10/06/2012

Sardaigne, jour 8 point 1 !

SARDAIGNE 2012 170.jpgIl y a des fois, je me demande pourquoi je raconte ces voyages ...
C'est vrai quoi !?
Pour qui, pour quoi ??
Surtout qu'en l'occurrence on en est revenu depuis belle burette, non ???
Alors que certains ont déjà bouclé et leur compte-rendu et leurs bagages pour le prochain voyage dans les Alpes, on en reparle bientôt n'ayez crainte, d'autres n'ont par contre même pas été foutus de mettre leurs photos en ligne : chacun ici se reconnaîtra parmi les acteurs de cette escapade sarde !
Cela dit, je ne peux décemment pas vous laisser en plan, au bord de la route, entre Bosa et Luogosanto, in the middle of Sardegna, ça ne serait pas déontologique, n'est-ce pas ?

Et donc, nous voilà déjà au huitième jour de ce périple qui en compte onze, comme les dix doigts de la main, hein ??
Un road-book comportant 44 way points, qui aurait donc pu tenir en un seul morceau dans un GPS Tom Tom qui n'en supporte semble-t-il que 48 au maximum, road-book affichant 191 km 814 mètres exactement, reliant nos deux hôtels d'étape, "Il gabbiano" situé à BOSA MARINA et le "San Trano" à LUOGOSANTO .
Dans sa première partie, le trajet longeait fidèlement la côte jusqu'à ALGHERO puis il rentrait dans les terres dans une trajectoire rectiligne en passant par SA SEGADA, SU PIRASTRU, CAMPANEDDA, ROSARIO jusque PORTO TORRES, rejoignant ainsi à nouveau la côte. De là, il la suivait jusque CASTELSARDO pour ensuite redescendre via BULZI, PERFUGAS, BORTIGIADAS, CANTONIERA PADULA, LA TRAESSA jusqu'à atteindre ... LUOGOSANTO !
Voilà, on y est, pourquoi ne pas passer au neuvième jour ??
Euh ... parce que !!

