31/08/2012

Le transfert de l'année ?

ROSSI DOVI.jpgCes deux-là changent donc de guidon l'an prochain : DOVIZIOSO passe chez Ducati tandis que ROSSI revient chez Yamaha, pas chez Tech 3 mais chez Factory et la moto d'usine.
L'arrivée de ROSSI chez Ducati en 2011 a fait couler beaucoup d'encre mais, comme sur la photo, ce fût beaucoup de ... fumée sans feu pendant les 2 années de mariage à l'italienne. En italien justement existe l'expression "Tutto fumo è niente arrosto !"
On ne peut pourtant pas dire que chez Ducati, tout soit fait à la ... 4 ... 6 ...2 bien que lorsqu'on lit quelque part que depuis Valence 2011, Valentino se plaint de la "liaison" entre la poignée de gaz et l'arrivée de la puissance à la roue arrière et que rien n'a encore été fait pour y remédier, on est en droit de se poser des questions.
Il semblerait toutefois que chez Audi on retrousse déjà les manches pour se pencher sérieusement sur l'électronique de l'engin dans les semaines ou tout au plus les mois qui viennent, un signe très encourageant pour un DOVIZIOSO qui pourrait peut-être bénéficier enfin de toute l'attention que cette discipline de très haut niveau mérite !!

18:02 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

29/08/2012

Alpes, seconde boucle, deuxième : clap, clap !!

ALPES 2012 095.jpgRevenons donc à nos alpages !
J'avais laissé les Alpes là où elles étaient mais je n'avais pas de crainte, j'étais certain de les retrouver à la même place ou à peu près !!
Un peu par hasard, par chance même, j'ai retrouvé Jacques et Philippe à l'entrée de Chamonix à la station service, juste avant le tunnel du Mont-Blanc.
Ils m'attendaient là depuis une vingtaine de minutes et Jacques m'avait même envoyé un SMS pour m'en avertir, SMS que j'ai lu bien après évidemment parce qu'il est très difficile de capter la sonnerie et le vibreur d'un GSM dans le fond d'une poche de pantalon Goretex pendant qu'on roule à moto.
Entre charentaises, là réside peut-être l'intérêt d'un système de télécommunication et du bluetooth, bien que je sois résolument contre ces appareillages à bord d'une moto, sources évidentes de distraction : si la moto est une distraction, il faut la pratiquer avec toute l'attention qu'elle mérite, c'est (presque) une question de survie de l'espèce !!
Ils avaient largement eu le temps de faire le plein, étant donné qu'il me restait assez d'essence pour faire une petite centaine de kilomètres, que toutes les pompes étaient occupées et qu'elles n'étaient pas près d'être disponibles tant les files de voitures étaient longues, nous avons décidé de prendre la route sans plus attendre.
Au contraire de la version courte du road-book du jour qui vous enterrait dans le tunnel, la version longue poursuivait sa route sur la D1506 vers la Suisse, Sion et Martigny .
C'est là que j'ai fait le plein à mon tour, dans une station AGIP. La Suisse n'est pas dans la zone Euro, tout le monde le sait, et j'avais un vague souvenir qu'à une époque, un franc suisse valait +/- 25 francs belges, donc j'estimais le franc suisse à 0,62 € mais ... les temps ont bien changé et les temps ... c'est de l'argent et quand je regarde mon décompte Visu, je constate de visa, et vice versa, que 27.20 FS = 23.85 €, on est donc maintenant à presque 0,88 € pour un € : il n'est peut-être pas trop tard pour investir dans du chocolat, des montres ou des coucous plutôt que dans des banques européennes, peu prêteuses comme la fourmi de la fable mais qui vivent au dessus de leurs moyens comme la cigale de la même fable !!
Après Martigny et via la E27, on a atteint Bourg Saint-Bernard . On est passé dans différentes galeries, de ces galeries qui protègent des chutes de pierres, des galeries dont les ouvertures rectangulaires en béton forment comme d'innombrables posters des splendides paysages environnants, un peu comme si on voyait défiler la bande d'un film du temps des frères Lumière, voyez ?
Après les galeries comme mise en bouche, le Col du Grand Saint Bernard constituait le plat de résistance. Un grand col, avec une route bien large, un macadam bien lisse procurant un grand plaisir, bien large et bien lisse et bien haut puisqu'on grimpe jusqu'à près de 2.500 mètres avec, cerise sur la pièce montée, le franchissement de la frontière italienne ... Lasciatemi cantare !!, vous connaissez le refrain, no ??
On ne traîne pas au sommet et on entame gentiment la descente sur la SS27 en direction d'Aosta . Nos estomacs avaient eux aussi entamé leur descente vers nos talons, il était en effet autour de 13h15 et dès que nous avons rencontré une enseigne, on a freiné des 3 disques et planté nos brêles en face !
Il était question de "dégustation de vins ..." mais, renseignement pris, il était aussi possible d'avoir du pain et du fromage, juste ce qu'il nous fallait, ni plus ni moins. Voyez sur les photos, le beau plateau qui nous a été amené alors que nous étions installés sur une grande table et un banc qui faisaient face à la montagne. Si le bonheur existe, il doit être là quelque part, pas très loin !
On a poliment refusé les vins qui nous étaient proposés, je vous rappelle que nous n'avions pas nos éthylotests-à-la-con pour vérifier s'il aurait été possible de reprendre les guidons après (petit) coup, et on a bu de l'eau avè les bulles et du soda brun avè le sucre ...
Un couple de motards qui était arrivé juste après nous sur une splendide Ducati Multistrada rouge ne s'est par contre pas privé de prendre des ballons de blanc puis de rouge. En repartant, j'ai glissé en italien que la Ducati devait être équipée d'un "pilota automatico", ce qui fit sourire le gars et la fille ;-)) .
A suivre !!

22:51 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

28/08/2012

Si ça passait, c'était beau !!

Dani-Pedrosa-Jorge-Lorenzo-Brno-Pass.jpgEt bien, ça s'est passé, c'est passé et c'était d'autant plus beau !!
Dernier tour d'anthologie à Brno ce week-end, non ? Il y avait longtemps que je ne m'étais plus levé de mon fauteuil pour vivre les derniers hectomètres d'une course de Moto Gp mais là, bravo, on applaudit des deux mains et on tape tape tape du pied !!
Et, entre nous, je ne suis pas mécontent qu'au final ce soit PEDROSA qui ait eu (qui es-tu Dani ?) le dernier mot !!
Il a gagné et revient ainsi à 13 points de LORENZO au championnat : le titre se jouera entre ces deux-là, STONER étant en plus blessé et déjà trop loin au niveau des points ... Et je ne serais pas mécontent que cette année soit pour le tout petit espagnol qui est bourré de talent, c'est sûr, mais auquel, jusqu'ici, il manquait quelque chose pour être tout en haut de l'affiche !!
Avec STONER out et MARQUEZ dont l'ombre commence déjà à planer sur la catégorie reine, un MARQUEZ pour lequel la Dorna a modifié le règlement concernant les "rookies", Dani SENT qu'il doit décrocher le titre cette année !!!
Pour le reste, je ne sais pas si vous suivez l'actu et dans ce cas je ne vous apprendrai rien, mais au sein des teams usine, on en connait déjà la composition pour 2013.
Au HRC, avec le départ à la retraite du vieux Casey, on garde donc PEDROSA et on s'offre les services du jeune prodige Marc MARQUEZ, très probable futur champion du monde en Moto2.
Chez Yamaha Factory, bye-bye Ben SPIES et bonjour Valentino ROSSI : et oui, le "doctor" a signé un contrat de deux ans avec son ancien employeur qu'il avait quitté fin 2010 pour rejoindre les rouges de Ducati (oui, j'ai écrit "rouges" en bleu, c'est exprès, c'est pour la gymnastique cérébrale;-).
Et qui trouve-t-on à sa place à Borgo Panigale au côté de HAYDEN reconduit ? Andrea DOVIZIOSO, un Dovi qui se plaignait des hésitations de Vale, un Dovi qui, grâce à ses résultats chez Tech3 espérait le second guidon au côté de Jorge LORENZO, un Dovi qui, finalement, a pris la place laissée vacante !
Qu'est-ce que je pense de ces deux transferts, certainement les plus importants du Mercato ?
C'est sympa de me poser la question mais je crois qu'il faut la poser aux spécialistes !
Mon humble avis alors ? Ok, Ok ...
Je pense qu'ils ont, tous les deux, fait une erreur, même si en soi, on peut considérer leur choix comme pertinent, non peut-être !!
ROSSI en a marre de mariner là (d'ailleurs il l'a chanté il y a bien longtemps déjà !). Deux ans qu'il se bat avec une rétive Desmosedici pour finalement n'arracher que deux podiums : pour un nonuple champion du monde qui rêvait de battre le record de victoires de Giacomo AGOSTINI, ce n'est plus possible. Et même si l'arrivée des euros teutons d'Audi va aider, le gaillard se fait "vieux" et il ne peut pas encore végéter un an alors que sa carrière en catégorie reine touche à sa fin.
Le problème c'est son coéquipier LORENZO, un Jorge qui sera le pilote N°1, qui va peut-être décrocher le titre cette année, sait-on jamais, et qui a déjà prouvé, lors de leur cohabitation passée, qu'il était tout autre chose qu'un faire-valoir ! ROSSI sera-t-il à la hauteur, Z is la question !! C'est là que réside peut-être l'erreur, voyez ?
Quant à DOVIZIOSO chez Ducati ...
A ce que j'en sais, il aurait signé pour 2 ans, avec à la clé un salaire global de 5.000.000 d'euros, à comparer aux 350.000 € proposés par Hervé PONCHARAL pour un contrat d'un an : là, on peut écrire, sans craindre de se tromper, qu'il a fait le bon choix madame, bon choix mademoiselle et bon choix monsieur !!
Après, concernant les résultats, bien malin qui pourrait pronostiquer quoi que ce soit ! A part STONER et, dans une moindre mesure Loris CAPIROSSI voire, pour l'anecdote Troy BAYLISS qui remporta l'unique course qu'il fit sur la Desmo en Moto Gp, tous les autres se sont cassé les dents. Je vous ferai grâce de la liste mais voyez un exemple frappant, celui de Marco MELANDRI, qui a fait une saison catastrophique à son guidon alors qu'il a été excellent à bord de toutes les autres machines et qui montre à nouveau tout son talent en Superbike sur sa BMW 1000 RR où il vient de dépasser Max BIAGGI pour mener au classement général de la catégorie !!
Alors DOVIZIOSO fera-t-il mieux ? C'est vrai que c'est un gros bosseur, un gros freineur, un bon metteur au point, un gars qui sait s'adapter à sa machine et qui peut aussi adapter son pilotage mais mais, la DUCATI n'est plus la surpuissante machine de 2007 qui déposait tout ce qui roulait. Les japonaises font aussi bien, voire mieux question puissance, tout en étant bien moins capricieuses sur l'angle, au freinage et à l'accélération grâce à des châssis plus sains ...
Quoi qu'il en soit, je souhaite à ces deux-là de faire taire les vrais et les faux sceptiques et de prouver à tous ceux qui doutent qu'ils ont tort : pourquoi pas un premier podium en 2013 avec ROSSI sur la plus haute marche, DOVIZIOSO à ses côtés sur la deuxième marche et ... qui vous voulez pour compléter le tableau, hein ??

