26/08/2012

Alpes, 1ère boucle, deuxième !! Clap !!

ALPES 2012 066.jpgHein qu'on se croirait dans le tournage d'un film ? C'est vrai, qu'elle ça dit !!
Et donc, alors que François a déjà bouclé son compte-rendu depuis belle burette, moi je rime et je rame, comme tartine et boterham et je ne suis pas près de voir la berge !!
Tiens, à propos de burette et par conséquent d'huile, vous ai-je dit que lors du changement de pneus chez Performance Bike, ils ont aussi fait l'appoint en ajoutant 3/4 de litre. Autre charentaise, tant qu'on est à parler de pneus, je me suis trouvé bien mieux avec les Continental Trail Attack qu'avec les Pirelli Scorpion Trail qui étaient montés d'origine.
Je n'avais pas grand chose à reprocher aux boudins italiens (!) sauf peut-être une ... trop grande légèreté sur l'avant, légèreté synonyme de sensation d'instabilité. Rien de tout ça avec les "Conti", on a vraiment l'impression d'être sur des rails, on peut prendre de l'angle jusqu'à 90° voire plus si on ne craint pas l'ébullition, et le confort m'a semblé meilleur, la moto ne bondissant pas sur les inégalités. Alors, peut-être qu'on perd un peu en vivacité mais on gagne en stabilité, en tout cas au niveau des sensations de pilotage.
Oufti, le petit Albertino va bientôt sortir les couvertures chauffantes et se lancer sur circuit là !! Meuh, nan ... J'ai pas la moto pour ni l'âge pour ces choses là ... Ceci dit, la couverture chauffante pour l'hiver, je ne dis pas non ;-))

