14/06/2012

Sardaigne, jour 10 !

SARDAIGNE%25202012%2520226.jpgLe voyage touche à sa fin et ça se sent, j'ai de moins en moins envie de le raconter !
C'est vrai qu'il faut trouver la motivation pour se taper 2 x 500 bornes, tout ça pour ... reprendre le boulot ;-))
Car c'est bien 500 kilomètres qui nous attendaient ce samedi 26 mai 2012, je dirais même plus, 507 et des poussières !!
Comme pour le souligner, une fois sortis du ferry, puis de Marseille, nous sommes montés sur l'autoroute A55, afin d'abattre du bitume. Heureusement, ça n'a pas duré et arrivés autour d'Avignon soit +/- 75.000 mètres plus loin, on a renoué avec des routes plus plaisantes jusque Saint-Martin-d'Ardèche , à peu près 75 mille autres mètres plus loin, où nous avons marqué le premier arrêt autour d'un grand café.
Deux petits détails :
1. le Tripy II de Philippe qui sifflait sans arrêt, éteint comme allumé ... En fait je crois qu'il ne s'allumait plus ! Bizarre alors que l'appareil ne devait même pas avoir un an;
2. Jacques et moi, nous avions béquillé nos machines devant une entrée cochère et les proprios sont arrivés de sorte que nous avons dû les déplacer, pas les proprios, les motos bien entendu. Ok, ça n'a aucun intérêt sauf qu'on l'a fait en bras de chemise et sans casque : même si ce n'est que sur quelques mètres, ça fait drôle de "rouler" à l'air libre :-)
Après ça on a atteint les gorges de l'Ardèche, un véritable spectacle permanent !
Si la route se prête à merveille pour user les flancs des pneus, les panoramas qu'offrent cette région incitent plutôt à flâner : il faut trouver le juste milieu, comme en toute chose ... Reste qu'en ce samedi il y avait beaucoup de monde sur la route, vélos, motos, voitures, camping cars, et il valait mieux rouler "en dedans". C'est ce que nous avons fait et nous nous sommes arrêtés des tas de fois pour ramener des tas de photos !
Ces nombreux arrêts ont eu pour effet de nous éparpiller et au sortir des gorges, alors que j'étais derrière Patrick et Alain, devant le gros du reste du groupe (mais non, je ne vise personne en particulier, c'est juste une expression !), nous sommes arrivés dans un patelin dont je ne me rappelle plus le nom, bonjour la précision, où le Tripy II indiquait qu'il fallait prendre à droite alors qu'à droite il y avait un panneau rond, rouge, barré en son milieu par une large bande blanche horizontale ... Si mes deux acolytes ont continué sans problème, sans doute mieux aidés par leur Garmin, plus prompt à recalculer un itinéraire, j'ai hésité, me suis arrêté, j'ai essayé de contourner l'obstacle pour me retrouver d'abord dans le parking du Carrefour, ensuite dans ce que j'ai pris pour la cour d'une église, j'ai affiché la carte sur le Tripy, une carte plutôt grossière même si relativement claire et j'ai tourné en rond pendant ... pffff ... trop longtemps ! Vous savez ce que j'ai fait ?? J'ai pris le sens interdit, en roulant à pas d'homme et en serrant au maximum à droite ... jusqu'à ce que s'affiche le pictogramme suivant qui m'a ENFIN confirmé que j'étais à nouveau sur l'itinéraire : ok, pas de quoi être fier mais, à un moment donné là, il faut prendre des décisions pour faire avancer le schmilblick !!!
A partir de là, j'ai roulé seul pendant de longs kilomètres, mais contrairement à "avant", car je me perds systématiquement à chaque voyage, cette fois je suis resté serein, car j'avais l'ami Tripy avec moi ;-)