22:32 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

27/08/2012

Alpes, seconde boucle, première, clap !!

ALPES 2012 085.jpgLe film continue ;-)
Titre de "l'épisode" : le tour du Mont-Blanc !
On commence par les photos pour changer !!
Petit déjeuner toujours en compagnie des mêmes, avec la même chose au menu et rendez-vous fixé au même endroit, à savoir à la sortie du parking !
Philippe et Jacques sont au rendez-vous alors que François se fait attendre parce qu'il est retourné à la chambre, non pas à La Chambre, le patelin déjà cité situé à 20 bornes au sud du sommet du Col de la Madeleine, mais la chambre 237 de l'hôtel du golf, pour y récupérer son appareil photo qu'il croyait dans son sac de réservoir mais qui n'y était point !
Nous voilà partis dans la belle descente sur la D119 jusque Boursin-Maurice (?), puis gauche, droite dans la Vallée des Chapieux jusqu'au Cormet de Roselend où on s'arrête pour une première séance de photos du lac du même nom, presqu'à l'aube puisqu'il est quelque chose comme 9 heures et quart seulement : ça se voit d'ailleurs sur les photos, le soleil est encore blafard ...
On poursuit sur Beaufort puis Villard-sur-Doron, le Col des Saisies, Crest-Voland, N-D de Bellecombe et Flumet.
C'est le way-point que je choisis pour me tromper : je pars à gauche et je me rends très rapidement à l'évidence, je fais fausse route, le Tripy est d'ailleurs là pour me le confirmer, la grosse flèche de sa boussole est pointée droit sur moi ce qui en langage décodé signifie : "Faites demi-tour dès que possible !!". Comme la route était plutôt encombrée, j'ai cherché le meilleur endroit pour m'exécuter et le temps de revenir sur mes pas, soit à peine quelques minutes, mes trois acolytes non anonymes avaient littéralement disparu à l'horizon !!
Je pensais les retrouver rapidement mais ce ne fût pas le cas : maintenant que nous avons tous des Tripy et autres GPS, on n'a plus qu'à compter sur eux apparemment ...
Contrairement à une époque où j'aurais commencé à paniquer, façon "poulet qu'on vient de décapiter et qui continue à courir dans tous les sens", voyez, j'ai gardé mon calme et j'ai gentiment suivi les instructions affichées et qui n'étaient, ma foi, pas trop compliquées, jugez plutôt : D1212 vers Mégève puis D909 et Saint-Gervais-les-Bains et enfin D1205 jusque Chamonix !
Dès le départ, Jacques avait évoqué "un petit chemin à gauche" pour éviter Saint-Gervais et son trafic de "ouf" mais en son absence j'ai ... bu le calice jusqu'à la lie en essayant de me faufiler au maximum ... Cette partie du road-book n'était vraiment pas excitante car déjà à Mégève, j'ai vachement galéré au milieu d'un trafic tout aussi dense.
Petite charentaise : dans de telles circonstances, on sent bien le "trois pattes" de la Tiger. Attention, il reste très civilisé et souple, ainsi que l'embrayage d'ailleurs, qui n'est jamais trop dur à manipuler, mais ... ça chauffe pas mal, voyez ? Les deux Suzuki qui ont précédé cette Triumph ne m'ont pas habitué à une telle chaleur dégagée par le moteur : il faut dire qu'ils prenaient moins de place dans le cadre ...
J'étais arrivé au point où il fallait charger le second road-book du jour, "le 3-b Long" et je dois avouer qu'à ce moment, je me suis drôlement planté. Dans quelque direction que je parte, le Tripy me signalait une erreur et me demandait de rebrousser chemin !! J'ai essayé de "me libérer" au moins trois ou quatre fois de ce traquenard mais sans succès. En désespoir de cause, je lui ai demandé de m'amener au point de départ du second road-book et là, il m'a annoncé près de 12 kilomètres pour l'atteindre, ce que j'avais du mal à croire mais bon ... je ne pouvais compter que sur lui n'est-il pas, et après quelques tours en ville, il m'a fait monter sur une 3 ou 4 voies qui me mena jusqu'à l'entrée du Tunnel du Mont-Blanc ! Je me voyais déjà contraint de passer dessous et d'abréger ... mes souffrances mais c'était sans compter sur la possibilité de prendre la tangente en continuant sur la D1506 !!!!!!
Il y avait là aussi un trafic de malade, à croire que le "monde entier" s'était donné rendez-vous à cet endroit et à cette heure !!
J'en avais un peu marre de me battre avec le monde entier ;-) et je décidai de m'arrêter à la station service pour me dégourdir les jambes et faire l'appoint.
C'est là que je vis la GS de Jacques et la Varadero de Philippe, par contre aucune trace de la Breva de François. C'est là aussi que j'appris qu'ils avaient perdu François qui s'était paraît-il arrêté quelque part pour m'attendre ... mais je me demande encore où car point je ne l'ai vu !!

A suivre !! C'est palpitant, hein !?!?

22:50 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

26/08/2012

Alpes, 1ère boucle, deuxième !! Clap !!

ALPES 2012 066.jpgHein qu'on se croirait dans le tournage d'un film ? C'est vrai, qu'elle ça dit !!
Et donc, alors que François a déjà bouclé son compte-rendu depuis belle burette, moi je rime et je rame, comme tartine et boterham et je ne suis pas près de voir la berge !!
Tiens, à propos de burette et par conséquent d'huile, vous ai-je dit que lors du changement de pneus chez Performance Bike, ils ont aussi fait l'appoint en ajoutant 3/4 de litre. Autre charentaise, tant qu'on est à parler de pneus, je me suis trouvé bien mieux avec les Continental Trail Attack qu'avec les Pirelli Scorpion Trail qui étaient montés d'origine.
Je n'avais pas grand chose à reprocher aux boudins italiens (!) sauf peut-être une ... trop grande légèreté sur l'avant, légèreté synonyme de sensation d'instabilité. Rien de tout ça avec les "Conti", on a vraiment l'impression d'être sur des rails, on peut prendre de l'angle jusqu'à 90° voire plus si on ne craint pas l'ébullition, et le confort m'a semblé meilleur, la moto ne bondissant pas sur les inégalités. Alors, peut-être qu'on perd un peu en vivacité mais on gagne en stabilité, en tout cas au niveau des sensations de pilotage.
Oufti, le petit Albertino va bientôt sortir les couvertures chauffantes et se lancer sur circuit là !! Meuh, nan ... J'ai pas la moto pour ni l'âge pour ces choses là ... Ceci dit, la couverture chauffante pour l'hiver, je ne dis pas non ;-))