Nos guides, Henri T. et Dimitri S. proposèrent qu'on se retrouve autour de midi à Castelsardo pour y manger et y acheter les cadeaux souvenirs qui paraît-il font plaisir, même si souvent, ils terminent leur vie dans le fond d'un tiroir oublié ;-))
Un rapide coup d'oeil à la carte permettait de se rendre compte que cela impliquait de "cavaler comme des malades" jusque Castelsardo pour ensuite se traîner tout le restant de la journée sur place avant de rejoindre Luogosanto à un jet de pierre de lave de là ... alors qu'on passait tout de même par des villes comme Alghero et Porto Torrès, marquées de plusieurs étoiles au guide vert.
Jacques et Solange, Didier et moi, nous avons préféré nous fier à ce guide là, plus touristique qu'aux autres guides, plus sportifs ;-))
François, lui, a vu les choses sous un autre angle, c'est vraiment le cas de le dire, puisqu'il a préféré en prendre beaucoup plus que nous, la béquille centrale de la Guzzi faisant frotti frotta avec le bitume sarde tout au long de sa poursuite des guides en manque de sensations ...
Je ne jugerai pas et je comprends parfaitement qu'il ait pu avoir envie de ça aussi après s'être trop souvent imposé de rester derrière ... Jacques par exemple, même si ça n'est pas le seul exemple qu'on pourrait citer ;-))
Et donc, les vieux touristes que nous sommes, ont préféré d'abord s'arrêter à Bosa et son château de Serravalle, atteint après avoir gravi de (trop) nombreuses marches sous un soleil retrouvé, château abritant l'église Nostra Signora di Regno Alto, abritant elle même des fresques du XIVème siècle de toute beauté ... du moins paraît-il car ma Josée et moi, nous avons fait l'impasse sur cette visite, préférant monter la garde devant les effets de nos amis.
Au vu du programme plutôt chargé en culture, on a également fait l'impasse sur la ville d'Alghero, où nous nous sommes enferrés, la faute à un Tripy qui ne tenait pas compte des sens interdits et, croyez-moi, des sens interdits il y en avait à chaque carrefour. Dans l'aventure, on a perdu Jacques et Solange. Une fois sortis de la ville, bien lancés sur la rectiligne S42, nous nous sommes arrêtés et les avons attendu plus d'un quart d'heure mais en vain.
Nous avons alors décidé de poursuivre en direction de PORTO TORRES où l'objectif était de visiter la basilique San Gavino, la plus vieille église romane de Sardaigne, dont la construction a débuté en 1050, ce qui ne nous rajeunit certes pas !
Apparemment Didier connaissait la ville comme sa poche car il nous a mené tout droit au pied de l'escalier qui menait à l'édifice religieux.
Nous y avons béquillé les machines mais le serveur du restaurant "San Gavino" nous conseilla de les déplacer car la police veillait au grain et ... à l'ivraie, et il valait mieux être du bon côté !
Est-ce sa sollicitude ou bien la facilité, mais pour une fois sans trop regarder aux tarifs pratiqués, nous nous sommes naturellement dirigés vers ce bon restaurant où nous nous sommes installés près de la sortie pour profiter d'un peu d'air car, oui, il commençait à faire lourd, quelque chose comme 27°C, une température à laquelle nous n'étions pas encore véritablement habitués !
Au moment de choisir, le même serveur nous donna un second conseil avisé, celui de choisir un plat de spaghettis aux "fruits" de mer, en précisant, clin d'oeil à l'appui, qu'il nous ferait une belle "macédoine", au point qu'on aurait dit qu'il allait lui-même filer en cuisine pour la préparer ;-)
Quoi qu'il en soit, le résultat était à la hauteur et une fois encore on se serait bien passé des rince-doigts pour ne pas en perdre une goutte !
Vu que les festivités de l'Ascension étaient toutes proches, il affirma que l'église devait être ouverte toute la journée mais là il se trompait. Le repas terminé, nous avons demandé si nous pouvions laisser là toutes nos frusques, le temps de la visite de l'église , ce qu'il accepta de bonne grâce.
Malheureusement, si nous avons pu faire et refaire le tour de l'édifice, nous avons trouvé toutes les portes de bois, confirmant ainsi le vieux dicton qui affirme que les voies du Seigneur sont impénétrables !
Un peu décevant, même si nous commençons tout doucement à devenir des spécialistes en la matière tant les albums photos de nos voyages sont remplis de toutes sortes d'images pieuses :-))
Je l'ai sans doute déjà dit, on n'est plus des "church racers" que des "café racers" ;-))
Nous avons communiqué notre position par SMS à Jacques et finalement nous nous sommes retrouvés vers 14h30 : ils avaient finalement fait quelques emplettes à Alghero (pendant qu'on les attendait bêtement au bord de la route !) et s'étaient arrêtés à la sortie de Porto Torrès dans une espèce de fade et fast-food dont Solange ne nous a pas dit le plus grand bien !
Le petit groupe était ainsi reformé et pouvait sereinement repartir, la roue dans la roue, bras oscillants dessus dessous, en direction de Castelsardo que nous avons atteint vers 15h30 ...
Castelsardo, vision de ... paradis ! J'étais devant et je cherchais un endroit pour planter les motos et tirer le portrait à cette carte postale vivante. Quand je l'ai trouvé on était descendu trop bas et, comme on dit dans ces cas-là, le spectacle valant le détour, on a fait demi-tour, on est remonté et on a jeté les motos dans une espèce de bac à sable avant de sortir nos appareils photos et de mitrailler Castelsardo, anciennement Castello Aragonese, plus anciennement encore Castello Genovese, mais ça, c'est de l'histoire ancienne !

Pour la suite de l'histoire contemporaine il va falloir attendre un peu si vous voulez bien car la note du jour est déjà beaucoup trop longue !!


17:19 Écrit par Alberto | Commentaires (2) | Tags : sardaigne 2012

Commentaires

Merci Alberto pour ce compte rendu que Bernadette et moi lisons avec assiduité car grâce à toi et à François nous avons une idée de ce que nous avons ratés.
Pas de photos ce huitième jour ?

Écrit par : Obelix | 11/06/2012

Vraiment dommage que vous ayez dû écourter ce beau voyage. Le positif c'est qu'on sera obligé de le refaire ;-))
Le lien vers les photos de ce jour est sur la note précédente ! Oui, je sais, on s'y perd un peu mais c'est la faute au blog et pas la mienne.
PS : tout en bas de l'écran, à gauche, tu as tous les liens vers les photos des voyages. Pour la Sardaigne, je "distille" l'information au fur et à mesure, pour ne pas tout dévoiler en même temps !

Écrit par : Al | 11/06/2012

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