05/09/2012

Les Alpes, seconde boucle, troisième, clap, clap, clap !!

On y retourne !! J'espère que vous suivez toujours ces aventures alpestres et erratiques ;-)
Souvenez-vous, nous étions au sommet du Grand Saint Bernard, dans une Cantine italienne et nous dégustions de la charcuterie et des fromages locaux ou pas, les yeux rivés sur des paysages grandioses, touchant le Nirvana du bout des doigts sans devoir se mettre sur la pointe des pieds.
Je suis allé commander deux cafés, Philippe n'en buvant pas, et lorsque la jolie serveuse les apporta, pour l'un d'eux (trois, nous irons au bois !), il y avait plus de café dans la sous-tasse qu'ailleurs. Il faut dire que j'avais demandé à ce qu'ils soient plus longs que la contenance d'un dé à coudre et qu'elle les avait par conséquent allongés. Il faut dire aussi qu'elle était venue sans plateau et qu'elle avait dû descendre un long escalier. Elle repartit comme elle était venue pour en ramener un autre : c'est pas du service ça, hein !?!
Nous avons quitté l'endroit presqu'à regret et avons entamé la descente en roue libre si j'ai bonne mémoire, la cadence augmentant au fur et à mesure car continuer à un tel rythme de sénateur aurait été du gâchis, comme me l'avait d'ailleurs dit Philippe lors d'une précédente descente trop nonchalante à son goût.
Toujours d'attaque le grand Philippe ;-))
Nous voilà donc zigzaguant joyeusement sur la S27 direction Aosta via Etroubles et Gignod puis la S26 via Saint Pierre qu'on salua en espérant le voir le plus tard possible, puis Avise, La Salle, et Morgex jusque Pré-St-Didier.
Petite pause et arrêt sur image(s) pour les photos du jour !!
Arrivés à Pré-St-Didier, il fallait charger le road-book "3C" et continuer sur la S26, direction La France et le Col du Petit St Bernard.
Ce n'est pas ce que nous avons fait. Jacques, qui connait la région comme sa poche et les "endroits où être" comme on dit en bon français traduit du mauvais anglais, continua sur la S26d, pour une "variante alta" en direction du Val Veny. Au bout, ou presque, d'une route de plus en plus étroite, nous sommes arrivés au "Rifugio Monte Bianco", situé à 1700 mètres exactement.
Il y avait là des tas de randonneurs (et neuses ^^) habillé(e)s aussi légèrement qu'ils (elles) étaient lourdement chaussé(e)s, quelques un(e)s assoupi(e)s dans des chaises longues en toile, profitant de la chaleur prodiguée par les rayons du soleil.
Comme on était en Italie et suivant une tradition bientôt séculaire, ce qui ne nous rajeunit certes pas, j'ai offert le "quatre heures" fait de quartiers de tartes aux pommes arrosés, pour mes acolytes, par une eau et du jus de citron frais pressé s'il vous plaît, tandis que je me contentais à nouveau d'un soda marron sucré, voyez ce que je veux dire ?
Inutile de dire que cette tournée m'a coûté un pont et pourtant il y en a encore au moins un, voire deux, pour dire que je suis ... hum ... économe, une réputation totalement injustifiée croyez-moi sur parole et comme "Verba volant, scripta manent" je n'hésite pas une seconde de plus pour l'écrire, noir sur
.Ouais, y a un blanc, je sais, c'est exprès, c'est parce que j'ai écrit "blanc" en ... blanc !!!
Nous étions "au pied" des hautes montagnes et Jacques de pointer du doigt les Grandes Jorasses, la Dent du Géant, le Fauteuil des Allemands et l'Aiguille Noire de Peuterey, dont nous avons tiré les portraits ...
Là encore, nous sommes partis à regret mais il restait de la route à tailler : nous sommes retournés sur Pré-St-Didier pour reprendre la S26 et, via La Thuile qui ne nous est pas tombée dessus, et le Col du Petit St Bernard et ses petits lacets très fréquentés, nous avons regagné l'Hexagone, la N90, La Rosière 1850, Bourg-St-Maurice, puis la D119 jusqu'aux Arcs 1800 !!!
La seconde boucle était bouclée !!
J'ai retrouvé François qui était rentré bien avant nous, on a débriefé, je me suis douché, changé et on a rejoint le bar. Il a offert la tournée mais j'ai poliment décliné et j'ai sans doute bu quelques gorgées de la Blanche de Jacques.
Ce soir-là, avant de passer à table, c'était soir de tombola, une tombola sponsorisée par les magasins RAD avec des lots sortis de leur stock. François a gagné un spray WD40 !! Le gros lot était une veste textile de taille XS qui n'allait pas du tout avec le malabar qui le remporta !!
Nous sommes ensuite passés à table où François a retrouvé un voisin si je ne m'abuse et avec lequel nous avons discuté sécurité routière, freinages d'urgence, évitements et négociation de lacets de montagne en freinant de l'arrière tout en mettant du gaz : tiens, tiens, je croyais être l'inventeur de cette technique ;-))))
Promenade digestive sans Philippe qui souffre de polyneuropathie et qui doit par conséquent se ménager, un Philippe qui nous a fait part de ses nombreux déboires au cours de ces dernières années mais qui, maintenant, va beaucoup mieux, on est content pour lui !!!

Vu qu'on levait l'ancre très tôt le lendemain matin, j'ai fait en sorte de rassembler mes petites affaires dans divers sacs, pensé à ce que j'allais mettre comme tenue ;-)), rechargé Tripy et Gsm, alors que d'autres avaient été chercher leurs montures au parking et s'affairaient devant l'hôtel pour déjà arrimer armes et bagages.

Dernière nuit à l'Hôtel du Golf avec réveil à 6h30 !! Vous avez dit "vacances" ???

23:30 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : alpes 2012

Commentaires

J'aurais peut-être du venir avec vous...Mais j'ai l'impression que François et vous n'avez pas fait le même voyage et vous m'auriez peut-être perdu quelque part. En tous cas, l'idée d'inverser les roadbooks était excellente et je ne m'étais pas inscrit par peur de me retrouver dans une foule de motards (120 ?), certains roulant comme des malades dans ces cols et je n'avais pas pensé à cette idée géniale.

Écrit par : ds | 06/09/2012

L'idée géniale vient de notre professeur Jacques, un grand esprit, comme toi et d'ailleurs ce n'est pas un hasard, car ceux-là sont amenés à se rencontrer dit-on ! On avait toutefois beau être 120, je ne suis pas sûr que cela aurait posé un problème : entre départs étalés, rythmes différents et divers arrêts décalés, on ne se serait probablement pas roulé dessus. J'en veux pour preuve la descente vers Besançon et Les Arcs : cela t'a-t-il gêné ? Quant à "te perdre quelque part", voilà qui est nouveau : tu es du genre à retomber sur tes roues de quelque hauteur qu'on te lance, non ??

Écrit par : Alberto | 07/09/2012

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