Et donc, au sortir de Modane , alors que François & Philippe fonçaient tout droit, Jacques et moi, nous poursuivions le road-book avec ordre et méthode !!
Je viens de hausser le ton pour signaler que je reprenais le compte-rendu du trip alpestre !!
Nous avons pris la direction d'Aussois et comme il était renseigné (dans le r-b papier) comme un "joli village montagnard", nous nous y sommes arrêtés quelques instants pour quelques instantanés ! Pendant que je réglais l'objectif, Jacques envoya un SMS à François pour lui proposer de nous attendre à Lanslebourg au pied du col de Mont-Cenis.
Nous avons ensuite continué sur la D1006 via Solières-Sardières jusqu'au bourg en question mais personne ne nous y attendait. Nous avons dès lors entamé l'escalade et, comme déjà écrit, nous avons retrouvé nos amis au sommet. Ils étaient attablés à la terrasse du "Relais du Col" depuis un moment déjà ...
Il était environ 13h13, une bonne heure pour se mettre à table comme on dit à la P.J. ! Nous avons tous choisi "l'assiette du motard" (dont j'ai fait un gros plan dans l'album photos) sauf François qui avait volé une banane et une pomme au petit déjeuner ... Non, ce n'est pas lui qui a volé, a volé, a volé l'orange !!!
Je rappelle qu'il est au régime et que ... parfois, il le respecte. Il s'est donc contenté de deux fruits pour tout potage !
Un petit détail concernant les lieux ? Aux toilettes, il y avait du "savon sans eau", donc aucun évier à l'horizon mais au dessus du W.C., il était écrit "Eau Non Potable", des fois qu'on aurait été tenté de boire à même la cuvette sans doute ??
Nous sommes ensuite revenus sur nos traces en redescendant le Mont-Cenis et avant d'attaquer l'Iseran, au détour d'un virage, François qui roulait devant, emboîta le pas à un couple sur une vieille BMW je crois, couple qui s'engagea dans un chemin de cailloux qui menait au bord d'une rivière. Nous sommes restés là un moment à regarder des gars qui tondaient. C'est que tout cela n'est pas totalement sauvage et nécessite une petite coupe d'entretien régulièrement !! On avait pensé s'arrêter à Bonneval-sur-Arc , joli village typique, fromagerie, expositions ... dixit le road-book, mais il était "blindé" de touristes et nous avons préféré le regarder de loin !
L'Iseran : qu'en dire ? C'est haut, c'est sûr ! Il est d'ailleurs renseigné comme "un des plus hauts cols routiers de France (2.764m). A croire que nous nous sommes ... dépassés étant donné que le Tripy II affichait, lui, 2.784m ! Arrivé à cette hauteur, c'est vrai qu'il restait quelques traces de neige par ci par là mais pour l'essentiel, il n'y a plus que des cailloux. Là aussi nous avons croisé des gars qui bossaient ...
Et oui, même à 3.000 mètres d'altitude, il y a des gens qui oeuvrent au bien être de quelques uns. Il s'agissait d'installer des conduites d'eau si j'ai bien entendu la conversation qu'avait entamée Jacques avec le chauffeur du camion qui venait de "livrer" une mini-pelle.
On a regardé avec admiration le conducteur qui s'est mis à grimper une pente d'au moins 25 voire 30 % pour rejoindre l'endroit où il devait poursuivre les travaux. Il avançait chenille après chenille (?) en prenant appui sur le bras articulé de l'engin : du grand art vraiment ! On a appris de la bouche du chauffeur qu'ils étaient obligés de tout sécuriser avant de quitter le chantier parce que la nuit on venait voler les batteries, les outils et on allait même jusqu'à siphonner les réservoirs ... A 3.000 mètres, vous vous rendez compte ?!?!
Je suis prêt à parier qu'il y a même des voleurs au Paradis qui réussissent à échapper à la vigilance du bon vieux Saint Pierre, c'est sûr !!
Encore une fois, n'écoutant que mon courage (!?) et en croisant les doigts dans le dos pour faire la nique au même Saint Pierre, j'ai entamé la descente tout schuss, en oubliant mon déficit en plaquettes. Et encore une fois, le bon Philippe s'est mis dans ma roue pour profiter de l'aspiration ;-)
On est arrivés à Tignes un bon quart d'heure avant les autres ;-) et on a eu le temps de photographier le barrage et le Lac du Chevril sous tous les angles, aigus comme obtus.
Le petit groupe (enfin !) reconstitué, on a repris la D87, puis la D902 jusque Seez puis enfin la sympathique D119 pour remonter jusqu'à l'Hôtel du Golf où nous avons rangé les destriers dans l'enclos sans oublier une petite caresse pour les remercier du bon travail accompli !!
Douche, bar, buffet, cuisine égale à elle-même, sans grand relief donc, contrairement à la région tout autour !!
Petite marche digestive mais ciel plutôt voilé cachant les étoiles et direction parking pour compter les machines : une première fois pour le nombre total, une seconde fois pour vérifier et ... isoler les GS.
Un scooter, un Can Am SpYder (l'engin à 3 roues piloté par un gars "à mobilité réduite" comme on dit pudiquement, qui semblait très sympathique) et 119 motos dont ...tadam ... 30 GS tout de même, soit 25 % du "cheptel" comme le dit François dans son C-R !! Je n'épiloguerai pas là-dessus, chacun étant libre de penser (ou pas) ce qu'il veut sur ce phénomène ;-)
Dans le parking, on a croisé deux gars qui étaient en train de purger le circuit de liquide de freins d'une vieille Triumph si je ne m'abuse, l'engin ne freinant pratiquement plus ... Hum ... Bah, ça n'arrive qu'aux autres, n'est-il pas ??
Et bien voilà encore une journée bien remplie (de virolos) qui se terminait. Il ne restait plus qu'à attendre le lendemain pour une boucle "Autour du Mont-Blanc" annoncée pour 221 kms (version courte) ou 340 kms dans sa version "long playing" comme on disait du temps des vinyles, avec même, cerise sur le gâteau, à l'initiative de Jacques, un "rallongi" au Val Veny !!

18:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

24/08/2012

Alpes, 1ère boucle !

ALPES 2012 074.jpgAinsi donc, "as Simon says", on a fait la deuxième boucle avant la première : Des cols ... encore : 272 kms , c'est ainsi qu'elle était intitulée sur le road-book papier !
On était au buffet, en tenue civile, à 8 heures. Je ne me suis jamais laissé tenter par les mignardises et autres gourmandises, un bout de baguette (ou deux), deux tranches de jambon, une tranche de fromage, un (ou deux) café(s) au lait. Tout au plus ai-je mangé quelques dattes et des abricots séchés pour un complément de vitamines ...
Et donc cette boucle commençait par la belle descente par la D119 jusque Bourg-Saint-Maurice pour rejoindre ensuite la D1090, ex N90 pour les "anciens", une N90 que nous avons empruntée des dizaines de fois du temps où nous descendions dans les Alpes et logions à l'hôtel "Le Capricorne" à Notre-Dame de Briançon. Un hôtel à 33 € pour une chambre single et la demi-pension.
Je pensais que nous allions y faire un crochet pour la photo souvenir mais François, qui roulait devant, n'est pas du genre nostalgique, ni à regarder en arrière, même s'il vérifie souvent dans ses rétros si le convoi est toujours au complet.
Entre charentaises c'est aussi le seul qui, avant de se lancer dans un dépassement, vérifie si celui qui le suit aura la place pour en faire autant et s'intercaler dans son sillage. Merci à lui pour cette prévenance rare !!
Nous avons donc poursuivi et avons embranché la D990 vers Aime, puis les D220, D88, Feissons-sur-Isère, un autre bout de D1090, sortie 36 jusqu'au pied du Col de la Madeleine.
Aaaahhhh, la Madeleine : une vielle connaissance, un col qui commence par des lacets très serrés, continue par une route très étroite et au revêtement en mauvais état, se poursuit par un faux plat qui offre une splendide vue très large sur la vallée et les sommets, faux plat où on peut atteindre des vitesses supersoniques, puis de nouveau des lacets, plus larges ceux-là et un macadam en bien meilleur état mais ... aucun garde-fou à l'horizon, gaffe donc à l'excès d'optimisme !!
François et Philippe étaient partis devant. J'ai gentiment suivi Jacques pendant un long moment puis j'ai trouvé l'ouverture et je me suis fait plaisir à mon tour ;-))
Au détour d'un virage ouvert, un photographe s'était planté au milieu de la route et mitraillait tout ce qui bougeait !
Un gentil lecteur, merci Claude N., m'a laissé un commentaire et l'adresse du site sur lequel j'ai pu voir les 3 photos qu'il a saisies sur mon passage. Si vous allez sur www.foxphotos.fr et suivez d'abord (1) Col de la Madeleine, puis (2) Moto - Col de la Madeleine, puis (3) Août 2012 et enfin (4) 13 août 2012, vous les verrez, ce sont les 3 premières !!!
Un peu plus loin vous verrez également celles de Jacques (N° BM13778, 13779 et 13780).
Nous nous sommes bien entendu arrêtés au sommet, à 2.000 mètres pile poil, nous avons pris quelques clichés puis, logiquement, nous avons entamé la descente. Malgré mon "déficit en plaquettes" frisant la thrombopénie, je suis parti devant, le nez dans la bulle, suivi comme mon ombre par Philippe.
Arrivés en bas, le Tripy II semblait désorienté et nous avons sagement attendu nos acolytes ... d'autant qu'il avait été question d'un pic-nic et c'est souvent au Casino de La Chambre que nous avions l'habitude de nous arrêter pour acheter pain, charcuterie, fromage, chocolat et boissons ...
Et bien non, on a pris à gauche vers Modane et avons traversé toute la vallée de la Maurienne sur une D1006 sans grand intérêt jusque là, si ce n'est industriel !
Arrivés à Modane, Jacques et moi avons continué le road-book par Aussois, Solières-Sardières et Lanslebourg après un gauche/droite au deuxième rond-point, pendant que François et Philippe continuaient tout droit parce qu'ils avaient aperçu le panneau "Mont Cenis" TOUT DROIT !
Nous nous sommes donc perdus de vue pendant "un certain temps" mais c'était pour mieux nous retrouver au sommet du Mont en question !
Mais de cela nous reparlerons plus tard si vous voulez bien car, justement, il se fait tard, comme on dit chez les joyeux fêtards !!
Voici, en attendant, les photos du troisième jour

Rien à voir mais petit rappel tout de même car ce week-end, il y a de la Moto GP (+ Moto 2 et 3) à Brnôôôôôôôôôô et de la Superbike à Moscôôôôôôôôôw sur un tout nouveau circuit : on va s'en mettre plein les mirettes, chouette !! On en reparle aussi ...