Et donc, au sortir de Modane , alors que François & Philippe fonçaient tout droit, Jacques et moi, nous poursuivions le road-book avec ordre et méthode !!
Je viens de hausser le ton pour signaler que je reprenais le compte-rendu du trip alpestre !!
Nous avons pris la direction d'Aussois et comme il était renseigné (dans le r-b papier) comme un "joli village montagnard", nous nous y sommes arrêtés quelques instants pour quelques instantanés ! Pendant que je réglais l'objectif, Jacques envoya un SMS à François pour lui proposer de nous attendre à Lanslebourg au pied du col de Mont-Cenis.
Nous avons ensuite continué sur la D1006 via Solières-Sardières jusqu'au bourg en question mais personne ne nous y attendait. Nous avons dès lors entamé l'escalade et, comme déjà écrit, nous avons retrouvé nos amis au sommet. Ils étaient attablés à la terrasse du "Relais du Col" depuis un moment déjà ...
Il était environ 13h13, une bonne heure pour se mettre à table comme on dit à la P.J. ! Nous avons tous choisi "l'assiette du motard" (dont j'ai fait un gros plan dans l'album photos) sauf François qui avait volé une banane et une pomme au petit déjeuner ... Non, ce n'est pas lui qui a volé, a volé, a volé l'orange !!!
Je rappelle qu'il est au régime et que ... parfois, il le respecte. Il s'est donc contenté de deux fruits pour tout potage !
Un petit détail concernant les lieux ? Aux toilettes, il y avait du "savon sans eau", donc aucun évier à l'horizon mais au dessus du W.C., il était écrit "Eau Non Potable", des fois qu'on aurait été tenté de boire à même la cuvette sans doute ??
Nous sommes ensuite revenus sur nos traces en redescendant le Mont-Cenis et avant d'attaquer l'Iseran, au détour d'un virage, François qui roulait devant, emboîta le pas à un couple sur une vieille BMW je crois, couple qui s'engagea dans un chemin de cailloux qui menait au bord d'une rivière. Nous sommes restés là un moment à regarder des gars qui tondaient. C'est que tout cela n'est pas totalement sauvage et nécessite une petite coupe d'entretien régulièrement !! On avait pensé s'arrêter à Bonneval-sur-Arc , joli village typique, fromagerie, expositions ... dixit le road-book, mais il était "blindé" de touristes et nous avons préféré le regarder de loin !
L'Iseran : qu'en dire ? C'est haut, c'est sûr ! Il est d'ailleurs renseigné comme "un des plus hauts cols routiers de France (2.764m). A croire que nous nous sommes ... dépassés étant donné que le Tripy II affichait, lui, 2.784m ! Arrivé à cette hauteur, c'est vrai qu'il restait quelques traces de neige par ci par là mais pour l'essentiel, il n'y a plus que des cailloux. Là aussi nous avons croisé des gars qui bossaient ...
Et oui, même à 3.000 mètres d'altitude, il y a des gens qui oeuvrent au bien être de quelques uns. Il s'agissait d'installer des conduites d'eau si j'ai bien entendu la conversation qu'avait entamée Jacques avec le chauffeur du camion qui venait de "livrer" une mini-pelle.
On a regardé avec admiration le conducteur qui s'est mis à grimper une pente d'au moins 25 voire 30 % pour rejoindre l'endroit où il devait poursuivre les travaux. Il avançait chenille après chenille (?) en prenant appui sur le bras articulé de l'engin : du grand art vraiment ! On a appris de la bouche du chauffeur qu'ils étaient obligés de tout sécuriser avant de quitter le chantier parce que la nuit on venait voler les batteries, les outils et on allait même jusqu'à siphonner les réservoirs ... A 3.000 mètres, vous vous rendez compte ?!?!
Je suis prêt à parier qu'il y a même des voleurs au Paradis qui réussissent à échapper à la vigilance du bon vieux Saint Pierre, c'est sûr !!
Encore une fois, n'écoutant que mon courage (!?) et en croisant les doigts dans le dos pour faire la nique au même Saint Pierre, j'ai entamé la descente tout schuss, en oubliant mon déficit en plaquettes. Et encore une fois, le bon Philippe s'est mis dans ma roue pour profiter de l'aspiration ;-)
On est arrivés à Tignes un bon quart d'heure avant les autres ;-) et on a eu le temps de photographier le barrage et le Lac du Chevril sous tous les angles, aigus comme obtus.
Le petit groupe (enfin !) reconstitué, on a repris la D87, puis la D902 jusque Seez puis enfin la sympathique D119 pour remonter jusqu'à l'Hôtel du Golf où nous avons rangé les destriers dans l'enclos sans oublier une petite caresse pour les remercier du bon travail accompli !!
Douche, bar, buffet, cuisine égale à elle-même, sans grand relief donc, contrairement à la région tout autour !!
Petite marche digestive mais ciel plutôt voilé cachant les étoiles et direction parking pour compter les machines : une première fois pour le nombre total, une seconde fois pour vérifier et ... isoler les GS.
Un scooter, un Can Am SpYder (l'engin à 3 roues piloté par un gars "à mobilité réduite" comme on dit pudiquement, qui semblait très sympathique) et 119 motos dont ...tadam ... 30 GS tout de même, soit 25 % du "cheptel" comme le dit François dans son C-R !! Je n'épiloguerai pas là-dessus, chacun étant libre de penser (ou pas) ce qu'il veut sur ce phénomène ;-)
Dans le parking, on a croisé deux gars qui étaient en train de purger le circuit de liquide de freins d'une vieille Triumph si je ne m'abuse, l'engin ne freinant pratiquement plus ... Hum ... Bah, ça n'arrive qu'aux autres, n'est-il pas ??
Et bien voilà encore une journée bien remplie (de virolos) qui se terminait. Il ne restait plus qu'à attendre le lendemain pour une boucle "Autour du Mont-Blanc" annoncée pour 221 kms (version courte) ou 340 kms dans sa version "long playing" comme on disait du temps des vinyles, avec même, cerise sur le gâteau, à l'initiative de Jacques, un "rallongi" au Val Veny !!

18:53 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

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