11/06/2012

Sardaigne, jour 8 point 2 !!

SARDAIGNE 2012 196.jpgCastelsardo, un endroit qui aurait sans doute mérité qu'on s'attarde dans ses ruelles étroites des heures durant, mais dans lequel nous avons dû aller droit au but, à savoir, monter au plus haut avec les motos pour continuer ensuite à pied.
Quand on est équipé comme nous le sommes, cuir, gore-tex, lourdes bottes, et qu'on doit trimballer casque, gants, sac de réservoir, marcher longuement sous le soleil, c'est un exercice qu'on aime autant éviter, faut comprendre !
On a donc rejoint le point carrossable le plus élevé du promontoire rocheux avant de pénétrer dans l'enceinte fortifiée et profiter de vues panoramiques imprenables !
Pour deux euros, on a eu accès au musée de la vannerie et à une vidéo de 10 minutes sur les richesses historiques, géographiques et géologiques de la région.
Pour à peine plus, et pour perpétuer une sorte de tradition qui s'est installée dans notre petit club, j'ai offert le "gelato" aux amis : nous avons profité des tables et chaises disposées à la terrasse d'un restaurant fermé, pour nous installer confortablement et prendre notre temps pour apprécier à sa juste valeur cette institution qu'est le "gelato" italien !!
Mes amis ayant obtenu ce qu'ils voulaient ;-) nous pouvions poursuivre la route ...
Il s'est fallu de peu que nous passions devant le "rocher de l'éléphant" sans le voir, pourtant c'était évident comme une trompe au milieu de la figure !
On a freiné des trois disques et le safari a commencé, on a photographié la bête sous tous les angles !
On a continué sur la S124, Sedini, puis Perfugas, puis la S127, Tempio Pausina , la S133 et La Casedda...
J'avais plutôt envie de flâner que d'attaquer et j'avais laissé filer Didier devant alors que Jacques me suivait gentiment. Il était tellement parti devant qu'on ne l'a plus revu jusqu'à l'hôtel, alors que je m'inquiétais un peu, pensant qu'il avait loupé l'un ou l'autre pictogramme affiché par le Tripy ... C'est que depuis "l'incident" à Cagliari, je m'étais autoproclamé "ange gardien" du petit Didier ;-))
Nous n'étions plus que deux (si on considère que Solange et Jacques ne font qu'un bien entendu) pour rejoindre l'hôtel.
Comme François quelques jours auparavant, il m'est arrivé de m'énerver derrière la grosse GS qui occupait toute la route alors que celle-ci décrivait de belles courbes que j'aurais pu négocier à meilleur prix ;-), au point que je me laissais distancer pour revenir ensuite aux basques de la bavaroise ... J'invite Jacques à ... consulter ses rétros de temps en temps et à serrer un peu plus à droite dans certaines circonstances plutôt que de s'accaparer toute la chaussée car la route appartient à tout le monde comme disait l'autre !!
A un moment donné, dans une longue ligne droite alors que ça me démangeait sous le casque, convaincu que quelque chose s'y baladait, j'ai profité d'une aire de stationnement pour m'arrêter. Il y avait bien une bébête jaune et noire au fond de la calotte et j'ai dû taper au moins trois fois le casque sur le rétro pour qu'elle daigne s'envoler : essayer un casque Shoei c'est l'adopter !!
Jacques ne m'a pas attendu et j'ai donc fini tout seul. Arrivé à Luogosanto j'ai un peu ramé. Je suis passé devant l'hôtel une première fois sans le voir, je suis repassé devant l'hôtel sans le voir une seconde fois ! Un GPS normal m'aurait dit "faites demi-tour dès que possible" et/ou "vous êtes arrivé !" mais le Tripy, muet comme une carpe, se contente de vous afficher quelques vagues flèches qui peuvent perturber le pilote lambda ;-)
Je me suis arrêté et c'est là que j'ai entendu "Hou hou !! On est lààààààààà !!!". C'était Jacques, il était juste au dessus, il suffisait de quitter la route et d'embrancher l'entrée du parking de l'hôtel !!!
J'étais le dernier à l'atteindre mais quelqu'un a dit, en vérité, "les derniers seront les premiers" et mon tour viendra un jour, il suffit que je me montre patient ;-)
Bel hôtel, vaste chambre, d'autant plus vaste qu'à mon arrivée elle était vide, nos moitiés n'étant pas encore arrivées. Douche, terrasse, grande bière en apéritif ...
20 heures, on passe à table : un excellent plat de pâtes (pour changer) suivi par une toute fine tranche de viande accompagnée de fades légumes. Assurément ce n'est pas là que nous avons le mieux mangé ! "Les filles" sont arrivées avec un certain retard, parce qu'une fois de plus, il leur est arrivé des tas de trucs insolites, des trucs qui n'arrivent qu'à des nénettes en vadrouille qui attirent bien plus la sympathie qu'une bande de motards aussi hirsutes que démoniaques ;-))
Ben voilà, c'était notre dernière nuit en Sardaigne puisque le lendemain nous devions reprendre la mer, une fois, deux fois et regagner d'abord la Corse puis la France !

21:59 Écrit par Alberto | Commentaires (0) | Tags : sardaigne 2012

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