Arrivé dans un patelin, désolé je n'ai pas relevé son nom, j'ai vu la "grosse bleue" et la "grosse rouge" d'Alain et Patrick. Ils étaient attablés et sirotaient une bière je crois. Ils m'ont dit qu'ils allaient manger là. J'ai hésité un instant puis je me suis dit que le reste du groupe ne devait pas être bien loin et je n'avais pas tort. J'ai continué encore une dizaine de minutes tout au plus puis j'ai vu la 800 GS jaune de Henri. Il l'avait laissée en évidence à gauche de la route. J'ai planté la Tiger sur le petit parking en face du restaurant. Comme tout le monde avait déjà passé commande et avait opté pour le menu du jour à 16 €, j'ai foncé en cuisine pour qu'on me compte dans le festin !
Le patron des lieux était extrêmement jovial et nous a fait un excellent accueil. Avec le physique qu'il avait, je le soupçonne d'être un ancien biker, adepte de la célèbre marque américaine ...
Un autre détail ici, que j'aurais pu passer sous silence mais qui m'est revenu à l'esprit : Jacques, qui était en première loge, nous a invité à profiter d'une vue encore plus plongeante que celle que nous avions eue dans les gorges ardéchoises ... sur les fesses d'un gros gaillard assis en bout de terrasse dont le pantalon ne cachait rien de cette partie la plus charnue de son corps lipido-buildé ;-)) Il y a quand même des gens qui n'ont pas froid ... aux yeux n'est-il pas ?
J'ai été voir le compte-rendu de François pour m'aider à boucler la note du jour. Apparemment il a plu cet après-midi là et j'avoue que je ne m'en souvenais plus. Il dit aussi qu'Henri s'est un peu énervé et là, si je ne m'abuse c'est un peu de ma faute. Je pense en effet que c'est ce jour là que lui et moi nous avions pris un peu d'avance sur le troisième qui suivait à bonne distance, sans doute Jacques, il n'y a que lui pour se laisser décrocher de la sorte ! A un moment Henri a continué tout droit alors que le Tripy disait de tourner à droite. J'ai ralenti et quand les autres sont arrivés derrière moi, j'ai dit qu'il s'était probablement trompé. Du coup nous sommes tous partis à droite ... FALLAIT PAS !!! Henri a dû cavaler pour nous rattraper et il nous a vivement conseillé de dorénavant le suivre. Il avait changé l'itinéraire pour gagner du temps car nous étions vachement en retard sur l'horaire. Si on avait suivi le road-book à la lettre, à la boule et à la flèche, on serait arrivé à l'hôtel bien trop tard !!
C'est vrai qu'on avait discuté de modifier l'itinéraire mais je dois avouer que ça m'était sorti de la tête. A ma décharge publique, il faut dire qu'il aurait été plus logique de mettre cela au clair : Henri aurait dû monter sur sa chaise et nous "briefer" péremptoirement ... Hein ? Keskidi ??
A partir de là on a suivi comme un seul homme l'adjudant-chef Henri !!
On est arrivé au DELFOTEL de Paray-Le-Monial , les uns après les autres on a ensuite rejoint la cour extérieure de l'hôtel pour prendre l'apéro, offert par Jacques et Solange, jusqu'à ce qu'on soit invité à passer à table. Je ne me souviens pas de ce qu'on a mangé mais, même si ça ne m'a apparemment pas laissé un souvenir impérissable, je puis dire que c'était bon !
Plus tard avec Didier, François, Jacques et Solange, on a fait une petite marche digestive jusqu'au Canal du centre en évoquant la journée du lendemain, dernière du voyage ...

21:45 Écrit par Alberto | Commentaires (3) | Tags : sardaigne 2012

Commentaires

Excellent petit carnet de voyage! Ce qui nous permet de voyager pauvre de nous coincer au travail! :)

Marie

Écrit par : CESU | 15/06/2012

Le goût de l'écriture, oui merci à votre maman.
Le talent de l'écriture, oui merci à vous.
Des récits comme le vôtre, c'est la où je retrouve la passion que j'aime partager.

Super !!!!

Grand V

Écrit par : Moto-Pyrénées | 16/06/2012

Merci beaucoup, ça fait toujours plaisir !!
Il y a quelque temps déjà j'ai renseigné votre site aux amis. Qui sait, peut-être qu'un jour nous ferons les Pyrénées en profitant de votre organisation ... Grand V à vous aussi !!

Écrit par : Alberto | 16/06/2012

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