21/08/2012

Les Alpes, la descente II

DSC01216.JPG485 kilomètres samedi, 356 ce dimanche 12 août avec ... 3 road-books, le premier, long de 2 kilomètres pour permettre de rejoindre la N57 au départ des hôtels Novotel et Mercure, le deuxième avec remise à zéro à mi-chemin non loin d'Annecy après 179 bornes et le troisième nous conduisant tout droit jusqu'à destination !
Nous avions "perdu" Didier la veille, nous avons retrouvé Jacques le soir-même. Il revenait de Dordogne où il avait séjourné avec la petite famille. C'est donc de nouveau à 4 que nous avons entamé cette seconde étape.
D'abord direction Lausanne, puis Arbois par les N 57 et 83 puis Salins-les-Bains par la D467, ensuite Le Pasquier, Champagnole, Saint-Laurent, Château-des-Prés, Saint-Claude, Mijoux, la D991 et Chezery-Forens puis Bellegarde !
Le road-book proposait de s'y arrêter pour "déjeuner" mais nous avons poussé plus loin, après avoir remis les compteurs à zéro. Frangy franchit, nous avons donc choisi de bivouaquer à l'hôtel-restaurant "Les Rochers" à La Balme-de-Sollingy, quelque dix kilomètres avant Annecy.
Nous voulions nous installer en terrasse mais c'était la zone "bar" et le serveur nous a conduit par-delà la haie où une table a été dressée à notre intention, non loin d'un banquet qui se tenait sur la place. Nous redoutions de voir la carte que nous suspections de proposer des tarifs prohibitifs pour les pauvres motards que nous sommes ;-)
Entendons-nous bien, je connais les tarifs pratiqués dans l'Horeca et 20/25 € pour un bon steak, c'est là monnaie courante. Mais en général, quand on s'arrête le midi, c'est pour grignoter un truc simple, genre sandwich jambon/fromage, voyez ?
Et donc, nous avons parcouru la carte avec prudence et circonspection jusqu'à opter pour une tartiflette à 14.50€ pour Jacques et moi, alors que Philippe et François sont tombés d'accord pour partager une fondue savoyarde pour laquelle il fallait au moins deux couverts.
La tartiflette était brûlante et la fondue ... fondante ! Si j'ai "réussi" à me contenter de mon ramequin, Jacques n'a pas résisté à tremper d'abord un, puis un deuxième, puis un troisième quignon de pain pour finalement s'emparer du caquelon sans ménagement et en gratter le fond jusqu'à le transpercer ;-)) Quel appétit ce Jacques ! Mais où met-il donc tout ça ??
Pendant que nous filions le parfait fromage, en plus du plaisir du goût, nous en avons pris plein les yeux lorsque deux créatures de rêve sont descendues d'une limousine pour se joindre au banquet ... Dieu que les femmes sont belles : que serions-nous sans elles !! C'est dans de tels moments qu'on pense à ... bobonne et qu'on se dit ... qu'au fond ... ça serait sympa qu'elle soit là.
Nous avons demandé l'addition au garçon qui avait un fort accent slave et comme souvent, Jacques a récolté notre argent liquide pour payer ensuite avec son "plastique" comme il dit, entendez sa carte bancaire.
Avant de rejoindre nos fiers destriers qui nous attendaient sagement de l'autre côté de la rue, nous avons déjà convenu de nous arrêter +/- dans l'heure pour boire un café. J'appréhende assez de reprendre la route après un bon gueuleton, car j'ai la fâcheuse tendance à m'assoupir, même en selle ! Heureusement, les routes que nous avons arpentées après le repas invitaient plus à l'attaque qu'à la sieste même si la traversée d'Annecy n'a rien eu de folichon. Si je ne m'abuse aussi, c'est ce jour là que nous avons été pris dans un inextricable embouteillage à cause d'une fête pour laquelle les autorités locales avaient cru bon de bloquer tous les accès au patelin. Il y avait là des centaines d'automobilistes et autant, voire plus de motards qui commençaient à montrer d'évidents signes d'impatience à cause de ce piège tendu sans avertissement aucun quant à un éventuel itinéraire bis.
On s'est faufilés comme on a pu, c'est là qu'on apprécie la mobilité bien supérieure qu'octroie les deux roues : la moto, ma mobilité !! On a poursuivi notre route par Thones, La Clusaz, ville où j'ai passé les seules vacances d'hiver de toute ma vie en 1984 si je ne m'abuse ou en 1985 tout au plus, vacances qui, entre charentaises, resteront parmi les plus belles jamais passées, une époque où frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs s'entendaient comme larrons en foire ...
La Clusaz donc, puis Flumet et Beaufort pour atteindre l'arrêt suivant, au CorMet de Roselend. Un corMet, un barrage, un lac, des tartelettes aux myrtilles, du café, une grande bouteille de San Pellegrino, le bonheur total ! Le chalet de Roselend, hôtel-restaurant à Beaufort-sur-Doron, tenu par la charmante dame Grimaud et sa tout aussi charmante équipe, surplombe le lac aux couleurs turquoise et émeraude, même pas besoin de se lever pour chercher l'endroit où prendre la meilleure photo, tout est là, sous les yeux et l'objectif !
Il restait alors 37 kilomètres à parcourir pour rejoindre l'hôtel en passant par Bourg Saint-Maurice et j'avoue que, sur la fin, dans la remontée vers Les Arcs 1800, j'ai un peu "levé le pied" si je puis dire, en laissant François partir devant. Philippe en a profité pour "me moucher" et filer le train au premier de cordée. Il aime ça le Philippe, filer le train au premier de cordée : déjà dans le temps c'était un reproche qu'on pouvait lui faire, le seul reproche d'ailleurs, n'est-ce pas Philippe ;-))
Il ne colle plus autant mais il colle toujours un peu. C'est que nous, on n'hésite pas à laisser 50 voire 100 mètres entre nous, c'en est même parfois embêtant dans certaines circonstances, d'autant que très souvent les positions sont figées et qu'on n'envisage même pas une seconde de les intervertir.
Tout le contraire avec d'autres motards qui nous arrivaient parfois dessus, en ville par exemple, et alors qu'on respectait religieusement les lignes blanches et les limitations, nous dépassaient en les mordant ... On se faisait parfois un plaisir de les rattraper plus loin pour leur montrer qu'on savait mordre aussi, mais légalement, voyez ?
Enfin, légalement, c'est un bien grand mot ;-))

A suivre ... Accrochez-vous !!

23:26 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : alpes 2012

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