'allume au tableau de bord alors que j'étais dans la "France profonde", et chacun sait que la France profonde marche à l'eau claire ou au pinard pour ceux qui possèdent des éthylotests-à-la-con, et que pour trouver du carburant c'est parfois la croix et la bannière !! C'est d'ailleurs avec un grand soulagement que j'ai vu que je revenais sur la Belgique, sur Chimay en particulier, alors que l'ordinateur m'indiquait une autonomie restante d'une vingtaine de kilomètres !! J'avoue que j'ai fait le plein à ras bord sans m'inquiéter du prix, une façon de compenser quelque part ...
Encore une fois, le road-book, tout en empruntant des routes par moment mille et une fois foulées, se permettait de sortir des sentiers battus et de vous mener sur des chemins étroits plus fréquentés par des tracteurs qu'autre chose et j'avoue que ça me plait assez même si j'aime aussi les belles routes aux courbes rapides, l'un n'empêchant pas l'autre et vice versa, le plus important étant de rouler, et de rouler encore et encore !!!
Je confirme que je me trouve très bien avec les nouveaux Conti Trail Attack et depuis que j'ai changé les plaquettes de freins ... plus rien ne m'arrête ;-)))

14:14 Écrit par Alberto | Commentaires (2)