22:53 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : alpes 2012

23/08/2012

Les Alpes, l'arrivée ...

alpes 2012On avait autour de 350 bornes à faire pour rejoindre notre hôtel du Golf et nous y sommes arrivés en toute fin d'après-midi. J'avoue que j'ai alors pensé au retour du mercredi qui compterait 800 interminables kilomètres et je me voyais arriver à la maison en plein milieu de la nuit !! En même temps, avec les splendides phares additionnels que j'ai offerts à la Tiger, des phares de marque TRIUMPH je tiens à le souligner pour ceux qui continuent à croire qu'ils viennent de chez Touratech, des "additionnal eyes of the tiger" en quelque sorte, il y avait de quoi devenir nyctalope et ne pas craindre de traverser le monde de la nuit ... les yeux fermés ;-)
Il faut dire aussi qu'on a pris nos aises lors de cette deuxième étape : entre les fondues, tartiflettes et autres tartelettes aux myrtilles, il n'est pas resté beaucoup de place pour ... bouffer du kilomètre !
En mangeant au fast-food, en se serrant un peu la ceinture pour le superflu, et en traçant sur quelques tronçons d'autoroute, ça devait le faire : cette pensée eut le don de me rasséréner et j'ai définitivement décidé que la remontée en un jour était la seule et bonne option pour le retour, na !
L'hôtel du Golf avait ceci de particulier que toutes les allées qui menaient aux chambres n'étaient pas planes, elles présentaient toutes une déclivité tantôt ascendante, tantôt descendante, épousant sans doute en cela les rochers sur lesquels l'impressionnant bâtiment a été construit. François et moi, nous partagions la chambre 237 qui se trouvait à la sixième intersection ... Il y avait suffisamment de prises de courant pour nos Tripy I et II, nos Gsm et nos batteries d'appareils photos et nous avons commencé par brancher le tout au secteur. Petit détail en passant : mon Tripy n'affichait plus que 558 mAh au lieu des 1.999 mAh qu'il accumule lorsqu'il est à pleine charge. Il faut donc le recharger un jour sur deux pour éviter toute mauvaise surprise !
Une fois rafraîchis, nous avons rejoint le bar où François m'a offert une grande bière. 7 € la grande bière !! Autant dire que je l'ai sirotée au lieu de la descendre goulument et que je n'en ai plus bue après ça, d'autant qu'elle n'était même pas spéciale ...
Nous étions invités à gagner le restaurant à 20h30, ce que nous fîmes sans nous faire prier et sans demander au Seigneur de bénir le repas : nous n'étions pas à Notre-Dame du Laus ;-)))
Aaaahhhh, Notre-Dame du Laus, son bar fermé à 17h00, ses brocolis servis à tous les repas et sous toutes les formes, son pain de mie si doux ... aux prothèses lors du petit déjeuner ... Il faut dire que la moyenne d'âge des touristes et/ou pèlerins qui séjournaient là était (à peine) supérieure à celle des membres du Club Moto 80. D'ailleurs le "80" ne représentera bientôt plus l'année de naissance du magasine ... ;-)))
Ok, ok, je taquine !!
Cette charentaise refermée, et pour en revenir à nos moutons, disons que la cuisine à l'Hôtel du Golf était sans surprise : un système de buffet avec du froid en entrée et le choix, en principal, entre deux plats chauds, poisson ou viande. Il y avait également une bonne variété de fromages et de desserts, de quoi satisfaire tous les goûts car ils sont dans la Nature, ne sont-ils pas ?
Pour la petite histoire sachez également que l'énorme parking qui abritait les motos, dans un espace réservé pour le Club, se trouvait à plus de 500 mètres de l'hôtel et que les allées et venues avec les cuirs et/ou textiles et les bagages n'ont pas toujours été une sinécure.
Avec Jacques et François, nous avons fait une petite promenade digestive, le nez dans les étoiles, ces deux-là étant amateurs d'astronomie. Personnellement, j'avoue que cela me dépasse d'une façon que vous n'imaginez même pas : comment est-il possible qu'il y ait une infinité d'autres galaxies pareilles à la nôtre, une infinité de systèmes solaires pareils au nôtre, peut-être une infinité d'autres êtres vivants ... pas pareils à nous. Comment tout cela est-il possible et même imaginable ??
J'ai longtemps cru que la terre était plate et c'est ce sacré Charlemagne Galilée, à force d'insistance, qui est parvenu à me faire douter ... je devais avoir 14 ou 15 ans si je me souviens bien ;-)))))))))))))

Une fois encore, il ne restait plus qu'à roupiller en attendant le lendemain avec impatience. Lors du repas, Jacques avait émis l'idée d'inverser les road-books, à savoir de faire celui de mardi le lundi et celui du lundi le mardi, pour nous permettre d'éviter la cohue car, mine de rien, il y avait quelque chose comme 120 motos pour prendre ces deux départs, sans compter les autres motards que nous ne manquerions pas de croiser. Il proposa également des petits "plus", genre Mont Cenis un jour et Val Veny un autre. Ces propositions furent accueillies favorablement et nous décidâmes donc de faire comme Jacques a dit !!

PS : tiens, savez vous qu'en anglais le jeu du "Jacques a dit" se dit "Simon says" et qu'au Québec c'est "Jean dit" ?
Enfin, moi ce que j'en dis, hein !...

21:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

21/08/2012

Les Alpes, la descente II

DSC01216.JPG485 kilomètres samedi, 356 ce dimanche 12 août avec ... 3 road-books, le premier, long de 2 kilomètres pour permettre de rejoindre la N57 au départ des hôtels Novotel et Mercure, le deuxième avec remise à zéro à mi-chemin non loin d'Annecy après 179 bornes et le troisième nous conduisant tout droit jusqu'à destination !
Nous avions "perdu" Didier la veille, nous avons retrouvé Jacques le soir-même. Il revenait de Dordogne où il avait séjourné avec la petite famille. C'est donc de nouveau à 4 que nous avons entamé cette seconde étape.
D'abord direction Lausanne, puis Arbois par les N 57 et 83 puis Salins-les-Bains par la D467, ensuite Le Pasquier, Champagnole, Saint-Laurent, Château-des-Prés, Saint-Claude, Mijoux, la D991 et Chezery-Forens puis Bellegarde !
Le road-book proposait de s'y arrêter pour "déjeuner" mais nous avons poussé plus loin, après avoir remis les compteurs à zéro. Frangy franchit, nous avons donc choisi de bivouaquer à l'hôtel-restaurant "Les Rochers" à La Balme-de-Sollingy, quelque dix kilomètres avant Annecy.
Nous voulions nous installer en terrasse mais c'était la zone "bar" et le serveur nous a conduit par-delà la haie où une table a été dressée à notre intention, non loin d'un banquet qui se tenait sur la place. Nous redoutions de voir la carte que nous suspections de proposer des tarifs prohibitifs pour les pauvres motards que nous sommes ;-)
Entendons-nous bien, je connais les tarifs pratiqués dans l'Horeca et 20/25 € pour un bon steak, c'est là monnaie courante. Mais en général, quand on s'arrête le midi, c'est pour grignoter un truc simple, genre sandwich jambon/fromage, voyez ?
Et donc, nous avons parcouru la carte avec prudence et circonspection jusqu'à opter pour une tartiflette à 14.50€ pour Jacques et moi, alors que Philippe et François sont tombés d'accord pour partager une fondue savoyarde pour laquelle il fallait au moins deux couverts.
La tartiflette était brûlante et la fondue ... fondante ! Si j'ai "réussi" à me contenter de mon ramequin, Jacques n'a pas résisté à tremper d'abord un, puis un deuxième, puis un troisième quignon de pain pour finalement s'emparer du caquelon sans ménagement et en gratter le fond jusqu'à le transpercer ;-)) Quel appétit ce Jacques ! Mais où met-il donc tout ça ??
Pendant que nous filions le parfait fromage, en plus du plaisir du goût, nous en avons pris plein les yeux lorsque deux créatures de rêve sont descendues d'une limousine pour se joindre au banquet ... Dieu que les femmes sont belles : que serions-nous sans elles !! C'est dans de tels moments qu'on pense à ... bobonne et qu'on se dit ... qu'au fond ... ça serait sympa qu'elle soit là.
Nous avons demandé l'addition au garçon qui avait un fort accent slave et comme souvent, Jacques a récolté notre argent liquide pour payer ensuite avec son "plastique" comme il dit, entendez sa carte bancaire.
Avant de rejoindre nos fiers destriers qui nous attendaient sagement de l'autre côté de la rue, nous avons déjà convenu de nous arrêter +/- dans l'heure pour boire un café. J'appréhende assez de reprendre la route après un bon gueuleton, car j'ai la fâcheuse tendance à m'assoupir, même en selle ! Heureusement, les routes que nous avons arpentées après le repas invitaient plus à l'attaque qu'à la sieste même si la traversée d'Annecy n'a rien eu de folichon. Si je ne m'abuse aussi, c'est ce jour là que nous avons été pris dans un inextricable embouteillage à cause d'une fête pour laquelle les autorités locales avaient cru bon de bloquer tous les accès au patelin. Il y avait là des centaines d'automobilistes et autant, voire plus de motards qui commençaient à montrer d'évidents signes d'impatience à cause de ce piège tendu sans avertissement aucun quant à un éventuel itinéraire bis.
On s'est faufilés comme on a pu, c'est là qu'on apprécie la mobilité bien supérieure qu'octroie les deux roues : la moto, ma mobilité !! On a poursuivi notre route par Thones, La Clusaz, ville où j'ai passé les seules vacances d'hiver de toute ma vie en 1984 si je ne m'abuse ou en 1985 tout au plus, vacances qui, entre charentaises, resteront parmi les plus belles jamais passées, une époque où frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs s'entendaient comme larrons en foire ...
La Clusaz donc, puis Flumet et Beaufort pour atteindre l'arrêt suivant, au CorMet de Roselend. Un corMet, un barrage, un lac, des tartelettes aux myrtilles, du café, une grande bouteille de San Pellegrino, le bonheur total ! Le chalet de Roselend, hôtel-restaurant à Beaufort-sur-Doron, tenu par la charmante dame Grimaud et sa tout aussi charmante équipe, surplombe le lac aux couleurs turquoise et émeraude, même pas besoin de se lever pour chercher l'endroit où prendre la meilleure photo, tout est là, sous les yeux et l'objectif !
Il restait alors 37 kilomètres à parcourir pour rejoindre l'hôtel en passant par Bourg Saint-Maurice et j'avoue que, sur la fin, dans la remontée vers Les Arcs 1800, j'ai un peu "levé le pied" si je puis dire, en laissant François partir devant. Philippe en a profité pour "me moucher" et filer le train au premier de cordée. Il aime ça le Philippe, filer le train au premier de cordée : déjà dans le temps c'était un reproche qu'on pouvait lui faire, le seul reproche d'ailleurs, n'est-ce pas Philippe ;-))
Il ne colle plus autant mais il colle toujours un peu. C'est que nous, on n'hésite pas à laisser 50 voire 100 mètres entre nous, c'en est même parfois embêtant dans certaines circonstances, d'autant que très souvent les positions sont figées et qu'on n'envisage même pas une seconde de les intervertir.
Tout le contraire avec d'autres motards qui nous arrivaient parfois dessus, en ville par exemple, et alors qu'on respectait religieusement les lignes blanches et les limitations, nous dépassaient en les mordant ... On se faisait parfois un plaisir de les rattraper plus loin pour leur montrer qu'on savait mordre aussi, mais légalement, voyez ?
Enfin, légalement, c'est un bien grand mot ;-))

A suivre ... Accrochez-vous !!

23:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

19/08/2012

Alpes, la descente ...

DSC01236.JPGQuand on habite le plat pays qui est celui du grand Jacques et qu'on le quitte pour ailleurs, on ne descend pas Monsieur, on monte !
Certes, certes ... Mais géographiquement parlant, vous ne m'enlèverez pas que le petit royaume de Belgique se trouve bien au nord de ce massif, le plus haut d'Europe et qui s'élève à 4.800 mètres et des fafiottes : le titre se justifie donc bien quelque part !
Comme déjà écrit, quelque part aussi, s'agissant de la Croisière RAD , elle partait du magasin de Nivelles, situé Chemin de la Veille Cour.
J'y suis arrivé vers 8h45. J'ai cherché des yeux la Breva de François mais ne l'ai pas trouvée tant il y avait des motos dans le parking et aux alentours.
J'ai donc fait la queue, comme tout le monde, pour accéder au tee-shirt et au petit déjeuner, tous deux offerts par l'organisation.
Quelques minutes plus tard, j'ai atteint le "buffet" où j'ai retrouvé François, un François qui était accompagné par "le Grand Philippe", une ancienne connaissance qui a fait partie de notre club à une époque lointaine, puisqu'il ne nous accompagne plus depuis 2006 si je ne m'abuse ...
Ce fût un vrai plaisir de le voir là alors que, via quelques messages échangés sur Facebook, il m'avait dit qu'il faisait la Norvège et les Pyrénées avec Moto80 et que sa douce compagne, Renata, ne verrait pas d'un bon oeil qu'il fasse en plus la croisière RAD. Mais bon, apparemment elle a fermé les yeux, une fois de plus, sur les "frasques" de son petit mari ;-))
Il nous restait à attendre Didier qui ne participait pas à la croisière mais qui avait décidé de profiter de notre compagnie pour une gnègnème descente en Provence où il possède une masure.
Et nous voilà partis, Philippe se joignant à nous ... pour le reste (ou presque) de la virée alpestre !
Le road-book, dont nous avions également reçu une version papier, était constitué de deux tronçons, le premier de 252,083 km nous menait jusque Vigneulles-lès-Hattonchâtel, le second, plus court, puisque affichant 236,224 km et rejoignant les 2 hôtels réservés pour l'occasion tant nous étions nombreux, tous deux situés à Besançon, le Novotel au 22 de la rue de Trey et le Mercure sur l'avenue Edouard Droz au numéro 3.
Quelques patelins traversés par le premier tronçon ? Bien sûr, suffit de demander ! Alors, par ordre d'apparition sur le r-b : Sombreffe, Ligny, Bambois, Saint-Gérard, Anthée, attentif à droite vers Hastière, Mesnil-Saint-Blaise, Beauraing, Wellin, Halma, Libin, Recogne, Neufchâteau, Trintigny, Ethe et .... Ruette , juste avant la frontière française, Ruette où nous avons marqué le véritable premier arrêt, si on oublie l'arrêt appoint de carburant, pour prendre qui un café, qui une eau ... Didier qui s'était "incrusté" dans ce voyage avait promis de payer le pot, promesse qu'il tînt là !
Il profita de cette pause pour nous avertir de la présence d'un radar sur la route de Longwyon ...
Je rappelle aux distraits que la législation française punit sévèrement les détenteurs d'appareils servant à détecter ces joyeusetés d'appareils photos qui commencent à pousser comme des champignons vénéneux sur le bord de nos routes et je signale aux possesseurs de TRIPY qu'ils doivent copier/coller un fichier sur le site, fichier qui met à jour cette fonctionnalité en transformant ces "points d'intérêt" en "zone de danger" où il faut être particulièrement attentifs !! A bon entendeur ...
On quitte Ruette, on passe la frontière française, personne ne nous arrête pour nous demander de brandir nos éthylotests-à-la-con, ouf, on était tous bourrés comme des coings, c'est à peine si on tenait sur nos roues, on l'a donc échappée belle !!
Arrivés à Etain, le voyant "Faim" s'est allumé et pour éviter d'entamer nos réserves de graisse, on s'est arrêtés au Café Central où nous avons eu droit à des "paninis", des pains totou raplapla fourrés au jambon, tomate et une pointe de farigoulette, qui ne resteront pas dans les annales de la haute gastronomie hexagonale, c'est une certitude !
On est repartis presqu'aussi légers qu'à l'arrivée et on a traversé d'autres patelins aux noms "à la française" du genre de Heudicourt-sous-les-Côtes, Void-Vacon, Fresnes-sur-Apance, Oiselay-et-Grachaux et, petit dernier pour la route, Cussey-sur-L'Ognon ...
A 50 bornes du but, à l'initiative de François on s'est arrêté pour le dernier, au bord d'un plan d'eau. Didier qui devait pousser jusque Arbois préféra ne plus perdre de temps et nous laissa là pour continuer sa route non sans avoir préalablement jeté un oeil sur la carte pour choisir son chemin.
Nous avons donc bu le dernier avant de rejoindre notre hôtel à Besançon.
Après une petite douche bien méritée, on s'est rendu au restaurant de l'hôtel. Des dizaines de tables rondes étaient dressées à notre intention, avec de jolies nappes blanches, des serviettes de la même couleur et une belle argenterie ;-). En entrée nous avons eu droit à une salade avec du jambon, du fromage, des tomates. En plat, une viande dont certains ont pensé qu'il s'agissait de volaille, d'autres de cochon, d'autres encore de veau, c'est dire notre niveau de compétence en la matière, à moins que ce soit dû à la "qualité" du morceau de bidoche. En dessert, un gâteau dont la saveur m'a rappelé le frangipane mais je ne mettrais pas ma main au four à pain !
A table, Philippe a retrouvé un gars qui avait fait le voyage en Norvège avec lui et qui n'avait manifestement pas apprécié de la même manière cette virée dans le Grand Nord ou presque.
Evidemment, on a chacun ses critères pour apprécier ou non de tels évènements et je me réserve le droit de juger par moi-même dans quelques années, lorsque j'irai à mon tour y faire un ... tour !!
C'est bon d'avoir des projets de voyages, ça permet déjà de voyager !!!
Avant de regagner nos chambres pour un sommeil réparateur, avec Jacques et François, nous avons fait le tour du parking pour prendre connaissance des forces en présence :-) Evidemment, il y avait une majorité de BMW, essentiellement des GS mais aussi des RT, GTL et autres LT, mais aussi deux DUCATI Diavel, une HONDA Cross Toureur, une KAWASAKI Versys 1000, deux HONDA Goldwing dont une était soigneusement bâchée au point que j'ai pensé que peut-être le couple propriétaire de l'engin dormait dessous ...

