09/08/2012

La Perbaisienne, et de trois !

On avait les fichiers "TRB", on avait pris le petit déjeuner, certains pour la seconde fois d'ailleurs, on avait fait la moue, applaudi et sifflé d'admiration devant la Cagiva Navigator Melanzana, il était pas loin de onze heures et il était grand temps de prendre la route, ce que nous fîmes, Henri prenant la direction des opérations, suivi par François, votre serviteur et Didier pour fermer le convoi, un Didier qui avoua au passage que la Tiger "en jetait" dans sa belle livrée blanche !
On salua également mon élégance dans le nouveau blouson noir et blanc à trous trous que j'étrennais pour la première fois en public ;-)
Vu de derrière, si je puis dire, la silhouette de François est totalement différente : autant la Guzzi est basse et large, équipée de ses grosses valises latérales, autant la Cagiva lui donne un air beaucoup plus élancé, et l'ami François fait de ... gros efforts pour retrouver sa taille de guêpe sans doute pour faire corps avec cette nouvelle compagne ;-) Le petit top-case SHAD acheté dans une brocante ajoute à la finesse de l'ensemble ...
Si le road-book s'intitulait "Perbaisienne 100", il faisait en réalité 118 km et 251 mètres ! Il décrivait une boucle autour de Namur, tournait dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre bracelet, avec pour extrêmes au nord Perbais, à l'Ouest, gentil à l'ouest, Onoz, au sud Profondeville et à l'est Namèche. Encore une fois il mêlait heureusement du bucolique et du roulant, du macadam et des pavés et même s'il traversait un peu trop de zones urbaines, il était agréable et permettait de découvrir toutes les facettes de ces belles provinces que sont le Brabant Wallon et le Namurois !
On s'est arrêtés au Way Point 30, à Bois-de-Villers où nous avons retrouvé les inséparables Alain et Patrick que nous avions eu le plaisir de connaître en Sardaigne, l'un roulant sur "la grosse bleue" (vous vous rappelez ?), une Yamaha Teneré 1200, l'autre sur une GS rouge. Pour la petite histoire, sachez qu'à l'accueil nous avons également rencontré Philippe, un autre participant au voyage en Sardaigne, le monsieur Moto du SPW pour la région de Charleroi. Il nous a remis une carte du sud de la Belgique avec quelques "URL" utiles concernant la sécurité routière, l'état du trafic routier et les chantiers en cours, la sécurité des motards (sensibilisations/formations), etc ... Je les transcrirai à l'occasion, si vous insistez !

On s'est installé à la terrasse du café et on a siroté des Cocas et des Schweppes agrumes (hey, what did you expect !). Les boissons étant toutes à 1,90 € nous avons tous laissé un pourboire à la sympathique serveuse sauf Didier qui avait la juste monnaie et qui put ainsi s'alléger ...
On est reparti dans un ordre différent : toujours Henri devant, puis Didier, moi et François. A un moment, au hasard des carrefours j'ai perdu les deux premiers de vue. J'ai donc augmenté le rythme pour les rattraper lorsque j'ai vu, dans mes rétros, que François ralentissait ... pour les attendre. C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile de piger des pictogrammes parfois compliqués et il arrive au meilleur, la preuve, d'embrancher la mauvaise route.
On a quand même retrouvé notre chemin, sans doute à l'odeur, et à 13h30 on faisait tous la file pour le barbecue : un bout de spare ribs, une brochette, une saucisse, une pomme de terre en chemise, de la salade, des tomates et des carottes râpées, vraiment pas de quoi se plaindre d'autant que les boissons ont été offertes par le grand gaillard qui roule en Bonneville America et qu'on rencontre régulièrement lors des R.A.T. au départ de chez Bailleux, mais dont le prénom m'échappe : qu'il accepte ici mes excuses et qu'il sache que j'offrirai la prochaine tournée générale ... s'il est seul bien entendu, on ne se refait pas !!
Alors qu'il y avait une seconde ronde au programme, François et Henri décidèrent de rentrer, le premier parce que c'était l'anniversaire de Christine, sa compagne, le second parce qu'il avait une longue route à faire pour rentrer, tous les deux parce qu'ils craignaient que le temps change car, en effet, de gros nuages menaçants commençaient à s'amonceler au dessus de nos têtes ...
Je me retrouvais donc avec Didier : il a affiché la carte sur le Tripy II et nous avons convenu de faire le road-book jusqu'aux alentours de Nivelles où on se séparerait après le dernier !
Je suis parti devant, une fois n'est pas coutume, et au premier rond-point, j'ai pris la mauvaise sortie pour me retrouver sur une place de gare, sans issue. Quand je vous le disais que même les meilleurs pouvaient se tromper !
Après ça, plus de problème : de nouveau on a sillonné plein de patelins, le road-book décrivant une sorte de "8" couché, comme le symbole de l'infini voyez, dont le centre se situait près de Buzet et poussait à l'ouest jusque Braine-Le-Comte.
On s'est arrêté à Ronquières. Je pensais juste boire un café mais, sur la table qui s'était libérée in extremis, il restait des coupes avec des fonds de crèmes à la glace, de quoi donner des envies gourmandes à Didier qui commanda une "royale" au serveur qui prenait note. Je n'ai pas pu résister, là non plus on ne se refait pas, j'ai opté pour une Dame Blanche, plus simple car sans bananes, mais bien calorique avec en prime un petit pot de chocolat chaud que j'ai vidé dans la coupe !
On s'est séparé vers 16h45 environ ...
Je pensais continuer la boucle jusqu'à Perbais car j'aime bien finir ce que je commence et aussi par respect pour l'auteur du road-book ;-).
J'ai donc poursuivi la route pendant un long moment jusqu'à me demander à quelle heure j'arriverais à destination. Le Tripy m'annonçait 17h45, heure à laquelle il fallait encore ajouter 45 minutes pour rejoindre ensuite mes pénates. 17 H 90, fichtre !! ça fait vachement tard ça !!
Finalement, arrivé dans les environs de Rêves, j'ai quitté le rot de bouc et je suis monté sur l'autoroute pour faire court.
Après quelques kilomètres je me suis ramassé une drache de chez drache, de celles qui vous transpercent en moins de temps qu'il faut pour ouvrir un parapluie, à fortiori pour enfiler un survêt de pluie ! J'ai donc continué sans désemparer, j'ai même doublé un flot de voitures, c'est dire si j'étais pressé de me retrouver au sec, oubliant que je roulais presqu'en slick tant mon pneu arrière est usé : j'en peux rien, j'adoooooooore rouler sous la pluie ;-))
Avec le blouson-passoire-d'été, inutile de vous dire que je suis arrivé trempé jusqu'à l'os mais bon, pas de quoi attraper la crève, c'est le principal !
Aujourd'hui j'ai déposé la Tiger chez Performance Bike : ils ont bien reçu les 2 pneus commandés et donc, contrairement à ce que je craignais, j'aurai bien deux Continental Trail Attack, pour partir à l'assaut des Alpes !!!!!!!!!!!!!

00:07 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

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