Voici les photos du deuxième jour pour vous faire patienter, la suite valant son pesant de cacahuètes, je puis vous l'assurer !!

19:16 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : alpes 2012

17/08/2012

Alpes, le retour !

DSC01203.JPGBonne nouvelle, les plaquettes ont tenu !
J'ai bien eu quelques appréhensions, surtout après que Jacques, vous savez, celui qui démonte et remonte un moteur de Norton sur le bord de la route, après que Jacques, sommité en matière mécanique s'il en est donc, ait proposé qu'on cherche un mécanicien dès lundi pour les remplacer, après qu'il ait dit également, sur un ton rassurant, que si ça lâchait ça commencerait par prévenir en faisant "crîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîî", le bruit typique du métal qui raie un autre métal ...
Ah ben, ça va quoi, du moment que ça prévienne, c'est l'essentiel !!
Comme je ne voulais pas imposer aux copains de perdre de précieuses minutes pour un séjour où le temps nous était déjà compté, j'ai rejeté la proposition et, comme Bailleux m'avait dit que les plaquettes arrières étaient "comme neuves", j'ai un peu changé mes habitudes : plus que jamais j'ai abusé du frein moteur en n'hésitant pas à faire hurler le 3 pattes dans les 7, 8.000 tours (la "ZR" est à 10.000), en rétrogradant un peu à la manière d'un freinage d'urgence et j'aidais la mécanique en titillant du pied la pédale droite et en finissant le travail par l'effleurement de la manette de frein. Tout ce bazar tout au long des mille et un virages dévalés en 5 jours, il m'en a fallu du courage !
J'avoue qu'une fois ou deux, victime d'un trop grand optimisme, entendez par là une trop grande ouverture des ggggaaaazzzzzzz, au moment de piler sur les freins, j'ai fait un signe de croix virtuel en espérant que ça tienne.
Et donc, ça a tenu tout au long des 2.373,5 km parcourus par monts et par vaux, montagnes et vallées !!
Voici les photos du premier jour qui nous voyait quitter le magasin RAD de Nivelles, lieu de rassemblement, pour descendre jusqu'au Novotel de Besançon, première étape de notre descente jusque la station des Arcs 1800, près de Bourg-St-Maurice.

22:24 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : alpes 2012

10/08/2012

Alpes, topo !

Ben voilà, c'est demain le grand départ : grand départ pour finalement un petit voyage vu que je suis déjà de retour mercredi !
La moto est parée, enfin, plus ou moins parée car il reste un petit doute concernant les plaquettes de freins avants ...
Les gars de Performance Bike, chez qui j'ai fait monter les nouveaux pneus, m'ont ... répété de les surveiller. Il reste quelque chose comme 2 millimètres et demi d'épaisseur et il faut espérer qu'ils suffiront pour dévaler les nombreux cols qui m'attendent ! Raison suffisante sans doute pour me montrer d'autant plus prudent ... Moi qui adore les descentes, me voilà légèrement contrarié : il faudra user du frein moteur plus que jamais !
La bonne surprise est venue du prix des pneus. Il y a quelques semaines, on m'avait annoncé 286 € pour le train et au décompte final j'en ai pour 258 €. Du coup j'en ai profité pour me payer des nouvelles bottes. Si depuis mon retour de Sardaigne je reluquais sur de belles Daytona conseillées par le guide Dimitri, je me suis finalement rabattu sur des Richa Aqua Touring, en fait le même modèle que j'étrenne et que je traîne depuis un lustre au moins. Je m'en sors pour un peu plus de 100 € alors que le prix des Daytona démarrait autour des 280 € pour 2 bottes hein, pas 4, pas 6, juste 2, une gauche et une droite. Bon, on est certainement à un tout autre niveau de qualité mais pour l'usage que j'en ai et pour peu qu'elles restent étanches, elles feront bien l'affaire !
Hier le club Moto 80 nous a envoyé les road-books pour les 5 jours. On sait enfin tout et le reste sur les routes que nous allons emprunter : demain on fait pas loin de 500 bornes pour atteindre Besançon, dimanche on est bon pour 357,292 km jusqu'aux Arcs (1800). Lundi on a le choix entre un trajet court qui passe sous un tunnel et un trajet long qui grimpe dans les cols : l'un fait 216 km, l'autre 338,397. Difficile d'imaginer un aller/retour dans les Alpes pour aller s'enterrer dans un tunnel, non ? Le choix est donc fait !
Le quatrième jour, ce sont 272,20 bornes qui nous attendent. Le lendemain se sera déjà le retour : François m'a proposé une remontée en 2 étapes avec arrêt à Arbois.
J'ai peut-être tort, mais j'ai décidé de faire les presque 800 kilomètres que compte le retour en une fois. Apparemment il y aura 2 tronçons d'autoroute de 100 kilomètres chacun, et cela devrait permettre une remontée sans trop d'effort. De toute façon j'ai pris le jeudi de congé pour me retaper.
Voilà, tout est prêt : j'ai chargé le mulet, j'ai rechargé tous les périphériques (GSM, Tripy et appareil photo). Il ne reste plus qu'à essayer de dormir du sommeil du juste et d'attendre avec impatience que retentisse le réveil à 6h45 !! Des vacances ça ? Tu parles !!

Allez, portez vous bien d'ici mon retour qui ne saurait tarder ;-)

Pourtant, que la montagne est belle ... Aïe, ça y est : ça me gagne déjà !!!

22:43 Écrit par Alberto | Commentaires (1) | Tags : alpes 2012

09/08/2012

La Perbaisienne, et de trois !

On avait les fichiers "TRB", on avait pris le petit déjeuner, certains pour la seconde fois d'ailleurs, on avait fait la moue, applaudi et sifflé d'admiration devant la Cagiva Navigator Melanzana, il était pas loin de onze heures et il était grand temps de prendre la route, ce que nous fîmes, Henri prenant la direction des opérations, suivi par François, votre serviteur et Didier pour fermer le convoi, un Didier qui avoua au passage que la Tiger "en jetait" dans sa belle livrée blanche !
On salua également mon élégance dans le nouveau blouson noir et blanc à trous trous que j'étrennais pour la première fois en public ;-)
Vu de derrière, si je puis dire, la silhouette de François est totalement différente : autant la Guzzi est basse et large, équipée de ses grosses valises latérales, autant la Cagiva lui donne un air beaucoup plus élancé, et l'ami François fait de ... gros efforts pour retrouver sa taille de guêpe sans doute pour faire corps avec cette nouvelle compagne ;-) Le petit top-case SHAD acheté dans une brocante ajoute à la finesse de l'ensemble ...
Si le road-book s'intitulait "Perbaisienne 100", il faisait en réalité 118 km et 251 mètres ! Il décrivait une boucle autour de Namur, tournait dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre bracelet, avec pour extrêmes au nord Perbais, à l'Ouest, gentil à l'ouest, Onoz, au sud Profondeville et à l'est Namèche. Encore une fois il mêlait heureusement du bucolique et du roulant, du macadam et des pavés et même s'il traversait un peu trop de zones urbaines, il était agréable et permettait de découvrir toutes les facettes de ces belles provinces que sont le Brabant Wallon et le Namurois !
On s'est arrêtés au Way Point 30, à Bois-de-Villers où nous avons retrouvé les inséparables Alain et Patrick que nous avions eu le plaisir de connaître en Sardaigne, l'un roulant sur "la grosse bleue" (vous vous rappelez ?), une Yamaha Teneré 1200, l'autre sur une GS rouge. Pour la petite histoire, sachez qu'à l'accueil nous avons également rencontré Philippe, un autre participant au voyage en Sardaigne, le monsieur Moto du SPW pour la région de Charleroi. Il nous a remis une carte du sud de la Belgique avec quelques "URL" utiles concernant la sécurité routière, l'état du trafic routier et les chantiers en cours, la sécurité des motards (sensibilisations/formations), etc ... Je les transcrirai à l'occasion, si vous insistez !

On s'est installé à la terrasse du café et on a siroté des Cocas et des Schweppes agrumes (hey, what did you expect !). Les boissons étant toutes à 1,90 € nous avons tous laissé un pourboire à la sympathique serveuse sauf Didier qui avait la juste monnaie et qui put ainsi s'alléger ...
On est reparti dans un ordre différent : toujours Henri devant, puis Didier, moi et François. A un moment, au hasard des carrefours j'ai perdu les deux premiers de vue. J'ai donc augmenté le rythme pour les rattraper lorsque j'ai vu, dans mes rétros, que François ralentissait ... pour les attendre. C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile de piger des pictogrammes parfois compliqués et il arrive au meilleur, la preuve, d'embrancher la mauvaise route.
On a quand même retrouvé notre chemin, sans doute à l'odeur, et à 13h30 on faisait tous la file pour le barbecue : un bout de spare ribs, une brochette, une saucisse, une pomme de terre en chemise, de la salade, des tomates et des carottes râpées, vraiment pas de quoi se plaindre d'autant que les boissons ont été offertes par le grand gaillard qui roule en Bonneville America et qu'on rencontre régulièrement lors des R.A.T. au départ de chez Bailleux, mais dont le prénom m'échappe : qu'il accepte ici mes excuses et qu'il sache que j'offrirai la prochaine tournée générale ... s'il est seul bien entendu, on ne se refait pas !!
Alors qu'il y avait une seconde ronde au programme, François et Henri décidèrent de rentrer, le premier parce que c'était l'anniversaire de Christine, sa compagne, le second parce qu'il avait une longue route à faire pour rentrer, tous les deux parce qu'ils craignaient que le temps change car, en effet, de gros nuages menaçants commençaient à s'amonceler au dessus de nos têtes ...
Je me retrouvais donc avec Didier : il a affiché la carte sur le Tripy II et nous avons convenu de faire le road-book jusqu'aux alentours de Nivelles où on se séparerait après le dernier !
Je suis parti devant, une fois n'est pas coutume, et au premier rond-point, j'ai pris la mauvaise sortie pour me retrouver sur une place de gare, sans issue. Quand je vous le disais que même les meilleurs pouvaient se tromper !
Après ça, plus de problème : de nouveau on a sillonné plein de patelins, le road-book décrivant une sorte de "8" couché, comme le symbole de l'infini voyez, dont le centre se situait près de Buzet et poussait à l'ouest jusque Braine-Le-Comte.
On s'est arrêté à Ronquières. Je pensais juste boire un café mais, sur la table qui s'était libérée in extremis, il restait des coupes avec des fonds de crèmes à la glace, de quoi donner des envies gourmandes à Didier qui commanda une "royale" au serveur qui prenait note. Je n'ai pas pu résister, là non plus on ne se refait pas, j'ai opté pour une Dame Blanche, plus simple car sans bananes, mais bien calorique avec en prime un petit pot de chocolat chaud que j'ai vidé dans la coupe !
On s'est séparé vers 16h45 environ ...
Je pensais continuer la boucle jusqu'à Perbais car j'aime bien finir ce que je commence et aussi par respect pour l'auteur du road-book ;-).
J'ai donc poursuivi la route pendant un long moment jusqu'à me demander à quelle heure j'arriverais à destination. Le Tripy m'annonçait 17h45, heure à laquelle il fallait encore ajouter 45 minutes pour rejoindre ensuite mes pénates. 17 H 90, fichtre !! ça fait vachement tard ça !!
Finalement, arrivé dans les environs de Rêves, j'ai quitté le rot de bouc et je suis monté sur l'autoroute pour faire court.
Après quelques kilomètres je me suis ramassé une drache de chez drache, de celles qui vous transpercent en moins de temps qu'il faut pour ouvrir un parapluie, à fortiori pour enfiler un survêt de pluie ! J'ai donc continué sans désemparer, j'ai même doublé un flot de voitures, c'est dire si j'étais pressé de me retrouver au sec, oubliant que je roulais presqu'en slick tant mon pneu arrière est usé : j'en peux rien, j'adoooooooore rouler sous la pluie ;-))
Avec le blouson-passoire-d'été, inutile de vous dire que je suis arrivé trempé jusqu'à l'os mais bon, pas de quoi attraper la crève, c'est le principal !
Aujourd'hui j'ai déposé la Tiger chez Performance Bike : ils ont bien reçu les 2 pneus commandés et donc, contrairement à ce que je craignais, j'aurai bien deux Continental Trail Attack, pour partir à l'assaut des Alpes !!!!!!!!!!!!!

00:07 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

08/08/2012

La paire baisienne, y en a pas deux ...

J'ai fait le plein chez Total, je suis passé chez ING pour enlever quelque liquidité au distributeur puis j'ai suivi consciencieusement les injonctions du Tripy II qui m'annonçait 42 kilomètres pour la destination avec un "E.T.A." fixé à 9h52. Parfait, nous avions convenu de nous y retrouver à 10 heures, je risquais juste d'être un peu en avance, ce qui n'est pas dans mes habitudes, surtout quand c'est pour aller au taf comme disent les jeunes, n'est-ce pas boss ?? Mais si je suis rarement le premier à arriver au bureau, je suis souvent le dernier à le quitter : j'applique une méthode qui n'existe pas dans les livres ... d'inventaire, ni la méthode LIFO, ni la méthode FIFO, mais la "LILO", last in, last out ;-))
En contrepartie, j'ai un salaire moyen pondéré ... ni plus, ni moins !
Mais bon, on n'est pas là pour parler boulot, n'est-ce-pas ? Le boulot c'est chiant, d'ailleurs c'est pour ça qu'on nous paie, parce que c'est chiant, sinon on serait tous des bénévoles n'est-ce pas ?? Hein ??? On bosserait gratos, juste pour le plaisir, pour occuper toutes ces journées trop longues et trop ... chiantes, pour rendre service quoi !

Je suis donc arrivé à 9h52 comme convenu avec le Tripy et devinez sur qui je suis tombé qui était arrivé juste avant moi et qui s'était gentiment rangé au bout d'une longue file de motos ? Henri, l'ami de François qui est aussi mon ami et les amis de mes amis sont en principe mes amis ... Quelques minutes plus tard, c'était au tour de Didier de se pointer dans la file. Nous sommes allés à l'accueil et nous nous sommes inscrits pour les balades ET pour le barbecue, 5 € + 8 € soit 13 € bien placés !
Paul STEENBEEK, collaborateur bénévole (se fait pas chier lui !) chez Cap Moto était là, avec son portable, et s'occupait de transférer les 2 road-books sur les Tripy I et II et les GPS Garmin, aux divers formats. Des road-books papier étaient également disponibles pour les amateurs de lecture ...
François est arrivé sur l'entre-fait, et nous avons fait honneur à sa nouvelle monture, une CAGIVA Navigator dont la couleur fait débat, entre le Bordeaux, le Bourgogne aligoté et l'aubergine, sans qu'on puisse trancher ;-)
Reste qu'elle lui va comme un gant et que la machine ressemble furieusement à son ancienne Grand Canyon, même si le moteur SUZUKI 1000 est plus imposant que le DUCATI 900 qui équipait ce modèle précédemment et que le radiateur d'eau nuit un peu à la fluidité de l'ensemble, l'ancien modèle se contentant de l'air du temps pour refroidir son coeur italien ...

To be continued

13:44 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

06/08/2012

La Perbaisienne ...

tn_DSC00724.JPGKesako ??
Non loin de Walhain se trouve un petit village d'irréductibles brabançons appelé Perbais, où se tient annuellement une espèce de sorte de ducasse ainsi que diverses activités, jogging, VTT et, last of the list but not the least, balade(s) à dos de moto !
Cap Moto y tenant un stand, nous nous sommes tous mis d'accord pour nous y retrouver. Quand je dis "tous", il s'agit bien entendu de Didier, de François d'Henri et de Moi, Jacques étant quelque part en Dordognegne !
Nous nous attendions éventuellement à y retrouver les guides et l'un ou l'autre participant au voyage en Sardaigne mais ... ne brûlons pas les étapes, voulez-vous !!
Avant ça, il faut que vous sachiez que j'ai fait une AUTRE sortie, en solitaire celle-là, mercredi dernier !
J'avais pris congé pour marquer le début de l'aôut, et surtout pour montrer ma rutilante machine à Bailleux et chez Performance Bike, le premier pour vérifier l'état des plaquettes avant, le second pour celui des pneus, avant mon départ pour les Alpes ce samedi 11.
En réalité j'ai commencé par le second. Dominique m'a confirmé qu'il était exclu d'envisager d'encore faire + de 2.000 bornes avec ces boudins là. J'ai rappelé que je voulais des Continental Trail Attack qui s'étaient révélés les meilleurs lors d'un comparatif mais lorsqu'il a vérifié le stock, il n'y avait plus de pneu avant en 100/90 x 19. Il m'a demandé de le rappeler mardi, il en saurait plus alors ... Me voilà un peu embêté à la veille de mon départ : vais-je devoir "panacher" les marques ? Apparemment rien ne s'y oppose ...
Vais-je devoir me rabattre sur autre chose ?? Je ne sais pas encore ...
J'irai relire le comparatif en question pour arrêter un "deuxième choix" possible !
Pour la petite histoire, on a remarqué un petit clou dans le 150/70x17 arrière !
Pour ce qui est des plaquettes, l'ami Bailleux a sorti sa lampe de poche pour en vérifier l'état et il m'a donné son feu vert même s'il m'a conseillé de les changer à mon retour !
Je ne pouvais décemment pas en rester là, les deux visites n'ayant représenté qu'un peu plus de 25 kilomètres dans le trafic urbain, il y avait comme qui dirait, un goût de trop peu.
Ni une, ni deux, ni trois, à la une, à la deux, à la trois, j'ai rejoint le circuit de Mettet, j'ai programmé une des balades Tripy qu'on m'avait gentiment envoyées et j'ai choisi celle de "Spyder". Le road-book décrivait une espèce d'ellipse entre Yvoir à l'est et Erpion à l'ouest avec passage par Arbre, Annevoie, Hun, Maredsous, l'Eternelle Molignée mais avec tangente vers Falaën, puis Flavion, Corenne, Florennes, un passage par l'Eau d'Heure via Boussu-Lez-Walcourt et retour sur Mettet.
Il faisait beau, on était en plein milieu de semaine, de quoi donner un vrai sentiment de vacances ...
Et rebelote donc, à peine 4 jours plus tard, avec cette sortie au départ de Walhain-Perbais !!
Petit avant-goût de cette sortie avec les trois photos et la petite vidéo au son exécrable de lièvre, pour vous mettre au parfum et vous faire patienter ;-))

18:41 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

04/08/2012

Phrase du jour ...

C'est jeune et ça s'agite,
C'est vieux et ça s'assagit ...

A part ça, pour ceux qui n'ont pas la chance de faire une virée motarde demain, ils peuvent se consoler en regardant les deux manches du World Superbike à Silverstone où le duel "guidono à guidono Brasletti" entre les deux transalpins BIAGGI et MELANDRI se poursuit !!

12:11 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

03/08/2012

Dreams are my reality ...

LAGUNA SECA 2012 ARRIVEE.jpgN'importe quoi ce titre, je suis le premier (yessssss !) à le reconnaître. Si je ne m'abuse c'est aussi celui de la chanson générique du film "La Boum" avec Sophie MARCEAU dont la poitrine naissait seulement à l'époque ce qui, d'une part, ne nous rajeunit pas et qui prouve, d'autre part, qu'elle a bien évolué ;-))
Et donc, de retour de ma balade du dimanche 29 juillet, qui a duré plus que prévu et qu'annoncé, ma Douce m'a fait un accueil plutôt tiède comme l'étaient d'ailleurs les moules et les frites que j'ai mangées telles quelles, sans demander mon reste ...
Comme j'avais roulé et qu'elle avait passé beaucoup de temps derrière la planche à repasser, "chacun ses choses" comme dit la maman de Kevin, on s'est accordé le quart d'heure académique dans le divan avant d'enfiler les bottines et d'aller jusqu'à Laneffe pour une marche salutaire que nous étions de concert d'accord de limiter à 5 bornes pour ne pas nous mener trop loin dans la soirée ...
Plus tard, comme la plupart d'entre vous, j'ai regardé le Moto GP à Laguna Seca Matata.
Qu'en dire ?
Et bien, tout d'abord que je suis très heureux pour Casey STONER qui a prouvé qu'il pouvait aussi rouler intelligemment, en rongeant son frein et en préservant ses pneus, le temps qu'il fallait, avant d'avaler inexorablement Jorge LORENZO qui n'en est pas encore remis ;-).
Ce CASEY là avait encore de très très beaux jours devant lui et on ne me fera pas croire qu'il ne regrette pas sa décision de partir à la retraite à 27 balais !!
L'étincelle qu'a eue PEDROSA au Sachsenring ne scintille déjà plus et le voilà rentré dans le rang : ne désespérons toutefois pas car il peut encore nous surprendre et la course au titre n'est pas perdue, loin s'en faut !
Zéro pointé pour SPIES même si j'ai lu quelque part que c'est la faute à la M1 dont le bras oscillant s'est cassé dans le Cork Screw !
Zéro pointé également pour ROSSI qui est allé tout droit juste avant de plonger dans ce même impressionnant "Tire-Bouchon" pour l'antépénultième fois : là ce sont les freins qui seraient en cause ou le pneu avant, toujours d'après ce que j'ai lu ... Reste qu'il n'a pas du tout été dans le coup que ce soit aux essais libres et aux qualifications, comme en course tout au long d'un week-end à oublier pour lui, un de plus, comme un tas d'autres week-ends chez les Rouges !! Voilà qu'il se fait devancer au classement par son équipier et par le jeune BRADL !
Alors, partira, partira pas ?
A l'heure qu'il est, lui-même ne le sait sans doute pas encore ou alors, s'il le sait, il fait durer le "plaisir" et apparemment, voilà qui a le don d'en énerver plus d'un. L'ami DOVIZIOSO, par exemple, ne se sent d'ailleurs plus : il met en avant ses 4 podiums sur la Tech 3 pour revendiquer le guidon de la M1 "officielle" laissé libre par SPIES chez Yamaha. Si sa revendication peut sembler légitime, il n'en reste pas moins que, quoi qu'il dise ou fasse, il a encore tout à prouver dès lors qu'il est dans un team usine. Rappelez-vous, il a brillé sur la HONDA JIR Team SCOT en 2008 (5ème au championnat) mais il était un, voire deux crans en dessous lorsqu'il est passé chez REPSOL (6ème en 2009) et il ne doit d'avoir fini devant PEDROSA au championnat en 2011 que "grâce" aux blessures de ce dernier ... Qu'est-ce qui prouve qu'il sera à la hauteur s'il débarque dans le team Factory de la marque aux trois diapasons ? Voyez comme l'aventure du grand Ben tourne en eau de boudin !
Des gars comme LORENZO, STONER ou PEDROSA ont "ce petit quelque chose en plus" qui les fait aller chercher le dernier carat d'une machine et que son travail, même acharné, ne lui apporte pas complètement.
Attention, hein, je serais très heureux qu'un autre italien que ROSSI s'illustre en Moto GP et j'avoue que DOVI fait partie de mes préférés tant il est discret et travailleur mais bon ... on verra n'est-ce pas ?
On ne sait donc toujours pas où VALENTINO posera son cuir et ses valises la saison prochaine et l'argent qu'Audi s'apprête à injecter à Borgo Panigale ne semble pas peser trop lourd dans sa décision, en apparence du moins. Je suis certain que la marque aux 4 anneaux espère le garder pour l'image qu'il représente et l'aura, les fans, les sponsors qu'il trimballe avec lui !
Là aussi, qui vivra verra mais je pense qu'il ferait bien de rester là où il est en attendant des jours meilleurs d'autant que, chez Yamaha, LORENZO semble au sommet de son art pour le moment et que VALENTINO n'aurait rien à gagner dans un duel qu'il a déjà perdu en 2010 ... Je sais, il l'a perdu parce qu'il a été blessé mais n'est-ce pas parce qu'il devait trop en faire pour être à la hauteur ? Là est la question !! Il était quand même à 150 points au décompte final !!!
Et donc, pour en revenir à ma petite personne, principal centre d'intérêt de ce blog n'est-il pas, après le Moto GP il ne restait plus qu'à se mettre au lit avec le sentiment du devoir accompli même s'il était trop tard pour remplir l'autre devoir, conjugal celui-là ;-))

18:23 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

02/08/2012

Le rêve continue ;-)

C'est la suite ! Si vous relisez le "post" précédent, vous m'accorderez que le programme de dimanche dernier valait bien le détour comme on dit dans les guides verts de Michemin ;-)
Certes la balade Prity n'était pas très longue mais ne dit-on pas que les plus courtes sont les meilleures ?
Certes, elle passait par des endroits mille et une fois empruntés mais avec l'art consommé de vous y mener par des voies détournées. Combien de fois je me suis dit : "Tiens, c'est ici qu'on aboutit ? Mais je connais dites-donc !"
Et même le long de la Molignée, on est surpris par cette variante qui vous fait quitter la vallée pour remonter en direction de Sautet : franchement sympa, rien à dire !
Allez, je ne résiste pas à vous faire la liste exhaustive des patelins traversés. Suivez-moi au départ du circuit de Mettet : Biesmerée, Ermeton-sur-Biert, Morville, Gochenée, Doische, Gimnée, Niverlée, Mazée, Molhain, Hierges, Aubrives, Ham-sur-Meuse, Givet, Bonsecours, Heer, Flamignoul, Ansereme, Boisselies, Foy-Notre-Dame, Sorinnes, direction Lisognes, Thynes, puis gauche vers Bouvignies-sur-Meuse, Dinant, Sommière, Weillen, Falaën, (Molignée), Sautet, Bioul, Graux, Rase Campagne (!) et finalement retour Mettet.
122,918 km avec un bel équilibre de roulant et de bucolique, pile poil ce qu'il faut en définitive pour le motard lambda ...

A suivre ...


PS : je sais, vous en avez marre des "A suivre" mais bon, je fais ce que je peux et je suis parfois contraint et forcé ;-) de faire autre chose que de bloguer le soir ...

18:20 Écrit par Alberto | Commentaires (0)